29.07.2010

Le Grisou maudit a semé la mort

 

 

1. Le soleil dorait nos campagnes

En ce beau matin de mai

Au ciel, les oiseaux à pleine voix chantaient

Un doux chant d’amour, un chant de paix…

 

MINE 096.jpg

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27.07.2010

Ferrat est le chanteur d'une cause,

 

ferrat.jpgCelle de l'amour. Amour des femmes, mais aussi de ceux qui luttent contre l’oppression, pour un monde plus juste

Chanteur amoureux et engagé, il troque rapidement la guitare pour le grand orchestre qui accompagne sa voix chaude et pleine. Parolier et compositeur, il interprète aussi les poètes, Aragon surtout, « compagnon de route » comme lui du P.C.F.

Jean Tenenbaum quatrième et dernier enfant de la famille, naît le 26 décembre 1930 à Vaucresson ( Hauts-de-Seine) d'un père artisan-joaillier d'origine caucasienne, et d'une mère ouvrière dans une fabrique de fleurs, décédé en Ardèche le 13 mars 2010. En 1942, les Tenenbaum portent l'étoile jaune; le père, déporté, meurt à Auschwitz. Après la guerre, Jean entame des études de chimie. Il joue de la guitare dans un orchestre de copains (jazz style New Orleans) et chante les chansons de Prévert, de Francis Lemarque, de Montand.

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24.07.2010

Bilan positif et appel à la mobilisation sociale

les communistes avec FdG.jpgLe Front des Gauches remercie les électrices et électeurs qui lui ont apporté leur suffrage et tire un bilan positif de sa campagne. En moins d’un mois, le Front des Gauches, réunissant six organisations (Parti Communiste, Parti Socialiste de Lutte/Linkse Socialistische Partij, Ligue Communiste Révolutionnaire, Parti Humaniste, Comité pour une Autre Politique et Vélorution) et des militants d’ouverture, a réussi à élaborer une première plateforme commune face aux crises sociale, écologique, économique et politique, à déposer des listes complètes et à se faire connaître comme une force de gauche active, plurielle et radicale.

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23.07.2010

Quand il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir.

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La façade du Parti socialiste, Bd de l'Empereur à Bruxelles est agréablement décorée. Toutefois : un slogan me choque: " PS, créateur de progrès depuis 125 ans"

 

 

Slogan simpliste et récupérateur. Pourquoi?
 

Rapidement un peu d'histoire:

Le parti ouvrier belge (POB) est créé en 1885.
1921: Il connaît une dissidence qui donne naissance au Parti communiste
1940: Le traître De Man dissout le POB
1945: Le PSB naît.
Lors de la fédéralisation, il deviendra PS.
Conclusion: " l'histoire du monde ouvrier belge n'appartient pas au seul PS.


De même: un autre slogan déclare: "1885: maisons du peuple".


Les mineurs, verriers, tisserands et autres professions doivent se retourner dans leur tombe devant cette récupération de l'histoire car ce sont eux, avec leurs petits centimes accumulés que ces travailleurs ont créé et géré ces maisons du peuple et cela indépendamment du fait que la plupart ont été par la suite récupérées et gérées par le POB et plus pard par le PSB
Aujourd'hui que sont-elles devenues? Un exemple parmi des dizaines: "Qu'est devenu le magnifique Palais du Peuple de Charleroi?"
 


Cessons donc SVP de confisquer l'histoire du monde ouvrier qui ne se sent pas représenté par le seul PS!

L'Ombre Rouge

 

20.07.2010

Front des Gauches, résultats du Sénat et à la Chambre (Hainaut)

1          TANGRE Robert                        4.025    16,68%

2          PAGNOULLE Christine                1.729   7,17%

3          CROES Nicolas                            1.057   4,38%

4          DEHAEN Michèle                         969     4,02%

5          STEENHOUDT Ingrid                  908      3,76%

6          HUCORNE Michel                      853      3,54%

7          DEVOS Michel                             910      3,77%

8          MASY Lucie                                969      4,02%

9          MALARME Boris                        775      3,21%

10        BECQ Antoinette                         767       3,18%

11        MEURANT Floriane                   746       3,09%

12        DUCHATEAU Dominique         685       2,84%

13        VOSSEN Germain                     607       2,52%

14        EL BOUREZGUI Malika          1.124    4,66%

15        TOUSSAINT Eric                      1.631     6,76%

 

Suppléants

 

1          TANURO Daniel                       1.183    4,90%

2          DEMETS Linda                         836       3,46%

3          DANDRIFOSSE J-Claude        514       2,13%

4          LEOTARD Marc                       542        2,25%

5          MARCUS Paul                         525        2,18%

6          CHRISTELBACH Marie            580        2,40%

7          GOOSSENS Vicky                    627        2,60%

8          LACROIX Wendy                     646        2,68%

 

Soulignons les bons scores de nos camarades et amis Malika El Bourezgui et Michel Hucorne

 

A la Chambre (Hainaut)

 

1          CAUDRON Céline                    852       15,93%

2          MANSY Stéphane                    367        6,86%

3          DE NOEL Elisa                         270        5,05%

4          DACHE Gustave                       136         2,54%

5          INVERNIZZI Sandra               197          3,68%

6      BAGUET Sandro         207     3,87%

7          RARY Stéphanie                       138         2,58%

8          GOSSELAIN Léon                   145         2,71%

9          NARDELLA Lucie                   202       3,78%

10        GONSETTE J-François       136        2,54%

11        DUPONT Frédérique              127         2,37%

12        DELOBEL Robin                     122        2,28%

13        BLAZE Veronique                   155        2,90%

14        DEWILLE Freddy                    136       2,54%

15        MICHEL Françoise              153       2,86%

16        DELCROS Stéphane                107       2%

17        VANDEMAELE Nicole           174       3,25%

18        EL KHODARI Aziz                 150       2,80%

19        MATHIEU Freddy                    179       3,35%

 

 SUPPLEANTS

 

1          MORTELETTE Olivier            242       4,52%

2          FICHEFET Charlotte                137       2,56%

3          DUSAUSSOIS Benjamin         128       2,39%

4          ROZZA Nathalie                     150      2,80%

5          CASTERMAN Martine            115       2,15%

6          KEMPENEERS Jean-Marie     82        1,53%

7          MICHIELS Jeanne                  120      2,24%

8          DEVLIEGER Nathalie               94        1,76%

9          SNOECK Gilles                         91        1,70%

10        VANDENBERGHEN Annie  75        1,40%

11        HENRY André                          162       3,03%

 

 

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06.06.2010

L'Etincelle n° 56 (juin 2010)

4025 Wallons et Bruxellois ont émis un vote de préférence en ma faveur lors des récentes élections. Qu’ils (elles) en soient remercié(e)s.

 Ces votes témoignent de la confiance qui m’est accordée. Confiance en la personne mais aussi et surtout au message de respect et d’écoute que mes amis et moi portons aux revendications de nos concitoyens. Confiance aussi aux propositions avancées par le Front des Gauches et plus spécialement dans le domaine de l’emploi dont la défense des services publics, la solidarité entre les générations,  la justice sous toutes ses formes, la lutte pour la paix et la défense de notre capital le plus cher, l’environnement.

Cette reconnaissance fut acquise sans que je n’aie collé la moindre affiche personnelle, sans passage quotidien sur les radios ou télévisions, sans aide de la presse régionale, presse qui fait campagne pour l’un(e) candidat(e), dédaignant ceux ou celles qui portent un discours alternatif.

 Malgré l’âge, j’estime que l’avenir est devant moi et que demain, on entendra encore parler de nous

 Nous vous fixerons bientôt rendez-vous, soyez donc attentifs au prochain communiqué de L’Union Communale Progressiste et Wallonne


robert n°18


 


 

Analyse des résultats du Front des gauches et perspectives

« Pari un peu fou » écrivions-nous, que de lancer la création d’un front uni de la gauche alternative en Wallonie et à Bruxelles à un mois d’un scrutin marqué par le communautaire. Ce pari fut cependant relevé avec des listes complètes au Sénat et dans toutes les circonscriptions de Wallonie et à BHV.  Plus de 140 candidates et candidats, parmi lesquels un cinquième d’indépendants, ont porté haut la bannière unitaire d’une gauche de transformation sociale et écologique le 13 juin dernier.

 

Il s’agissait d’un pari un peu fou également que de réussir ce front dans les urnes.  Après les très mauvais résultats de notre initiative PC-GE (Gauche Européenne) en 2009, et un scrutin marqué par une multiplication des petites listes, le Front des Gauches a permis de limiter l’éparpillement des voix à gauche et constitue le meilleur score d’une liste à participation PC depuis Gauches Unies en 1994. Au Sénat, la liste conduite par Robert Tangre obtient  1,15% sur le collège électoral francophone.  A la chambre le résultat est un peu plus modeste, notamment dans le Hainaut, mais demeure globalement positif.  Le meilleur résultat à la Chambre est obtenu sur la province de Liège où la liste conduite par notre camarade Pierre Eyben obtient 1,13%. A noter encore le Luxembourg où la liste conduite par notre camarade Nicole Cahen obtient 0.75%.

Cependant, le pari de l’unité n’est pas totalement gagné puisque ce n’est pas (encore) toute la gauche qui se présente sous une seule bannière.  Notre conviction demeure que l’unité de toute la gauche de gauche est seule susceptible de bouger les lignes en faisant, dans les faits, la démonstration d’un véritable dépassement des querelles passées et d’un renoncement aux postures identitaires et partisanes. A ce propos nous souhaiterions que les indéniables bons résultats obtenus par le PTB ne soient pas de nature à renforcer, dans ce parti, cette tendance à l’isolement que nous avons pu constater chez eux dans ces élections.  Le PC qui pendant plusieurs mois, sans publicité ni intérêt partisan, a mené sans exclusive des discussions avec les forces de la gauche radicale souhaite poursuivre sa démarche.  Tout en ayant  quelques réserves quant à certaines stratégies politiques, nous souhaitons être un point  de convergence pour le dialogue et l’unité de la gauche alternative, et notamment de la gauche communiste.

Et maintenant ?  Les résultats obtenus dans certaines grandes communes (1.9% à Liège, 2.3% sur Saint-Gilles,...) ouvrent la perspective d’obtenir dès 2012 des premiers élus étiquetés Front des Gauches.  La commune est l’échelon de base de notre démocratie.  Le PC peut compter sur plusieurs élus qui y font un travail remarquable.  Notre souhait est d’y retrouver une assise plus forte dès 2012.

Outre les questions électorales, notre souhait est de construire l’unité de la gauche de gauche avec le mouvement social.  Pour cela, il sera crucial dans les prochaines semaines que le Front des Gauches se structure afin de devenir un outil efficace, visible et porteur d’unité dans la diversité, faisant une place réelle aux militantes et militants non encartés qui souhaitent s’investir.

Notre volonté est de construire avec d’autres un Front des Gauches plus fort, plus large et porteur d'un réel projet constructif non dogmatique de dépassement du capitalisme, intégrant pleinement la dimension environnementale.  Notre conviction est que le Parti Communiste riche de sa diversité et de son histoire doit encore se renforcer pour exercer un rôle moteur au sein du Front des Gauches.  C’est pourquoi, au lendemain de ces élections nous appelons celles et ceux qui partagent avec nous ces convictions à nous rejoindre, à franchir le cap et à devenir membre du Parti Communiste.


 

 

FdGLogo

 

meeting10


meeting-9-juin


 

 


 

 

Les candidat(e)s du Front des Gauches de Charleroi

Candidats de Charleroi à la Chambre

4 ème effectif:
DACHE Gustave, candidat d’ouverture, Gozée, ancien délégué FGTB Caterpillar et Citroën. 7 ème effective

dache


7 ème effective:
RARY Stéphanie,
  membre du PSL, Thuin, militante d’Étudiants de Gauche Actifs.

rary

 

9 ème
NARDELLA Lucie, Charleroi, membre de la LCR, éduca­trice, ani­ma­trice de théâtre-action, chan­teuse de rap, membre des JAC (Jeunes anticapitalistes).

 

nardlla

 

 10 ème effectif:
GONSETTE Jean-François,
Charleroi, membre du PC, employé chez Belgacom

 

Gonsette

 

11 ème effectif:
DUPONT Frédérique,
Charleroi, membre du PSL, militante d’Étudiants de Gauche Actifs.

dupont

14 ème effectif
DEWILLE Freddy, membre de la LCR, conseiller communal d'Anderlues, ouvrier chez Belgacom

dewille

17 ème effective:
VANDEMAELE Nicole, candidate indépendante, médecin géné­ra­liste, mili­tante fémi­niste, ancienne vice-présidente de l’ARACH (comité des rive­rains de l’aéroport de Gos­selies),  ancienne conseillère com­munale à Charleroi.

vandemaele

18 ème effectif:
EL KHODARI Aziz,
candidat d'ouverture, Charleroi, enseignant

 

El Khodari

 

1 er suppléant:
MORTELETTE Olivier
,
cheminot, délégué syndical FGTB, membre du PC, Roux

 

Mortelette

 

7 ème suppléante:
MICHIELS Jeanne,
aide familiale, Roux, membre du PC

 

michiels

 

8 ème suppléante:
DEVLIEGER Nathalie,
travailleuse sans emploi, Courcelles, membre du PC

 

Devlieger

 

10 ème suppléante:
VANDENBERGHEN Annie
,
travailleuse sans emploi, Courcelles, membre du PC

 

vandenberghen

 

11 ème suppléant
HENRY André, membre de la LCR,
Gilly, ancien délégué principal de Glaverbel

henry

 


 

 

Candidats de Charleroi au Sénat

1 er effectf:
TANGRE Robert,
instituteur retraité, conseiller communal de Courcelles, membre du PC

 

robert2010

 

2 ème effectif:
HUCORNE Michel, journaliste RTBF, conseiller communal suppléant de Courcelles, candidat indépendant

 

hucorne michel

 

3 ème candidate effective:
EL BOUREZGUI Malika, employée à l'AWIPH, conseillère communale élue sur la liste ECOLO de Charleroi, membre du PC

 

El Bourezgui

 

1 er candidat suppléant:
TANURO Daniel,
ingénieur agronome, membre de la LCR, Charleroi

 

tondeur

 


 

 

Le site du "Front des Gauches" en ligne 

 

Le site du Front des Gauches est en ligne.  Vous y retrouverez la liste de tous les candidats dans les six circonscriptions pour la Chambre, ainsi qu'au Sénat. 

Vous y trouverez également notre affiche de campagne, une version "tract" de la plate-forme commune (une version plus détaillée suivra prochainement) ainsi qu'une première série de vidéos des candidats des différentes formations. A partir de ce site, vous pouvez vous inscrire pour participer à la campagne avec nous.  Vous pouvez également faire un don pour soutenir notre initiative unitaire. 

www.frontdesgauches.be

 

 

 

 

Tous Grecs !     

L’entreprise Europe libérale connaît la crise. Pas la solidarité. Depuis des années, ses dirigeants et ses institutions mènent une opération systématique de sape des conquêtes sociales et démocratiques.

Aujourd’hui, la situation catastrophique que vit la Grèce leur est prétexte pour tenter d’imposer de nouveaux tours de vis aux peuples. On sait que la haute finance mondialisée a aidé le gouvernement hellène à camoufler l’ampleur de sa dette publique. Désormais, le pays est l’otage des agences de notation privées qui lui imposent des taux d’intérêts intenables. Seuls, les spéculateurs sont à la fête. Et voilà que le Fonds monétaire international s’apprête à rentrer à son tour dans la danse en appelant avec la Banque centrale européenne, l’Allemagne et leurs compères hypocrites des autres capitales à un durcissement de la politique d’austérité.Tout ceci avec, hélas, la complaisance sinon la complicité d’une certaine social-démocratie bien placée tant à la tête du régime grec que du FMI. A la clé ? Dérégulation sociale, privatisations, réduction des salaires, hausse du coût de la vie. Voilà ce que le gouvernement d’Athènes, mis sous la tutelle de l’Union Européenne, est censé faire en vertu du « plan de soutien » dicté par les 27 le 25 mars. « Suffit ! » disent les syndicats et les partis de gauche grecs. Leur combat est le nôtre. Déjà, on annonce des lendemains qui déchantent aux Espagnols, aux Portugais, aux Italiens. Et puis, aux Français, aux Belges.

Partout, les progressistes doivent dire leur refus de laisser les spéculateurs et leur relais politiques mettre à la casse les systèmes sociaux et de retraite. Partout, ils doivent exiger que soient mis en question les traités et les politiques ultralibérales qui frappent les peuples.

Les communistes belges, le PC Wallonie-Bruxelles expriment leur totale solidarité avec leurs camarades et les travailleurs grecs en lutte

Avec tous les membres du Parti de la gauche européennes et avec toutes les forces de la gauche de gauche qui se battent contre ces scandaleuses politiques du grand capital mondialisé, ils disent « Changeons l'Europe ensemble et transformons-là en une Europe de paix, de démocratie et de justice. » 

Le Burau politique
 

 


  

 

 

 

"Front des Gauches" : Une alternative unitaire à gauche d'Ecolo et du PS

Le « Front des Gauches » vient de voir le jour : dernier-né des formations en lice pour les élections anticipées qui se tiendront ce 13 juin, il rassemble des militants syndicaux ou associatifs et six organisations de gauche radicale : le Parti Communiste (PC),  le Parti Socialiste de Lutte (PSL-LSP),  la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR), le Parti Humaniste (PH), le Comité pour une Autre Politique (CAP) et Vélorution. Ces partis se présenteront ensemble, avec plusieurs candidat-e-s d'ouverture, sur la liste « Front des Gauches » à la Chambre et au Sénat.

Une union aussi large est inédite et surprenante dans un délai aussi court et devant de tels obstacles. Présenter cette liste n’était pas gagné d’avance, surtout dans les conditions anti-démocratiques imposées par les partis au pouvoir. En effet, pour des « petits partis », se présenter aux élections relève du parcours du combattant ! Victimes d’un black-out médiatique, il leur faut aussi récolter des signatures en un temps record. Les parrainages d'électeurs nécessaires pour présenter des listes à la chambre ont été récoltés en 48 heures. Finalement, la veille du dépôt des listes, des signatures d'élus ont été obtenues pour que le "Front des Gauches" puisse se présenter partout, au sénat et à la chambre.

Le « Front des Gauches » symbolise, notamment à travers sa liste bilingue à Bruxelles-Hal-Vilvorde, le refus des surenchères nationalistes ou communautaires. Alors que les partis traditionnels cherchent à diviser les travailleurs et travailleuses du nord et du sud du pays, les six organisations de la gauche radicale ont décidé de s’unir pour présenter ensemble une autre voix à gauche. Une alternative qui refuse que les crises — financière, sociale, écologique — soient payées par les victimes et non par les véritables responsables capitalistes : patrons, gouvernements et financiers.

C’est une justice sociale, écologique et fiscale que le « Front des Gauches » défendra pour répondre aux vrais problèmes, qui seront au cœur de sa campagne : licenciements, chômage, précarité, racisme, discriminations, dégradation de l’environnement, guerres, … Devant le risque de l’abstention  ou du vote d’extrême droite, le « Front des Gauches » a pour objectif de montrer qu’une véritable alternative de gauche, qui exprime l'opposition et l'écœurement par rapport à un système fondamentalement injuste, peut exister face aux partis institutionnels.

Les listes du « Front des Gauches » pour la Chambre seront emmenées par quatre femmes et deux hommes : Céline Caudron (LCR) dans le Hainaut, Pierre Eyben (PC) à Liège, Anja Deschoemacker (PSL-LSP) à Bruxelles-Hal-Vilvorde, Annick Letecheur (PH) à Namur, Laurent Batlhazar (CAP) dans le Brabant wallon et Nicole Cahen (PC) dans le Luxembourg. Robert Tangre (PC) tirera la liste du Sénat.  Une conférence de presse aura lieu sous peu pour présenter cette initiative politique.

Contacts :

Parti Communiste : Pierre Eyben, 0477/20.29.53, www.particommuniste.be, info[at]particommuniste[point]be

Parti Socialiste de Lutte/Linkse Socialistische Partij : Anja Deschoemacker, 0473/92.28.33, www.socialisme.be, info[at]socialisme[point]be

Ligue Communiste Révolutionnaire : Céline Caudron, 0474/91.64.59, www.lcr-lagauche.be, info[at]lcr-lagauche[point]be

Parti Humaniste : Gilles Smedts, 0497/54.27.41, www.partihumaniste.be, ph_hp_belgium[at]yahoo[point]fr

Comité pour une Autre Politique : Laurent Balthazar, 0485/03.19.68

 

Vélorution : Reginald de Potesta de Waleffe, 0472/50.01.90, www.velorution.be, info[at]velorution[point]be 
 
 


 

 

 

La Belgique à l'heure des choix : séparatisme ou solidarité     

Triste spectacle que celui de séparatistes flamands prenant en otage le Parlement, sans réaction de son président.  Triste image que celle d’élus flamands cédant quasi dans leur ensemble au jeu de la surenchère nationaliste. Triste image aussi que ce nième gouvernement Leterme volant en éclat pour les mêmes trois lettres, BHV. Triste pays dont l’élite politique se montre incapable de surmonter un différend institutionnel et renonce à résoudre les vrais problèmes de la population.

Car dans le même temps, un million et demi de nos concitoyens vivent sous le seuil de pauvreté (record absolu), la pension légale est attaquée, les licenciements collectifs se multiplient  et le chômage s’envole.  S’attaquer à ces problèmes n’est manifestement pas la priorité de nombreux élus au Nord du pays, sinon pour renforcer encore les politiques ultralibérales. De même au Sud, de nombreux élus, en particulier au sein d’un MR aiguillonné par le FDF, entendent tirer profit électoralement de cette sempiternelle querelle communautaire.

Le PC a toujours plaidé pour la solidarité entre tous les travailleurs, qu’ils soient du Nord ou du Sud du pays.  Comment parler de solidarité européenne ou mondiale si l’on n’est même pas capable de s’entendre dans ce pays ?  C’est pourquoi, sans nostalgie pour la « Belgique de papa », nous continuons à plaider pour un pays avec une véritable solidarité fédérale, s’appuyant sur trois régions aux pouvoirs étendus et plus clairement définis. C’est de ce fédéralisme là que les partis traditionnels n’ont pas voulu. Ils portent ensemble une lourde responsabilité dans le blocage, voire l’impasse actuelle.

Mais pour que ce pays ait encore un sens, il faut être deux.  Aujourd’hui, on doit bien constater  que le cœur n’y est plus côté flamand, et moins après chaque crise communautaire  du côté francophone. Est-ce uniquement la faute du monde politique ou des médias ?  Nous ne le pensons pas. Il existe une véritable césure dans les opinions publiques.  Wallons, Bruxellois et Flamands ont-ils encore le même projet de société ?

Cette crise nous montre encore une fois combien manque une gauche qui fait de la solidarité un véritable enjeu et non un slogan politique à géométrie variable. Le PC reste présent afin de faire entendre cette voix, avec vous.

Ecrit par Bureau Politique 

 

 


 


 


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09.05.2010

L'Etincelle n° 55 (mai 2010)

Aidez à la création de la force qui manque à la gauche. Parrainez les listes du Front de Gauche

Cher(e)s Ami(e)s et / ou Camarades

Nous avons face à nous un système électoral inique qui fait tout pour empêcher la présentation des petites listes. Nous avons trois jours pour réunir 500 signatures VALIDEES auprès des administrations communales présentant la liste par province pour la Chambre et 5000 pour le Sénat ( uniquement les citoyens de nationalité belge de plus de 18 ans).

Vous trouverez des liens ci-dessous pour imprimer ces listes, les compléter, les faire signer et si possible les faire valider par la commune.

Fameux paris à gagner. Pour faciliter le travail que cela va imposer à chacun, si cela s'avère possible, faites légaliser vous-même vos signatures auprès de votre admoinistration communale. Vous faites signer tout un chacun habitant n'importe où à Bruxelles ou en Wallonie.

Je disposerai demain de listes à compléter et vous pourrez venir les chercher lundi entre 12 et 15 heures puis à 19 heures dans les locaux de la Posterie de Courcelles rue Monnoyer 46.

Mardi, je serai à Paris pour une rencontre prévue de longue date, mon billet thalys étant acheté et payé, je serai donc absent.

Mercredi matin, je serai à Courcelles, rue Albert Lemaître 1 de 9 h 30 à 12 h 30 puis à Dampremy dès 14 h jusqu'à 17 heures.

Il nous faut gagner car le Comité central du PC a fait un choix judicieux et important pour l'avenir ( pour les communistes: pourrait enfin naître la force politique qui manque à la gauche et qu'ils appellent de tous leurs voeux depuis si longtemps.

Dites bien à toutes les personnes que vous interpellerez qu'il s'agit d'un acte de démocratie totale qui ne les engage pas personnellement. Que vive la démocratie contre ceux qui veulent la limiter!

Vive le FRONT DE GAUCHE car nombreux sont ceux et celles qui vont nous rejoindre

Grand merci à toutes et tous,

Robert Tangre

LA MEME PERSONNE REMPLIT DONC 2 DOCUMENTS:

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13.04.2010

L'Etincelle n° 54 (avril 2010)

1er Mai avec le Club Achille Chavée

  10 h
34, rue Abelville
7100 La Louvière 
 

  Débat avec

Elisabeth Augustyn – déléguée SETCa Lidl

Josiane Coruzzi – Collectif Solidarité Femmes

Rosaria Messina – déléguée SETCa Carrefour

Freddy Bouchez – Droits Devant

Dominique Debelle – Coordinateur général du Relais Social

Geert Goderis - Médecin

Robert Tangre – Secours Populaire Wallonie/Bruxelles

Paul Trigalet –Solidarités nouvelles

Après le débat : repas fraternel « le panier du marché ». Produits naturels de nos marchés et fermes de la région. 8 €.

Inscription vivement souhaitée pour le mardi 27 avril à 20 h au plus tard au 0472/253.490 ou
jeanpierre.mi@skynet.be


 

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La Belgique à l'heure des choix : séparatisme ou solidarité      
 
Triste spectacle que celui de séparatistes flamands prenant en otage le Parlement, sans réaction de son président.  Triste image que celle d’élus flamands cédant quasi dans leur ensemble au jeu de la surenchère nationaliste. Triste image aussi que ce nième gouvernement Leterme volant en éclat pour les mêmes trois lettres, BHV. Triste pays dont l’élite politique se montre incapable de surmonter un différend institutionnel et renonce à résoudre les vrais problèmes de la population.

Car dans le même temps, un million et demi de nos concitoyens vivent sous le seuil de pauvreté (record absolu), la pension légale est attaquée, les licenciements collectifs se multiplient  et le chômage s’envole.  S’attaquer à ces problèmes n’est manifestement pas la priorité de nombreux élus au Nord du pays, sinon pour renforcer encore les politiques ultralibérales. De même au Sud, de nombreux élus, en particulier au sein d’un MR aiguillonné par le FDF, entendent tirer profit électoralement de cette sempiternelle querelle communautaire.

Le PC a toujours plaidé pour la solidarité entre tous les travailleurs, qu’ils soient du Nord ou du Sud du pays.  Comment parler de solidarité européenne ou mondiale si l’on n’est même pas capable de s’entendre dans ce pays ?  C’est pourquoi, sans nostalgie pour la « Belgique de papa », nous continuons à plaider pour un pays avec une véritable solidarité fédérale, s’appuyant sur trois régions aux pouvoirs étendus et plus clairement définis. C’est de ce fédéralisme là que les partis traditionnels n’ont pas voulu. Ils portent ensemble une lourde responsabilité dans le blocage, voire l’impasse actuelle.

Mais pour que ce pays ait encore un sens, il faut être deux.  Aujourd’hui, on doit bien constater  que le cœur n’y est plus côté flamand, et moins après chaque crise communautaire  du côté francophone. Est-ce uniquement la faute du monde politique ou des médias ?  Nous ne le pensons pas. Il existe une véritable césure dans les opinions publiques.  Wallons, Bruxellois et Flamands ont-ils encore le même projet de société ?

Cette crise nous montre encore une fois combien manque une gauche qui fait de la solidarité un véritable enjeu et non un slogan politique à géométrie variable. Le PC reste présent afin de faire entendre cette voix, avec vous. 

Le Bureau politique
 


 

Ils ont trouvé le coupable

Par un règlement communal inique, la Ville de Bruxelles impose le silence aux organisations politiques de gauche. En effet, après avoir réduit l'affichage électoral des partis extraparlementaires à la portion homéopathique, c'est l'éditeur responsable du Cartel de gauche PC-PSL-LCR-PH qui s'est vu "taxé" 1050 € pour "incivilité en matière de propreté publique".

Celui-ci a été entendu ce lundi 29 mars par le Collège des Bourgmestre et Échevins de la Ville de Bruxelles. Il a déclaré qu'il s'agit d'une attaque caractérisée contre la liberté d'opinion. En tant qu'éditeur responsable il assume la responsabilité du contenu, mais ne peut être tenu responsable de la diffusion des affiches. De quels moyens financiers faut-il à présent disposer pour être éditeur responsable? L'éditeur responsable de "Métro" est-il poursuivi pour les journaux jetés par terre dans la ville? Est-ce que Coca Cola est sanctionné pour les cannettes retrouvées dans le caniveau?

Le Cartel de gauche PC-PSL-LCR-PH refuse le paiement d'amendes sur la liberté d'opinion et s'engage à combattre les atteintes aux droits démocratiques, y compris celles masquées sous un règlement communal.

Je vis la même situation

Régulièrement, j'apparais comme responsable d'affiches ou de documents rédigés par le PC. Comme le dit si bien la fédération bruxelloise "L'éditeur responsable l'est pour le contenu de l'affiche ou du tract.". Or maintenant faute d'avoir trouvé le colleur ou de l'avoir pris en pleine action, il est plus facile de sanctionner la personne qui a son nom sur l'affiche, de quoi inciter les colleurs à ne plus faire apparaître d'éditeur responsable.

Pour les dernières élections, j'ai été appelé à comparaître devant le constatateur provincial du Hainaut pour deux affiches collées à la La Louvière sur un panneau de libre expression alors qu'elles auraient dû l'être uniquement sur un panneau électoral. Quand on connaît la place réservée par les petits partis par des quatre gros gourmands...

Avec le concours d'un avocat, nous avons réussi à faire triompher notre point de vue sur la notion d'éditeur responsable.

Et comme je suis un colleur acharné, je colle aujourd'hui à Charleroi, demain à Namur puyis à Liège et la semaine prochaine à Bruxellespuisque cette fois je suis appelé à comparaître pour deux autres affiches collées par un camarade quidam en des endroits interdits dans la capitale de la libre expression et menacé de devoir payer moi aussi 1050 euros.

En compagnie de mon conseil, je serai donc présent lundi 26 avril prochain devant le Collège communal de Bruxelles pour me défendre et faire triompher le point de vue communément admis et partagé.

Comme dans la chèvre de Monsieur Seguin et que cela nous serve de leçon: "Si ce n'est toi, c'est donc ton frère"

Robert Tangre


 

L'Europe sous la surveillance du FMI     

Après des semaines de palabres et de cacophonie, les pays de la zone euro ont trouvé un accord sur un plan d'aide à la Grèce associant d’éventuels prêts des pays de la zone euro et du Fonds monétaire international. C’est là un compromis aux allures de défaite politique, économique et sociale.

Si un optimisme de circonstance était de mise parmi les dirigeants politiques, le quotidien de gauche grec Elefthérotypia a justement mis en garde contre le « récif du FMI dont le savoir faire technocrate s'est avéré destructeur pour les pays où il a été appliqué ».

L’accord, est-il dit, vise à rassurer les marchés ? Il n’a pas renforcé la crédibilité de l'euro toujours en butte aux attaques des spéculateurs. Le recours au FMI, sur ordre du capitalisme allemand et d’un gouvernement à son service, est le signe patent de l’incapacité des Etats européens à se montrer solidaires. Ce qui risque d’aggraver la situation et de fragiliser d'autres pays de la zone euro, d’autres « maillons faibles », comme le Portugal ou l'Espagne.

Résultats, l’entrée en piste du FMI, organisme international de régulation monétaire, dans la réalité bras armé des États-Unis, autorise ces derniers à s’immiscer un peu plus dans les affaires européennes. Le dogme libéral d’une économie dirigée par les marchés reste une réalité alors que le chômage et la pauvreté grimpent en flèche. L’assainissement en Europe sera « extrêmement douloureux » a déjà prophétisé la direction du FMI. 

Le Président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, vient d’exiger un respect implacable des critères de Maastricht et des politiques d’austérité qui ont conduit l’Europe à la crise actuelle. Avec une arrogance scandaleuse, la chancelière allemande, Angela Merkel, a suggéré une exclusion de l’euro pour tout pays en crise « qui ne serait pas déterminé à mener des réformes ».

Dans toute l’Europe, la colère grandit ! Ces mobilisations sociales appellent des mesures d’urgence pour que les financiers responsables de la crise actuelle soient mis à contribution.

 Le Parti communiste est évidemment solidaire avec les travailleurs de notre continent et leurs organisations.

 Le Bureau politique du Parti Communiste Wallonie-Bruxelles
 


 

12:22 Ecrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook

03.03.2010

L'Etincelle n° 53 (mars 2010)

Tram à Liège : ECOLO retourne sa veste du mauvais côté !      
  
Un tram reporté à 2018 au plus tôt, un tram privé financé via un PPP (partenariat public privé), un tram qui ignore totalement la rive droite et ses quartiers populaires (Wandre, Jupille, Bressoux, Droixhe, les Vennes) ainsi que Seraing, un tram qui se limite à une ligne de fond de vallée, tel est en substance le projet dévoilé hier par le ministre ECOLO Philippe Henry.

Entre ses déclarations préélectorales et ce projet, ECOLO a donc totalement retourné sa veste acceptant quasi à la virgule le projet minimaliste du ministre André Antoine.  Comment après une telle attitude nous parler encore de « faire de la politique autrement » ?

Pour notre part, nous restons convaincus que des transports en commun de qualité constituent un enjeu populaire fondamental et urgent pour notre région.  Nous ne pouvons accepter ce projet.  Alors qu’en France, grâce au travail de la gauche dans les régions, le quasi totalité des villes de taille comparable à Liège ont déjà le tram et étendent aujourd’hui leur réseau, nous devrons attendre encore 10 ans probablement pour avoir une première ligne.

Concrètement, la Fédération de Liège du PC continue de défendre un tracé de tram « en croix » avec boucle centrale sur le tracé actuel du bus 4, le passage du tram au cœur des quartiers populaires en rive droite comme en rive gauche (Saint Léonard, Guillemins) et le passage du tram à Seraing. Ces options constituent des solutions de bon sens pour un véritable réseau structurant.

Par ailleurs, nous ne pensons pas que les bus en site propre proposés (car moins chers) constituent une véritable solution (lenteur, capacité réduite,...), d’autant plus que dans le projet Henry, des axes importants sont totalement oubliés comme celui reliant le plateau de Soumagne et Fléron à Liège.  Enfin, nous constatons que rien n’est proposé concernant un REL (réseau express liégeois) utilisant les voies ferrées existantes.  Rappelons que notre fédération a proposé que soit ouverte une ligne reliant Visé à la gare des Guillemins, puis se prolongeant en rive gauche vers Flémalle et Huy (voir ICI).

Enfin, nous sommes totalement opposés à la privatisation larvée des transports publics via la multiplication des PPP.  On ne peut d’ailleurs s’empêcher de penser que le tracé choisi pour le tram (aucun passage en rive droite) est celui que désirent (exigent ?) les investisseurs privés, préoccupés uniquement de rentabilité à court terme.  De nombreux exemples montrent que si le recours aux PPP permet de contourner les critères de Maastricht sur les déficits publics, ils constituent en fait un endettement « caché » qui à terme met en grand danger les finances publiques, les acteurs privés se remboursant évidemment grassement.

Nous appelons les organisations syndicales, les citoyens et comités de quartier (par ailleurs non consultés contrairement à ce que plaidait ECOLO) à se mobiliser contre le projet que l’on tente de leur imposer. L’enjeu de la mobilité dans notre ville est central, ne laissons pas passer la mauvaise copie rendue par le ministre Henry.

Fédération de Liège du PC W-B


 

Un contrôle budgétaire antisocial      
 
"Assainir " les finances publiques et revenir au plus vite dans les clous des critères implacables  de Maastricht et du pacte de stabilité européen : tel reste le leitmotiv du gouvernement. Ce qu’a encore démontré le contrôle budgétaire du récent week-end. « Je ne promets pas la Lune, mais ce sera notre priorité nº1 », a donc commenté le Premier ministre. Le ministre du Budget, Melchior Wathelet a demandé que le  retour à l’équilibre soit réalisé plus vite que prévu.  Il voulait ainsi répondre à la véritable mise en demeure de la Commission européenne, le gendarme budgétaire de l’Union, qui, voici quelques jours, critiquait le « laxisme » de plusieurs pays européens, dont la Belgique.

Le déficit étant de 4,8 % alors que la dette va atteindre plus de 100 % du PIB, on comprend ce que, à choix politiques d’austérité inchangés, cela impliquerait pour la population.

Cela n’empêche pas le président du PS qui, côté rose, se félicitait hier de la victoire de la gauche en France, de « bleuir » aussi vite son discours en parlant d’un « « budget sérieux pour lutter contre la crise et rendre confiance aux citoyens » ! Le moins que l’on puisse dire, c’est que M. Di Rupo n’a aucun intention de relayer les revendications syndicales comme la réduction du temps de travail, la mise en place d’un secteur financier public ou l’arrêt de la chasse aux chômeurs et une revalorisation des revenus du travail et des allocations sociales.

Ce qu’il tait, c’est que ce gouvernement n’entend pas mettre en cause les privilèges de la richesse. Certes, il y a bien une Belgique et une Europe qui gagnent. Celles des actionnaires heureux et des aristos du big business. Des avantages formidables ont été consentis par les Etats dès le déclenchement du crack financier de 2008 ? Il est temps d’en revenir aux choses sérieuses. Et rétablir un tant soit peu les comptes publics plombés par les cadeaux consentis à la caste des affairistes et la récession.

La Belgique jouera ainsi son rôle de « bon élève » de l’Europe libérale. Une Europe qui reste soumise aux mouvements spéculatifs et au dogme d’une économie dirigée par les marchés. Une Europe qui se continue à s’effondrer quand la chancelière allemande, Angela Merkel, va jusqu’à demander un durcissement des traités et une exclusion de l’euro pour tout pays en crise « qui ne serait pas déterminé à mener des réformes ».  Et la Grèce n’est pas seule concernée.

Partout en Europe montent les oppositions aux politiques d’austérité. Les communistes exigent que soient des mesures d’urgence pour mettre à contribution les milieux financiers responsable de la crise actuelle. En Belgique, alors que le chômage explose, que la précarité est le lot de tant de ménages, que les coupes dans les dépenses publiques tuent la reprise, les mines réjouies de ministres qui appuient tant et plus sur la pédale des inégalités tiennent de la provocation.
 


 

France : la gauche a le vent en poupe      

La gauche française a infligé une sévère défaite à la droite dimanche au second tour des élections régionales. Elle rassemble près de 55% des suffrages exprimés contre 35% à la droite parlementaire, signant ainsi l’un de ses meilleurs scores de l’histoire de la Ve République. Le PCWB se réjouit de ce succès auquel les militants du PCF ont largement contribué. 

La gauche rassemblée,  PS, Europe écologie, Front de gauche (dont les beaux résultats ont montré qu’il prend pied dans le débat politique comme un acteur incontournable du changement) conforte ainsi son emprise sur les exécutifs locaux. Autant de lieux de contre-pouvoir possibles face à une droite sarkozienne qui entend maintenir son cap régressif.

Ces résultats sont riches d’enseignements importants pour toute l’Europe. C’est bien un des versions les plus agressives de l’ultralibéralisme qui a été désavouée. Les formations de la gauche française, elles ne l’ignorent pas, devront relever d’énormes défis, notamment pour surmonter la crise démocratique dont témoigne le niveau très élevé de l’abstention  et la résurgence du Front national. 

Comme l’a observé Marie-George Buffet, « Nous avons levé un message d'espoir. Pour répondre à cette attente, il faudra vivre des propositions et construire l'alternative pour 2012 dans les luttes et sur un projet ». Telle sera bien la première tâche de la gauche.
 


 

OGM : L'agro-industrie ne désarme pas !      
 
Depuis douze ans et l’autorisation  du tristement célèbre maïs MON810 de la multinationale américaine Monsanto, l’agro-industrie attendait une telle victoire.  A l’unanimité, les commissaires européens de la commission Barroso, parmi lesquels le Belge Karl De Gucht, viennent en effet de donner leur feu vert à la culture dans l’UE d’un produit génétiquement modifié, une pomme de terre du groupe allemand BASF. Ce tubercule contient un gène marqueur résistant aux antibiotiques qui inquiète l’OMS (qui n’est pourtant pas un “nid” d’écologistes radicaux).


 

Centième anniversaire de la Journée internationale des femmes      
      
La journée internationale des femmes a 100 ans. Lors du 2ème congrès de l’Internationale des Femmes socialistes, les représentantes de 17 pays arrêtent, à l’unanimité, la date du 8 mars comme "Journée internationale de la femme" afin de soutenir et concrétiser la lutte des femmes pour leur émancipation.

Le parti communiste tient à rappeler sa farouche opposition aux OGM, opposition qui n’est un rien une position passéiste ou une quelconque opposition au progrès. Nous réclamons cependant un droit d’inventaire citoyen afin de déterminer les progrès technologiques qui correspondent réellement à des avancées pour l’humanité.  Les OGM ne constituent assurément pas un progrès pour tous:

•Ils ne répondent à aucune nécessité alimentaire.  Une étude récente de la FAO a montré qu’il serait possible de nourrir  10 milliards d’êtres humains exclusivement sur base d’une agriculture biologique.
•Ils permettent à l’agro-industrie de s’approprier le vivant (brevets) et d’asservir les petits producteurs (obligation d’acheter les semences OGM chaque année)
•En raison de leur forte dissémination non contrôlable, ils sont une “solution” hégémonique. On retrouve aujourd’hui un certain pourcentage d’OGM même dans les cultures biologiques et l’UE vient d’être contrainte d’assouplir  sa définition du bio (autorisation de 9g d’OGM par kg)
Autoriser la culture d’OGM en plein-champ, c’est condamner une agriculture vivrière de qualité, c’est mettre à mort les petits producteurs et empêcher  toute transition vers un agriculture paysanne de qualité.  Aujourd’hui, 70% de la population mondiale vit encore de l’agriculture.  Il est essentiel de combattre pour elle la logique des multinationales de l’agro-industrie qui après avoir imposé l’agriculture des pesticides et des engrais chimiques (qui fut alors baptisée de révolution verte) responsable d’un appauvrissement des sols et d’une contamination sans précédent des nappes phréatiques, tente aujourd’hui d’imposer contre la volonté des peuples celle des organismes génétiquement modifiés. 

La journée du 8 mars constitue l’aboutissement d’une campagne menée notamment par trois grandes dames inséparables dans leur lutte pour la justice sociale et l’émancipation des femmes: Clara Zetkin (1857-1933) et ses amies Rosa Luxembourg et Alexandra Kollontaï, toutes trois féministes, socialistes et communistes.

D’éminentes militantes belges, comme Isabelle Gatti de Gamond ou Isabelle Blume ont lié le combat pour l’émancipation féminine à la promotion d’un enseignement public et laïc.

Tant de femmes communistes ont participé à la lutte contre l'occupant nazi. Tant de militantes et de militants ont œuvré pour permettre l'accès, au plus grand nombre, à la contraception et à la dépénalisation partielle de l’interruption volontaire de grossesse.

Le combat d’émancipation des femmes est et reste un combat permanent contre tous les courants réactionnaires et fascistes.

La catastrophe sociale actuelle aggrave les conditions de vie des femmes, en particulier: coût de la vie, infériorité des rémunérations, problèmes des familles monoparentales, double travail, importance du travail à temps partiel, violence faites aux femmes et coût de la contraception.

Le PC WB continuera à mener ses revendications et ses actions sans distinction de genre

Le BP du PC Wallonie Bruxelles


 

 Les actes du congrès du Parti Communiste

sont disponibles sur simple demande en vous adressant :

- à la rue Jules Destrée n°11 à 6020 Dampremy

- ou par mail à : robert.tangre@skynet.be 

- ou par telephone au 071/303912 

Après avoir versé 5 euros sur le compte: 001-2039387-38

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 La voie d’un cheminot

Olivier Mortelette qui est cheminot mais aussi délégué syndical FGTB depuis 10 ans chez B-Cargot témoigne de son ressenti par rapport à l’accident de Halle et nous explique son métier de travailleur des chemins de fer.


Depuis combien de temps travaillez-vous comme cheminot à la SNCB ? Est-ce un métier difficile ?

Olivier Mortelette. Je suis entré comme conducteur de manœuvre en 2000. Je m’occupais de la conduite de trains de marchandise. Le 1 er janvier 2010, je suis devenu opérateur de conduite. Cela signifie que je suis toujours conducteur mais que je suis maintenant capable d’effectuer toutes les tâches qu’on pourrait me confier sur un train.

Depuis quelques années, une mentalité commerciale s’est installée au sein de B-Cargot. Tous les employés doivent travailler selon une seule optique : satisfaire le client. « De cette façon, la société devra rester concurrentielle, prétend la direction. » Mais de quelle manière?

Cette satisfaction du client a un prix. Etre cheminot est un métier difficile. Au niveau des horaires, ils sont physiquement ardus. En effet, on procède en 3 fois 8. C'est-à-dire que chaque semaine, nos horaires varient. La première semaine je commence à 6 h et je finis à 14 h, la deuxième,  je commence à 14 h et je finis à 22 h,… et ainsi de suite.

Ces tranches horaires changent certes mais ce n’est pas le plus difficile ! Suite à cette mentalité commerciale, la direction a comme volonté de changer les horaires en fonction de la demande du client. Il nous arrive donc d’être rappelé pour travailler alors que nous sommes en temps de repos.

C’est aussi un métier qui demande énormément de concentration. Suite à ces manipulations dans les horaires, la fatigue s’accumule, entraînant dès lors une perte de concentration et des possibilités de faire des erreurs…


Vous arrive-t-il d’être soumis à de mauvaises conditions de travail de travail, des pressions qui viennent perturber votre travail ou vous font prendre des risques ?


Olivier Mortelette. Chez B-Cargot, le temps compte ! Tout doit être vite fait. En ce moment, la société connaît une restructuration suite à la crise comme le disent les « haut placés ». Dans cette optique, la direction fait très clairement comprendre aux employés que s’ils veulent que la société reprenne du « poil de la bête », il faut travailler toujours plus. Pour preuve, je me rappelle avoir été interpellé par un slogan trouvé sur un petit livret. Celui-ci disait ; «  Qui va sauver B-Cargot ? Pas les politiques en tout cas ! » Laissant ainsi comme responsables de l’avenir de la société B-Cargot, les employés qui la constituent. Une responsabilité que j’additionne à celles que j’endosse déjà…

Etre opérateur de conduite nous oblige d’endosser beaucoup de responsabilités ; arriver à l’heure, satisfaire le client et la direction, etc.… A l’heure actuelle, les responsabilités s’accumulent jour après jour. Un simple exemple, les patrons de B-Cargot veulent nous rendre de plus en plus  polyvalents
.
Pour ma part, je devrai bientôt être capable de faire la visite de mon train, une tâche qui était autrefois confiée à un spécialiste appelé « visiteur ». Les responsabilités de ce visiteur viennent donc s’additionner aux miennes et vont augmenter la pression que je subis par rapport à l’accomplissement de mon travail.

Personnellement, j’aimerais que la visite des trains reste la tâche des visiteurs. Cette polyvalence excessive pourrait déboucher sur une augmentation des prises de risques. Je n’ai pas reçu la formation que ces employés ont reçue et par conséquent, je ferai plus facilement d’erreurs qu’eux.

Si vous aviez à critiquer la sécurité sur les chemins de fers, quelle idée vous vient en premier à l’esprit ?

Olivier Mortelette. Par rapport à ce qu’il s’est passé, la première critique que j’ai à formuler ce sont les lacunes au niveau de l’équipement sur les locomotives pour le dispositif de freinage.

Une autre lacune que je pourrais mettre en évidence c’est le manque de formation ou du moins la réduction progressive des objectifs de formations.

Pour moi, la meilleure façon d’éviter les accidents est de donner aux jeunes une formation complète. Malheureusement, les formateurs éliminent de plus en plus de choses qui semblent inutiles comme les parties techniques alors que celles-ci peuvent avoir toute leur importance dans certaines situations.

Pensez-vous qu’après l’accident de Halle des changements vont avoir lieu au niveau de la sécurité ?

Olivier Mortelette. Je l’espère ! L’accident a laissé les différentes directions au pied du mur. Suite à celui-ci, des mesures quant à l’aménagement des freins automatiques ont été annoncées. Aujourd’hui, j’espère que ces aménagements auront lieu et qu’on n’aura pas droit à un second Pécrot où seulement la moitié des placements de moyens de sécurité ont été faits.

Dans le journal Le Soir, on nous dit que «  la SNCB est gérée par des frères ennemis à savoir Infra bel, SNCB et SNCB Holding… Quel est votre avis par rapport à cette affirmation ? Pensez vous que ces «  soi-disant » frères sont vraiment ennemis et que de ce fait une prise de décision par rapport à la sécurité par exemple puisse être difficile à conclure ?

Olivier Mortelette. Je ne suis pas d’accord. C’est une fausse affirmation puisque je pense qu’ils sont tout à fait aptes à travailler ensemble.

Quel est votre avis par rapport au plan de rénovation des gares comme celle des Guillemins et au désir de les voir s’ériger ? Pensez-vous que ces différents projets sont prioritaires pour les patrons de la SNCB comme pour les responsables politiques de  la Région par rapport à l’état des chemins de fer et de leur sécurité ?

Olivier Mortelette. Les patrons des chemins de fers tiennent à une certaine image de marque. Ils sont fiers de la société et veulent en faire une vitrine. C’est la raison principale de la rénovation coûteuse des gares.

D’un autre coté, la SNCB investit dans les grandes gares comme Charleroi, Mons, Liège, … mais il faudrait donner d’autres priorités comme la rénovation de petites gares très fréquentées comme celle de Marchienne-au-Pont ou encore la sécurisation du réseau ferroviaire.

Un des arguments des patrons de la SNCB est qu’il n’y a pas d’argent. Alors pourquoi investir dans ces gares au détriment de la sécurité ?

Un dernier mot par rapport à l’accident ?

Olivier Mortelette. Je trouve choquant ce qui est arrivé à Halle. Le lendemain lorsqu’on est amené à conduire un train, on se sent stressé et on ressent une peur certaine. Aujourd’hui, j’ai besoin que ces sécurités soient mises en place sur tout le réseau pour que je puisse continuer à travailler sans cette peur qui vient alourdir mes pressions quotidiennes.

Y.Bondo


 

 L'asbl Progrès et Culture vous invite le samedi 13 mars 2010, de 9h30 à 12
heures, à une matinée de formation dont l'objet sera une lecture commentée
de

« Travail salarié et Capital » de Karl Marx.

En décembre 1847, Marx prononce devant l¹Association des Ouvriers allemands de Bruxelles une série de conférences qui seront publiées sous le titre général de Travail salarié et Capital. Ce sont les premières pages que Marx a publiées sur les questions d¹économie politique. Leur intérêt réside dans le caractère inachevé des analyses de Marx à cette époque. En effet il faudra attendre 1865 et la publication de Salaire, prix et profit, une conférence prononcée, cette fois, devant le Conseil général de l¹Internationale, pour que l¹on voie se mettre en place un concept fondamental de l¹analyse marxiste du capitalisme, à savoir la notion de force de travail qui n¹était pas encore découverte en 1847. De sorte que relire « Travail salarié et Capital », c¹est se donner l¹occasion d¹accompagner de près le travail de recherche théorique de l¹auteur du Capital.
 
Cette formation s¹inscrit dans le cadre de la publication, par le CEDEM et l¹Association Joseph Jacquemotte, d¹une anthologie commentée des écrits de Marx et d¹Engels intitulée « Marx, à mesure », dont 11 fascicules ont déjà paru. Ils sont accessibles sur le site internet de l¹ACJJ à l¹adresse
www.acjj.be.

marx-karl

 


 

Europe-Israël : sortir du double-jeu     
Ecrit par Bureau Politique    

Le ministre des Affaires étrangères israélien, Avigdor  Lieberman, est connu pour la violence de ses positions. Récemment encore, il déclarait que « l’inquiétude des Palestiniens est le dernier de (ses) soucis ». Pour lui, «  l’important, c’est que ce gouvernement (en Israël) ne cède pas aux pressions. » M. Lieberman était, il y a peu, en visite à Bruxelles pour l’expliquer à ses homologues de l’Union européenne. Cela au moment où plusieurs d’entre eux,  font mine de vouloir rendre vie au processus de paix au Proche-Orient et redisent leur refus de toute « modification du tracé des frontières d’avant 1967, y compris en ce qui concerne Jérusalem. »

En outre, les ministres des affaires étrangères de l'Union européenne ont condamné l'assassinat par les barbouzes israéliens d'un responsable palestinien du Hamas à Dubaï. Non sans ambiguïté.  « Cette action ne peut pas contribuer à la paix et à la stabilité au Moyen-Orient » mais les « 27 » se sont abstenus d’en accuser formellement Israël. Dont le plénipotentiaire a réitéré la position de son gouvernement : « Rien ne prouve qu'Israël est impliqué ». Pourtant, Interpol a lancé un mandat d’arrêt contre  les auteurs du meurtre, des membres du Mossad...  Et le chef de la police de Dubaï, a plaidé que « c’est une affaire qui touche les pays européens ».

Sur le terrain, l’occupation se poursuit. Israël vient même d’ajouter à la liste de « l’héritage national » le tombeau des patriarches situé à Hébron, et la tombe de Rachel, à l’entrée de Bethléem, en Cisjordanie.  Mais les leaders européens considèrent toujours l’Etat hébreu comme un « partenaire naturel » malgré les crimes de guerre et les atteintes aux droits de l’homme. Ils poursuivent la mise en place de l’intégration d’Israël dans structures de l’Union. La Belgique, comme les autres Etats de l’UE, multiplie certes les déclarations de principe outragées. Mais tous continuent à pratiquer la « politique de l’équilibre », mettant sur un même plan occupants et occupés.

L’Union européenne, principal bailleur de fonds dans la région, a pourtant les moyens de faire pression sur Israël pour que le processus de paix reprenne sur des bases permettant la création d’un État palestinien dans les frontières de 1967.

Les dirigeants israéliens font face à un isolement croisant avec, notamment,  l’adoption par l’Assemblée générale des Nations unies du rapport Goldstone sur Gaza en novembre 2009 et les manifestations  d’une opinion choquée par l’impunité d’Israël.

L’Europe doit sortir de son double-jeu. 


 

Le Parti communiste renaît dans le Namurois.

A toutes cettes et ceux qui veulent participer à une réelle alternative politique dans le Namurois et reconstruire un parti engagé à fond dans le social, pour la défense des droits syndicaux, des services publics, des droits de la femme et de l'environnement, contactez

Vernimmen  Cécile
Chaussée de Liège, 446
5100          Jambes
GSM 0478/708469
Mail:  tvcn28312@tvcablenet.be

 

 

 

 

22:09 Ecrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook

05.02.2010

L'Etincelle n° 52 (février 2010)

Tsunami social chez Carrefour

"Le temps de l'action est venu ». C’est en ces termes que le Suédois Lars Olofsson, directeur général de Carrefour, ancien numéro deux de Nestlé, a annoncé la liquidation de milliers d’emplois en Belgique. Et il a agi.  La multinationale française a  décidé la fermeture de 14 hypermarchés et 7 supermarchés en. Sept autres supermarchés situés en Flandre seront franchisés, tandis qu’en Wallonie, 3 hypers et 17 supermarchés devraient être cédés au plus offrant.  De nouvelles pressions seront exercées sur les fournisseurs et les sous-traitants. Carrefour a encore annoncé que le siège central du groupe allait être filialisé. En clair, le personnel devrait changer de commission paritaire avec blocage salarial à la clé.

Premier groupe européen du secteur, second au niveau mondial et neuvième employeur privé de la planète, géré par des financiers américains et français, Carrefour  n’en est pas à son premier tsunami social, en France ou sur les cinq continents. Carrefour Belgique avait déjà procédé à une restructuration en 2007, en supprimant 900 emplois et en fermant 16 magasins GB… Au même moment, le distributeur annonce qu’il va s’implanter dans plusieurs pays des Balkans.

Ce sont là des étapes dans le vaste plan amorcé dès sa prise de fonction le 1er janvier 2009 par Lars Olofsson. Il s’agissait, disait-il à l’époque, de réaliser d’ici à 2012 de l’ordre de 4,5 milliards d’euros d’économies dont 3,1 milliards sur les « frais de fonctionnement ».

La direction a scandaleusement rejeté la responsabilité de cet énorme gâchis social sur le personnel – trop « coûteux » ! - et les syndicats – trop « intransigeants » ! Cela, alors que la multinationale est connue comme un employeur peu regardant sur les conditions de travail, les revenus et les statuts de ses employés, allant jusqu’à exercer une surveillance parfois proche de l’espionnage sur ceux-ci.

Le Parti communiste partage la vive émotion ressentie par les salariés de Carrefour et leur exprime son entière solidarité dans leur combat. Il est inacceptable que les travailleurs soient les victimes d’une situation économique dont ils ne sont en rien responsables. Il est tout aussi inadmissible que la crise soit prétexte à une restructuration qui camoufle, selon de nombreux observateurs, des « erreurs de gestions » liées aux gigantesques fusions-acquisition menées depuis des décennies, à des opérations financières hasardeuses et à l’appétit de profits de ses actionnaires.


Carrefour : le dépeçage se poursuit.

Le 20 juin 2007, la fédération de Charleroi du PC s’insurgeait contre le premier plan de rationalisation de Carrefour. Aujourd’hui, la fédération tient à dénoncer avec la plus extrême vigueur un second plan de restructuration visant à fermer en Wallonie les magasins de Mouscron, Casteau, Haine-Saint-Pierre et Jumet  ainsi que plusieurs supermarchés situés en Flandre.

Conséquence immédiate : fermeture de 21 magasins intégrés sur 625, perte de 1672 emplois (10 % des emplois globaux) dans les hypermarchés Carrefour, victimes d'une politique commerciale hypocritement rebaptisée « plan de sauvetage ».

Des erreurs de management qui ne pardonnent pas !

En octobre 2000, le groupe GIB est racheté à 100 pourcent par le groupe Carrefour. Dès sa prise de contrôle, Carrefour met en place une gestion à la « française ». Dans un premier temps, les produits GB sont toujours vendus puis remplacés progressivement par des marques françaises qui ne correspondent pas nécessairement aux goûts belges.
Le management connaît une totale restructuration. Le directeur général devient français et tous les postes-clés sont détenus par des Français. Seul le directeur des ressources humaines, ancien de GB, reste en place pour bien gérer la question des différentes langues parlées dans notre pays.
Dès la reprise, le chiffre d’affaire diminue. Certes, la concurrence avec les différents groupes comme Delhaize et Colruyt est rude car ces magasins se sont spécialisés et Carrefour va perdre sa position de leader du marché de l’alimentation. Les pertes d’exploitation ne vont cesser de croître car elles sont causées uniquement par une accumulation d’erreurs de marketing et un mépris affiché de la concertation sociale en Belgique...
La perte de clientèle est aussi causée par des erreurs de stratégies commerciales et publicitaires. En effet, la publicité de Carrefour a parfois été qualifiée de mensongère car très souvent, les acheteurs ne trouvaient pas les articles annoncés dans les folders publicitaires. Les attentes aux caisses trop longues et les ruptures de stock trop fréquentes complètent le tout..

Gâchis.

Ces fermetures auront d’importantes conséquences à la fois sociales et humaines, mais aussi, le cas échéant, environnementales.

- Sur le plan humain, ce sont des magasins de proximité, faciles d'accès et fréquentés par une population relativement âgée donc difficilement mobile qui vont fermer.

 - Sur le plan social, c'est un drame pour le personnel composé de travailleuses et de travailleurs « relativement âgés » qui n'ont que peu -si pas aucune- possibilités de reclassement ou de reconversion.                      

- L'autre aspect du drame social est le risque vraisemblable d'une franchisation. Celle-ci permettrait certes de conserver certains magasins mais engendrerait une importante perte salariale suivant la convention dans laquelle seraient repris les travailleurs (pour les plus jeunes, des pertes de revenus pouvant aller de 30 à même 40 pourcent.) Pour les travailleur(se)s : des conséquences sociales et pécuniaires difficiles à supporter (emprunts, enfants aux études, …).

- Enfin, certaines communes vont se retrouver avec des sites abandonnés donc de nouveaux chancres qui vont contribuer à enlaidir un environnement toujours aussi peu attirant.  

Le Parti Communiste Wallonie-Bruxelles dénonce de gâchis social décidé par les actionnaires de la multinationale Carrefour. Ces derniers continuent, eux, à retirer de leurs placements financiers, des résultats appréciables

Le PCWB s’oppose également à l’ouverture continue et sans cesse croissante de nouvelles enseignes et il insiste pour que le Comité socio-économique soit plus restrictif pour accorder des autorisations d’implantations commerciales  nouvelles.

La fédération de Charleroi du Parti communiste Wallonie - Bruxelles

 

 

A  la commémoration de Rosa Luxembourg

 Le dimanche 11 janvier, j’étais à Berlin pour participer à une rencontre du Parti de la Gauche Européenne (PGE).

Le dernier jour de la rencontre, nos hôtes, les dirigeants de parti Die Linke, nous ont invités à participer à la commémoration annuelle en hommage à la grande militante ouvrière Rosa Luxembourg.

A Berlin, la façon la plus facile de se déplacer est de prendre le métro, c’est ainsi que la délégation des différents partis présents s’est retrouvée au monument situé dans le quartier de Lichtenberg à Berlin.

Dés l’arrivée de l’important groupe  que nous formions avec Die Linke, au son d’une marche funèbre de Mozart, le cortège s’est avancé pour le dépôt des gerbes, chacun des participants tenant un œillet  rouge à la main.

Pendant que Lothar Blisky, président du PGE et Gregor Gysi, président de Die Linke, accompagnés de plusieurs députés européens, déposaient leurs gerbes, les participants fleurissaient les tombes des militants du DKP comme Rosa Luxembourg, Karl Liebknecht, Wilhem Pieck, Walter Ulbricht, ...

Tout cela s’est déroulé sous une neige drue. Ce qui m’a d’ailleurs agréablement surpris, c'est le fait que malgré les conditions climatiques rudes, des milliers de Berlinois sont arrivés par cars et métros entiers, l’œillet à la main, toutes générations confondues. Bien souvent, les grands-parents, les parents ainsi que leurs enfants, venaient fleurir à leur tour le mémorial.

C’est autour d’un verre de vin bien chaud, qu’avec des amis également présents, nous avons commenté cet événement qui prouve par son ampleur que la Gauche de Berlin est une force politique de premier plan dont il faudra de plus en plus  tenir compte dans la gestion de la République Fédérale Allemande.

Robert Tangre.

La biographie de Rosa Luxembourg

Issue d'une famille de commerçants juifs polonais, Rosa Luxemburg (1870-1919)  fait de brillantes études au lycée de Varsovie qui se trouve alors sous la domination russe.

Militante au sein de "Prolétariat", un parti socialiste révolutionnaire, elle doit fuir en Suisse où elle passe une thèse d'économie politique. Ayant acquis la nationalité allemande en 1898, Rosa Luxemburg milite au SPD (Parti Social Démocrate) à la Deuxième Internationale. Elle y défend l'idéologie de Karl Marx et devient grâce à la rigueur et à la cohérence de ses analyses une théoricienne du socialisme.

Pendant la Révolution russe de 1905, Rosa Luxemburg se rend à Varsovie, mais arrêtée, elle échappe de peu à l'exécution. De retour en Allemagne, en 1906, elle se trouve marginalisée dans son parti qui défend l'intégration de la classe ouvrière au sein de la société capitaliste. Contrairement à Lénine qui mise sur la discipline d'un parti bien structuré, elle défend l'idée que la grève de masse est le principal moyen d'action révolutionnaire.

Rosa Luxemburg s'oppose à la dérive guerrière de l'Allemagne. Une campagne pacifiste lui vaut d'être arrêtée en 1915. En 1916, la crise du SPD la conduit à fonder avec Karl Liebknecht, Franz Mehring et Clara Zetkin, la Ligue des Spartakistes, mouvement révolutionnaire et antimilitariste, ancêtre du Parti Communiste Allemand. Elle est à nouveau emprisonnée jusqu'à la révolution allemande en novembre 1918. Enthousiasmée par la Révolution russe de 1917 et l'espoir qu'elle suscite, dans "La Révolution russe" (1918), Rosa Luxemburg se montre cependant très lucide et clairvoyante sur l'autoritarisme et le manque de liberté du régime bolchevique mis en place par Lénine.

Le rapport de force n'étant pas favorable aux révolutionnaires, Rosa Luxemburg s'oppose à l'insurrection des spartakistes dont elle dirige le journal "Die Rote Fahne", mais participe néanmoins au mouvement. Elle est arrêtée le 5 janvier 1919 et est assassinée le 15 janvier avec Karl Liebknecht par des officiers nationalistes chargés de la répression de l'insurrection.

Maîtrisant parfaitement les concepts du marxisme, Rosa Luxemburg a su bâtir sa propre analyse en étudiant les aspects nouveaux du capitalisme (le colonialisme, l'accumulation des capitaux...) et en théorisant l'internationalisme qu'elle oppose au nationalisme et aux luttes de "libération nationale". Attachée aux idées démocratiques, elle pense que la révolution ne pourra venir que de la spontanéité des masses et non d'une "avant garde éclairée" dont la dictature sera "celle d'une poignée de politiciens" et non celle du prolétariat.

 Reportage - photos

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Le Chanoine Houtard président du Centre tri continental et prix Lénine de la Paix participait à la cérémonie.

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Nicole Cahen, membre du Comité central et déléguée du PCWB auprès du PGE.


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La manifestation se prépare.

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Le monument.

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Dépôt des gerbes.

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A gauche: le président de Die linke, Grégor Gypsi. A droite: Lothar Bliski, Président du Parti de la Gauche Européenne ( PGE).

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Reinhold Friedrich Wilhelm Pieck (3 janvier 1876 - 7 septembre 1960) devint en 1949, jusqu'à sa mort en 1960, le premier Chef d'Etat de la République démocratique allemande. Il fut le seul dirigeant de la RDA à porter le titre de Président de la République.

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Ernst Thälmann , né à Hambourg le 16 avril 1886 fut assassiné au camp de concentration de Buchenwald le 18 août 1944

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Karl Liebknecht (13 août 1871, Leipzig; 15 janvier 1919, Berlin) était un communiste révolutionnaire allemand, membre du Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) comme son père Wilhelm Liebknecht.

Il s'engagea pour le droit d'organisation des jeunes dans des organisations politiques et surtout contre le militarisme. Son livre Militarisme et anti-militarisme entraîna un procès et une peine de prison de 18 mois, durant laquelle il fut élu député au Reichstag.

En raison de son opposition à la Première Guerre mondiale, il fut emprisonné et exclu du SPD. Il a co-fondé avec Rosa Luxemburg la Ligue spartakiste puis le Parti communiste d'Allemagne (KPD).

 

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Walter Ernst Paul Ulbricht (né le 30 juin 1893 à Leipzig, mort le 1er août 1973 à Döllnsee au nord de Berlin) était un militant communiste allemand au Parti communiste d'Allemagne (KPD) puis au Parti socialiste unifié d'Allemagne (SED), homme politique et Président du conseil d'état de la République démocratique allemande (RDA).

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Il est temps de prendre le vin chaud! La neige allait tomber d'abondance pour accueillir les milliers de Berlinois qui arrivaient en grand, très grand nombre

 


 

 

La Poste en 2009 : Toujours plus de bénéfices, toujours moins de services à la population !     
Ecrit par Bureau politique    

Cela n’aura échappé à personne, 2009 fut une année de crise avec un recul important de l’activité économique. Mais ce recul ne signifie pas forcément que tout le monde est perdant. 

Ainsi le résultat opérationnel de la poste a encore progressé de 8.2% pour atteindre 240 millions d’euros.

Rappelons que le maintien intégral des bureaux de poste fut, lui, estimé par les dirigeants actuels de la Poste à 75 millions d’euros soit plus de trois fois moins.

Tout ceci cadre avec la nouvelle philosophie du fonds d’investissement CVC Capital Partners (aujourd’hui monté à hauteur de 49% dans le capital de la Poste et dont est issu l’actuel patron de la Poste Johnny Thijs) : moins de service et plus de bénéfices.

Moins de service car afin d’engranger ces bénéfices records, la Poste a encore sacrifié 1000 équivalents temps plein en 2009, passant sous la barre symbolique des 30.000 postes (alors qu’il n’y a pas si longtemps elle employait encore 50.000 personnes). Elle a également achevé son plan de fermeture d’environ la moitié des bureaux de poste du pays (plus de 600). Enfin, elle a pour projet de remplacer la majorité des facteurs par des « distributeurs » sous-payés et précarisés.

Malgré les campagnes de propagande orchestrées par la Poste sur la satisfaction de ses clients (on ne parle plus d’usagers), ses performances opérationnelles ont baissé en 2009 (moins de courriers acheminés en J+1). Le prix du timbre continue lui de grimper.

Dans ce contexte, on ne peut que  regretter amèrement le blanc seing donné il y a quelques semaines par le gouvernement à participation socialiste à la poursuite de la logique actuelle (projet de libéralisation proposé par l’ultralibéral Vincent Van Quickenborne avalisé ainsi que le nouveau contrat de gestion entérinant la fermeture des bureaux de poste).

Il y a quelques mois, Elio Di Rupo, pourtant un des acteurs de la privatisation, éructait dans la presse contre la fermeture de bureaux de poste à Mons rappelant à juste titre que « point poste » et « bureau de poste » ce n’était pas la même chose. 

Reculade incroyable, aujourd’hui, le Ministre président wallon Rudy Demotte propose que les communes financent elles-mêmes des points poste.  Ainsi, le contribuable paierait deux fois, une fois pour financer les bénéfices de la Poste privatisée et une seconde pour conserver un service au rabais (certains services notamment bancaires n’existant pas dans les points poste)

Triste gauche que celle-là qui au-delà des mots, détruit jour après jour nos services publics !

Bureau Politique

 


 

 

 

Catastrophe de Hal: le profit avant la sécurité?

Le Parti Communiste exprime sa sympathie aux victimes de la catastrophe ferroviaire de Halle et à leur famille. Il exprime également sa totale solidarité avec les cheminots.

Ce drame n’est pas le fruit du hasard. Il apparaît clairement qu’il aurait pu être évité si les mesures de sécurité- pourtant connues et réalisables- avaient été respectées et réalisées.

Si l’avancée de la Belgique dans le processus de libéralisation de son chemin de fer est évident, la sécurisation de son réseau est lui particulièrement en retard. Et les explications données ce mardi matin par l’un des administrateurs expliquant ce retard par le fait que l’UE ne se serait pas encore accordée pour unifier le système de sécurité des chemins de fer, sont spécieuses. Le chemin de fer français, par exemple, qui fonctionne dans la même Europe, est, lui, doté du système de sécurité.

Constatons que l’on est plus prompt en Belgique pour répondre aux injonctions économiques ultralibérales qu’aux normes de sécurité. La responsabilité des administrateurs, mais aussi celle du gouvernement est donc patente.

Avec la libéralisation, certes voulue par l’UE, ce sont bien les critères de rentabilité qui priment sur la sécurité des voyageurs et des agents. L’équation, abondamment dénoncée par les organisations syndicales, est pourtant connue ; mais il a encore fallu ce nouveau malheur pour rappeler la dégradation subie par la société de chemin de fer et les conditions de travail particulièrement pénibles qui sont imposées aux travailleurs.

Il est urgent que l’on en revienne à un véritable service public avec une société de chemin de fer réunifiée qui privilégie la sécurité

 

 

Rendre la ville au citoyen

Communiqué de la fédération de Charleroi du Parti Communiste.

Par ce slogan électoral, le Parti Socialiste dans les années 80 voulait associer les Carolos aux choix et aux décisions concernant le futur de leur ville.

Dans les faits, il n’en fut rien car la majorité sortie des urnes officia durant 30 années sur le mode de pouvoir absolu confisquant ainsi la parole aux citoyens.

Alors que les affaires plombaient la métropole, les élections de 2006 laissaient entrevoir un souffle nouveau sur le mode de fonctionnement de la ville. La transparence et la participation citoyenne étaient de mise.

Cela s’appelait la nouvelle gouvernance ! 3 ans plus tard, il faut déchanter !

Que cela soit à propos du projet métro ou de la redynamisation du centre ville, en passant par l’implantation de nouveaux centres commerciaux, la majorité communale, P.S., M.R. et C.D.H., reste étrangement sourde aux remarques de ceux qui "vivent" Charleroi au quotidien comme les habitants, les commerçants et tous les usagers de la ville.

Des déclarations en tous sens, voire contradictoires fusent de toutes parts tant dans le chef du Bourgmestre que de certains échevins. Il est donc totalement impossible aujourd'hui d’imaginer ce que  Charleroi sera demain.

Faute de schéma directeur et de perspectives réfléchies sur le futur centre ville, le Collège communal tente actuellement de rattraper des promoteurs non intéressés  par le développement de la ville, mais seulement animés par la réalisation rapide de profits au travers "d'opérations immobilières".

Dans ce contexte, on ne peut que soutenir et comprendre la manifestation des commerçants et les actions du Collectif Citoyen Carolo.

L’ampleur du projet est telle que l’on n’a pas le droit à l’erreur car les choix de la ville l’engagent à court terme mais aussi pour des décennies. Tout échec serait catastrophique !

Le Parti Communiste réclame donc la transparence des autorités communales ainsi que la mise en place officielle d’un comité d’accompagnement aux projets touchant au coeur de la métropole. Ce comité devrait notamment être  composé par les commerçants, les travailleurs du commerce et leurs organisations syndicales, les habitants et autres acteurs associatifs et culturels...    

Y.Bondo                                                              

 


 

 

Rive gauche - Foruminvest: avenir ou asphyxie du coeur de ville ?

Même deux ans après les premières démarches quant à la restructuration commerciale de Charleroi, des décisions définitives n’ont toujours pas été prises. Un mécontentement des citoyens se fait donc ressentir.

Ce lundi 8 février 2010, dès 8 h 30, 400 commerçants du centre-ville se tenaient devant l’hôtel de ville de Charleroi. De nombreuses vitrines étaient éteintes et les commerces avaient baissé leurs stores. Les employés ou propriétaires de magasins manifestaient leur mécontentement et leur incompréhension face aux différents projets d’expansions commerciales proposés depuis octobre 2008 par les autorités communales de Charleroi.

En effet, fin de l’année 2008, 6 projets d’expansions commerciales étaient exposés à l’hôtel de ville de Charleroi. Le 29 octobre de la même année, deux projets furent plébiscités par la population carolo, «  Le projet Rive Gauche » et « Le projet Equilis ».

 

Deux ans plus tard, la confusion règne toujours quant à la prise de décision en rapport avec la restructuration commerciale de Charleroi. Même si le Collège était décidé à mettre en place deux projets, des manipulations de cette décision eurent lieu durant ces deux années. Ainsi, le projet Equilis a été écarté privilégiant la mise en place du projet Foruminvest. Mis hors course par le Collège en octobre 2008, ce projet  reprit de l’élan suite à un appui extérieur au Collège et fut à nouveau relayé par celui-ci.

 

Un projet soutenu par la population a été mis hors course pour relancer un projet appuyé  par les politiques. Un acte qui touche les citoyens, les commerçants et indéniablement le Collectif Citoyen Carolo. Dans l'interêt des Carolos, le C.C.C.  a donc envoyé une lettre ouverte au Bourgmestre et au Collège communal de Charleroi pour relever les différentes incompréhensions concernant les projets commerciaux.

« La gestion par la ville du dossier des centres commerciaux apparaît actuellement en totale contradiction avec les règles de bonne gouvernance définies en 2006 dans le livre blanc «Une nouvelle gouvernance pour Charleroi». »

Des règles de bonne gouvernance non respectées.

En effet, le C.C.C. estime que 5 règles de bonne gouvernance n’ont pas été respectées. On y retrouve ; « la transparence », « l’éthique et la déontologie », « la cohérence », « l’intérêt communal » et « le long terme ».

Il met aussi en évidence l’évolution du projet Foruminvest. En 2008, J.J. Viseur annonçait que Foruminvest « tuerait la Ville Haute et la Ville Basse» et « serait un projet dangereux », ainsi que le message clair qu'il a adressé le 05/02/2009 aux promoteurs commerciaux et aux chefs de file de la tripartite en leur signalant que « Le Collège décide, pas les partis ». A l’heure actuelle, Foruminvest est en partie soutenu par le Collège...

La prise de position a donc changé avec le temps. Le C.C.C. nous apprend aussi que l’argumentaire officiel actuel en faveur du projet repose sur une étude privée réalisée en 2009 par le professeur Grimmeau et financée par les commerciaux de Foruminvest. Un argumentaire qui ne convainc pas les membres du Collectif Citoyen.

En effet, les membres du Collectif ont tout d’abord remarqué que l'étude Grimmeau de 2009, commanditée et payée par le groupe Foruminvest, ne peut être qualifiée d'objective et neutre dès sa première lecture. D’autant que cette étude aboutit à des conclusions contradictoires avec une étude universitaire pilotée en 2004 par le même auteur sur « Le commerce dans les grandes villes belges et leur périphérie ». Il signale en outre que les arguments puisés dans l'étude Grimmeau 2009 en faveur de la réalisation d'un second centre commercial parallèlement à celui de la Ville Basse sont en totale contradiction (évasion commerciale, besoins en m² de commerces, …) avec les résultats de l'étude commanditée par la Région wallonne et relative au Schéma de développement commercial de Charleroi. Ces trois remarques remettent en cause l’argumentaire dit officiel du projet Foruminvest qui ne peut donc être pris comme référence quant à une prise de décision. D’autres remarques ont été faites dans cette lettre en rapport avec l’évolution des projets commerciaux.

D'un point de vue urbanistique, le C.C.C. nous informe que le projet Equilis trouvait son sens dans le projet global de redynamisation de la Ville Basse et d'ouverture amorcée vers les quartiers du Sud de Charleroi. Il ne peut donc être purement et simplement « échangé » contre un projet réalisé en périphérie Nord-Ouest du ring R 9 tel celui de Foruminvest. D’un point de vue économique, il montre aussi du doigt l'étude de Grimmeau de 2009 prévoyant que la réalisation du projet de Foruminvest« conduirait à une réduction de 13 % du chiffre d'affaires moyen pour les commerces de Châtelet, Gosselies, Marcinelle, Montignies-sur-Sambre, Gilly, Jumet, Gerpinnes, Couillet, Mont-sur-Marchienne, Lodelinsart, …, ce qui devrait entraîner des compressions d'emploi et des fermetures » ! Il remarque aussi que cette information importante pour les citoyens et les commerçants des quartiers périurbains et des communes voisines est restée cachée jusqu'à présent. Beaucoup d’autres remarques furent retranscrites dans la lettre et vous les retrouverez dans l’encadré.

Face à tous ces éléments le C.C.C. a tiré une conclusion. « Il n'y a plus dans ces dossiers que l'apparence d'un débat démocratique, que des contacts et décisions importantes se prennent dans des cercles politiques ou autres en dehors des organes de la ville, et que l'intérêt à moyen et long terme de la ville et de ses habitants n'est pas – ou n'est plus – l'objectif majeur face à des intérêts privés. » Il estime aussi être face à une dérive grave du pouvoir en place. Il a d’ailleurs soumis certaines de ces interrogations au bureau d’éthique et de déontologie mis en place par la ville.

Aujourd’hui, le C.C.C. attend que le Bourgmestre et le Collège rétablissent le débat démocratique qu’ils s'étaient engagés à rétablir en ville. Il attend aussi une exposition plus transparente des dossiers commerciaux et de leurs enjeux pour la ville. Il souhaite une prise de décision cohérente et que les réflexions soient faites sur le long terme dans le seul intérêt de la ville et surtout du citoyen.

Y.Bondo


 

Les divers projets mis en concurrence    

 

Le projet rive Gauche :

Le projet rive gauche est un des projets proposés par les autorités communales de Charleroi dans les projets de restructuration commerciales de la ville.

L’objectif du projet Rive Gauche est de refaire du centre historique de Charleroi, un pôle d’attraction urbain, un lieu de vie, de promenades, de flâneries, de loisirs, d’animations urbaines… pour que le cœur de Ville de Charleroi redevienne digne de son statut de ‘première métropole wallonne’.
Source :
http://www.charleroi.be/SiteResources/Data/MediaArchive/p...

Le projet Equilis :

Le projet Ville-Basse d'Equilis est conçu pour drainer le centre-ville au-delà de la barrière naturelle que constitue la Sambre. En offrant une nouvelle "signature" architecturale par le biais d'un pont Baudouin élargi et des quais de Sambre dédiés à la promenade, ce projet marque des points importants, d'autant que cela s'inscrit également dans l'un des développements du plan Phénix. L'idée de remettre en valeur le fleuve comme dans d'autres grandes villes européennes donne un atout séduisant à ce concept.

Traiter le quartier de la gare du Sud constitue un avantage qui tient compte d'un aspect de mobilité certain, d'autant que le projet prévoit d'utiliser enfin le parking souterrain de la poste. Le projet soulève également la volonté de la Haute Ecole Charleroi - Europe de rassembler en un seul campus ses différentes activités réparties sur le territoire de l'agglomération : ramener des étudiants au centre-ville est aussi un gage de dynamisme dans le cœur urbain.  Côté rive droite, le projet Equilis se centre sur une surface à réaménager de 13 hectares autour de la gare du Sud et du site de l'ancien Conforama. En tout, le projet comprend une surface commerciale avoisinant les 35 000 m², 5 000 places de parking sont prévues ainsi qu'un cinéma de sept salles, 650 m² d'horeca, 3 400 m² de loisirs, 5 000 m² de logements étudiants et 13 000 m² de bureaux.

Source : http://www.lalibre.be/actu/hainaut/article/452668/equilis...

Le projet Foruminvest :

A Charleroi, ils ont l’ambition de développer un projet qui permettrait la reconstruction d’un centre de Congrès sur les espaces du parking du Palais des Expositions actuel, la destruction du Palais et l’implantation sur son site d’un centre commercial et de parkings. L’ampleur de l’investissement et sa superficie amènent chacun(e) à se questionner sur cette ville remodelée. Charleroi doit se développer et transformer son image à partir du cœur de la ville.             

Ce développement s’appuie sur des atouts non négligeables, implantés à Charleroi : aéroport, nœud de communication, pôle de recherche, d’universités et d’entreprises nouvelles. Pour articuler ce développement externe au centre ville avec le projet de FORUM INVEST, il convient de favoriser les échanges et les contacts, avec des développements commerciaux larges pour les enseignes qui en ont besoin, avec un ensemble de chemins et de connexions avec le centre historique de la ville.

Le terrain disponible à Charleroi est une chance pour le développement. La situation de ce terrain, au bord du Ring 9, visible pour tous, en démolissant le vieux palais des expositions et en reconstruisant un palais de lumière.
La volonté est aussi de créer une articulation avec l’histoire de Charleroi, avec sa culture (Magritte, Bande Dessinée,...).
Source :
http://www.carolo.be/article.php3?id_article=2548

A nos lecteurs de juger!

 

Y.Bondo

 

Remarques du Collectif Citoyen Carolo retranscrites dans un courrier adressé au Bourgmestre et au Collège communal le 8 novembre 2009.

 

1) L'étude Grimmeau de 2009, commanditée et payée par le groupe Foruminvest, ne peut être qualifiée d'objective et neutre dès sa première lecture. 

2) Cette étude aboutit à des conclusions contradictoires avec une étude universitaire pilotée en 2004 par le même auteur sur « Le commerce dans les grandes villes belges et leur périphérie ».

3) Les arguments puisés dans l'étude Grimmeau 2009 en faveur de la réalisation d'un second  centre commercial parallèlement à celui de la Ville Basse sont en totale contradiction  (évasion commerciale, besoins en m² de commerces, …) avec les résultats de l'étude  commanditée par la Région wallonne et relative au Schéma de développement commercial  de Charleroi.  

4) D'un point de vue urbanistique, le projet Equilis trouvait son sens dans le projet global de redynamisation de la Ville Basse et d'ouverture amorcée vers les quartiers du Sud de Charleroi. Il ne peut donc être purement et  simplement « échangé » contre un projet réalisé en périphérie Nord-Ouest du ring R9 tel celui de Foruminvest. 

5) Même en raisonnant en seul terme de m² commerciaux, la non réalisation d'Equilis (+/- 15.000 ² commerciaux) est déjà compensée en grande partie par l'accord que la ville de Charleroi a donné pour l'extension de Ville 2 (+ 6000 m² très proches du R9 et 32 nouvelles enseignes annoncées). Nous pouvons aussi ajouter la réalisation du projet Citaverde à Farciennes (à « vocation régionale » comme Shopping-Expos) qui va commencer en 2010, le tout dans une situation socio-économique en dégradation et à l'évolution difficilement prévisible. 

6) L'étude Grimmeau de 2009 prévoit également que la réalisation du projet de Foruminvest « conduirait à une réduction de 13 % du chiffre d'affaires moyen pour les commerces de Châtelet, Gosselies, Marcinelle, Montignies-sur-Sambre, Gilly, Jumet, Gerpinnes, Couillet, Mont-sur-Marchienne, Lodelinsart, …, ce qui devrait entraîner des compressions d'emploi et des fermetures » ! Nous observons que cette information importante pour les citoyens et les commerçants des quartiers péri-urbains et des communes voisines est restée cachée jusqu'à présent. 

7) Dans l'hypothèse d'un retrait du promoteur du projet Rive Gauche, déjà propriétaire d'une part importante du foncier, M. Massin a évoqué la possibilité d'expropriation pour réaliser le projet. La nécessité d'expropriation était pourtant la raison avancée par le Collège en octobre 2008 pour rejeter un des six projets soumis à son avis. 

8) Dans l'hypothèse d'un retrait du promoteur du projet Rive Gauche, la ville ne dispose d'aucun fonds pour finaliser ce projet si ce n'est en y introduisant l'un ou l'autre partenaire  privé que l'on pourrait aisément imaginer comme pouvant être Foruminvest. N'oublions pas non plus le groupe Wagner, dont le projet avait été rejeté en 2008  - car considéré comme « complémentaire » - mais qui doit rester potentiellement intéressé à une valorisation de son foncier dans la zone « Expos » si le projet de Foruminvest aboutit.

 


 

Le Collectif Citoyen Carolo se présente

Il est né fin 2006 en pleine tourmente médiatique suite aux "affaires" qui avaient profondément ébranlé la confiance envers le monde politique.

Une quarantaine de citoyens d'horizons différents - mais tous profondément attachés à leur Ville et indignés par la profonde dégradation de son image au-delà même de nos frontières - ont alors rédigé une "lettre ouverte" à l'intention des nouveaux élus qui allaient prendre en main la gestion de la Cité. Cette lettre ouverte est en quelque sorte le document fondateur du Collectif Citoyen Carolo.

Au delà de la rédaction de cette prise de position, le Collectif Citoyen Carolo se consacre depuis lors à entreprendre toutes les actions qu'il pense utiles pour rendre à Charleroi l'image qu'elle mérite en termes d'éthique, d'urbanisme, de mobilité, de culture, de vie sociale, de richesse patrimoniale, de rayonnement national et international.


Source :
http://www.collectif-citoyen-carolo.be/topic/index.html

Le C.C.C. est constitué de nombreux membres dont notre camarade, secrétaire de la fédération de Charleroi du PC, Jacques Coupez, très actif en son sein, accompagné de Florence Bertholet, Paul Catoir, Michel Debaise, Béatrice Garny, Mustafa Halla, André Lierneux, Alain Pelgrims,, Philippe Heusghem, Natalina Nocia,, Rosa Ruggeri, Edit Urbinati et Frédéric Ureel...

 

Y.Bondo


 
Il faut choisir son camp !

Ecrit par Bureau politique    
 
Le 29 janvier, des dizaines de milliers de travailleurs manifestaient en front commun syndical dans les rues de Bruxelles pour protester contre  les bas salaires, la dégradation des conditions de travail et le chômage de masse. La dramatique aggravation des conditions de vie appelle des réponses fortes et urgentes. C’est pourquoi la FGTB mène une campagne contre le système dit « d’accompagnement » des travailleurs sans emploi. Un système qui, dans les faits, aboutit à rayer des statistiques des dizaines de milliers de chômeurs dont une majorité se retrouvent sans revenus.

Le 29 janvier, Elio Di Rupo, paré de rouge, s’était mêlé aux manifestants. Un soutien qui a vite trouvé ses limites. Lundi 2 février, le président du PS a annoncé que son parti ne relaiera pas l’action de la FGTB au gouvernement. « Je préfère une discussion franche sur les faiblesses du plan d’accompagnement. Mais il ne faut pas donner l’impression que demain on rase gratis », a-t-il dit. Une envolée fort peu solidaire quand on annonce près de 170 000 chômeurs de plus en 2 ans.

Certes, M. Di Rupo a redit son indignation que « l'on puisse gaspiller les moyens financiers, offrir des cadeaux fiscaux à des multinationales qui mettent les gens à la porte ». Et, concernant les intérêts notionnels, le PS a déposé une proposition de loi visant à priver de leur bénéfice les entreprises qui organisent un licenciement collectif. Mais, outre qu’il conviendrait de supprimer purement et simplement cette mesure coûteuse pour les finances publiques et non créatrice d’emploi, les dirigeants socialistes iront-ils au-delà des effets d’annonce, en bataillant contre la droite au Parlement et au gouvernement ? Dans le cas contraire, ils confirmeraient que la participation au pouvoir est pour eux « la » priorité qui autorise bien des reniements.

Dans un document commun, les principales associations patronales du pays viennent de monter à l’assaut. « Stop à la culpabilisation ». « Trop, c'est trop, les entreprises sont le moteur de la prospérité » écrivent ces sinistres humoristes qui s’ignorent. En vertu de quoi et dans la perspective des négociations interprofessionnelles, ils repartent en guerre contre les coûts salariaux « trop élevés » et l'indexation des salaires. Et, parmi bien d’autres choses, exigent un nouveau durcissement de l’activation des chômeurs, coupables, bien sûr, comme celles et ceux qui sont encore au travail, de la vertigineuse dégradation de la situation économique et sociale. Aux victimes de payer la facture.

Le monde du travail en a ras le bol de cette politique et de ces discours arrogants et réactionnaires. Dans une situation marquée par une offensive incessante de la droite et du patronat contre l’ensemble des droits sociaux et des droits démocratiques, le devoir de la  gauche est de participer à la nécessaire construction d’une véritable alternative à la logique du système capitaliste et productiviste. Il faut choisir son camp.

Le PC choisit le sien : stop aux exclusions du droit au chômage !
 

 

 

 

 


31.01.2010

L'Etincelle n° 51 (janvier 2010)

« Apocalypse » dans l’information ? : l’URSS et le pacte germano-soviétique

"Après avoir pris le pouvoir et installé le système nazi en Allemagne, Hitler décide de faire main basse sur l'Europe. Il s'allie avec Staline puis envahit la Pologne, le 1er septembre 1939. La France et l'Angleterre n'ont plus le choix : elles déclarent la guerre à l'Allemagne. Mais les Allemands et les Soviétiques dépècent tranquillement la Pologne »  Ainsi commence la présentation faite par la RTBF de l’ensemble de son programme « Apocalypse », composée de six séries documentaires, et  présenté très récemment à la télévision.

Difficile de faire mieux dans la mauvaise foi. Difficile en effet de réussir l’exploit de mettre en quatre (4) lignes, tant de contrevérités, tant de volonté évidente de façonner des faits de l’histoire afin de leur doter d’une signification politique tendancieuse. « Hitler s’allie avec Staline » dit une de ses premières phrases. C’est clair, c’est simple, trop simple. Faute de précisions des rédacteurs de cette présentation et vu le sujet et le contexte historique d’alors, ont est obligé à déduire que c’est le Pacte germano-soviétique signé en août 1939 que justifierait cette affirmation. Ainsi, par une logique mystérieuse un pacte, de surcroît de non-agression, vaut alliance; rien de moins. Mais surtout ils oublient (oublier ici c’est une politesse de langage) que ce pacte-là, suivit les accords de Munich signés quelques mois plus tôt par la France et l’Angleterre avec Hitler et Mussolini en personne et dont la dite présentation ne touche pas un mot. Or ces accords, dans leur signification profonde, valent bien plus « alliance » avec Hitler que le pacte Molotov-Ribbentrop. Traité par lequel l’occident sacrifiait la Tchécoslovaquie pour se plier aux exigences d’Hitler permettant ainsi aux troupes de la Wehrmacht de s’approcher dangereusement de l’URSS. Ils oublient encore de dire que cette même URSS avait proposé, sans succès, aux puissances occidentales de faire intervenir son armée pour protéger cette Tchécoslovaquie menacée. Et que la Pologne d’alors, la dite Pologne « martyrisée », était dans les mains d’un gouvernement inféodé à Berlin et qui avait signé avec le même Von Ribbentrop un traité en 1934 essentiellement destiné à menacer l’Union Soviétique. Plus significatif encore, on cache, on continue à cacher, le fait que  la France, représenté par Charles Bonnet, son Ministre des affaires étrangères (et futur membre du Conseil national de Pétain) avait signé le même Pacte de non-agression avec le même Von Ribbentrop de l’Allemagne nazie. Pourquoi alors, lorsqu’on parle du pacte germano-soviétique l’on cache toutes les autres compromissions ? Pourquoi, surtout, lorsqu’on constate toutes ces mouvances orientées à encercler l’URSS par la puissance militaire allemande, toutes ces capitulations, de l’occident vis-à-vis Berlin, refuse t-on à l’URSS le droit de penser à sa sécurité ?

La présentation continue allégrement en disant que « ..les Allemands et les Soviétiques dépècent tranquillement la Pologne » laissant entendre qu’ils se partagent ensemble et dans la joie le « butin » polonais. Sans dire mot sur le fait que l’URSS interviendra en Pologne deux semaines après l’occupation allemande, et ce, après que la Pologne eut officiellement capitulé. Ces aimables présentateurs auraient alors souhaité que l’URSS, après avoir constaté la désertion des puissances occidentales, après constat de l’occupation de la Wehrmacht des territoires occidentaux de la Pologne, eut laissé les troupes hitlériennes s’installer tranquillement et directement sur ses frontières ? A défaut de la compréhension d’un de ces «soviétologues» de nos jours ou des rédacteurs d’Apocalypse, l’URSS eut, entre autres, celle d’un certain Winston Churchil qui écrivit, en parlant des occasions manquées: « l'offre des Soviétiques fut ignorée dans les faits. Ils ne furent pas consultés face à la menace hitlérienne et furent traités avec une indifférence, pour ne pas dire un dédain, qui marqua l'esprit de Staline. Les évènements se déroulèrent comme si la Russie soviétique n'existait pas. Nous avons après-coup terriblement payé pour cela. » 
 
La série Apocalypse, excellente par ailleurs lorsqu’elle présente des images inédites témoignant de l’horreur de la deuxième guerre, se permet également des affirmations d’une simplicité effarante ou des omissions douteuses. Ainsi, sans la moindre preuve, sans citer aucune source, sans même utiliser, par précaution, la forme conditionnelle du verbe, elle prétend que Staline avait adressé un télégramme personnel à Hitler le félicitant pour avoir occupé la France. Gaffe involontaire, coquille dans le récit ? Hélas, nous croyons que non. Nous pensons que cette manière de présenter les choses, d’administrer tendancieusement les faits historiques a comme but celui de modeler la pensée des gens, de façonner les opinions publiques ; en l’occurrence de mettre dans la tête des gens que le nazisme et le communisme se valent. Et modeler et façonner abusivement l’esprit des gens, c’est le plus propre des totalitarismes, c’est le premier pas d’une contre-culture fasciste.

Le chroniqueur que je suis a vécu en URSS. Il a pu faire connaissance également de l’utilisation des médias comme instrument de propagande, comme outil de façonnage de l’opinion. Avec une importante nuance. En URSS personne ou presque, n’était dupe et tout le monde savait qu’en ouvrant un journal, il allait être confronté à un exercice de propagande. En occident non, la manipulation est si fine, si délicatement subliminale, que personne ne la remarque. Certains réviseurs de l’histoire ont compris ici que le problème n’est pas de mentir, mais de savoir mentir.

Vladimir Caller



Audition de Mme ASHTON au Parlement européen

Auditionnée le lundi 11 janvier par la Commission des Affaires étrangères du Parlement européen, la baronne Ashton (proposée pour occuper les fonctions de vice-présidente de la Commission européenne et de Haut représentant pour les affaires étrangères de l'UE) a été incapable de répondre aux questions que lui a posées l'eurodéputé Jean-Luc Mélenchon, vice-président de la Commission des affaires étrangères.

A la question notant qu'elle n'avait pas mentionné le partenariat transatlantique et la création d'un Grand Marché Transatlantique, elle a répondu qu'elle n'avait pas entendu parler de ce projet de Grand marché. L'eurodéputé l'a alors renvoyée aux textes adoptés à ce sujet par le Parlement et la commission.

Puis à la question lui demandant quel adversaire affronte l'Europe en Afghanistan et quels buts de guerre devaient être atteints, elle n'a pas été capable de nommer l'adversaire et s'est contentée de dire que le but était d'agir auprès de la population.

Et quand l'eurodéputé italien Mario Mauro lui a demandé quelle solution elle préfèrerait concernant la demande d'un siège pour l'Union au conseil de sécurité de l'ONU, elle a répondu qu'elle ne connaissait pas le dossier !

L'incroyable faiblesse de ses réponses est une démonstration de la confusion et de l'opacité de la politique étrangère de l'Union européenne.

Jean-Luc Mélenchon, député européen GUE-NGL, vice président de la Commission des affaires étrangères du Parlement européen


Les limites du « tout au privé ».

Dans les courants politiques actuels, démocratie rime avec liberté de marché. La légende néolibérale tenace et imbécile prétend qu’en matière de gestion, une société privée est plus compétente qu’un organisme public. Comment peut-on soutenir de telles fadaises quand on connaît les finalités qui animent deux secteurs que tout oppose ? L’unique préoccupation d’une société privée consiste à enrichir ses actionnaires au détriment du bien-être du citoyen tandis que la vocation d’un organisme public est de rendre un service au plus grand nombre.

Le triste incident qui vient de survenir à Bruxelles avec la pollution de la Senne est l’illustration parfaite de ce qui est énoncé plus haut.  La station d’épuration d’eau de Bruxelles est gérée par la société Aquiris. Comment en est-on arrivé là ?

Petit rappel des faits : Le marché du siècle. C'est ainsi qu'était qualifié l'attribution du marché public d'appel d'offres européen pour la construction de la station d'épuration Bruxelles-Nord. Nous sommes  en 2007. Plus d'un million d'habitants devaient bénéficier du traitement de leurs eaux usées, ce qui en faisait une des plus importantes au monde. Un projet phare en terme d'environnement et un énorme investissement : construction, financement, exploitation et portage pendant 20 ans avant rétrocession à la région. D'un budget initial estimé à 1 milliard €,  la facture est déjà aujourd'hui, un an après sa mise en service, de 2 milliards €.

Ce marché colossal attira bien des convoitises, notamment de la part de nos voisins français. En réalité, ils feront tout pour le décrocher, en bafouant les règles élémentaires de droit, d'éthique et d'honnêteté. Quatre acteurs répondirent au cahier des charges fin 2000 : Bouygues [qui avait peu d'expérience en la matière], B.S.U.B. [consortium belgo-américain regroupant Seghers, Besix, Bechtel et United Utilitis], Hydronor [Suez ex Lyonnaise des Eaux] et Aquiris [Véolia division Vivendi Environnement].

Dans la passation de marché avec Véolia on retrouve l’ancien ministre socialiste Guy Coëme !

Aujourd’hui, la société Aquaris  « invite les parties concernées (le gouvernement de la Région Bruxelloise et les gestionnaires de la station dépuration) à se mettre autour de la table afin de débloquer la situation » ! Traduction : La Société Aquiris veut discuter du montant de 40 millions d’Euros par an que lui attribue  la région Bruxelloise. Aquiris juge cette somme insuffisante et c’est pour cette raison que la station a cessé ses activités ! La société privée n’éprouve aucun état d’âme quand il s’agit de monnayer ses services. Quand les travailleurs du service public partent en grève, on parle de « la prise en otage des usagers.» Mais quand il s’agit d’une société privée, c’est une toute autre affaire !

Durant 15 jours, le tout à l’égout est allé  directement dans la Senne provoquant une sérieuse pollution et il faudra plusieurs mois voire plusieurs années avant de résorber les dégâts environnementaux causés uniquement par  la cupidité d’un petit nombre d’individus!

Pendant ce temps, les dirigeants de l’Union Européenne et ses sirènes néolibérales nous serinent le même slogan : « La mise en concurrence des services et la disparition progressive du service public vise au bien-être du consommateur. » Au fil du temps, le mot « citoyen » a disparu du  vocabulaire de nos dirigeants.

Freddy Guidé



Déclaration commune belgo-luxembourgeoise: faire mousser la bière ou faire mousser les profits?
 
Ecrit par Déi Lénk et PC Wallonie-Bruxelles
    
 
La multinationale AB Inbev née de la fusion du groupe belgo-brésilien InBev avec le brasseur américain Anheuser-Busch, réalise de plantureux bénéfices : 2,1 milliards d’euros de résultat net pour un chiffre d’affaires de 16,1 milliards en 2008. Cela ne l’a pas empêchée d’annoncer sa volonté de supprimer 10 % de ses emplois en Europe. En pratique cela concerne environ 1000 emplois au niveau européen dont 300 (sur 2800) en Belgique et 63 (sur 93) au Luxembourg.

A Louvain, 179 emplois sont dans le collimateur. A Jupille en région liégeoise, pas moins de 63 emplois (29 employés, 14 cadres et 20 ouvriers) sur 430 sont dans le collimateur. Et la délocalisation vers Louvain et vers la Hongrie de toute une série de tâches administratives se poursuit.

A Diekirch, au Luxembourg, la situation est pire encore puisque la production de bière va être purement et simplement stoppée. Ce sont 63 emplois sur 93 qui risquent d’être supprimés à La Brasserie de Luxembourg (née de la fusion des brasseries Diekirch et Mousel en 2000 puis rachetée en 2002 par Inbev), dont 25 dans la production transférée à Louvain et Jupille, 30 dans distribution, 8 dans marketing. En 2008, ce site de production a pourtant encore réalisé 5 millions d’euros de bénéfices.

Diviser les travailleurs
 
On voit bien la tactique qui consiste aujourd’hui à jouer la « guerre des sites de production ». Des initiatives proposant le boycott des bières produites en Belgique apparaissent. Il est important de refuser cette logique et de ne pas oublier que les travailleurs et travailleuses qu’ils/elles soient luxembourgeois(es) ou belges, wallon(ne)s ou flamand(e)s, sont tous et toutes victimes des politiques ultralibérales qui mettent les travailleurs (et plus globalement les peuples) en concurrence au non du profit. Il est essentiel que les travailleurs et travailleuses puissent préserver une forte solidarité face à ces attaques.

Faire mousser les profits

AB Inbev justifie les restructurations par une diminution de la consommation de bière. Outre que cette baisse est très modeste, il faut noter que le groupe dans son ensemble ne voit pas baisser sa production à moyen terme. Il faut aussi noter qu’une bière comme la Jupiler brassée essentiellement à Jupille voit sa consommation augmenter et que la production totale du site de Jupille (environ 4.5 millions d’hectolitres) ne baisse pas.

En vérité, le groupe AB-Inbev tente de faire payer aux travailleurs et travailleuses le coût de la méga-fusion de 2008 avec le groupe américain Anheuser-Busch qui a coûté quelque 52 milliards de dollars, afin de conserver de plantureux dividendes pour ses actionnaires.

Et parmi les nouveaux « compagnons de route » de la multinationale, on trouve CVC Capital Partners, un fonds d’investissement domicilié à Luxembourg, qui en octobre 2009 a racheté pour 3 milliards de dollars les activités en Europe Centrale d’Anheuser-Busch, une nouvelle structure baptisée StarBev ayant été créée. CVC produit des bières à l’Est mais a également obtenu les droits de commercialisation pour Stella Artois, Hoegaarden, Beck’s, Löwenbräu, Spaten et Leffe. Chez CVC, on sait saigner les travailleurs et travailleuses pour faire mousser les bénéfices et abreuver les actionnaires. En Belgique on connaît bien ce fonds d’investissement propriétaire de la moitié de la Poste où il est occupé à opérer un véritable bain de sang social (perte de 1500 ETP chaque année et fermeture de la moitié des bureaux de poste notamment)

Le Parti Communiste Wallonie-Bruxelles et déi Lénk joignent leurs voix afin de refuser cette logique qui fait passer le profit avant les hommes. Plus que jamais, il est urgent de légiférer afin d’interdire les licenciements abusifs réalisés par des entreprises produisant des bénéfices. Plus que jamais il est urgent de stopper le gigantisme et la globalisation capitaliste pour produire de la qualité sur une échelle plus petite. C’est pourquoi nous prônons une relocalisation de l’activité économique, en stoppant la course aux surprofits et aux délocalisations, notamment en mettant à contribution le capital par une hausse de l’impôt sur les dividendes distribués par les sociétés. Nous sommes totalement solidaires du combat syndical mené aujourd’hui dans nos deux pays.


Violence sociale


A la rentrée de septembre 2009, PS, CDH et MR semblaient touchés par la grâce. Tous, ils estimaient qu’un an après le «krach» financier, l’Etat, qui a creusé ses déficits pour porter secours aux établissements financiers, devrait les mettre à contribution pour combler une partie des immenses trous budgétaires. En janvier, alors que les banques ont renoué avec les profits, ces belles intentions sont passées à la trappe. Il n’y a aucune raison pour que l’Etat lance une quelconque opération pour récupérer ses interventions, ont osé déclarer MM Reynders, ministre des Finances (MR), et Wathelet (CDH), ministre du Budget. Leurs collègues socialistes ont suivi sans moufter, sous la houlette d’un Elio Di Rupo qui sonne « l’alarme sociale » sans mettre la moindre proposition concrète et sérieuse sur la table.

En guise de vœux à la population, on a eu droit aux litanies d’usage sur la reprise - que nos « élites » espèrent un peu plus forte que craint voici quelques semaines encore - et  les finances publiques, courageusement obérées pour voler au secours des nantis et qu’il conviendra d’assainir au plus vite au nom du bien commun. La crise ? La meilleure manière de la dompter serait encore de prier le Dieu marché libre et ses saints. Ainsi, si l’on veut résumer, il s’agit une fois de plus de marier l’eau et le feu, une profonde soumission à l’arrogance du capital et un minimum d’attention aux besoins quotidiens des populations.

Tel est le cadre dans lequel les « interlocuteurs » sociaux sont invités à relancer le dialogue social. Dialoguer ? Quand des dizaines de milliers de chômeurs supplémentaires vont venir exploser les statistiques de l’ONEM ? Alors que la reprise de la croissance financière se fait à coups de plans sociaux ?  Que pas une semaine ne passe sans l’annonce de nouvelles fermetures et « dégraissages » massifs de l’emploi, ce que le capitalisme et ses porte-voix appellent un assainissement naturel de l’économie ?

De son côté, la Commission européenne avait prévenu qu’elle allait « continuer de surveiller la situation ». Elle a tenu parole. La commissaire à la Concurrence, Neelie Kroes, vient ainsi de lancer aux membres de l’Union européenne que les gouvernements ne peuvent « pas affecter la liberté des constructeurs bénéficiant des aides de l’État ».  En clair, il faut laisser aux multinationales la liberté totale de délocaliser, restructurer, fusionner en s’aidant des aides publiques financées avant tout par les contribuables. « Telle est la règle » répétait en substance le patron de la FEB voici quelques jours.

Face à une opinion publique de plus en plus ulcérée par les choix économiques et sociaux du gouvernement,  face à des salariés qui doivent se serrer la ceinture (chômage total ou « économique », fermetures d’entreprises, « modération » salariale, etc.), nos ministres regardent ailleurs et approuvent.

Mais voilà que la FGTB exige des réformes comme la réduction du temps de travail par la semaine de quatre jours, opération financée par une taxe sur les opérations boursières, la création d’une banque publique (il y a aujourd’hui 188 milliards d’euros sur les comptes d’épargne belges), la suspension de la procédure d’accompagnement des chômeurs… Et les pontes des fédérations patronales, relayés par leurs porte-voix politiques, étouffent d’indignation (tout cela ne serait pas digne « d’un pays civilisé » a osé affirmer l’Union des classes moyennes) et proclament la compétitivité en danger dans la patrie capitaliste. Ils vous expliquent dans la foulée que les dégraissages massifs dans les entreprises multinationales font partie du jeu normal du système. Que la désindustrialisation massive dans nos contrées et les délocalisations vers les Etats-ateliers s’inscrivent tout naturellement dans une globalisation bien comprise. Que la condition sine qua non de la création d’emplois passe d’abord par la maximisation du profit. Et que les chômeurs, souvent fils de chômeurs, parfois petits-fils de chômeurs  n’ont qu’à aller  - quand ils ne sont pas tout simplement exclus- se « réactiver » dans des programmes dont la vacuité n’est plus à démontrer.

Voilà les leçons d’économie politique que gouvernants et financiers assènent semaine après semaine.

Par ailleurs, la FGTB a décidé de mener une campagne de longue haleine pour que cesse le contrôle des chômeurs. L’objectif de ce contrôle (pudiquement nommé « accompagnement ») est de réduire le nombre de demandeurs d’emplois par la suspension, voire l’exclusion du droit aux allocations de chômage. Les derniers chiffres de l’ONEm rapportés par le journal De Morgen font état de 30.000 sanctions dont 11.000 exclusions.

Seuls 38 %, en moyenne, des exclus sont pris en charge par les CPAS, ce qui constitue pour eux une lourde charge supplémentaire. Il n’en reste pas moins que 62 % des exclus se retrouvent sans aucun revenu. Les exclus sont surtout des cohabitants, c’est-à-dire dans la plupart des cas des femmes et des jeunes, discrimination scandaleuse qui a pour conséquence d’appauvrir l’ensemble du ménage. De cela, l’« humaniste » Joëlle Milquet, Ministre CDH de l’Emploi et du Travail n’en a cure !

Au départ du conseil communal de Châtelet, une trentaine de villes et communes appuient la position de la FGTB et réclament l’arrêt des exclusions de chômeurs dans la situation de crise qui est en train de s’aggraver avec son lot quotidien de faillites, de fermetures d’entreprises et des centaines de travailleurs qui perdent leur emploi.

Le Parti communiste de Wallonie-Bruxelles (PCWB) apporte son soutien aux justes revendications de la FGTB. Il exprime sa totale solidarité avec les travailleurs sans emploi qui s’opposent aux exclusions du droit aux allocations de chômage et leurs camarades en lutte pour la sauvegarde de leurs postes de travail et de leurs revenus, pour le respect du droit du travail, pour des emplois stables et de qualité.

Le Comité central du PCWB


AB-Inbev : Quand la soif de profit met les emplois en bière

En dépit de plantureux bénéfices en 2008 (pas moins de 1.8 milliards) et de chiffres excellents pour 2009, la multinationale AB Inbev née de la fusion du groupe belgo-brésilien InBev avec le brasseur américain Anheuser-Busch, vient d’annoncer sa volonté de supprimer 10% de ses emplois en Europe.  En pratique cela concerne environ 1000 emplois au niveau européen dont 300 (sur 2800) en Belgique.  A Jupille en région liégeoise, pas moins de 63 emplois (29 employés, 14 cadres et 20 ouvriers) sur 430 sont dans le collimateur.

AB Inbev, justifie ces restructurations par une diminution de la consommation de bière.  Outre que cette baisse est très modeste (on parle de moins de 2% par an), il faut noter que le groupe AB Inbev dans son ensemble ne voit pas baisser sa production.  Au contraire, une bière comme la Jupiler brassée essentiellement à Jupille voit sa consommation augmenter et la production totale du site de Jupille (environ 4.5 millions d’hectolitres) ne baisse pas. 

En vérité, le groupe AB Inbev tente de faire payer aux travailleurs le coût de la méga fusion de 2008 avec l’américain Anheuser-Busch qui a coûté quelque 52 milliards de dollars, afin de conserver de plantureux dividendes pour ses actionnaires (dont les familles De Spoelbergh, De Mévius et Vandamme qui toutes trois figurent parmi les 100 familles belges les plus riches). On assiste à la fermeture de petits sites de production (comme celui de la Diekirch au Luxembourg) et à la poursuite de la délocalisation vers l’Est, Hongrie, de toute une série d’emplois liés notamment aux activités financières et comptables.

Le Parti Communiste Wallonie-Bruxelles refuse cette logique qui  sacrifie les emplois au bénéfice des profits. Qu’ont gagné les travailleurs de l’ex-Piedboeuf à Jupille de ces rachats et méga-fusions se succédant à un rythme effréné ?  Production automatisée, emploi administratif délocalisé, transport sous-traité (il reste à peine 9 camions propres sur le site pour environ 1000 par le passé). Les seuls gagnants sont les patrons aux salaires astronomiques et les grands actionnaires. 

C’est pourquoi nous luttons au PC pour la défense de l’emploi local.  Nous pensons que cette défense passe par des mesures favorisant une relocalisation de l’activité économique en mettant notamment un frein à la course aux surprofits. Nous proposons par exemple de passer de 25% à 40% minimum les impôts sur les dividendes distribués par les sociétés.

En dépit de plantureux bénéfices en 2008 (pas moins de 1.8 milliard) et de chiffres excellents pour 2009, la multinationale AB Inbev née de la fusion du groupe belgo-brésilien InBev avec le brasseur américain Anheuser-Busch, vient d’annoncer sa volonté de supprimer 10% de ses emplois en Europe.  En pratique cela concerne environ 1000 emplois au niveau européen dont 300 (sur 2800) en Belgique.  A Jupille en région liégeoise, pas moins de 63 emplois (29 employés, 14 cadres et 20 ouvriers) sur 430 sont dans le collimateur.

AB Inbev, justifie ces restructurations par une diminution de la consommation de bière.  Outre que cette baisse est très modeste (on parle de moins de 2% par an), il faut noter que le groupe AB Inbev dans son ensemble ne voit pas baisser sa production.  Au contraire, une bière comme la Jupiler brassée essentiellement à Jupille voit sa consommation augmenter et la production totale du site de Jupille (environ 4.5 millions d’hectolitres) ne baisse pas. 

En vérité, le groupe AB Inbev tente de faire payer aux travailleurs le coût de la méga fusion de 2008 avec l’américain Anheuser-Busch qui a coûté quelque 52 milliards de dollars, afin de conserver de plantureux dividendes pour ses actionnaires (dont les familles De Spoelbergh, De Mévius et Vandamme qui toutes trois figurent parmi les 100 familles belges les plus riches). On assiste à la fermeture de petits sites de production (comme celui de la Diekirch au Luxembourg) et à la poursuite de la délocalisation vers l’Est, Hongrie, de toute une série d’emplois liés notamment aux activités financières et comptables.

Le Parti Communiste Wallonie-Bruxelles refuse cette logique qui  sacrifie les emplois au bénéfice des profits. Qu’ont gagné les travailleurs de l’ex-Piedboeuf à Jupille de ces rachats et méga-fusions se succédant à un rythme effréné ?  Production automatisée, emploi administratif délocalisé, transport sous-traité (il reste à peine 9 camions propres sur le site pour environ 1000 par le passé). Les seuls gagnants sont les patrons aux salaires astronomiques et les grands actionnaires. 

C’est pourquoi nous luttons au PC pour la défense de l’emploi local.  Nous pensons que cette défense passe par des mesures favorisant une relocalisation de l’activité économique en mettant notamment un frein à la course aux surprofits. Nous proposons par exemple de passer de 25% à 40% minimum les impôts sur les dividendes distribués par les sociétés.

Ce vendredi 8 janvier, une délégation de la Fédération de Liège du PC s’est rendue sur le site d’AB Inbev Jupille afin de rencontrer les délégations syndicales et de leur témoigner de notre soutien dans le dur combat qui s’annonce afin que ne soit pas jetées dans la précarité des centaines de familles dépendant directement ou indirectement de l’activité brassicole à Jupille.

 


 

00:05 Ecrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook

01.12.2009

L'Etincelle n° 50 (décembre 2009)

La fédération de Charleroi du Parti communiste présente
à ses membres et sympathisants
et tous ceux qui luttent pour la justice sociale
ses voeux les meilleurs pour 2010
 

paix


 

Qui ne regrette pas les émissions phares de la RTBF de Charleroi comme " Au nom de La Loi ou Zygomaticorama,...", des émissions de qualité , recueillant une très forte audience, un travail digne de l'outil public qu'était le centre régional de Charleroi.

Ces émissions phares disparurent les unes après les autres suite aux différents plans de restrictions budgétaires. 

La CGSP- RTBF se mobilise et avance des propositions pour sauver et redorer le blason du centre régional. Laissons la parole à un syndicaliste qui nous livre ses propositions pour sauver l'outil télévisuel public.

Pour une synergie RTBF - Télésambre

RtbfDéjà, le plan Magellan, trop  bureaucratique, rigide,  et très coûteux, a fait des dégâts sur le personnel de la RTBF et la production. En particulier en télévision, où le plan de réorganisation structurelle des centres régionaux en « unités de programme », censé réduire les coûts de la production de la RTBF, est pour l’instant et sans doute pour toujours, un échec.

Aujourd’hui, sous prétexte du plan de solidarité demandé par la Communauté Française,  se dessine ce qui apparaît comme une nouvelle et alarmante suspension du développement  régional de la RTBF, où Charleroi, déjà sous-doté, perd encore des plumes : en ligne de mire la suppression de l’investissement d’un studio de télévision dédié RTBF, destiné, dans le plan Magellan à remédier à la reprise par la Ville de Charleroi du studio du Passage de la Bourse, bien connu du public carolo.

C’est particulièrement grave dans le contexte très défavorisé de la région de Charleroi, qui n’arrive que difficilement à sortir de son déclin historique et des conséquences humaines, sociales, industrielles et  économiques qui en résultent. A rappeler que, de par sa mission d’éducation permanente, le Centre de Production de Charleroi s’inscrivait parfaitement dans la logique du redressement nécessaire de la région.

Ajouter Place de la Digue un nouvel immeuble de bureaux à l’immeuble Tirou déjà acquis ne sert à rien. Au contraire, cela clicherait pour de bon la situation d’une RTBF Charleroi sans studio de télévision publique. Il faut faire l’inverse, c'est-à-dire construire d’abord un studio  de type conventionnel, en envisageant la location provisoire de bureaux en attendant de pouvoir poursuivre l’investissement prévu.

L’hypothèse de créer un studio chez Dreamwall - à Marcinelle, pas loin de Télésambre -, dans le contexte d’un « pool audiovisuel » carolo /montois et d’abord à des fins industrielles, pose clairement la question de l‘utilisation de l’argent public au détriment du studio RTBF initialement prévu à Charleroi. La mission n’est pas la même.

telesambreDans le cadre d’une réflexion globale – rendue inévitable,  et à tenir dans les plus brefs délais– sur l’avenir de l’audiovisuel carolo comportant la RTBF Charleroi,  Télésambre, et tous les autres interlocuteurs pressentis, nous soutenons qu’un rapprochement avec Télésambre est tout à fait envisageable, au moins dans les aspects immobilier et technique, pour occuper les lieux du centre Ville comme prévu depuis plus de 10 ans. Nous privilégions cette hypothèse d’actualisation de l’investissement Magellan plutôt que l’enfermement immobilier prétexte et sans avenir annoncé par Philippot.

Nous plaidons pour la création immédiate d’un espace de réflexion commun.

Nous demandons à toutes les forces vives de la région de Charleroi de réagir en ce sens.

 J-F. L.


 
Copenhague, l'échec du capitalisme maquillé de vert


  
Ecrit par Bureau Politique du PC   

 La voix des 100.000 manifestants présents le 12 décembre dans les rues de Copenhague (parmi lesquels une délégation de notre parti), celles des millions d’hommes et de femmes qui ont marché dans les rues de centaines de grandes villes à travers la planète, auront fait trembler les murs du Bella Center mais elles n’auront pas suffi à déboucher les oreilles des puissants, et en particulier du président Obama.  

Mais pouvait-on attendre quelque chose de ce sommet quand c’est encore et toujours la loi du profit qui gouverne le monde ? Dans la manifestation de Copenhague fleurissait ce message : « Si le climat avait été une banque, il aurait déjà été sauvé » C’est aujourd’hui la logique de marché et la maximisation du profit à court terme qui dominent le monde. Malheureusement, nos dirigeants se conforment à ce diktat.

Un peu comme le ministre Magnette, monté dans un train pour Copenhague devant les caméras mais le quittant ensuite par une porte dérobée, l’Europe en reste pour l’essentiel aux beaux discours de façade.  L’idée selon laquelle, nous serions les bons élèves sur le climat doit être sérieusement remisée.  En refusant de monnayer à sa juste valeur la dette écologique des pays riches, en tentant de mettre Chine et USA sur le même pied, ou encore en acceptant que soit mis sur la table à la dernière minute un texte non démocratiquement rédigé, l’Europe a fait le jeu de l’échec de Copenhague.

Copenhague devait être le sommet marquant l’avènement d’un capitalisme vert.  Il est au contraire le sommet qui montre l’échec de cette logique. Non, il ne suffira pas d’un « green deal » et de passer du productivisme gris au productivisme vert.  C’est d’un changement profond de société dont nous avons besoin.  Alors que l’on privatise le FRET (déjà marginalisé face au camion) et les transports en commun (via les PPP), les communistes proposent au contraire d’investir massivement dans du transport public. Nous réclamons un plan massif d’isolation de tout l’habitat public et la construction chaque année en Wallonie et à Bruxelles de 5000 logements sociaux basse énergie. Nous pensons qu’il faut favoriser l’économie locale et stopper le dumping social mondialisé. Le libre marché c’est la liberté d’exploiter au Nord comme au Sud. Nous appelons à promouvoir une agriculture locale respectueuse de l’environnement.  Les Etats doivent avoir le contrôle de leur politique énergétique (et aussi du traitement des déchets ainsi que le montre cruellement les derniers évènements bruxellois). Tant d’autres mesures transformatrices aujourd’hui délaissées par la sociale démocratie et sa petite sœur écologiste sont une urgente nécessité.

Dans son discours du 16 décembre à Copenhague, le président vénézuélien Hugo Chavez, déclarait : « Le socialisme est la voie à suivre, c’est la seule voie qui permettra de sauver la planète, je n’ai pas l’ombre d’un doute là-dessus. Et le capitalisme est le chemin de l’enfer, le chemin qui mènera à la destruction du monde. ».  Voilà un avis que nous communistes, partageons entièrement.


 

Copenhague : urgence politique"      
    
 
article_climatLes délégations de la Gauche Européenne ont participé à la manifestation “System change, not climate change” (Changer le système, pas le climat) qui a réuni 100.000 personnes le 12 décembre 2009 à Copenhague pour faire pression sur les chefs d’Etat. Cette manifestation exprime l’exigence populaire d’un accord fort. Elle montre la montée en puissance de l’idée que la justice climatique passera forcément par plus de justice sociale et la prise en compte du point de vue des pays du Sud qui sont les premières victimes du réchauffement climatique. 

Dans le même temps, les textes actuellement en débat au sein de la COP 15 (conférence des chefs d’Etat) sont d’une tiédeur extrême : aucun engagement financier ou des sommes dérisoires, pas d’accord sur une limitation du réchauffement à 1.5° comme le proposent des petits pays insulaires soutenus par une centaine de pays en développement, pas d’accord juridiquement contraignant, risque que les Etats-Unis se mettent à part du reste du monde.  
Déjà les pays du Sud rejettent tout accord sur base des documents actuels. 

Le risque est donc grand que le sommet accouche d’une simple déclaration politique qui ne sera qu’un catalogue de bonnes intentions et pas un accord ambitieux et contraignant. 

Pour les délégations de la Gauche Européennes présentes à Copenhague, un bon accord devra inclure tous les pays, être chiffré et juridiquement contraignant. Nous rappelons que notre demande est la réduction de 40% des émissions de CO2 (par rapport à 1990) d’ici 2020 dans les pays développés et que nous sommes opposés à la marchandisation du droit de polluer.  Nous sommes pour un soutien financier et technologique aux pays en voie de développement qui pourrait être géré par l’ONU. Pour financer ces mesures de transformations, nous proposons la réduction des dépenses militaires et une taxation des transactions financières.

Nous sommes attachés à deux principes fondamentaux :  celui de responsabilité commune mais différenciée qui souligne la responsabilité historique des nations industrialisées et le droit des pays pauvres de se développer tout en prenant en compte l’urgence climatique actuelle, et le droit à l’énergie propre pour toutes et tous (dans le cadre d’un développement soutenable et solidaire).

C’est pourquoi, notamment au niveau européen, nous sommes pour un secteur énergétique public fort, le développement des transports en commun et du fret ferré ainsi que l’isolation thermique massive des bâtiments. Ces transformations ne pourront être obtenues sans une pression populaire sur les institutions européennes et la remise en cause d’une série de règles imposées par le Traité de Lisbonne.

Pour relever le défi devant lequel nous sommes et initier une alternative réellement écologique, il faut sortir au minimum les biens communs de l’humanité du capitalisme.

Les délégations de la Gauche Européenne présentes à Copenhague 


 

Défendre l'environnement contre le système capitaliste     

manif_climatPour le communistes, défendre l’environnement c’est bien plus qu’énoncer des vœux pieux sur la préservation de telle ou telle parcelle de vie naturelle en danger ; c’est dénoncer les racines du mal. Et le mal ce n’est pas un ovni, mais bien un système économique, le système capitaliste, ayant comme seul souci la recherche de profits, souvent sans beaucoup de scrupules. C’est pourquoi nous combattons avec la même énergie l’exploitation abusive des ressources naturelles et celle des hommes et femmes qui apportent leur force de travail.

Pour mieux masquer leurs réelles motivations, les ténors du système actuel n’arrêtent pas de nous dire qu’ils ne cherchent qu’à satisfaire les besoins humains. En vérité, alors que de nombreux besoins fondamentaux (logement, santé, éducation,...) sont inaccessibles à une part grandissante de la population, il s’agit souvent de besoins relevant d’une manie consumériste qu’ils ont, eux-mêmes, artificiellement fabriquée usant d’un outil publicitaire toujours plus envahissant et agressif. Cette consommation, par ailleurs très souvent superflue, est destinée en premier à celles et ceux qui disposent d’un pouvoir d’achat confortable, ensuite à des personnes de condition modeste aliénées par des propagandes les poussant à l’endettement. Pour les autres, pour les laissés-pour-compte des pays développés, il ne reste qu’une précarité généralisée ; pour ceux du Tiers-monde, c’est bien pire encore, c’est la misère la plus totale.

C’est parce que nous croyons qu’un autre modèle social et économique est possible, avec une production et une productivité maîtrisées et orientées vers la satisfaction des réels besoins humains et non soumis aux lois néfastes du seul marché, que nous luttons pour une véritable écologie fondée sur le refus clair du mode de production capitaliste et de la culture qui en résulte.  
Le Bureau politique 


 

Israël : honte à l’Europe…et à la Belgique     
Ecrit par Bureau Politique    


0211-BenyaminNetanyahouHillaryClinton-AMalgré les manœuvres des Etats-Unis et des pays de l’Union européenne, Israël n’a pu empêcher que le « rapport Goldstone » soit présenté devant l’Assemblée générale de l’ONU. Ce document établit que l’Etat hébreu s’est rendu coupable de crimes de guerre à Gaza au cours de l’hiver dernier. La résolution qui vient d’être votée à une large majorité, si elle n’est pas contraignante, accroîtra la pression sur Tel-Aviv.

Dans le même temps, Barack Obama, qui disait vouloir faire du règlement du conflit israélo-palestinien une priorité, opère une courbe rentrante. Comme ses prédécesseurs, il refuse toute sanction contre Israël. Par la voix de la secrétaire d’Etat, Hilary Clinton,  l’administration américaine vient de manifester de la compréhension vis-à-vis des constructions de colonies... tout en prétendant, pour calmer les inquiétudes arabes, n’avoir pas changé de position sur le fond.

Ce comportement erratique constitue un soutien à la politique extrémiste de Netanyahou et de son gouvernement (donc fait partie, rappelons-le, le Parti travailliste, membre de l’Internationale socialiste) et ne peut qu’aviver les tensions et les risques de nouveaux affrontements.

On pourrait attendre de la Belgique et de ses partenaires européens qu’ils expriment clairement leur désaccord et l’exigence du respect des résolutions des Nations Unies. Or, la majorité des Etats membres de l’Union européenne ont refusé de voter le rapport Goldstone (1).

En outre, alors que se développe une campagne de boycott lancée des par des associations de la société civile européenne, on apprend que L’UE et Israël ont achevé leurs négociations sur la libéralisation du commerce des produits agricoles. La décision prise il y a plus d’un an par les Etats membres de rehausser les relations UE-Israël – un « partenaire naturel » - est toujours d’actualité, a déclaré à Jérusalem le vice-président de la Commission Günter Verheugen.

Fin octobre, la Haut représentant pour la politique étrangère de l’Union, Javier Solana, avait lancé devant la « Conférence présidentielle israélienne », qui réunit des politiques et des patrons de l’État hébreu : « Israël permettez-moi de le dire, est un membre de l'Union européenne sans être membre de ses institutions ».

Notre pays n’est pas en reste. Ainsi, la région de Bruxelles-capitale entend-elle organiser une mission commerciale en Israël en décembre prochain, ce « pays ‘atypique’ qui mérite un statut spécial car il est proche de l’UE en ce qui concerne le développement économique et la stabilité de sa démocratie et de ses institutions. » (Verheugen).

Le Parti communiste condamne cette initiative indigne et s’est associé au rassemblement de protestation contre la mission organisé par de nombreuses associations (le mardi 10 novembre de 17h30 à 18h30  devant les bâtiments de la Direction du Commerce extérieur, Av Louise 500 ).

1. L'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas, la Pologne, la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie ont voté contre la résolution. L'Irlande, le Portugal, Malte, la Slovénie et Chypre l'ont adopté. Les 13 autres Etats membres de l'UE, dont la Belgique, la France et la Grande-Bretagne, se sont abstenus

 

22:32 Ecrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook

19.11.2009

L'Etincelle n° 49 (novembre 2009)

Halte aux dérives racistes dans le débat sur le voile !      

voileLe Parti Communiste défend en toute circonstance une conception laïque de la société.  Nous prônons un découplage complet entre d’une part le fonctionnement de l’Etat et de ses institutions et d’autre part les convictions religieuses qui relèvent strictement de la sphère privée.

Dans un pays dont le roi, en délégation officielle, va à Rome s’agenouiller devant le pape Benoit XVI, dans un pays dont le gouvernement participe chaque année au Te Deum, dans un pays où il est impossible d’imposer un seul réseau d’enseignement et de substituer aux cours de religion un cours de philosophie, ce combat demeure central et il dépasse de loin ce qu’il est désormais convenu d’appeler « la question du voile ».

La radicalisation d’une partie (et d’une partie seulement) du monde musulman nous inquiète comme nous inquiète toute radicalisation religieuse et toute velléité des religieux de s’immiscer dans la gestion des Etats. 

Le Parti Communiste tient toutefois à s’opposer avec la plus grande vigueur à l'instrumentalisation faite actuellement du débat sur le voile par des opportunistes droitiers qui cherchent à « voiler » leurs vraies motivations racistes. La Gauche doit se garder également de tomber dans les tentations communautaristes.

Si c’est véritablement de laïcité dont il s’agit, le débat est mal engagé. Dans les médias, les forums et dans la rue, les prises de position se radicalisent et les amalgames se multiplient.  La caricature de débat qui s’installe stigmatise une population déjà précarisée économiquement et régulièrement discriminée.  Elle fait le jeu de l’extrême-droite en véhiculant clichés et propos racistes.  Les communistes ne crieront pas avec les loups.

L'émancipation sociale, par l'accès des filles et des garçons à un enseignement général, laïc et mixte, et donc à une juste place dans la société, la multiplication des cultures et la richesse de la mixité sont, plus que jamais, nos objectifs. La justice et une solution juste au conflit en Palestine permettront enfin de faire reculer les extrémismes. Notre laïcité est celle du respect mutuel.
 
Le Bureau politique
 
  


 

Il y a 20 ans, un mur tombait … et après ? 

berlin
   
 

Il y a 20 ans, un mur tombait. La preuve était faite que l’enfermement d’une population est toujours un signe d’échec pour un système politique.

Il y a 20 ans, un mur tombait et le camp « socialiste » explosait, miné par un long travail de sape des puissances occidentales, mais également miné de l’intérieur, victime de l’autoritarisme, des excès bureaucratiques et de son incapacité à répondre aux ravages d’une crise multiforme et aux besoins d’émancipation des peuples. C’était l’échec d’une expérience d’alternative au capitalisme, qui a tourné le dos à l’espoir soulevé au début du XXe siècle.

Mais 20 ans après, où en est-on ? Selon une étude récente de l’institut Forsa, alors qu’en 1989, 71% des Allemands de l’Est estimaient que leur vie allait s’améliorer suite à la chute du mur, ils ne sont plus que 39 % à juger leur situation meilleure aujourd’hui.

La « chute du communisme » devait donner la paix et la prospérité au monde.  Or, on ne voit que conflits et inégalités croissantes. Partout, les droits sociaux reculent et la démocratie se mue de plus en plus en une bulle creuse. L’effondrement du « bloc de l’Est » a fait sauter un verrou à l’expansion planétaire de l’ultralibéralisme, aux appétits des oligarchies prédatrices et à la marchandisation sans freins.

Dans nombre de pays de l’Est européen, c’est aujourd’hui le règne du capitalisme sauvage, de la criminalité florissante, des mafias, de la corruption. Les inégalités explosent, le droit des femmes recule, l’espérance de vie baisse, des mouvements néofascistes redressent la tête.

Alors que le Pacte de Varsovie n’existe plus, l’OTAN a progressé de 800 kilomètres en direction de l’Est. Dans ce monde dit globalisé, des guerres terrifiantes sont menées au nom de la lutte contre le terrorisme, au mépris des aspirations à un ordre économique mondial juste qui permettrait le  développement de l’Afrique, de l’Asie et de l‘Amérique latine.

Triste bilan. Il y a 20 ans, un mur tombait et nous ne le regrettons pas.  Mais d’autres restent à abattre : en Palestine, à Chypre, à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis. 

Nous n’affichons aucune complaisance pour ce qui fut fait au nom du communisme. Mais au moment où d’aucuns travaillent à tracer un signe d’égalité entre le communisme et le nazisme, nous refusons les caricatures. Sans dogmatisme et avec un attachement aigu à la démocratie et aux libertés chèrement conquises par les luttes populaires, les communistes belges continuent de lutter pour sortir du capitalisme. Plus que jamais.

Le capitalisme triomphant n’accepte pas que des forces politiques s’opposent à sa main mise sur les populations du monde et à ses mortelles logiques. Ses servants les plus zélés n’hésitent pas à falsifier l'Histoire en occultant sa propre responsabilité dans l'arrivée au pouvoir de partis fascistes tant en Europe qu'ailleurs. Ils veulent ne reconnaître qu'une part des victimes de la seconde guerre mondiale, et nier le rôle central de l’URSS et du peuple soviétique dans la lutte contre le régime nazi.  Ils occultent volontiers le fait qu’au Chili, dans un continent latino-américain qui a payé un lourd tribut aux sordides manœuvres des Etats-Unis, les dirigeants de Washington ont aidé à anéantir par le sang une expérience sociale et politique et placé au pouvoir le dictateur Pinochet. Aujourd’hui, ils caricaturent celles et ceux qui, à Cuba, au Venezuela, en Equateur ou en Bolivie, tentent de construire un modèle de développement alternatif à celui des multinationales et du FMI. 

Le monde entier a tourné une page. Les partisans du capitalisme proclament  volontiers la fin de l’histoire. Or, le bilan de leur hégémonie sur le monde est sans équivoque : le système est entré dans une crise globale et planétaire. Tout ce que nous dénonçons a eu lieu pendant ces 20 années. Les communistes poursuivront leur combat pour un avenir de liberté et d’égalité. Non, l’histoire n’est pas finie.

 Le Bureau politique
 

 

11:25 Ecrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook

21.10.2009

L'Etincelle n° 48 (octobre 2009)

Solidaires avec les cheminots !      
 
cheminotsLe processus de démantèlement de notre société de chemin de fer se poursuit. Après avoir scindé en 2008 la société en trois structures distinctes chapeautées par la holding  SNCB, la gestion démontre quasi au quotidien une volonté des dirigeants d’en finir avec l’entreprise publique du rail, d’en finir avec le service public.

Le fait, comme le font les dirigeants de la SNCB,  de s’en remettre à la « volonté des clients », c’est-à-dire au marché est une fumisterie qui ne trompe personne. Le projet de filialiser le transport des marchandises (le fret) n’est qu’une étape supplémentaire (sans doute qualitativement déterminante étant donné l’importance de ce secteur du transport) vers la privatisation progressive de ce service public. Cette filialisation a pour but de créer une société de droit privé afin d’ouvrir la voie à la casse sociale. Les cheminots l’ont bien compris : la suite se déclinera en dégradation du statut du cheminot, en pertes salariales, en recours de plus en plus fréquent à la sous-traitance, en dommages irrémédiables pour la sécurité des agents et des usagers,…

L’argument est toujours le même : on perd de l’argent. Mais est-ce un hasard ? Le transport par rail subit une concurrence déloyale du transport routier devenu hégémonique (+ de 80% du transport total de fret), lequel ne paie pas le coût réel et « offre » souvent des conditions de travail déplorables. Pourquoi ne pas prélever une taxe sur le transport routier afin de la réinjecter dans le rail ? Cela permettrait d’inverser la tendance et de sauver un service public. Cela réduirait l’engorgement de nos routes et, élément crucial à l’heure du combat contre le réchauffement climatique, cela ferait baisser la pollution (le train émettant beaucoup moins de CO2 que le camion à la tonne transportée).

Ce laisser-faire au nom du « libre-marché », c’est le résultat de la volonté de l’Europe ultra-libérale exprimée dans le Traité de Lisbonne, clone de feu le Traité constitutionnel rejeté par la France et les Pays-Bas mais avalisé par tous les partis francophones du gouvernement fédéral, opposition écolo comprise. Cela explique sans doute le silence assourdissant de ces partis face au drame social qui se trame à la SNCB.

C’est la raison pour laquelle le Parti Communiste exprime sa totale solidarité avec l’action de grève décidée par les cheminots ce jeudi 5 novembre.

Le Bureau du PC WB
 


 

 

Série documentaire "Apocalypse" : refaire l'Histoire  

pacte staline
   

Lettre envoyée au service de médiation de la RTBF par notre camarade Vladimir Caller, à la suite de la diffusion sur ses antennes de la série documentaire sur la Seconde Guerre Mondiale, "Apocalypse", laquelle propose un regard tendancieux tendant à établir un parallèle choquant entre communistes et fascistes, ainsi qu'à minimiser la responsabilité de certains Etats occidentaux dans la montée du fascisme.

A l’attention de Mme Françoise de Thier,
Médiateur - RTBF

Concerne : l’instrumentation politique des faits historiques

Madame de Thier,

Je m’adresse à vous après avoir regardé, ce jeudi 20, à la télévision le programme « Apocalypse » traitant de la Seconde guerre mondiale et dont la présentation et certains passages ont attiré mon attention puisque chargés, me semble t-il, d’une intentionnalité politique douteuse.

Je vous précise tout d’abord que je ne suis pas spécialiste du sujet, encore moins historien. Simplement un citoyen, intéressé certes par les questions de l’histoire moderne mais, surtout, par le  phénomène si visible et croissant dernièrement, du « modelage » des opinions publiques avec le concours des médias.

Ainsi, voilà comment la RTBF présente le programme
ci-dessus mentionné:

« Après avoir pris le pouvoir et installé le système nazi en Allemagne, Hitler décide de faire main basse sur l'Europe. Il s'allie avec Staline (1) puis envahit la Pologne, le 1er septembre 1939. La France et l'Angleterre n'ont plus le choix (2) : elles déclarent la guerre à l'Allemagne. Mais les Allemands et les Soviétiques dépècent tranquillement la Pologne (3). Les persécutions des Juifs et des tziganes commencent.  ..(…)…. »

A ce propos (et suivant la numérotation ci-dessus)  :

(1) Pouvez-vous m’expliquer ce qu’autorise à utiliser l’expression selon laquelle « (Hitler) s’allie avec Staline » ?  

Vous me répondrez, (c’est dans l’air du temps), « la signature du Pacte germano-soviétique de non-agression entre Molotov et Ribbentrop ». 

Questions :

- Est-ce que la signature d’un Pacte de non-agression vaut « alliance »?

- Est-ce que l’on peut parler d’alliance et du « Pacte » sans mentionner que ce Pacte fut signé après que la France et l’Angleterre eurent signé, avec Hitler à Munich, le Traité du même nom facilitant, dans les faits, l’annexion de la Tchécoslovaquie par les Allemands ?

- Est-ce que cette annexion n’allait pas dans le sens des vœux d’Hitler, à savoir, de sa marche vers l’Est, et donc vers les frontières soviétiques ?

- Est-ce que ce Pacte ne fut pas postérieur au Pacte, également de non-agression, signé par Bonnet (ministre des Affaires étrangères de la France) et le même Ribbentrop ? Pourquoi alors traiter si distinctement ces deux pactes et oublier l’un d’entre eux ?
(2) Pourquoi dire : « La France et l'Angleterre n'ont plus le choix » ?

N’était donc pas un «choix», selon votre présentation :

- celui de refuser de signer la capitulation, c’est à dire le Traité de Munich ?
- ou celui de soutenir, au lieu de l’ignorer, la proposition de l’URSS d’envoyer ses troupes en Tchécoslovaquie pour faire face aux appétits hitlériens ?

- N’était-ce pas un choix donné suite aux demandes, bien anciennes, de l’URSS de constituer une alliance pour faire face au danger nazi ?

(3) « Les Allemands et Soviétiques dépècent tranquillement la Pologne » dit, à manière de conclusion, votre présentation laissant sous-entendre que, puisque «alliés», ils s’invitent ensemble à un « festin » au détriment de la Pologne.

Oubliant de dire :

- que suite à son isolement (cf. points 1 et 2 ci-dessus) et suite au fait que la Wehrmacht venait d’occuper toute la partie occidentale de la Pologne, si l’URSS ne bougeait pas, les troupes nazies se trouveraient exactement à sa frontière.

- que l’URSS n’a pas agi «ensemble» avec l’Allemagne, comme pourrait le laisser entendre cette douteuse formulation, mais attendu que la Pologne capitule officiellement pour, plus de 2 semaines après, occuper la Galicie occidentale (donc assurer ses frontières).

- oubliant également de mentionner que Winston Churchill peu suspect, à ma connaissance, d’accointances communistes ou pro-soviétiques, avait reconnu que cette opération soviétique (à propos de laquelle il se congratulait) constituait une mesure de nature à bloquer l’agressivité des plans du Reich ? (1)

Finalement, ledit programme, sans citer la moindre source, sans donner la moindre référence affirme que, lorsque les troupes nazies occupèrent Paris, « Staline envoya un télégramme de félicitations » (sic) à Hitler. Ne croyez-vous pas, chère Madame, qu’une telle affirmation si grave, si importante, mérite un minimum de sérieux dans son traitement ?

Si je me permets ces observations, ce n’est pas, absolument pas, pour faire l’allégeance du stalinisme dont la nécessaire critique n’est pas le sujet de ce courrier; c’est parce que je crois que ce genre de présentation fait partie d’une entreprise politique très peu honnête consistant en façonner les opinions publiques et qu’un média comme la vôtre se  doit d’être attentif à ce genre de risques. C’est en croyant au droit des spectateurs à une information équitable et donc au respect, que je me permets de vous demander si, au cas où vous estimiez que mes remarques ont de la pertinence, vous pourriez envisager de faire le nécessaire pour que votre public puisse avoir l’opportunité de connaître un regard moins partisan à propos de ces importants événements historiques.

Avec mes respectueuses salutations,

Vladimir Caller

PS : J’ai tardé de vous écrire ce courrier en cherchant, infructueusement, toute trace du « télégramme » et parce qu’il me fut impossible de contacter les responsables du programme par le site Internet même. Consultés, vos collègues de la rédaction m’ont alors conseillé de m’adresser à vous directement. Ils ont fait la remarque également que le programme questionné est un programme « français ». Français ou chinois, peu importe, le spectateur est belge et le problème planétaire.
1. Voici ce qu’écrivait Churchill dans ses mémoires sur la deuxième guerre mondiale en faisant référence notamment aux atermoiements des occidentaux vis-à-vis des propositions soviétiques d’alliance  : «L'offre des Soviétiques fut ignorée dans les faits. Ils ne furent pas consultés face à la menace hitlérienne et furent traités avec une indifférence, pour ne pas dire un dédain, qui marqua l'esprit de Staline. Les évènements se déroulèrent comme si la Russie soviétique n'existait pas. Nous avons après coup terriblement payé pour cela. » W. Churchill, The Second World War, volume 1, p. 104



 

 

Assassinat de Julien Lahaut : la vérité historique sacrifiée sur l’autel de la crise

amsab

 
Le 18 août 1950. Deux hommes frappent à la porte du domicile de Julien Lahaut. Ils demandent à « parler au Camarade Lahaut ». Le député communiste s’avance vers eux. En bras de chemise. La main tendue. Fraternel. Des coups de feu claquent. Julien, no’s Julien comme l’appellent les travailleurs du bassin de Liège, tombe. Assassiné.

Les funérailles rassemblent quelque 100.000 personnes. Des arrêts de travail ont lieu partout en Wallonie. L’industrie liégeoise est à l’arrêt. L’émotion populaire témoigne de l’immense charisme de ce dirigeant ouvrier hors du commun.

Quelques jours avant le crime, lors de la cérémonie d’investiture du jeune Baudouin, les députés communistes s’étaient manifestés en criant un vibrant « Vive la République ! ». Il s’agissait là d’une ultime protestation suite à ce que l’on appelle « l’Affaire royale », provoquée par le retour de Léopold III, le roi collabo, qui déchira le pays et déboucha sur l’abdication de ce dernier, au profit de son fils aîné, Baudouin.

Les assassins de Julien ne furent jamais retrouvés. Le crime reste impuni.
À la même époque, le secrétaire général du Parti communiste japonais était assassiné ; les dirigeants communistes français et italien, Jacques Duclos et Palmiro Togliatti avaient été eux aussi la cible d’attentats, vraisemblablement orchestrés par la CIA. Dès lors, l’assassinat de Julien Lahaut avait-il été le fait de la répression anticommuniste qui sévissait partout dans le monde à la fin des années 40, avec la montée de la guerre froide ?

Autre hypothèse : la droite léopoldiste rendit Julien Lahaut responsable du crime de lèse-majesté commis lors de l’investiture de Baudouin. Cet assassinat était-il donc l’acte de revanchards léopoldistes ? Isolés ou bien commandités par la Sécurité, voire le Palais ?

Longtemps, l’on se perdit en conjectures. Et ce n’est que plusieurs décennies plus tard, dans les années 80, que deux historiens flamands, Etienne Verhoyen et Rudi Van Doorslaer reconstituent la trame de ce meurtre ignoble dans un ouvrage dense et très documenté, L’assassinat de Julien Lahaut. Une histoire de l’anticommunisme en Belgique (EPO) et révèlent connaître l’identité de l’assassin depuis décédé. Le nom est cependant tu pour ne pas nuire à la famille.

Tous les éléments sont alors sur la table pour rouvrir l’enquête, démasquer les assassins et leurs éventuels commanditaires et enfin rendre la justice pour cet ignoble assassinat politique. Ce que réclament depuis 1950, avec les communistes, de très nombreux démocrates. En vain. Malgré l’évidence, la justice va rester sourde, aveugle et muette et la classe politique – à de rares exceptions près – va se retrancher dans un refus obstiné de connaître la vérité. Pour quelle raison ? Raison d’Etat ? Crainte de voir éclaboussée la Couronne ? Si tel est le cas, il s’agit là d’un déni de justice, un déni de démocratie. Indigne !

En 2005, à l’occasion du cinquante-cinquième anniversaire de l’assassinat, la constitution d’une commission d’enquête parlementaire est réclamée. L’époque semble être en effet plus propice à une certaine transparence et la Belgique prête à rouvrir quelques pages sombres de son histoire, comme pour l’assassinat de Patrice Lumumba… La demande est appuyée par de nombreuses personnalités politiques, syndicales et associatives, et relayée par les sénateurs Ecolo Josy Dubié, socialiste Philippe Moureaux et CD&V Pol Van Den Driessche. Si la proposition d’une commission parlementaire est rejetée par le Sénat, une étude scientifique est décidée à l’unanimité en décembre 2008. Le CEGES (Centre d’Etudes et de documentation Guerre et Sociétés contemporaines) est pressenti pour mener cette étude. Une somme de 396.000 euros étalés sur trois ans est prévue.

Las, le prétexte de la crise est passé par là. La ministre de la Politique scientifique, Madame Sabine Laruelle (MR) refuse de débloquer les budgets sans passer par l’avis du gouvernement. Exit donc l’étude scientifique. Le directeur du CEGES, Rudi Van Doorslaer apprend la nouvelle par la presse.
Cette décision est choquante. L’argument financier est fallacieux. Ainsi donc la vérité historique et la justice ne vaudraient pas une telle somme, pourtant bien dérisoire étalée sur trois ans. Celui de la priorité scientifique l’est tout autant. Alors que la décision était prise à l’unanimité, la chose est suffisamment rare pour être soulignée, l’étude commandée n’est soudain plus prioritaire. Qui croira une telle fadaise quand des milliards ont été dilapidés en quelques jours pour sauver les banques ?

Ne faut-il pas voir au contraire dans cette décision une revanche de ceux qui s’étaient vu contraints d’accepter l’étude mais qui n’ont jamais renoncé à maintenir le dossier clos ?

La décision de Madame Laruelle est une décision politique. Elle constitue un recul déplorable par rapport à l’espoir de vérité qu’offrait cette étude commandée par le Sénat. Elle rejette un voile d’opacité sur une blessure de l’histoire que le pouvoir refuse toujours lâchement de traiter.

Nous ne laisserons pas assassiner Julien Lahaut une nouvelle fois. Nous ne nous tairons jamais. Une démocratie digne de ce nom ne peut laisser béante une plaie de son histoire. Cette vérité-là n’a pas de prix, Madame Laruelle ! Faute du courage politique d’apprendre la vérité, une suspicion dommageable à maints égards subsistera toujours. Vous devez respecter la volonté du Sénat exprimée en décembre 2008 et débloquer les fonds pour permettre cette étude scientifique.

(1) Premiers signataires : Manuel Abramowicz, Coordinateur de RésistanceS.be, enseignant et auteur ; Marcel Bergen, président de la Fédération liégeoise du Parti communiste ; Marc Boone, professeur d’histoire Université de Gand ; Jean-Marie Chauvier, journaliste ; Jean Cornil, député fédéral ; Jean-Maurice Dehousse, président de l’Union socialiste communale de Liège ; Céline Delforge, députée wallonne Ecolo ; Luc Delval, journaliste ; Claude Demelenne, journaliste ; Jean-Marie Dermagne, Avocat, ancien bâtonnier ; Jan Dumolyn, professeur d’histoire Université de Gand ; Paul-Emile Dupret, juriste ; Pierre Eyben, porte-parole du Parti communiste ; José Fontaine, directeur de la revue Toudî ; Pierre Galand, ancien sénateur ; Muriel Geerkens, chef de groupe Ecolo à la Chambre ; Nadia Geerts, présidente du Cercle républicain ; Paul-Henri Gendebien, président du Rassemblement Wallonie-France ; Michèle Gilkinet, présidente du GRAPPE et ex-députée Ecolo ; Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB ; Yves Herlemont, militant CGSP-Enseignement ; Eric Jadot, député fédéral Ecolo ; Pol Lootens, secrétaire fédéral de la Centrale générale de la FGTB ; Philippe Mahoux, sénateur PS ; Jean-Pierre Michiels, président de l’Association culturelle Joseph Jacquemotte et conseiller communal à La Louvière ; Patrick Moriau, député-bourgmestre PS ; Philippe Moureaux, professeur honoraire de l’ULB ; Marc Neve, avocat ; Jaak Perquy, secrétaire politique du Kommunistische Partij ; Nadine Rosa-Rosso ; Louis Van Geyt, ancien président du PCB/KPB ; Germain Vossen, conseiller communal à Fexhe-le-Haut-Clocher ; Olga Zrihen, députée wallonne PS, sénatrice de Communauté.

Carte blanche paruedans Le Soir du 15 octobre


 

 

Budget, les sales coups se préparent     

crise-economiqueChômage, faim dans le monde – un milliard d’êtres humain en danger de mort -, rôle des banques et du FMI, aggravation de la précarité : des sujets qui fâchent et que les chefs d’État et de gouvernement réunis aux États-Unis ont ignoré ou minimisés.

Un constat qui va tout naturellement de pair avec un autre : d’une part, de nobles voix annoncent que le monde sort lentement de la crise. Mais le chômage explose dans des proportions jamais vues et chaque jour apporte son lot de fermetures d’entreprise et de licenciements massifs. D’autre part, alors que les banques et les organismes financiers ont vu couler à flot l’argent public pour recommencer –ils ne s’en cachent même pas – à tripatouiller comme avant, ce sont les citoyens qui sont appelés à passer à la caisse. Les Etats ne seraient ainsi que des caisses-relais où transitent les revenus des familles vers le grand patronat et la haute finance.

Ce ne sont ni les travailleurs, ni les allocataires sociaux qui sont responsables des trous budgétaires. Mais ce sont les tricheurs qui peuvent dormir tranquilles.

Dans toute l’Europe, les trains d’austérité annoncés sifflent de bien lugubres musiques. La Belgique y prend toute sa place. Les premières suggestions du Conseil supérieur des finances synthétisent remarquablement la philosophie qui guidera la confection des budgets 2010 et 2011. Ce sont les salariés-consommateurs-contribuables qui porteront le gros de l’effort : hausse de la fiscalité sur le mazout de chauffage, taxation du carburant au kilomètre parcouru, mesures dissuasives vis-à-vis de ceux qui investissent pour rendre leur habitat moins énergivore.

Comprenne qui pourra ? Les partis gouvernementaux – qui d’autre part ont décidé de répartir une bonne partie du déficit budgétaire sur des régions, communautés et communes déjà exsangues du côté francophone – ajouteraient l’hypocrisie au mépris antisocial s’ils suivaient le CSF. Ainsi la hausse de la fiscalité proposée est « justifiée » par la lutte contre la pollution, alors que les consommateurs visés sont captifs.

Le cynisme est d’autant plus insupportable que les entreprises échapperaient à « l’effort ».

Le Parti communiste dénonce les mauvais coups qui se préparent et espère que toutes les forces de progrès s’opposeront à cette relance de l’ultralibéralisme.
 

Le Bureau politique

15:45 Ecrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note |  Facebook

16.09.2009

L'Etincelle n° 47 (septembre 2009)

Assassinat de Julien Lahaut, la démocratie à nouveau bafouée     

julienFoulant au pied le vote intervenu en 2008 au Sénat, la ministre libérale Sabine Laruelle vient d’annoncer que l’enquête sur l’assassinat de Julien Lahaut ne serait pas effectuée.  Cette enquête scientifique constituait déjà un compromis puisque de nombreuses personnalités et élus à l’appel du PC réclament une véritable commission d’enquête parlementaire.  Il semble que cela soit encore trop pour certains.

Outre que la vérité sur l’assassinat d’une des figures principales du mouvement ouvrier de ce pays n’a pas de prix, l’argument financier avancé par le gouvernement est absolument fallacieux et même indécent.  Le coût d’une telle enquête est dérisoire au regard des budgets de l’Etat.  (Doit-on rappeler que plus de 20 milliards ont été trouvés en un week-end pour les banques, lesquelles ont d’ores et déjà repris leur course au profit !)

Le Parti Communiste s’insurge contre cette décision éminemment politique.  Certains continuent de se battre avec force contre la vérité, faisant de notre pays une véritable « monarchie bananière ». 

Avec tous les hommes et les femmes de gauche, notamment écologistes et militants républicains épris comme lui de vérité, le PC ne renoncera pas au respect d'une élémentaire justice. 

Le Bureau Politique
 


 

 

"L'enseignement, une priorité" qu'ils ont dit !     

engreveDepuis plus de 20 ans, l'enseignement est agressé, toujours désigné comme bouffeur de budget et les enseignants, comme des fainéants, toujours en vacances et gréviculteurs. Ça suffit !

La question des gouffres budgétaires a été habilement opacifiée, oubliée, tuée pendant la campagne électorale. Mais il a été aussi dit que l'Ecole ne paierait pas pour les banques.

Les mesures précises, annoncées dans la presse, attaquent directement les conditions de travail des enseignants, par conséquent leur disponibilité envers leurs élèves: moins 1,5 milliard d' € sur les traitements, dont 700 millions dans l'enseignement obligatoire.

De plus, elles érodent significativement les budgets des familles, en supprimant l'intervention dans les abonnements SNCB. Elles grappillent quelques millions sur les missions d'aide aux écoles en difficulté. Elles annulent les engagements envers l'enseignement différencié. Elles réduisent les budgets prévus pour les activités de fin d'année scolaire. Elles enverront un nombre important d'enseignants (plus de 2000) au chômage et dévaloriseront de ce fait les études pédagogiques.

Les coalitions gouvernementales successives imposent des mesures douloureuses pour la majorité de la population, au bénéfice de ... (Complétez les pointillés).

Maintenant, ça suffit !

D'autres possibilités de renflouement des caisses de l'Etat fédéral, des Régions et des Communautés existent:

- la suppression des intérêts notionnels ;
-
l'imposition des revenus du capital ;
-
l’imposition des grandes fortunes (de plus d’un million d’euros)
-
la transparence dans les transactions financières
-
l'application de la taxe Tobin-Spahn, votée par notre Parlement ;
-
la lutte effective contre la grande fraude fiscale (30 € milliards);
-
une diminution significative de notre contribution à l'OTAN.


Le Parti communiste Wallonie-Bruxelles salue le courage et la détermination des enseignants et de leurs organisations syndicales, dans leur lutte en Front commun et tous réseaux confondus contre ces mesures en contradiction avec de bonnes perspectives d'avenir.

Il s'adresse aux associations des parents et aux organisations des étudiants pour qu'elles marquent concrètement leur solidarité avec l'action des enseignants.
 
Le Bureau politique


 

 

Jacky Hénin, député au parlement Européen et ancien maire de Calais:

Et Maintenant ??

migrantsmanif

Eric Besson l’avait annoncé, il l’a fait !

Du bel ouvrage, CRS, bulldozers, tronçonneuses, semi-remorques… La Jungle est démantelée et les passeurs sont, c’est certain, en état d’arrestation.

Si le sujet n’était aussi sérieux, cela pourrait ressembler à une superbe histoire des « pieds nicklés ».

Quel responsable doté d’un minimum de jugeote peut penser qu’en prévenant le banc et l’arrière banc 3 jours avant (y compris par voie de presse), ceux qui font commerce de la douleur des autres vont attendre sagement qu’on vienne les interpeler ??

Si Monsieur Besson n’était pas ministre, on pourrait croire qu’il ne dispose pas de toutes ses facultés !

Je me suis toujours refusé à me servir du malheur des autres pour communiquer, j’ai de très nombreuses fois refusé de participer à des émissions radio ou télé diffusées dès lors que cela s’apparentait, c’est ce que je pense, davantage à du voyeurisme qu’à une volonté d’aide concrète.

Aujourd’hui comme hier, je reste profondément persuadé que ce dossier (celui de la migration par Calais) est une tâche indélébile sur la face de celle que l’on nomme France, et qui partout dans le monde est réputée pour être la patrie des droits de l’homme.

Je suis, comme beaucoup d’autres, particulièrement atteint dans mon esprit d’homme, par ces souffrances qui se côtoient chaque jour.

Souffrances de ceux qui ont tout quitté parce qu’on leur a vendu un  hypothétique bonheur de l’autre côté de la Manche, souffrances de ces femmes et de ces hommes qui vivent de peu ici chez nous.

Enfants, femmes, hommes, jeunes et moins jeunes, obligés de dormir à l’extérieur, quel que soit le temps, privés d’eau, de toilettes… de ce que j’ai appelé un jour la stricte humanité !

Enfants, femmes, hommes, jeunes et moins jeunes, obligés de se priver de tout, condamnés à demander de la nourriture pour finir le mois…

Certes, les souffrances ne sont pas exactement les mêmes, mais elles entraînent les même dégâts irréversibles.

Je suis particulièrement meurtri de constater que depuis de trop nombreuses années les candidats à l’immigration en Grande-Bretagne sont les otages ou des pouvoirs ou des lobbies.

En disant cela je suis prêt à assumer le propos publiquement et m’en explique :

- Faire croire à tout un chacun que l’ouverture de toilettes et de douches est un acte de nature à permettre la réalisation de points de fixation est d’une stupidité affligeante et je pèse mes mots.

- Laisser une minorité d’intégristes de l’entraide, quand la majorité silencieuse est remarquable de courage et d’humanité, tout refuser au prétexte que ce sera tout ou rien, que l’endroit n’est pas le bon, que si… est aussi d’une grande stupidité.

- Permettre au porteur d’une idéologie répugnante de s’appuyer sur la réalité d’une présence, pour opposer les hommes entre eux et distiller quantité d’idées aussi répugnantes que celle que les migrants seraient mieux traités que la population locale est abject.

Le problème est pourtant d’une grande simplicité.

Ce qui pousse ces citoyens du monde à partir, c’est parfois la guerre, mais c’est surtout la « guerre sous sa forme économique ».

Ce qui pousse ces femmes et ces hommes à vouloir se rendre en Grande-Bretagne, c’est la perspective pour des raisons propres au Royaume-Uni de pouvoir trouver du travail et de ne pas avoir besoin de documents d’identité. Le montant de la rémunération et les conditions de vie étant à ce stade secondaires tant elles seront de toutes façons meilleures que celles vécues antérieurement dans les pays d’origine.

Le constat fait toutes ces dernières années prouve que les migrants à leur énorme majorité ne veulent pas rester en France !

A partir de là, est-on capable de régler rapidement toutes ces questions ? La réponse évidemment est non, et alors se pose la question du « que fait-on ? »

Certains diront : « mais vous, qu’avez-vous fait ? »

Je veux le dire avec simplicité, j’ai eu tort de croire que la discussion pouvait permettre de faire avancer un projet commun, j’ai eu tort de croire que les Calaisiennes et les Calaisiens ne comprendraient pas, j’ai surtout eu tort de ne pas dire leurs quatre vérités aux extrémistes de l’Etat et des lobbies car ce faisant j’ai sans aucun doute participé à ce que des hommes et des femmes n’aient pas la stricte humanité. Cela je dois l’assumer, et ce que je peux dire, c’est que ce n’est pas toujours simple.

Dans le même temps, je veux redire avec force que, pour ce qui me concerne, la misère se combat, elle ne se commente pas !

Aujourd’hui la jungle est démantelée et alors, qu’a-t-on réglé ? Rien !!

Tout au plus s’est-on aperçu de la présence de plus de 100 mineurs !

Demain, dans quelques jours, ceux qui croient que le bonheur est de l’autre côté seront de retour, et que fera-t-on ?

Prendra-t-on la décision d’envoyer la légion étrangère ? Jettera-t-on des appâts pour inoculer des maladies comme pour les animaux ?

Il est temps, grand temps de mettre la Grande-Bretagne devant ses responsabilités, et d’offrir au nom de la République française  des douches et des toilettes.

Au delà du blabla, des déclarations stériles et des effets d’annonce : vite la stricte humanité !!!!




Marie-Christine VERGIAT, députée européenne, membre de la commission "Libertés civiles, Justice, Affaires intérieures"

Destruction de la "jungle" de Calais : jour de honte et de rage

_080927-jungle_calais1En septembre 1999, à la demande d'associations, l'Etat réquisitionnait un hangar pour héberger les immigrés voulant se rendre en Angleterre. Trois ans plus tard, le ministre de l'Intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy, décidait brutalement la fermeture et la destruction du camp de Sangatte au prétexte notamment de lutter contre les passeurs. Les immigrés se sont alors réfugiés dans les bois alentours, pour créer ce qui est appelé depuis quelques temps la "jungle".

Il y a une semaine, Eric Besson, ministre de l'Immigration, récidive et décide sans concertation et dans la précipitation de la "fermeture" de la "jungle" des environs de Calais.

L'opération de police a eu lieu ce mardi 22 septembre. Plus de 300 personnes ont été interpellées, dont plus d’une centaine de mineurs. D'autres lieux de fortune du Calaisis devraient être détruits dans les prochains jours.

La fermeture du camp de Sangatte en 2002 a montré la faillite d'une politique uniquement répressive qui ne peut faire cesser l’arrivée d'immigrés qui cherche refuge en Angleterre.

Le gouvernement fait une nouvelle fois une opération de communication sans régler la question des conditions de vie des migrants et ne fait que renforcer l’assimilation entre immigration et insécurité. La lutte contre les réseaux de passeurs ne doit pas prendre pour cible leurs victimes.

On ne fait que déplacer le problème dans l’espace et dans le  temps. Les immigrés se regrouperont ailleurs, leurs conditions de vie continueront de s’aggraver, le travail des associations et des bénévoles venant à l'aide de ces personnes au risque d'être sanctionnés pour aide à l'immigration clandestine, sera rendu encore plus difficile.

Les autorités françaises et européennes se révèlent, une fois encore, incapables d’apporter une réponse adaptée à la détresse des réfugiés.

L’Europe forteresse n’est en rien une solution. Il est urgent de cesser de dénier les droits des migrants ; il est urgent d’instaurer un mécanisme leur permettant de demander asile là où ils peuvent vivre décemment et où ils ont, le plus souvent, d’ores et déjà des liens familiaux, sociaux ou culturels.


 

Exigeons la liberté pour Güler Zere !     

gülerElle avait 22 ans Güler Zere, militante de la gauche radicale turque, lorsqu’elle  est entrée en prison et fut condamnée par les tribunaux sous l’accusation de « tentative de renversement de l’ordre constitutionnel». Bien qu'elle ait été active dans les rangs de la guérilla du parti DHKP-C,  Güler Zere n'a jamais participé à une attaque armée; par ailleurs aucune accusation en ce sens n’a été portée contre elle.

Aujourd’hui, elle a 37 ans et n’a toujours pas quitté son lugubre cachot de la prison d’Elbistan dont la sinistre réputation n’est plus à faire. Bien plus grave encore, Güler est depuis quelques années gravement malade d’un cancer, maintenant en phase terminale, et vit donc ses derniers jours dans une situation indigne de la condition humaine. En effet, les autorités de son pays, après lui avoir refusé pendant des années les traitements médicaux que sa santé exigeait, et donc contribué sciemment à l’aggravation de sa maladie, s’obstinent maintenant à lui refuser le sursis à l’exécution de la peine réclamé par sa famille. Situation d’autant plus scandaleuse qu’au même moment le monde entier est témoin de la libération de M. Megrahi condamné pour sa participation à l'attentat de Lockerbie et libéré et rapatrié en Lybie pour cause médicale avec forte odeur de pétrole.

Ces mêmes autorités, faisant semblant d’accéder à la protestation que leur comportement inhumain ne cesse de susciter, ont décidé de la transférer dans la cellule d’un hôpital qui ne dispose pas, selon un rapport des oncologues du même hôpital, des moyens nécessaires à ses soins.

Nous assistons donc à un cas de traitement répressif particulièrement lâche envers une militante politique et c’est pourquoi le Parti communiste exige de notre Ministre des affaires étrangères, ainsi que des autorités de l’Union européenne, si pressées de faire adhérer ce pays, qu’ils assument leurs responsabilités afin que le décès de Güler ne s’ajoute pas aux centaines de morts qui se sont produites dans les prisons turques au cours des dernières années.

Bruxelles, le 10 septembre 2009

Le BP du PC
 

16:20 Ecrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook

13.08.2009

L'Etincelle 46 (août 2009)

En Allemagne, des régionales qui rebattent les carteslinke-mandate
Les « petits » partis, et en particulier Die Linke en Sarre et en Thuringe, triomphent dans les scrutins de dimanche, confirmant le recul de la CDU mais aussi du SPD.

La presse germanique était unanime ce lundi pour relever que le résultat des trois élections régionales de ce dimanche en Saxe, Sarre et Thuringe rendaient l’issue du scrutin législatif du 27 septembre pour le renouvellement du Bundestag « bien plus incertaine et passionnante » que généralement convenu. La débâcle électorale enregistrée par la droite chrétienne-démocrate (CDU) en Sarre et en Thuringe complique en effet la tâche d’Angela Merkel dont le désir d’être réélue à la chancellerie à la tête d’une coalition de droite pure sucre entre la CDU et le parti libéral (FDP) semble, pour l’heure, sérieusement contrarié alors que ce scénario était quasiment présenté comme joué d’avance jusque-là par les instituts de sondages et la plupart des médias.

Le scrutin révèle en fait le degré extrême d’impopularité des deux poids lourds d’un système bipartisan qui a commencé à se déliter à la fin des années 1980 avec l’irruption des Verts puis celle confirmée de façon spectaculaire de Die Linke (héritier du PDS). Un système à 5 partis s’impose ainsi désormais pleinement alors que la crise de confiance à l’égard des deux ex-mastodontes, réunis au sein d’une grande coalition, s’accentue.

En effet si les pertes de la CDU sont spectaculaires (voir notre encadré avec les résultats définitifs) on ne peut pas dire que cette dégringolade profite aux sociaux-démocrates (SPD). Bien au contraire ils reculent aussi très nettement en Sarre et se maintiennent mais à un niveau très bas dans les deux autres Länder. Même dans les élections municipales organisées aussi ce dimanche 30 août en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, le SPD perd globalement du terrain (- 1,7 %), en dépit des succès enregistrés à Cologne ou à Dortmund. Et si Frank-Walter Steinmeier, le candidat à la chancellerie du SPD, exprime sa satisfaction de voir la campagne à l’élection du Bundestag « relancée », Il pointe uniquement : « Ce pays ne veut pas d’une coalition noir-jaune (CDU-FDP) » sans même mentionner une éventuelle alliance de gauche - toujours taboue au niveau national pour le SPD. Ce qui, de fait, ne laisse ouverte que la possibilité d’une reconduite d’une grande coalition (CDU-SPD).

Parmi les trois « petits » partis qui affichent tous des progrès sensibles, Die Linke ressort indiscutablement comme le grand vainqueur de ce dimanche grâce à la performance réalisée en Sarre. Une campagne très dynamique associée à la notoriété de sa tête de liste, Oskar Lafontaine (l’ex-président du SPD fut aussi ministre-président de la Sarre pendant treize ans) lui a permis de passer haut la main la barre des 20 % déjouant les pronostics des sondages et pulvérisant le précédent record du parti dans ce Land (18,5 % lors des élections au Bundestag de 2005.)

La volonté des électeurs de sanctionner la droite sarroise et en même temps la grande coalition et sa politique antisociale sont aussi de toute évidence à l’origine de cette percée qui permet à Die Linke de « s’installer » dans l’ouest du pays au point de figurer en pole position dans les dures négociations qui s’annoncent pour former le gouvernement du Land, la balle étant dans le camp des Verts sarrois qui ont laissé ouverte la possibilité de former in fine une coalition avec la gauche (SPD et Die Linke) comme avec la droite (CDU-FDP).

Bruno Odent (Extrait de l'Humanité)

LES RÉSULTATS DÉFINITIFS
 
 SARRE
CDU : 34,5 % (contre 47,5 %, en 2004) ; SPD : 24,5 % (contre 30,8%) ; Die Linke : 21,3% (contre 2,3 %, PDS) ; Les Verts : 5,9 % (contre 5,6 %) et FDP : 9,2 % (contre 5,2 %).

 THURINGE
CDU : 31,2 % (contre 43 %) ; SPD : 18,5% (contre 14,5 %) ; Die Linke : 27,4 % (contre 26,1 %), Les Verts : 6,2 % (contre 4,5 %) ; FDP : 7,6 % (contre 3,6 %).

  SAXE
CDU : 40,2 % (contre 41,1 %) ; SPD : 10,4 % (contre 9,8 %) ; Die Linke : 20,6% (contre 23,6 %) ; Les Verts : 6,4 % (contre 5,1 %) ; FDP : 10 % (contre 5,9 %) et NPD (extrême droite) : 5,6 % (contre 9,2 %).


 

 

Coup de sang: "Il n'est pas sain de détourner les objectifs du commerce équitable"

L'asbl les magasins du mondeProgrès et Culture, lors de sa traditionnelle exposition-vente de fin d’année, proposera à nouveau aux habitants de l’entité de Courcelles des produits des Magasins du Monde-Oxfam.
Nous la préparons déjà et tout à coup, un souvenir m’effleure, je me rappelle cette amie qui nous rend visite en compagnie de son fils. Pendant que nous parlons, ce dernier regarde les prix, nous interpelle sur le coût de certains produits proposés et plus particulièrement celui des barres de confiserie aux grains de sésame (0,40 €) et les jus de jus d’orange de 20 cl (0,50 €, le prix de la caution, 10 centimes incorporé).
La réflexion du jeune : « Tu te rends compte, maman, l’école nous vend le sésame 1 € et le jus 1,50 € comprenant le prix de la vidange porté à 0,20 €).

Fameuse marche bénéficiaire pour cet établissement renommé de l’enseignement dit LIBRE de Charleroi !


Inacceptable pour l’enseignant que je suis resté car l’école serait-elle devenue un établissement commercial ? Les parents se rendent-ils compte que l’enseignement dit libre est un enseignement coûteux puisqu’on va puiser l’argent jusque dans les poches des enfants. L’approche positive du commerce équitable peut-il admettre que l’on multiplie par X les prix pratiqués dans les magasins d’Oxfam et ce d’autant plus que cet établissement doit bénéficier de tarifs avantageux vu les commandes relativement importantes qu’il doit effectuer.

L’Ombre rouge


 

Cérémonie d'hommage à Julien Lahaut le 18 août 2009     

Julien LahautIl y a 59 ans, Julien Lahaut alors député communiste et président du PCB était assassiné sur la pas de sa porte par des tueurs à gage proches de l'extrême-droite royaliste. Malgré des preuves accablantes, le dossier a été clos en 1972. Depuis 59 ans, le parti communiste se bat afin que toute la vérité soit faite sur cet assassinat politique. Depuis 2000 nous réclamons une commission d'enquête parlementaire.

Ce 18 août 2009, une petite centaine de personnes étaient présentes au cimetière des Biens Communaux de Seraing afin de rendre hommage à Julien Lahaut. A cette occasion, le secrétaire politique de la fédération de Liège du PC et porte-parole national du PC, Pierre EYBEN, a prononcé un discours que nous reproduisons ici.

Mesdames Messieurs bonjour et merci à vous d’être présents.

Pourquoi, 59 ans après sa mort, sommes-nous encore présents en cette après-midi d’août ensoleillée afin de rendre hommage à Julien Lahaut, « l’homme qui portait le soleil dans sa poche et en donnait un morceau à chacun » ?

Nous le sommes avant tout pour deux raisons fondamentales : la première est la soif de vérité qui est celle de tout démocrate face à ce crime impuni, la seconde la conviction que cet assassinat politique porte des enseignements pour toutes celles et ceux qui prétendent aujourd’hui transformer la société.

Soif de vérité car depuis 59 ans tout est fait pour étouffer cet assassinat politique. L’affaire jamais véritablement instruite a été close en 1972 malgré des témoignages accablants. Dès la moitié des années 80, les historiens flamands Etienne Verhoyen et Rudy Van Doorselaer ont révélé le nom de l’assassin et de nombreux détails sur le parcours du tueur décédé. Jamais pourtant on ne rouvrit le dossier.

A contre courant, quelques parlementaires ont poursuivi le combat. Le mercredi 5 novembre 2008, la Commission de la Justice du Sénat s’est penchée sur deux propositions de loi concernant l’assassinat de Julien Lahaut. La première proposition était la demande de mise en place d’une Commission d’enquête Julien Lahaut, composée de huit sénateurs, chargés de faire la lumière sur son assassinat ainsi que sur les dysfonctionnements de l’enquête. Cette proposition portée notamment par le Sénateur Josy Dubié correspond à celle formulée dès 2000 par le Parti Communiste et soutenue par de plus de 250 personnalités politiques, syndicales, et associatives belges. Cependant, plusieurs membres de la Commission de la Justice, parmi lesquelles le sénateur, mais également baron, Françis Delpérée, ont tout fait afin de bloquer celle-ci. Notre Royaume a encore ses valets.

L’autre proposition, moins ambitieuse, visait à demander une étude scientifique préalable au CEGES. Cette proposition est passée avec un délai de réalisation de 6 mois. Nous entendons qu’il ne s’agisse pas d’une nouvelle mise au frigo de l’affaire.

L’an prochain, nous commémorerons les 60 ans de l’assassinat de Julien Lahaut. Si notre pays veut s’enorgueillir un peu du qualificatif de « démocratie », la lumière doit être définitivement faite d’ici là. Les responsabilités des milieux royalistes liés à l’extrême-droite, ainsi que les appuis dont ils ont bénéficié doivent être révélés. Nous appelons solennellement tous les élus démocrates à porter avec force au Parlement notre combat pour la vérité.

Le parti communiste souhaite par ailleurs à l’occasion de ce triste 60 ième anniversaire organiser une série d’activités afin d’honorer à sa juste mesure la mémoire de Julien Lahaut. Nous souhaitons le faire avec la ville de Seraing et avec tous les progressistes qui souhaitent se joindre à nous.

Deux raisons fondamentales d’être présents, ai-je dit. La seconde est la conviction que cet assassinat porte des enseignements pour celles et ceux qui aujourd’hui prétendent transformer la société.

Une jolie chanson de Jean-Jacques Goldman intitulée « Né en 17 à Leidenstadt » s’interroge sur la façon dont nous aurions agi plongés dans le grand bain de l’Histoire. Pour Lahaut il n’est pas de doute possible. Julien Lahaut a été de toutes les campagnes contre le fascisme : contre la Légion Nationale en 1924, contre REX ; pour le communiste allemand Thaelmann, pour le communiste italien Gramsci. Le 1er mai 1933, accompagné d’ouvriers et de démocrates liégeois, il arrachait en compagnie de Françoise Longchamps le drapeau à croix gammée qui flottait sur le Consulat allemand à Liège. Quelques jours plus tard, à la Chambre, il était le premier homme politique belge à dénoncer les crimes hitlériens et le danger fasciste et, devant des députés médusés il déchirait le drapeau nazi en s’écriant : « Voilà le drapeau nazi qu’à Liège, ont arraché les ouvriers communistes et socialistes unis. Quoi que vous fassiez, ils continueront dans le pays la lutte contre les traîtres et les valets d’Hitler ! ».

C’est une cruelle leçon de l’histoire que de voir aujourd’hui en Israël un parti membre de l’internationale socialiste gouverner avec l’extrême droite d’Avigdor Liebermann.

En 1936, il mena campagne pour l’Espagne républicaine, en lutte contre le fascisme franquiste, soutenu par Hitler et Mussolini. Quand les premiers enfants espagnols arrachés à la faim et aux bombardements arrivèrent en Belgique, il en prit trois chez lui. En novembre 1938, il n’hésita pas à crier son dégoût de Spaak qui fut le premier ministre européen à reconnaître le gouvernement fasciste de Franco.

Grèves de 1902, 1908, 1913, 1920, 1921,1932, 1936. Julien Lahaut a été à la tête de toutes les luttes. Pour son engagement, il a été poursuivi, arrêté, condamné, exclu du syndicat, exclu du POB. Avant 1941, il avait déjà passé 43 mois en prison.

En janvier 1941, il s’opposa à Degrelle et dirigea la grève des 100.000 en mai 1941. Il fut arrêté le 23 juin 1941. Après avoir été torturé au Fort de Huy, en 1944, il fut déporté au camp d’extermination de Mauthausen où il demeura jusqu’en 1945. Son courage y sera loué par tous.

Lorsqu’il fut assassiné, Julien Lahaut était un député communiste, il était le président du parti communiste et nous sommes fiers d’avoir compté en nos rangs un homme de cette valeur. Mais il est une figure qui transcende cette appartenance.

Les jeunes gens de mon âge ont peine à imaginer la secousse profonde qu’a constitué pour la classe ouvrière et même plus globalement pour tout le peuple de gauche son assassinat. 300.000 personnes dans les rues de Seraing. 300.000. Le 22 août 1950, la vie à Liège s’est arrêtée. Tout fut plongé dans le silence. Les cheminées cessèrent de fumer. Les tramways et les autobus stoppèrent. Les travailleurs de la province de Liège firent grève en signe de deuil. La Fédération générale du travail, soutint l’initiative des ouvriers. Le jour de l’enterrement, les mineurs de Charleroi et du Borinage débrayèrent. Des manifestations de soutien eurent lieu à travers toute l’Europe.

Julien Lahaut voulait changer l’ordre établi, il voulait révolutionner la société, abolir l’esclavage par le travail, construire une société d’hommes libres et émancipés, une société communiste au sens où nous l’entendons dans mon parti. C’est pour cela qu’il a été assassiné, comme avant lui Rosa Luxembourg, comme après lui Salvador Allende, parce que le projet universel qu’il portait avec tant de fougue et de sincérité faisait peur à certains puissants.

Cette leçon, est immuable. Nous devons en tenir compte. On associe souvent aux révolutionnaires, à celles et ceux qui souhaitent profondément changer nos sociétés, une image de violence. Mais la violence est pour l’essentiel le fait de forces réactionnaires qui souhaitent préserver leurs privilèges, les privilèges du sang consubstantiels à toutes les monarchies du monde, les privilèges du pouvoir économique de ceux qui possèdent les usines, les banques, la bourse, les privilèges du pouvoir politique, du pouvoir judiciaire, du pouvoir militaire.

Hier au Venezuela à l’encontre d’Hugo Chavez, aujourd’hui au Honduras à l’encontre de Manuel Zelaya, l’histoire se répète inlassablement, tristement.

Julien Lahaut nous apprend à toutes et tous que le chemin de la révolution par les urnes et par la lutte sociale qui est le nôtre est un chemin dangereux qu’il faut parcourir en démocrates mais avec détermination et sans angélisme. Alors que la crise du capitalisme s’étend, celles et ceux qui proposent un autre modèle que le capitalisme auront à prendre leurs responsabilités dans les années à venir. Ici également. La nécessité de protéger les luttes, de multiplier les personnes à même de les incarner, de ne pas laisser aux forces réactionnaires le soin d’écrire l’histoire, c’est un message que porte l’assassinat de Julien Lahaut, de Notre Julien et qu’il convient de ne pas galvauder.

Vive Julien Lahaut. Vive la République.


 

 

UCPW056-henne72DPILa mort d'un brave endeuille Courcelles...

Notre camarade Richard Henne est décédé

Cliquez sur http://le-petit-rapporteur-courcellois.skynetblogs.be/


 

dyn001_small150_101_142_jpeg_2514300_7c6edef2c642a129492deca3cfb75b9eCe 10 août, Ernest Glinne  est décédé. L’Union Communale Progressiste et Wallonne lui rend hommage

Adieu l’Ernest, on t’aimait bien

Cliquez sur http://le-petit-rapporteur-courcellois.skynetblogs.be/


 

 

 

Une longue grève se termine...

bridgestoneDepuis le 11 juin dernier, les travailleurs de Bridgestone Frameries ont mené un combat social important. Ce combat a pris fin vendredi 7 août lorsque la reprise des activités a été votée par les travailleurs.

Une telle grève laisse des traces…

Je pense aux 8 travailleurs du magasin qui seront reclassés dans d'autres entreprises. Ils doivent quitter une usine dans laquelle ils ont vécu de nombreuses choses, ils quittent des collègues avec qui ils ont partagé des moments particuliers et une ambiance de travail familiale. Sur le plan humain, cela est difficile à accepter surtout quand on sait que le reclassement interne était largement possible. Cela nous amène à nous poser cette question: quelle place l'employeur donne-t-il au social? On veut du chiffre, du résultat au détriment du travailleur et de son bien-être! Je reste pourtant persuadée que l'ambiance de travail et une gestion du personnel basée sur "l'humain" influencent la productivité et les résultats de l'entreprise.

Je pense également aux 132 autres travailleurs qui ont repris le travail ce matin. Même si une sécurité d'emploi est assurée, ne sont-ils pas en droit d'en douter? Pour rappel, la convention collective de travail précédente a été reniée par la direction...la confiance a donc été perdue !

Cependant cette grève a prouvé qu'une solidarité était encore possible malgré la crise et les difficultés que les travailleurs et les familles vivent en ce moment.

Cette solidarité s'est étendue rapidement grâce à l'investissement de plusieurs personnes et à la diffusion d'informations correctes.

Au sein des travailleurs, des liens forts se sont créés et c'est ce qui a fait leur force durant ces 58 jours de grève. Malgré les difficultés et les injustices qu'ils pouvaient vivre le sourire et l'ambiance conviviale étaient au rendez-vous.

Pour tout cela, je félicite les travailleurs de Bridgestone et les organisations syndicales car ils nous ont fait une belle démonstration de mobilisation, de détermination et de solidarité! Cela portera ses fruits, j'en suis certaine. C’est avec fierté que les travailleurs peuvent reprendre le travail !

Je remercie également chaque membre de ce groupe facebook pour les messages d’encouragements envoyés et postés sur le mur, pour les visites de soutien au piquet et pour les versements généreux effectués.

Ce groupe restera actif sur facebook et je continuerai à vous donner des informations si vous le désirez.

Encore merci à tous!!!

Je souhaite bonne route à chaque travailleur et SURTOUT restez soudés, c'est ce qui fait votre force, ne l'oubliez pas...!

Florence
Animatrice "Jeunes" de la FGTB

16:36 Ecrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook

11.07.2009

L'Etincelle n° 45 (juillet 2009)

Histoire de la Gauche Unitaire Européenne

.autre-europe_sLa gauche unitaire européenne a été fondée en 1989, de la volonté de fédérer les partis de gauche non socialistes. Elle regroupe alors quatre partis : le Parti socialiste populaire danois, le Parti communiste italien, la Gauche unie espagnole (dont notamment le Parti communiste d'Espagne) et le Synaspismós grec, et se présente comme une alliance de partis politiques et non comme un groupe politique. C'est en 1994 qu'elle se forme en tant que groupe confédéral : aux partis d'origine se sont joints les partis communistes français, portugais et grec ; le Parti de la refondation communiste italien a remplacé le PCI, qui a rejoint le Parti socialiste européen sous le nom de Démocrates de gauche ; le PSP a lui quitté l'alliance.

En 1995, l'élargissement de l'Union européenne amène la création de l'Alliance de la Gauche verte nordique, qui regroupe l'Alliance de gauche finlandaise, le Parti de gauche suédois et le Parti socialiste populaire danois. Le groupe se renomme alors « Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique » (GUE/NGL).

La GUE/NGL voit alors ses effectifs varier, tant en termes de députés que de partis politiques, avec les élections au parlement et les recompositions des partis au niveau national : en 1999, le Parti du socialisme démocratique (PDS) allemand et le Mouvement démocratique et social (DIKKI) grec rejoignent ainsi la GUE/NGL, alors que les cinq élus de la liste d'alliance LO-LCR le rejoignent en tant que membres associés. En 2002, les quatre députés européens du Pôle républicain décident également de rejoindre le groupe. En 2004 en revanche, l'alliance LO-LCR n'obtiendra pas d'élus et le DIKKI est dissous ; le Bloc de gauche portugais et le Sinn Féin irlandais rejoignent eux le groupe, ainsi que deux partis de pays ayant rejoint l'Union en 2004 : l'AKEL chypriote et le PCBM tchèque, portant le nombre total de partis adhérents à 16. Le groupe comptait alors 41 députés européens issus de 16 partis membres et originaires de 13 États de l'Union européenne. Il comprenait également 4 partis associés, dont 3 ne sont pas, actuellement, représentés au sein du Parlement européen.

A l'issue des élections européennes de 2009 le groupe passe de 41 à 35 membres. Il subit les effets de la déroute des partis communistes italiens, qui perdent tous leurs élus alors qu'ils en comptaient sept dans la législature précédente. L'officialisation de la défection des élus du Parti socialiste populaire danois au profit du groupe Verts/ALE, ainsi que la perte de son élu par l'Alliance de gauche finlandaise font baisser l'audience de l'Alliance de la Gauche verte nordique au sein du groupe, où elle n'est plus représentée que par un seul eurodéputé du Parti de gauche suédois. Le ralliement d'un des deux élus du Centre de l'harmonie letton et les gains réalisés par les partis-membres allemand, français et portugais n'ont pas suffit à compenser ces pertes.

Extrait de Wikipedia


 

La grève continue à Bridgestone

bridgestoneL’assemblée des travailleurs de Bridgestone (99 présents) a rejeté à 69% la proposition formulée, très tôt ce matin, par le bureau de conciliation et qui prévoyait notamment des reclassements externes et des garanties de revenus pour les 9 travailleurs licenciés. Il semble que ce qui a prévalu c’est l’absence totale de confiance dans la Direction qui s’est illustrée tout au long du conflit par son agressivité et ses provocations.

Il est clair que le conflit va désormais prendre un cours tout-à-fait différent, la direction n’ayant jamais caché son intention de mobiliser les moyens judiciaires et policiers contre la grève. Notre solidarité est plus que jamais nécessaire.

Les travailleurs sont appelés à venir manifester  leur soutien chaque vendredi à 16 heures devant l'usine.

Florence Defourny (extrait de facebook et Mouvement de solidarité des travailleurs de Bridgestone Frameries)


 

Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique

Il est clair que le conflit va désormais prendre un cours tout-à-fait différent, la direction n’ayant jamais caché son intention de mobiliser les moyens judiciaires et policiers contre la grève. Notre solidarité est plus que jamais nécessaire.

Nous vous attendons nombreux pour soutenir les travailleurs chaque vendredi à 16 heures devant l'usine.

 

Le Parti de la Gauche Européenne (dont fait partie de PCWB) est présent au Parlement européen au sein de ce groupe 

GUE

Le groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (GUE/NGL) est un groupe du Parlement européen qui regroupe des partis de gauche, de tendance socialiste, antilibérale, anticapitaliste, éco-socialiste, communiste ou post-communiste. Il regroupe essentiellement des organisations membres du Parti de la gauche européenne (PGE), mais aussi de l'Alliance de la Gauche verte nordique, de la Gauche anticapitaliste européenne ou sans affiliation.

Ce groupe de 35 eurodéputés est présidé depuis 2009 par Lothar Bisky1.

Organisation
Le groupe GUE/NGL est un groupe confédéral : il est composé de délégations nationales et de partis membres. Si les partis membres doivent partager des objectifs politiques communs, exprimés notamment dans la déclaration constitutionnelle, ils restent souverains quant à leur ligne politique. Ainsi, le groupe parlementaire apparaît parfois divisé sur certaines questions.
Les députés du groupe se réunissent régulièrement afin de préparer les séances, débattre sur les lignes politiques et voter des résolutions. Le groupe publie également des rapports sur différents sujets (Organisation mondiale du commerce, amiante, esclavage sexuel, …).

Positionnement politique
 
Fondée en 1994, le positionnement politique du groupe est résumé par sa déclaration constitutionnelle. C'est sur ce texte que s'engagent les partis membres et les députés associés au groupe à titre individuel. Ce groupe développe une ligne politique qu'on pourrait qualifier d'« altereuropéenne », c’est-à-dire opposée à la construction européenne actuelle tout en se disant « profondément attaché à la construction européenne ».
GUE/NGL pose trois piliers pour la construction d'une autre Europe : le changement total des institutions afin de les rendre « pleinement démocratiques » ;

un nouveau modèle de développement écologique et rompant avec le néolibéralisme, visant à créer un « espace social commun » ;

une politique de co-développement et de coopération équitable.

Le groupe se pose ainsi dans une ligne ne tranchant pas clairement entre réformisme et révolution, laissant à chaque parti le soin de décider de la façon qu'il juge la plus adaptée pour parvenir à ces objectifs. De ce fait, il se positionne à la fois « à l'intérieur » des institutions, tentant d'influer sur les décisions prises par co-décision, et « à l'extérieur » de par sa volonté d'une « autre Union » qui ferait « table rase de Maastricht ».

(A suvre)


 

 

Bridgestone: le Parti communiste ne peut qu'être solidaire

bridgestoneLes ouvriers de Bridgestone Frameries (rechapage de pneus d'avion) sont en grève depuis le jeudi 11 juin 2009.

Ce mouvement de solidarité a démarré suite au licenciement brutal et injustifié de 8 ouvriers décidé le jour même par la Direction de Bridgestone.

En agissant de la sorte, cette direction a "renié" sa signature puisqu'elle ne respecte pas la dernière convention collective de travail conclue sur le plan de l'entreprise pour les années 2007-2008 et 2009.

En effet, cette CCT prévoit dans son article 1 intitulé "sécurité d'emploi" que: "Lentreprise mettra tout en oeuvre en vue d'éviter des licenciements pour raisons économiques et techniques. Si des difficultés surviennent en la matière, il est préalablement instauré un régime de chômage partiel, si possible par roulement."

Vous avez sous les yeux un bon exemple de la conception sauce Bridgestone en matière de relations sociales: pour elle, une convention de travail n'est qu'un vulgaire chiffon de papier.

La direction tente, sans convaincre personne, de justifier ces licenciements par sa décision de délocaliser le magasin "pneus" à Zeebruge dans une entreprise tierce.

Les organisations syndicales ne comprennent pas le bien fondé de cette mesure unilatérale et inattendue. Pourtant, tout va très bien à Bridgestone Frameries, sur le plan économique et financier. Le profit net après impôt a doublé pour l'exercice 2008 pour atteindre plus de 5 MILLIONS d'euros!

La vie est belle pour la Direction de Bridgestone Frameries. Par contre, pour les ouvriers, il s'agit d'un désastre humain et social. 8 pères de famille ont été jetés comme des vielles chaussettes usagées...

Cette Direction hautaine et arrogante se moque du fait que plusieurs ouvriers ont une ancienneté de plus de 20 ans voire 30 ans au sein de l'entreprise.
Cette Direction qui est très "sociale" leur a quand même réservé une belle petite récompense...Un petit parachute doré à la sauce CLARINVAL:
- 1 mois de salaire pour les ouvriers ayant moins de 10 ans d'ancienneté;
- 1,5 mois de salaire pour ceux ayant entre 10 et 20 ans de service;
- 2 mois de salaire pour ceux ayant plus de 20 ans de fidélité à l'entreprise.
Monseigneur est trop bon! Surtout que ce montant mirifique s'ajoute au préavis légal des ouvriers concernés (de 28 jours à 210 jours selon l'ancienneté). On est bien loin de la grille Claeys, n'est-ca pas...
Voilà comment Bridgestone traite son personnel!

La Direction est une Direction heureuse et son bonheur serait total si à l'occasion de la délocalisation du magasin à Zeebruge (qu'elle a mûrement concocté), elle pouvait aussi se débarrasser d'un Délégué syndical, par ailleurs Secrétaire du CE et membre au CPPT qui est (comme par hasard) occupé au magasin. Jackpot Mister Clarinval! Mais tout cela n'est que pure coïncidence.
En effet, d'après elle, la Direction de Bridgestone aurait examiné toutes les pistes de réflexion pour permettre le reclassement des 8 ouvriers du magasin au service "production". Hélas, cette réflexion, qui a dû être intense, n'a débouché sur rien! Pas de reclassement possible au sein de ce service a décrété le Sieur Clarinval!

Pourtant, il y a 24 prépensionnables dans le service "production" et ce dans les 12 mois qui viennent, il y a une quinzaine de CDD dont le contrat se termine prochainement, on pourrait faire du crédit-temps, et bien entendu organiser le chômage partiel comme exigé par la CTT d'entreprise. NIET a dit Clarinval au nom de Bridgestone, je décide de licencier sur le champ les 8 ouvriers CDI du magasin et plus tard, prolonger les CDD du service production. Bizarre, bizarre...

Voilà pourquoi nous tenions à vous informer de la situation et des raisons qui contraignent les ouvriers de Bridgestone Frameries à faire grève depuis le 11 juin 2009.

Nous faisons appel à votre solidarité et votre soutien dans la lutte pour l'emploi que les ouvriers mènent! Merci pour eux!

Service Jeunes FGTB


 

Ils l’ont dit

ombre-rougeBarack Obama très courtoisement vient de promettre à Benoît XVI de tenter de limiter (faire diminuer, comment?) le nombre d’interruptions de grossesses aux USA. Voilà de quoi encourager toutes les ligues anti-avortement qui n’hésitent pas à incendier des cliniques ou à tuer des médecins pratiquant l’interruption de grossesse. Ce pape rétrograde n’arrête pas d’intervenir dans le domaine politique. Après avoir affirmé que la capote faisait courir des risques graves à ceux qui l’utiliseraient que va-t-il nous sortir ?

 

Jean-Michel Javeaux, co-président d’ECOLO, trouve que la Belgique est un pays neutre lorsqu’on lui pose si la question de savoir si nous vivons dans un Etat laïc. Il ne veut donc pas se prononcer ouvertement sur la nécessité d’avoir comme en France, un Etat où la    séparation d’avec la religion est nette, claire, effective. Vu que nous finançons deux enseignements quasi publics (le libre et l’officiel), le gouvernement de l’olivier n’aura pas à son programme la création d’un enseignement pluraliste et laïc où ne serait dispensé qu’un cours d’éducation civique. Naturellement, si la responsabilité de l’enseignement est confiée à Joëlle Milquet, pourra-t-on  continuer à parler de neutralité de l’Etat belge. Hypocrisie !

 

Les habitants d’Aquila : « Nous vivons dans des tentes depuis plusieurs mois. Les Français vont prendre en charge la moitié du coût de la coupole de l’église locale. » Est-ce la priorité pour eux ? Carla l’a affirmé dans les deux langues. Berlusconi  qui fait côtoyer la dispendieuse organisation de ce G 8 et le désespoir de ces pauvres gens, campeurs des temps modernes démunis de tout n’a pu qu’apprécier.

L'ombre rouge

La gauche unitaire européenne a été fondée en 1989, de la volonté de fédérer les partis de gauche non socialistes. Elle regroupe alors quatre partis : le Parti socialiste populaire danois, le Parti communiste italien, la Gauche unie espagnole (dont notamment le Parti communiste d'Espagne) et le Synaspismós grec, et se présente comme une alliance de partis politiques et non comme un groupe politique. C'est en 1994 qu'elle se forme en tant que groupe confédéral : aux partis d'origine se sont joints les partis communistes français, portugais et grec ; le Parti de la refondation communiste italien a remplacé le PCI, qui a rejoint le Parti socialiste européen sous le nom de Démocrates de gauche ; le PSP a lui quitté l'alliance.

En 1995, l'élargissement de l'Union européenne amène la création de l'Alliance de la Gauche verte nordique, qui regroupe l'Alliance de gauche finlandaise, le Parti de gauche suédois et le Parti socialiste populaire danois. Le groupe se renomme alors « Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique » (GUE/NGL).

La GUE/NGL voit alors ses effectifs varier, tant en termes de députés que de partis politiques, avec les élections au parlement et les recompositions des partis au niveau national : en 1999, le Parti du socialisme démocratique (PDS) allemand et le Mouvement démocratique et social (DIKKI) grec rejoignent ainsi la GUE/NGL, alors que les cinq élus de la liste d'alliance LO-LCR le rejoignent en tant que membres associés. En 2002, les quatre députés européens du Pôle républicain décident également de rejoindre le groupe. En 2004 en revanche, l'alliance LO-LCR n'obtiendra pas d'élus et le DIKKI est dissous ; le Bloc de gauche portugais et le Sinn Féin irlandais rejoignent eux le groupe, ainsi que deux partis de pays ayant rejoint l'Union en 2004 : l'AKEL chypriote et le PCBM tchèque, portant le nombre total de partis adhérents à 16. Le groupe comptait alors 41 députés européens issus de 16 partis membres et originaires de 13 États de l'Union européenne. Il comprenait également 4 partis associés, dont 3 ne sont pas, actuellement, représentés au sein du Parlement européen.

A l'issue des élections européennes de 2009 le groupe passe de 41 à 35 membres. Il subit les effets de la déroute des partis communistes italiens, qui perdent tous leurs élus alors qu'ils en comptaient sept dans la législature précédente. L'officialisation de la défection des élus du Parti socialiste populaire danois au profit du groupe Verts/ALE, ainsi que la perte de son élu par l'Alliance de gauche finlandaise font baisser l'audience de l'Alliance de la Gauche verte nordique au sein du groupe, où elle n'est plus représentée que par un seul eurodéputé du Parti de gauche suédois. Le ralliement d'un des deux élus du Centre de l'harmonie letton et les gains réalisés par les partis-membres allemand, français et portugais n'ont pas suffit à compenser ces pertes.

Extrait de Wikipedia

17:45 Ecrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook

14.06.2009

l'Etincelle n° 44 (juin 2009)

 

Les producteurs de lait eux-aussi victimes de la folie libérale Version imprimable E-mail
  lait-crise-agriculteur-bruxelles_17

La crise issue des politiques ultralibérales a beau frapper de plein fouet nos économies, les dirigeants actuels (qu’ils soient européens ou nationaux) ne semblent pas vouloir ouvrir les yeux. Il en va ainsi de l’agriculture avec la volonté affichée au niveau de l’UE de mettre fin aux quotas (en commençant  par les relever) et de libéraliser totalement le marché d’ici 2015. 

Conséquence directe, le prix payé aux agriculteurs pour une série de produits de base (blé, betterave, lait,…) s’effondre.  De nombreux agriculteurs, et en particulier les petits producteurs qui tentent de défendre une agriculture paysanne, se retrouvent pris à la gorge économiquement.

Les producteurs laitiers sont les premiers aux barricades car leur situation est particulièrement désastreuse. En Belgique, le prix de base d’achat du lait aux producteurs avoisine aujourd’hui les 18 centimes d' € le litre pour un coût de production moyen de 33 centimes d' €, et ce sans paiement de la main d’œuvre. Il y a à peine un an, le prix du lait payé au producteur était de 36 centimes d' € le litre.

Cette croisade  ultralibérale est soi-disant menée au nom des consommateurs.  Mais en bénéficient-ils ? La réponse est clairement « non ». Le prix des produits finis (pain, sucre, yaourt,…) ne baisse pas.  C’est la grande distribution qui impose ses prix et gonfle ses marges.  C’est elle qui grâce à un puissant lobbying pousse à la dérégulation du marché. 

Alors que des syndicats paysans progressistes telle la FUGEA montent au créneau, le puissant syndicat paysan flamand Boerenbond, historiquement très proche des sociaux-chrétiens flamands, ainsi que la ministre libérale en charge du dossier, Sabine Laruelle, ne trouvent rien à redire à la situation. C’est inacceptable ! Producteurs, consommateurs et élus progressistes doivent s’unir afin de refuser ensemble la casse sociale dans le secteur agricole.

Le Parti communiste Wallonie-Bruxelles soutient les agriculteurs en colère.  Nous revendiquons avec eux :

  • une refonte totale de la Politique Agricole Commune (PAC) avec notamment une diminution des quotas et un refus de toute libéralisation accrue du secteur.  Nous estimons au contraire que le secteur agricole (qui produit une série de biens de base) doit être protégé de la logique marchande et de la mise en concurrence mondiale
  • la défense d’une agriculture paysanne et plus locale
  • des mesures ad hoc de contrôle des importations (pour mettre fin au dumping social)
  • le paiement d’un juste prix aux agriculteurs (et concernant le lait un minimum de 40-45 cts € par litre).



Qu'est ce qu'un éco-Tartuffe et qui sont-ils ?

http://www.dailymotion.com/relevance/search/ecotartuffe/v...
"[...] Cher Nicolas Hulot, je vous enjoins de vous retirer de l’écologie politique à laquelle vous avez fait plus de mal en un an que toutes les forces productivistes, droite et gauche confondues, depuis les années 1970, lorsque l’écologie est entrée en politique.

Bien sûr, vous êtes avant tout le produit des forces qui vous manipulent : E. Leclerc, L’Oréal, Bouygues, TF1 et plus largement les multinationales qui vous financent, mais aussi la droite néolibérale de Nicolas Sarkozy.

Ce n’est pas à votre personne que nous en voulons mais à l’offensive idéologique dont vous êtes le cheval de Troie le plus abouti. Vous incarnez de manière pratiquement parfaite la capacité du néolibéralisme à digérer sa contestation et à semer la confusion chez ceux qui lui résistent. Vous êtes d’autant plus efficace que vous en semblez totalement inconscient. L’idéologie dont vous êtes le vecteur conduit à dépolitiser l’enjeu écologique et la réflexion sur le productivisme. Elle amène à penser que la société de consommation ou le néolibéralisme sont compatibles avec la préservation de la planète. [...]"

Suite sur :

 

 


 

 

Dans son programme pour l'Europe, le PC-GE se prononçait pour une écologie sociale

Face au défi climatique et alimentaire, pour la défense d’une écologie de justice sociale,  nous voulons mobiliser l’ensemble du potentiel social, technique et scientifique.  Nous estimons que cela passe par une planification démocratique de la production dans une série de secteurs, seule garantie afin de permettre une transition vers une utilisation rationnelle des ressources (eau, énergies fossiles,…) disponibles et une transition rapide et massive vers les énergies renouvelables. Nous prônons également la mise en œuvre de politiques publiques d’économie d’énergie (aides aux particuliers, obligations aux entreprises). Le PC Wallonie- Bruxelles se prononce par ailleurs en faveur d’une sortie progressive (mais rapide) du nucléaire et pour une production d’énergie 100% renouvelable à terme.

Nous sommes favorables à la mise en place rapide d’un nouveau traité international conforme au 4e rapport de la commission intergouvernementale sur le changement climatique et s’intégrant dans le plan d’action de l’Union européenne de 2007-2009. Nous réclamons au minimum : une réduction des émissions globales de 30% d'ici 2020 sur la base du niveau de 1990 et d'au moins 80% d'ici à 2050, une augmentation de l'utilisation des énergies renouvelables d'au moins 25% d'ici à 2020, la réduction de la consommation totale d'énergie primaire de 25% d'ici à 2020 et l’augmentation de l'efficacité énergétique de 2% par an, y compris en limitant la consommation par tête d’habitant, une obligation d'efficacité pour l'industrie et les producteurs de marchandises à forte consommation énergétique. Nous sommes contre la réduction du protocole de Kyoto à un système marchand de quotas d'émissions.

Nous sommes opposés aux agro-carburants qui poussent à la hausse le coût des matières premières et plongent dans la faim les populations déjà les plus précarisées.


 

 


affiche_pcVoici un premier bilan du Bureau Politique du PC Wallonie-Bruxelles suite aux scrutins (régionale et européen) du 7 juin 2009. D'ici la fin du mois, le Comité Central se réunira et une analyse plus détaillée sera produite.  Bonne lecture.

Un résultat décevant et inattendu

Ces derniers mois, de nombreux militants ont rejoint notre parti, toutes nos fédérations ont vu le nombre de leurs membres progresser, des sections se sont (ré)ouvertes.  Au cours de cette campagne, le travail militant fourni aura également été plus important que lors du scrutin de 2007 (affichage mais surtout distribution de centaines de milliers de tracts,…)  et la couverture médiatique modeste mais en progrès.

Pourtant, malgré quelques petits succès locaux, nos résultats sont très décevants et nous perdons plus de la moitié de notre électorat par rapport 2007.

D’ores et déjà, on peut penser que plusieurs éléments peuvent expliquer cet échec : la dispersion des listes de la gauche anticapitaliste, une campagne de proposition trop peu lisible de notre part, le choix d’une dénomination (PC-GE) trop difficile à comprendre pour nos électeurs d’autant plus qu’elle apparaissait très tardivement, et enfin des appels au vote utile lancés par le PS et la FGTB afin de faire barrage au MR.

A Bruxelles, le cartel PC-PSL-LCR-PH n’a pas, non plus, obtenu les résultats escomptés.

Dans les prochaines semaines, notre parti analysera cette situation plus finement et en tirera les conséquences qui s’imposent.

Au-delà de ces constats peu réjouissants, le PC tient à remercier celles et ceux (plus de 8000 personnes) qui lui ont accordé leur confiance ainsi que son partenaire électoral dans les régions et à l’Europe, le Parti Humaniste.

Une chose est certaine, nous ne baisserons pas les bras et continuerons à populariser nos propositions de changement.

Analyse de la gauche en Europe

Abstention record et virage à droite, montée des formations xénophobes et populistes dans plusieurs pays, recul historique des formations socialistes sont les conclusions principales de cette élection européenne. La gauche de gauche incarnée par le groupe GUE/NGL connaît des résultats contrastés (35 députés au lieu de 41 mais dans un Parlement comptant moins de députés), malgré des résultats encourageants en Allemagne (avec 8 députés pour Die Linke), en France (avec 5 députés pour le Front de Gauche) ou au Portugal (le PCP et le Bloco enregistrent une forte progression). Force est de constater que la conversion de la social-démocratie au « social-libéralisme » depuis plusieurs décennies a largement affaibli l’idée même d’alternative, et cela au moment où la crise du système capitaliste s’aiguise et exigerait des réformes de gauche profondes dans toute l’Europe.

En Wallonie et à Bruxelles

Un des enseignements de cette campagne est sans doute qu’attaquer le PS uniquement  sur les « affaires » et par sa droite, n’a pas convaincu massivement l’électorat.  S’il recule, le PS ne connait pas la débâcle annoncée.  ECOLO est en net progrès même s’il n’obtient pas les résultats que les sondages lui promettaient. L’extrême-droite disparait et nous nous en réjouissons. Le MR, qui rêvait de devenir le premier parti, doit remiser ses ambitions hégémoniques. Le CDH de Joëlle Milquet arrive désormais en quatrième position en Wallonie et en Communauté française. Au total, ces élections ne montrent certainement pas une adhésion populaire aux thèses ultralibérales en Wallonie et en Communauté française. C’est là une leçon essentielle du 7 juin qu’il s’agira de rappeler à celles et ceux qui négocient les majorités régionales et nous représenteront au Parlement européen.

Concernant l’évolution de la gauche anticapitaliste en Belgique, force est de constater que si nous sommes les perdants, il n’y a pas véritablement de gagnants. La LCR, malgré d’importants relais médiatiques et l’engagement d’Olivier Besancenot, ne perce pas. La liste CAP D’Orazio fait un score comparablement faible.  Quant au PTB, malgré une plus forte présence médiatique (ce qui est nouveau) et militante, il ne réalise qu’une avancée modeste au regard de ses espérances (en particulier à Bruxelles) et principalement dans les bastions où il a des élus locaux. 

En conclusion

Devant nous demeure le principal défi : celui de la création d’une force politique à la gauche du PS et d’ECOLO afin de mettre en avant des solutions concrètes pour rencontrer les défis sociaux, économiques et écologiques.


 

Le GUE/NGL a élu Lothar Bisky à la présidence du groupe
 
fsl_lothar_bisky_li_763251gLe groupe parlementaire de la Gauche unitaire européenne /Gauche verte nordique (GUE/NGL)* du Parlement européen a élu, aujourd'hui, à l'unanimité, Lothar Bisky (DIE LINKE.) Président du groupe.
 
Après avoir remercié l'ensemble du groupe pour la confiance accordée, et salué le travail de Francis Wurtz, qui a dirigé le groupe GUE/NGL pendant les deux dernières législatures, Lothar Bisky à notamment déclaré: "Le groupe de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique au Parlement européen continuera à lutter pour une Europe sociale et pour le désarmement de l'Union européenne, non pour sa militarisation."
 
Le Groupe GUE/NGL a aussi élu ses vice-présidents: Eva-Britt Svensson (Suède), Ilda Figueiredo (Portugal), Kartika Liotard (Pay-Bas), Takis HatziGeorgiou (Chypre) et Miloslav Ransdorf (République tchèque).
 
 
francis%20wurtz.A l'issue de ces votes, Francis Wurtz a déclaré "quitter le Parlement européen en gardant le souvenir d'une expérience politique et humaine exceptionnelle". Il a remercié les membres, les secrétaires et collaborateurs, les fonctionnaires, les interprètes de leur précieuse coopération. "Notre groupe a réussi, par delà la grande diversité de ses composantes, à se construire une identité de gauche - sociale, écologique, solidaire, féministe, démocratique, pacifique... Elle est reconnue tant au sein des institutions européennes que dans les mouvements sociaux et les forces progressistes, en Europe et dans nombre de régions du monde. C'est là notre légitime fierté collective. Bon vent à vous toutes et tous! Allez de l'avant. La gauche européenne a besoin de vous."
 
En conclusion, Lothar Bisky s'est exprimé à propos de la réélection possible de José Manuel Barroso en tant que président de la Commission européenne, et a déclaré que le groupe y était opposé: "Ces Européens responsables de la situation économique et financière actuelle doivent en assumer l'entière responsabilité".
 
* Le groupe GUE/NGL est actuellement composé de 35 députés de 13 pays membres.

Pérou la sanglante vitrine de la mondialisation Version imprimable E-mail

  
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Dans le cadre de la politique de privatisation forcenée et de l’ouverture sans restrictions aux investissements étrangers décidés par les accords du traité de libre commerce (TLC) souscrits entre le  président Alan Garcia et le gouvernement Bush, le gouvernement péruvien avait légiféré afin de donner libre accès aux multinationales pour la prospection et exploitation des énormes ressources forestières de sa région amazonienne  ainsi que des grands gisements de gaz naturel et de pétrole récemment découverts.

Les populations indigènes de cette région ne comptaient toutefois pas se soumettre si docilement à cette agression contre leur habitat, leurs coutumes, leur environnement. Elles ont d’abord manifesté pacifiquement leur désaccord, puis, faute de réaction des autorités, de manière plus énergique. Ainsi, depuis déjà presque 4 mois, des actions ont été menées pour bloquer l’avancement des travaux (encerclement des chantiers, blocage des routes..).

La réaction du gouvernement du président Alan García, probablement le plus servile des chefs d’état de l’Amérique Latine envers les multinationales, ne s’est pas fait attendre et une violente répression a été entreprise contre les populations révoltées y compris l’utilisation d’hélicoptères pour tirer sur les manifestants qui ne disposaient que de leurs flèches. Le bilan tragique de cette violente répression reste inconnu ; Garcia parle d’une dizaine de morts parmi les civils et une vingtaine parmi les militaires mais des témoins directs disent avoir vu charger en catimini des dizaines de sacs plastiques dans des hélicoptères et des embarcations fluviales de la marine. Difficile en tout cas de faire confiance en la macabre comptabilité du président social-démocrate péruvien, par ailleurs vice-président honoraire de l’Internationale Socialiste, déjà connu pour avoir « résolu », dans son précédent mandat, une révolte dans la prison centrale de Lima, par le carnage de 250 prisonniers.

Dans ce contexte, le silence de l’Union européenne et des pontes ‘humanistes’ comme Bernard Kouchner et Daniel Cohn-Bendit, toujours prêts à dénoncer des violations des droits humains venant soit disant de Cuba, du Venezuela ou de Bolivie,  n’est que révélateur de la profondeur de leur misérable hypocrisie. Plus près de chez nous, le silence de nos autorités et de Louis Michel, commissaire au développement est aussi très révélateur.

Face à tout cela, tout en manifestant notre profonde solidarité avec le peuple péruvien et en particulier sa composante indigène, nous tenons à dénoncer avec la plus grande énergie les auteurs de ces crimes et leurs complices.


Le Bureau Politique

Honduras, NON au putsch réactionnaire ! Version imprimable E-mail

  

 Comme en avril 2002 lorsque les putschistes vénézuéliens (soutenus notamment par George W. Bush, José María Aznar, mais également le socialiste Felipe González) prétendirent que le président Hugo Chavez avait renoncé volontairement à la présidence de son pays, leurs homologues du Honduras « montrent » aujourd’hui sans le moindre scrupule une lettre antidatée du président Manuel Zelaya selon laquelle ce dernier renoncerait volontairement à son mandat. Ceci est un mensonge grossier que ce dernier a vivement démenti depuis son exil forcé du Costa Rica.

Mais Manuel Zelaya ne s’est pas limité à dénoncer cette mascarade.  En tant que démocrate intègre, il a également appelé les forces progressistes de son pays à sortir dans la rue afin de manifester leur opposition au crime de lèse démocratie organisé par l’armée, l’Eglise catholique (et certaines églises sectaires importées des Etats-Unis), et surtout la servile grande bourgeoisie hondurienne.  Celle-ci enrage d’avoir entendu ce président progressiste annoncer d’importants projets de reforme agraire, et ce, après avoir déjà subi l’affront de se voir imposer par décret, puisque la droite domine le Parlement, un salaire minimum pour les travailleurs de ce pays.  Que l’on ne s’y trompe pas, il s’agit donc bien d’un putsch réactionnaire afin de tenter de stopper des réformes populaires.

Face à ce putsch scandaleux, condamné même par des organisations peu suspectes de sympathies gauchistes telle l’Organisation d’Etats Américains (OEA) et l’Union européenne qui n’ont pas hésité à parler de « coup d’état », seul le très médiatique président des Etats-Unis Barack Obama se montre pour le moins réservé, se disant simplement « préoccupé ».

Assurément, ce qui préoccupe le plus monsieur Obama est de voir que l’Amérique latine confirme toujours plus son insoumission aux diktats des intérêts qu’il représente et qu’il défend si bien quoi qu’en pensent ses admirateurs européens de droite et de gauche.

Quant à nous, tout en manifestant notre solidarité avec le peuple hondurien et en souhaitant encore des nouvelles « préoccupations » au président américain, nous exigeons de notre gouvernement une attitude claire de condamnation de cette agression commise contre la démocratie dans ce pays.

Le Bureau Politique du Parti Communiste Wallonie-Bruxelles

19:20 Ecrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook

01.05.2009

L'etincelle n° 43 (mai 2009)

 


L'Europe et les trois petits singes      
 
Bien des commentateurs s’accordent à le constater : la campagne électorale est d’une formidable atonie. Ce qui se vérifie spectaculairement en ce qui concerne les élections européennes. Comme s’il s’agissait là d’un enjeu secondaire. Comme si le scrutin était un exercice obligé, un moment plutôt ennuyeux à passer que l’on souhaiterait avoir le plus vite derrière soi. Les conséquences des politiques de l’Union sur les choix de gestions de l’Etat fédéral, des régions et des communes ? Le sens même de la construction européenne au moment où la crise systémique que subit le monde globalisé s’aggrave ? Peanuts…

Devant ces questions essentielles, s’articulent deux types de réponses. Les « grands » partis, dits traditionnels, ne semblent rien voir, rien entendre, ni disent rien. Ou si peu. Ils ont adopté le comportement autiste des trois petits singes de la fable. Cette attitude ne serait-elle pas liée au fait que l’ambition des éléments programmatiques qu’ils proposent est inversement  proportionnelle  à la gravité de la situation actuelle ? D’autre part, une série de partis rêvent d’en finir avec un processus européen qu’ils voient génétiquement et définitivement soumis aux exigences du capital. Et donc une fois pour toute hors de portée de l’intervention des peuples. La messe serait dite. Telle n’est pas notre position. Mais il faut bien admettre, au vu des traités successifs, qu’il y aurait de quoi douter de la pertinence même de tout projet commun pour notre continent.

La démocratie bafouée

Liberté d’information, droit de vote. Ces deux conquêtes démocratiques garanties par la loi, sont aujourd’hui bafouées. Le traité  de Lisbonne, « modifié » parce que le projet de traité constitutionnel avait été rejeté par les citoyens consultés, a été élaboré dans le plus grand secret. Les 27 chefs d’Etat et de gouvernement ont de fait décidé d’opposer leur veto aux droits à l’information et à la consultation populaire. Un coup de force, peut-être légal mais politiquement inacceptable.

Le nouveau traité est d’évidence un clone difforme de feu le Traité constitutionnel européen, blackboulé par les Français et les Néerlandais. On y retrouve, parmi bien d’autres choses, la fameuse « concurrence libre et non faussée » qui met les peuples et les Etats en concurrence, la confirmation de la toute puissance de la Commission européenne au détriment des élus, le statut intouchable de la Banque Centrale Européenne, le démantèlement des services publics au nom des règles concurrentielles…

Des traités obsolètes

Les Européens regardent avec méfiance ou désintérêt les circonvolutions de l’UE. Comment pourrait-il en aller autrement quand ils restent sur la grève et que le vaisseau Europe navigue sans boussole, tout en virant toujours d’avantage à tribord, éperonnant les conquêtes sociales ? Malgré cela, nous sommes Européens. Par profonde conviction. Mais nous sommes tout aussi délibérément attachés à l’idée qu’il est urgent de donner une autre direction à la construction européenne. Nous voulons refonder l’Europe. Nous nous situons dans une modernité utile par rapport aux certitudes des libéraux de tous bords que l’aggravation de la crise systémique du capitalisme que nous traversons semble n’émouvoir que médiocrement. Cela, alors même que les dogmes ultralibéraux, certes aussi absurdes qu’injustes, volent en éclats dès lors qu’il s’agit de voler au secours des financiers. Oubliés les équilibres budgétaires, la maîtrise de la dette publique. Et que devient la concurrence libre et non faussée quand fleurissent les mesures protectionnistes ? Quid des aides publiques, entraves à la concurrence

Depuis trente ans, les lois d’airain du capitalisme et du « marché, libre et sans entraves » ont exercé leurs ravages. Le traité de Maastricht, le pacte de stabilité, le traité de Lisbonne se sont situés dans la ligne. Obstinément, la BCE, en gardienne du temple, a prôné libéralisation des services, modération salariale et flexibilité comme remèdes pour en sortir. On s’enfonce au contraire dans la crise et les inégalités. La démocratie se vide peu à peu de tout contenu.

Changer d’Europe

Les dirigeants européens, véritables pompiers pyromanes,  fustigent aujourd’hui les « dérives du capitalisme financier » dans une pathétique tentative de faire oublier leur activisme en faveur de la dérégulation. Face à un tel aveuglement, les élections européennes du mois prochain offrent une chance de changer d’Europe.

Rien n’est fatal. Une proposition de directive sur l’aménagement du temps de travail, présentée par la Commission et adoptée par les ministres de l’Emploi, en juin 2008, prévoyait  la possibilité pour certains États de contourner la norme européenne, à savoir une durée de travail hebdomadaire limitée … à 48 heures (1). Le texte faisait  explicitement référence à une durée de travail allant jusqu’à 60 heures, et même jusqu’à 65 heures. La Parlement s’y est majoritairement opposé voici quelques semaines, suivant ainsi l’argumentation du groupe de la Gauche unitaire européenne. Les rapports de forces ne sont pas figés.

Partout en Europe, des partis progressistes, communistes, socialistes ancrés à gauche, se mobilisent pour changer d’Europe. De l’Espagne à Chypre, de l’Allemagne au Portugal, de l’Italie   à la Belgique et à la France, le Parti de la gauche européenne et ses 400 000 membres travaille à une alternative ambitieuse, ouverte aux syndicats, aux associations, aux femmes et aux hommes qui s’engagent sur le terrain de la construction d’une autre Europe. Avec les 29 partis membres du PGE ou observateurs représentant 23 pays, nous avons cosigné  une plate-forme électorale commune pour une Europe sociale, démocratique, écologiste, féministe et pacifiste. Notre Europe, l’Europe des peuples se conjugue au futur.

Pierre Eyben, Maurice Magis, porte-parole du Parti communiste (Wallonie-Bruxelles)

1. L’Espagne et la Grèce avaient voté contre. La Belgique, Chypre, la Hongrie, Malte et le Portugal s’étaient abstenus. 
 

 



Clip officiel du Parti communiste

Channel Icon
Pas d'effets spéciaux, pas d'enfants dans les bras, pas un clip coûteux réalisé par une agence de pub, juste des militants qui vous présentent simplement quelques points importants de notre program...

http://www.youtube.com/watch?v=HDG723BP81E


 

 

CANDIDATS EFFECTIFS -THUDINIE

MORTELETTE Simon, 63 ans, retraité Electrabel
BIAUMET Annie, 69 ans, retraitée de l'enseignement
DELVIGNE Dominique, 46 ans, informaticien, candidat d'ouverture

CANDIDATS SUPPLEANTS THUDINIE

LACROIX Monique, 62 ans, ouvrière retraitée, ancienne déléguée syndicale FGTB à AGC
VERMEULEN Daniel, 43 ans, menuisier,
LIBON Brigitte, 58 ans, travailleuse sans emploi
MICHOTTE Michaël, 20 ans, étudiant, candidat d'ouverture


 

ImageTélésambre: place ce soir au Parti Communiste, pour lequel les enjeux wallons et européens sont étroitement mêlés. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si le parti s'appelle désormais Parti Communiste-Gauche Européenne.

02/06/09 : Elections 2009 : présentation de la liste PC


 

Pierre EYBEN un des invités de l’émission Matin Première. Retrouvez son intervention en podcast (de 4:18 à 9:15)

Matin Première - 28/05/09

 http://pierre.eyben.be/article377.html


 

Candidats de la liste n° 20 PC – GE pour l’arrondissement de Charleroi

pc-ge

Candidats titulaires:

1. Gonsette Jean-François, 45 ans, fonctionnaire, secrétaire politique de la Fédération de Charleroi
2. Moine Claudine, 60 ans , rédactrice à la poste, militante active du Secours Populaire
3. Mortelette Olivier, 32 ans, cheminot, militant syndical FGTB
4. Sterckx Amélie, 20 ans, ouvrière en blanchisserie
5. Pieters Freddy, 59 ans, fonctionnaire, militant wallon
6. Raes Christine, 48 ans, sophrologue
7. El Khodari Adelaziz, 53 ans, enseignant, militant associatif, candidat d’ouverture
8. Sturbois Sandra, 37 ans, employée, candidate d’ouverture
9. Coupez Jacques, 61 ans, enseignant, ancien conseiller communal et CPAS, militant dans de nombreuses associations citoyennes

Candidats suppléants:

1. Michiels Jeanne, 48 ans, aide familiale, militante syndicale ALR
2. Michel Thomas, 19 ans, étudiant
3. Devlieger Nathalie, 34 ans, technicienne de surface
4. Mathurin Pierre, 51 ans, éducateur spécialisé
5. Depasse Florence, 29 ans, mère au foyer, candidate d’ouverture
6. Cambier Georges, 55 ans, prépensionné TEC, ancien militant syndical TEC, militant association culturelle
7. Fauconnier Martine, 60 ans, accueillante d’enfants, candidate d’ouverture
8. Ridiaux Roger, 36 ans, ouvrier, candidat d’ouverture
9. Moreau Magali, 57 ans, gérante de maison d’hôte, ancienne conseillère communale et CPAS, militante wallonne, candidate d’ouverture


 

Liste PC-GE, le 7 juin le "20" aura une jolie robe rouge écarlate     

Aff_numero_final_v1b2La liste PC-GE (Parti Communiste – Gauche Européenne) a été validée et s’est vu attribué le numéro 20.  Le mot d’ordre de notre campagne sera : « Privatisations, pollutions, chômage, guerres, crises … on change ? Sortons du capitalisme ! »

Sacrifiant au rituel des commentaires sur le numéro de liste reçu, on pourrait dire que plutôt qu’un fade rosé aux reflets violets, le « vin » aura donc cette année une jolie robe rouge. Un rouge bien tannique pour sortir d’une Europe toute bleue.

Nous sommes en effet opposés à l’Europe ultralibérale bâtie par la droite et par les partis sociaux démocrates mais favorables à une autre Europe, une Europe de la solidarité, une Europe des peuples.   C’est pourquoi nous nous présentons sous le sigle  « PC-GE » (Parti Communiste – Gauche Européenne), afin de marquer clairement le fort ancrage européen du PC, membre du Parti de la Gauche Européenne (PGE). Ce sigle traduit également concrètement la place laissée à des indépendants et membres d’autres organisations sur les listes. Plusieurs candidat(e)s d’ouverture figureront en effet sur celles-ci.  Comme pour le précédent scrutin, un accord a été passé avec le PH (parti humaniste), porteur tout comme nous d’un message antimilitariste et anti-OTAN fort.

C’est Pierre Eyben qui mènera la liste pour le collège électoral francophone. Pierre Eyben a 33 ans et habite Liège. Il est chercheur, ingénieur physicien et docteur en sciences appliquées. Pierre Eyben est par ailleurs porte-parole du parti communiste depuis novembre 2008. Engagé en faveur de la défense d’une poste «100% publique» et sur les thèmes écologiques (relocalisation économique, sortie du nucléaire, planification écologique,…) il est également un militant de la lutte contre l’agression publicitaire.  La deuxième place de la liste européenne sera occupée par Nicole Cahen, représentante du PC W-B au bureau exécutif du PGE et la troisième place par Gilles Smedts, porte-parole du PH. La liste sera poussée par le conseiller communal courcellois Robert Tangre.  La première suppléance sera occupée par la conseillère communale carolorégienne Malika El Bourezgui, la dernière par le professeur bruxellois Yves Piersaux. 
 



Pierre Eyben (Parti communiste) : «Etre communiste, c’est lutter pour une société émancipatrice»

Tête de liste PC à l’Europe, le porte-parole du Parti communiste Pierre Eyben nous présente les idées défendues par sa formation. Le PC belge a vu son nombre d’adhérents augmenter au cours des derniers mois. Il en compte aujourd’hui un millier.
 
Pierre Eyben est un ancien militant d’Ecolo. «J’ai été fort déçu du virage à droite d’Ecolo. J’ai trouvé au Parti communiste des gens très ouverts au débat et à la discussion. Je n’aurais jamais adhéré à un Parti communiste qui n’aurait pas un regard critique sur ce qui a été fait au nom du communisme. Etre communiste, c’est lutter pour une société égalitaire et émancipatrice.»
 
Quel avenir les communistes proposent-ils à la Wallonie ? « On a le programme le plus cohérent. On est en phase avec la réalité régionalisée de notre pays. On pense que l’Etat peut être un acteur important dans les choix, dans les décisions économiques. Le Plan Marshall est un bon plan mais il faut aller plus loin. Deuxième chose, il y a un énorme problème de logement en Wallonie. On propose la construction de 5000 logements sociaux. Concernant le non-marchand, il manque 15000 crèches. On propose d’investir dans cette direction.»

 

Les communistes envisagent-ils de nationaliser toutes les entreprises privées ? «On veut que le marché recule. Le marché n’est pas le bon outil pour gérer le secteur. Mais on ne va pas fermer RTL-TVI tout de suite.»

Une interview réalisée par Grégory Goethals dans le cadre du « Talk Elections ».

eyben

Pour visionner cette interview, cliquez sur le lien suivant:  http://www.rtlinfo.be/rtl/news/article/241204/


 


Un fasciste en Europe      

avigdor-lieberman-260_001Le ministre des Affaires étrangères hébreu, ce « raciste déclaré avec une forte odeur de fascisme » selon le journaliste israélien Uri Avnery, effectue cette semaine une tournée en Europe, de Rome à Berlin et de Paris à Prague. Cet homme déclarait récemment que « dans cette région, les peuples se comportent comme des races animales : les faibles attendent que le fort s’affaiblisse pour le dévorer. Désormais, il n’y a plus de place pour le compromis ».  Il ne vient donc pas pour parler de paix, ni de prise en compte des droits historiques du peuple palestinien.

Avigdor Lieberman est ainsi en harmonie avec le premier ministre Benyamin Netanyahou, pour qui la priorité doit être accordée à la menace que ferait peser l’Iran sur la paix au Proche-Orient. Déjà, Israël se livre à des préparatifs militaires dans la perspective de frappes contre les installations nucléaires iraniennes. Il vient donc aussi sonder l’Union européenne sur l’Iran et a annoncé vouloir tancer l’Europe  sur le dossier palestinien : Israël demande à l’UE « d’adopter un profil bas »

L’Europe, en recevant de tels individus ne contribue pas à rendre sens à l’idée de deux Etats viables, ni à une paix juste au Proche et au Moyen Orient. Comment accepter qu’elle déroule le tapis rouge pour un dangereux ultra ? Alors qu’elle refuse toujours tout contact avec le Hamas, au moment même où de hauts responsables américains, tant républicains que démocrates, suggèrent de prendre langue avec le mouvement islamiste pour faciliter une sortie du conflit ?

On attend de l’UE qu’elle réitère avec force la juste exigence d’une Palestine dans les frontières de 1967.

Il est du devoir des progressistes et des démocrates de se manifester en ce sens. Les communistes rappellent, pour leur part, que le règlement de la « question » palestinienne est en première ligne dans le programme qu’ils défendent au sein du Parti de la gauche européenne en vue des élections de juin.

Le Bureau Politique du Parti Communiste Wallonie-Bruxelles

 


TOUS A BRUXELLES AVEC LA C.E.S. LE 15 MAI

 

CESFaillites, fermetures d’entreprise, licenciements, chômage, privatisations, hausse des prix, dégradation des relations sociales à tous les niveaux, diminution salariales, … et au bout du compte la précarité qui s’étend partout. Le capitalisme frappe de plus en plus violemment les travailleurs et les citoyens.

Face à cette crise d’une ampleur inédite pour le monde du travail et les citoyens, la Confédération Européenne des Syndicats (CES) mobilise pour quatre Euro-manifestations du 14 au 16 mai (Madrid, Bruxelles, Berlin et Prague).

Les syndicats européens se mobilisent entre autre pour:

• un programme de relance ambitieux pour préserver et développer l’emploi;
• une augmentation des salaires et des retraites;
• la défense des droits fondamentaux et des conventions collectives face aux décisions de la Cour de Justice européenne favorisant la liberté de marché.

La Gauche Européenne solidaire

PGELa Gauche Européenne soutenue en Belgique par la liste électorale Parti Communiste-Gauche Européenne (PC-GE) soutient pleinement ces revendications. Les élus des partis membres de la Gauche Européenne défendent déjà ces revendications depuis de nombreuses années.

Nous pensons que les élections européennes seront une occasion pour renverser le cours politique libéral et cela permettra demain, de réaliser les alliances à gauche nécessaires à leur application.

Mais pour cela, il faut être nombreux à Bruxelles le 15 mai. Soucieuse de renforcer la mobilisation pour cette manifestation, la Gauche Européenne et la liste PC-GE met à votre disposition des transports vers Bruxelles.

Contacts et réservation: Liège: 0492/68.20.68 - Charleroi:071/303912 - La Louvière:0472/25.34.90 - Tournai-Ath-Mouscron: O475/78.22.30.

...et au Meeting International de la Gauche Européenne du PC-GE le 15 mai

votons pc-geLa manifestation de la CES partira le vendredi 15 mai à 12 h 30 de la Gare du Nord.

A 16h30, Place Rouppe la Gauche Européenne et la liste PC-GE organise un meeting international.

Lors de ce meeting prendront la parole des représentants du Bloco (Portugal), Die Linke (Allemagne), Dei Lenk (Luxembourg), du Parti Communiste Français et du Parti Communiste Wallonie-Bruxelles.

La Gauche Européenne dit NON à la logique capitaliste qui sacrifie les intérêts de la grande majorité de la population et l’avenir de la planète pour permettre à une petite minorité d’accumuler le maximum de profits.

Edit. Resp. PGE 30 rue du Parnasse 1050 Bruxelles - édité avec le soutien du Parlement Européen

www.particommuniste.be

 


 

 

 Elections européennes: candidats de la liste PC-GE (Parti Communiste - Gauche Européenne)

Candidats titulaires

1. M. EYBEN Pierre, chercheur, ingénieur physicien et docteur en sciences appliquées  Liège
2. Mme CAHEN Nicole, enseignante retraitée, Tohogne
3. M. SMEDTS Gilles,  ingénieur civil,  Jette
4. Mme FAGARD Vasantha, employée, Bruxelles
5. Mme DUC Irène, employée, Flémalle
6. Mme POLET Claudine, employée, Ixelles
7. M. PENNINCKX Edwin, ouvrier, Braine-le-Comte
8. TANGRE  Robert, instituteur retraité, conseiller communal à Courcelles 

Candidats suppléants

1. Mme EL BOUREZGUI Malika, employée, conseillère communale Couillet
2. M. CALUWAERTS Didier, employé, Lesdain
3. Mme GONDRY Harmony, étudiante, Le Roeulx
4. Mme LETECHEUR Annick, éducatrice, Bruxelles
5. M. PIROTTE Henri,  comédien, Waremme.
6. M PIERSAUX Yves, enseignant, Bruxelles


 

Aff_numero_final_v1b2Conférence de presse du Parti communiste

La Fédération de Charleroi du Parti communiste a présenté les listes PC-GE pour l'Europe et les régions de Charleroi et Thuin dans les locaux de la Maison de la Presse.

Cliquez sur:

http://video.google.fr/videoplay?docid=424632907635387754...

tangre 

et sur

http://telesambre.rtc.be/content/view/4988/369/

 télésambre

 

 

 

 

 


22:13 Ecrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook

07.04.2009

L'Etincelle n° 42 - avril 2009

ombre-rougeL’ombre rouge vous avertit :

« Méfiez-vous des étiquettes ! »

front national

Oui, ils étaient bien là le vendredi 10 avril dernier pour déposer leurs listes pour le scrutin européen. Trois bandes d’anciens complices, aujourd’hui membres de bandes rivales.

Parmi le premier trio à se présenter, on reconnaissait le fameux sénateur Lacroix, amateur de chansonnettes méprisables, secondé par le député bruxellois Sessler, qui a couru toutes les boutiques de l’extrême droite : F.J. (Front de la Jeunesse) – PFN (Parti de Forces Nouvelles) – Vlaams Blok, F.N.

L’autre trio était composé de l’ancien parlementaire libéral pont-à-cellois, Charles Petitjean, et du député fédéral Cocriamont de Charleroi, l’homme au salut nazi lors de sa prestation de serment à Molenbeek.

Ces deux listes rejetées dans un premier temps par le tribunal de Namur se disputaient le fameux sigle FN. Après l’arrêt définitif et la validation des listes, seule l’une d’elles fut acceptée.
 
Et puis dans un troisième groupe, très bien caché sous l’étiquette « Wallonie d’abord », on retrouve l’ancien sénateur FN Detraux qui a mis à jour les turpitudes financières du président à vie du parti, le docteur  Féret, mélangeant ses finances personnelles et celles de son parti .

Cette dernière liste veut ratisser large, et rassembler sous son nom des électeurs toujours sensibles à l’identité wallonne. Amis wallons, ne vous laissez pas piéger par ce parti national régionaliste wallon ! Le qualificatif « wallon » est un attrape-nigauds. Ne vous laissez donc pas piéger.

De son côté, la liste Parti Communiste - Gauche Européenne (PC-GE), de son côté, compte, elle, des représentants actifs, militants depuis toujours de la cause wallonne.

En ce qui concerne les Carolos, ils pourront porter leur vote sur Freddy Pieters, 5ème candidat effectif et Magali Moreau, ancienne conseillère communale UCPW de Courcelles, candidate d’ouverture, et dernière suppléante à la Région.

La Wallonie, terre d’accueil et de solidarité, doit rejeter aux oubliettes, les reliquats d’une histoire peu glorieuse.


 

 

charleroi_prcpdci_19-4-2009


La casse d'Arcelor Mittal, le prix de l'abandon public     

arcelor%20mittal_tcm33-178549La multinationale Arcelor-Mittal vient d’annoncer la fermeture du dernier haut-fourneau liégeois et la perte de près de 1000 emplois supplémentaires, et ceci à peine quelques semaines après l’annonce d’un plan de « dégraissage » drastique visant déjà à passer de 4200 emplois en octobre 2008 à 2800 fin 2009. La chaîne d’agglomération d’Ougrée, ainsi que l’aciérie et le laminoir à chaud de Chertal seront également touchés. Le Parti Communiste tient à exprimer toute sa solidarité avec les travailleurs liégeois en ces moments difficiles ainsi qu’à ceux des nombreux autres sites européens (à Gand, à Charleroi ou à Florange,…) durement touchés eux-aussi.

 

Nous exprimons également notre colère face à ce dernier avatar de l’économie capitaliste où les actionnaires empochent les bénéfices et où les travailleurs payent l’addition. Il faut rappeler qu’Arcelor-Mittal a réalisé 6.7 milliards d’euros de bénéfices en 2008 dont plus des 2/3 furent directement reversés aux actionnaires fin 2008.  Il faut dire qu’au moment même où elle sacrifie des milliers d’emplois, la multinationale vient d’annoncer qu’en 2009 ses actionnaires toucheraient encore pas moins d’un milliard d’euros de dividendes.  Arcelor-Mittal était pourtant soit disant sans le sous lorsqu’il s’agissait de payer les quotas d’émissions CO2, obligeant la Région (et donc nous tous) à régler la facture.

Sur cette question, pas un mot du Ministre Marcourt qui se contente au contraire de dédouaner Mittal et de blâmer avec un certain culot l’ultralibéralisme auquel son propre parti a pourtant ouvert grand la porte. Pire encore, il entre dans le jeu patronal de la concurrence mondialisée et réclame une meilleure productivité soit plus encore de pertes d’emploi.

En ayant vendu morceau après morceau sa sidérurgie, nos gouvernements ont cédé sciemment une bonne part de leur faculté d’intervention face à ces patrons voyous qui trouvent dans la crise un « effet d’aubaine » afin de rationaliser plus encore. Si nous ne voulons pas voir définitivement disparaître une industrie (et un savoir-faire) ancestrale de notre région, il est temps de retrouver un acteur public fort.

Le Parti Communiste  exige le remboursement par Mittal des aides perçues s’il maintient son plan de démantèlement alors même qu’il se déploie dans les pays à bas salaire.

Plus fondamentalement, nous proposons la mise sous statut public de la sidérurgie wallonne et plus largement celle de l’Europe, ainsi que cela a été fait pour sauver les banques un peu partout.  Cela permettrait notamment une gestion plus rationnelle de la production et de l’utilisation des produits finis.  Il est ainsi  choquant de constater par exemple que les 10.000 tonnes d’acier utilisées pour la gare Calatrava de Liège n’ont pas été produits à quelques kilomètres de là (et acheminés par voie ferrée) mais sont venus d’Espagne.

Demain encore, nous aurons besoin d’acier dans notre région, ainsi que d’une grande variété de produits finis de haute technologie issus de la sidérurgie.  Il est socialement plus souhaitable de les produire ici.  Ecologiquement, avec des infrastructures modernes (et par exemple l’ouverture d’un haut-fourneau électrique sur le site de Chertal) et une relocalisation de la production, on pourrait également lutter plus efficacement contre la pollution de l’air.

Si la liste PC-GE obtient un(e) élu au Parlement européen et/ou au Parlement wallon, il(s)/elle(s)  portera(ont) ce message de rupture avec la logique ultra-libérale.  C’est également le combat que mèneront au niveau européen nos partis frères du Parti de la Gauche Européenne. Chaque jour, le capitalisme nuit gravement à la santé !
 



Le PC pour remotiver la Gauche
  
Le Parti Communiste a dévoilé ses listes pour les scrutins du 7 juin . Mais le parti de gauche se projette déjà bien au-delà de cette échéance.

 

Sebastien GILLES

logo_redRelégué , au fil de l'Histoire, d'un rôle important sur l'échiquier politique à un statut de « petite formation politique », le Parti Communiste Wallonie-Bruxelles n'en est pas moins resté un aiguillon démocratique aux idées d'une rare cohérence. Inutile de préciser que tout en déplorant la crise financière et capitaliste mondiale, les membres de la fédération carolorégienne du PCWB y trouvent matière à poser des pierres dans leur jardin : « C'est quand même dingue de se rendre compte au quotidien que l'analyse et les prédictions de Karl Marx, il y a quelque 150 ans, étaient justes sur le devenir et les risques du capitalisme », souligne Robert Tangre.

Ce dernier, conseiller communal à Courcelles, constate aussi que la crise actuelle remobilise une partie de la population touchée par les conséquences de l'ultra-libéralisme : « Les vingt dernières années n'ont pas été faciles pour le PC belge. Toute une série de membres et de sympathisants se sont démobilisés avec la chute du Mur de Berlin et la disparition des pays socialistes d'Europe de l'Est. Aujourd'hui, avec 40 demandes d'adhésion enregistrées sur les douze derniers mois et des sections locales prêtes à rouvrir, à Fleurus, par exemple, nous présentons des listes qui font la part belle aux jeunes générations et aux candidats d'ouverture. » Pour l'arrondissement de Charleroi, la liste PC-GE (Parti Communiste-Gauche Européenne, lire ci-contre) soumise au scrutin régional est chapeautée par Jean-François Gonsette, fonctionnaire et militant PC, premier candidat effectif. Claudine Moine, postière et personnalité du monde associatif carolo, connue notamment pour son action au sein du Secours Populaire, occupe la deuxième place effective. Jacques Coupez, ancien échevin communal carolorégien, pousse cette liste en tant que 9e candidat effectif.

Même si les Communistes carolorégiens se trouvent actuellement dans un contexte socioéconomique qui est favorable à un retour en grâce de leurs idées, ils restent réalistes : « Notre ambition pour ce scrutin, c'est de réaliser le plus beau score des petits partis. », avoue Jean-François Gonsette.

En fait, leur objectif avoué se situe à plus long terme : « Parvenir à fédérer les forces de gauche démocratique pour réoccuper de manière visible le terrain politique à gauche de la gauche actuelle et ramener nos idées dans le débat politique majoritaire. »

Extrait de Vers l'Avenir

 


 
Un programme commun à trente partis de l'UE

dyn002_original_265_371_pjpeg_45901_25541adbe5c425703e3ba0c581ae601cPierre Eyben, porte-parole du Parti Communiste Wallonie-Bruxelles et tête de liste à l'Europe, épingle quelques-uns des points défendus dans ce programme commun : « Nous continuons à dénoncer la constitution européenne. Nous sommes favorables à la construction européenne mais pas à une Europe ultra-libérale et liberticide telle que le traité de Lisbonne veut l'imposer. Nous militons pour un renforcement des pouvoirs publics et le retour à des opérateurs publics uniques en matière de télécommunications, de transports, de service postal, d'énergie. Nous défendons dès lors l'idée de la création d'une banque publique. Nous appelons aussi à la plus grande prudence face aux velléités de l'OTAN par rapport à l'UE et l'ONU ! »
 
 

Extrait de vers l'Avenir

À l'Europe, la liste communiste belge défend un programme commun aux trente partis qui constituent le PGE (Parti de la Gauche Européenne) et qui explique donc le nom complet PC-GE de la liste présentée, hier matin.

 


 

Communiqué de la fédération de Charleroi du Parti communiste


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La Fédération de Charleroi du Parti communiste Wallonie-Bruxelles tenait, ce matin, une conférence de presse concernant les scrutins régionaux et européens du 7 juin prochain.

Les responsables de la Fédération de Charleroi ont notamment dévoilé que le parti communiste se présenterait à l’Europe ainsi que dans les 13 circonscriptions wallonnes sous le sigle « PC-GE » (Parti Communiste – Gauche Européenne). Ceci permettra de marquer clairement le fort ancrage européen du PC, membre du Parti de la Gauche Européenne (PGE), et traduira concrètement la place laissée à des indépendants et membres d’autres organisations sur les listes.

Concernant le scrutin européen, c’est Pierre Eyben qui mènera la liste pour le collège électoral francophone. Pierre Eyben a 33 ans et habite Jupille-sur-Meuse. Il est chercheur, ingénieur physicien et docteur en sciences appliquées. Pierre Eyben est, par ailleurs, porte-parole du parti communiste depuis novembre 2008. Engagé en faveur de la défense d’une poste « 100% publique » et sur les thèmes écologiques (relocalisation économique, sortie du nucléaire, planification écologique,…) il est également un militant de la lutte contre l’agression publicitaire.

La deuxième place de la liste européenne sera occupée par Nicole Cahen, représentante du PC W-B au bureau exécutif du PGE et la troisième place par Gilles Smedts, porte-parole du Parti Humaniste. La liste européenne sera poussée par le conseiller communal courcellois UCPW Robert Tangre.  La première suppléance sera occupée par la conseillère communale carolorégienne Malika El Bourezgui.

Lors de la conférence de presse, Pierre Eyben a présenté les « Dix virages à gauche pour changer d’Europe » qui formeront l’ossature de la campagne électorale européenne (voir fichier annexé) menée par le parti communiste mais également à travers toute l’Europe par les quelques 400.000 membres des 30 partis membres du PGE (Die Linke, Bloco, Synaspysmos, PCF, PRC,…).

Concernant le scrutin régional, c’est Jean-François Gonsette, 46 ans, secrétaire fédéral qui mènera la liste dans la circonscription de Charleroi suivi par Claudine Moine, rédacteur à la poste et militante infatigable du secours Populaire Wallonie-Bruxelles. L’un et l’autre sont des agents des services publics mis à mal par les divers gouvernements successifs ayant capitulé devant les exigences des instances européennes.

Jeanne Michiels (48 ans), militante ALR, s’est vu confiée la première suppléance.

Simon Mortelette, agent Belgacom retraité, de son côté, conduira la liste thudinienne.  

La liste carolorégienne sera poussée par Jacques Coupez, enseignant, ancien conseiller communal et militant associatif bien connu pour ses combats pour la défense du terril de Martinet, contre la société Ryan Europe ou Page conteneurs, contre le CET du Champ Beaumont et pour l’amélioration de la qualité de l’air à Charleroi. La dernière suppléance a été confiée à Magali Moreau, ancienne conseillère communale et CPAS de l’UCPW courcelloise, femme de gauche affirmée et militante wallonne de toujours.

L’heure du renouveau a sonné pour la fédération du PC de Charleroi. Les Magis, Raillon et Tangre ont ainsi passé la main à la nouvelle génération après avoir permis la conservation de l’outil PC. Aujourd’hui, les adhésions sont nombreuses. De jeunes militants rejoignent nos rangs et plusieurs candidats d’ouverture figureront sur la liste sous le label Gauche européenne.

Les grands axes de la politique régionale (emploi, écologie sociale, démocratie, logement, mobilité, services publics et bien commun) ont été dévoilés par Jean-François Gonsette.

Charleroi, le 6 avril 2009

La fédération de Charleroi du Parti communiste.

 

16:18 Ecrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |  Facebook

08.03.2009

L'Etincelle n° 41 - mars 2009

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Le Parti communiste se présentera dans toute la Wallonie et à Bruxelles aux élections régionales du 7 juin sous le sigle "PC-GE".

Comme aux élections européennes, il le fera avec des listes ouvertes à d'autres formations, à des militants associatifs, à des syndicalistes.

La crise du système capitaliste, ses effets catastrophiques sur les peuples dit l'urgente nécessité d'offrir des alternatives, de présenter des femmes et des hommes pour les porter. Nous entendons prendre notre place dans ce défi.

Le PC engagera toutes ses capacités militantes et matérielles pour faire avancer les idées de progrès et rompre avec les dogmes libéraux.

La campagne électorale doit être à la mesure de cet engagement. Elle appelle des ressources importantes. Nous invitons donc nos militants, nos sympathisants, toutes celles et ceux qui approuvent notre démarche à
renforcer nos moyens financiers. C'est là un bon placement pour changer de politique!

Souscrivez. Versez votre contribution au compte 310-0687442-89 avec la mention "campagne 2009"

 

Extrême-droite, sida : Halte aux positions rétrogrades de Benoît XVI      

extrémisme religieux
On dénombre sur le continent africain pas moins de 50 millions de séropositifs et dans certains pays, la pandémie est littéralement hors de contrôle.  Ceci n’a pas empêché le pape Benoît XVI de réitérer avec force son opposition à l’usage du préservatif, seul moyen à ce jour de circonscrire ce fléau meurtrier.  L’interdit papal va affaiblir la position des gouvernements africains qui ont fait de la lutte contre le sida l’une de leurs priorités de santé publique. On se demande franchement sur quelle planète vit ce pape et où se terre l’humanisme qu’il prétend incarner.

Cette déclaration survient quelques semaines seulement après qu’il ait réintégré la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X au sein de l'Eglise catholique alors que dans le même temps, il continue sa lutte sans merci contre les catholiques progressistes. Fondée en 1970 par Monseigneur Lefebvre, cette «fraternité» représente le courant intégriste catholique le plus réactionnaire. Il est proche des idéologies fascistes et a de nombreux contacts avec l'extrême droite contemporaine.  A son palmarès, outre les déclarations négationnistes de l’Evêque britannique Richard Williamson, on trouve notamment des messes en l’honneur de nazis notoires tel Paul Touvier (illustre collaborateur français qui fut un des chefs régionaux de la Milice, force militaro-policière du régime dictatorial de Vichy) ou Maurice Bardèche (pronazi français devenu après la guerre l'un des plus importants idéologues du néofascisme européen). On trouve aussi des déclarations explicites comme celle de l’Abbé  Paul Aulagnier  «Je suis content d’être à Bruxelles, moi qui déteste la république et qui hais la démocratie.» («Polémique-Info» 24 septembre 2001)  ou encore «La norme de notre agir n’est pas d’abord la légalité, mais la foi catholique.» («Pour qu’Il Règne» novembre 1995). En France et en Belgique, plusieurs disciples et dirigeants de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X ont rejoint les rangs du Front national. On compte ou a compté des élus frontistes belges, ainsi qu’un député fédéral, Hugues Wailliez, provenant de la dite «Fraternité».

Voilà donc la ligne idéologique qu’imprime le pape Benoît XVI, lui qui fut pourtant jadis membre des jeunesses hitlériennes et qui sait donc pertinemment à quoi mène l’idéologie fasciste.

Le parti Communiste, qui compte en ses rangs des croyants, tient à redire avec force son attachement au principe de laïcité de l’Etat et son opposition à toute immixtion du religieux dans la gestion de la société. Cette immixtion est d’autant plus détestable lorsque, comme avec Benoît XVI, elle tend à propager des positions rétrogrades contre l'avortement, la contraception, le mariage homosexuel, l'euthanasie ou encore les recherches médicales sur les cellules souche.
 
Le Bureau politique

ombre-rougeLe billet de l’Ombre Rouge

Charleroi : repaire de terroristes ?

Cela a commencé,  il y a une quinzaine de jours : des mails annonçaient l’organisation d’une conférence d’information oàrganisée par la Maison de la Laïcité de Thuin. Fort bien mais qui était invitée ? Et bien tout simplement l’Ambassadrice d’Israël en Belgique. Les organisateurs souhaitaient qu’elle explique au bon peuple l’historique du long conflit israélo-palestinien.

Mais cette personne présentée comme la représentante d’un pays dit démocratique, respectant les valeurs humaines, était-elle la personne la plus qualifiée pour informer son auditoire sur l’occupation des territoires palestiniens depuis 60 ans, la colonisation sans cesse croissante, les crimes de Sabra et Chatila, l’exode manu militari de millions de Palestiniens des territoires conquis par Israël, l’accaparation des terres, le détournement des réserves d’eau, les checks-points, le mur, les arrestations arbitraires, l’utilisation de la torture et tout récemment le massacre programmé des Gazaouis enfermés dans leur prison à ciel ouvert ?

Il faut reconnaître à toute organisation sa liberté de développer les activités de son choix, inviter qui bon lui semble pour le faire. Cependant les partisans de la libre pensée n’ont-ils pas comme devoir de rechercher la vérité en organisant la confrontation de points de vue opposés et en cas d’impossibilité de faire appel à un historien non partisan pour se contenter d’un exposé scientifique ?

Que pouvait-on attendre d’une personne représentant un gouvernement ultra droitier comprenant des ministres d’extrême droite ? Quelle mouche a donc piqué les organisateurs de la Maison de la Laïcité de Thuin ? A-t-elle été sourde à la récente actualité tragique? N’a-t-elle pas entendu parler des manifestations pacifiques qui se sont déroulées en janvier sur la bonne terre de Charleroi, terre de solidarité. Les concentrations dans la capitale du Pays Noir ont rassemblé des milliers de manifestants réclamant la fin du massacre d’innocents à Gaza. Ce furent des manifestations responsables, respectueuses des diverses opinions, des manifestations pacifiques bien encadrées pour éviter tout dérapage sectaire.

Les militants carolos se sont ainsi sentis provoqués lors de l’annonce du débat et des réactions parfois épidermiques ont fusé de toutes parts. La plateforme Palestine de Charleroi fut, elle aussi, interpellée. Il faut rappeler que cette large plateforme unit autour de la FGTB et du MOC, plusieurs dizaines d’organisations politiques culturelles et sociales de notre région.  Les responsables ont laissé à leurs membres la possibilité d’assister au débat et de poser toutes les questions qu’ils jugeraient utiles et ce, de façon courtoise sans menace à l’encontre de la conférencière.

Quelques mails ont, par la suite, provoqué une panique généralisée à Thuin à commencer par la présidente de l’association locale de la Laïcité, les services secrets israéliens et la police locale qui classa finalement le danger au niveau le plus élevé, le numéro 3. Tout cela fut fait sur base d’un courrier électronique qui avait laissé entendre «  que l’intégrité physique de l’Ambassadrice » pouvait être mise en jeu. Devant un tollé bien orchestré, le Bourgmestre socialiste de Thuin, placé sur le grill, se devait de réagir et il fit interdire la manifestation. N’oublions pas que le coût demandé pour protéger la personnalité israélienne allait lui être aussi trop élevé pour les finances communales au travers de sa zone de police.

On aurait pu en rester là si l’édition régionale du groupe Sud-Presse n’avait publié dans son édition du samedi 16 févier une série d’articles offensants pour tous les progressistes carolos s’activant au sein de la plateforme « Palestine « . A grand renfort de titres accrocheurs parlant de terrorisme sur Thuin, d’activistes gauchistes, de Ptébistes, de groupuscules marginaux imposant leur loi, rien moins que cela ! Il est vrai que si la gauche large n’a pas le vent dans les voiles, réduire la FGTB et le MOC à des groupuscules est tout simplement grotesque.

Cette imagination délirante ne fait pas honneur à cette noble institution que représente la presse d’information. Ces écrits ne sont pas du journalisme. C’est du populisme de mauvais alois, C’est de la caricature. Ce sont des séries de crachats lancés à la face  des centaines de militants engagés, honnêtes, pacifistes pour lesquels la défense de la personnalité humaine a tant de valeur

Enfin, il faut se rendre sur le blog de cet organe de presse pour comprendre le mal causé par de tels écrits irresponsables. Ils sollicitent tous les racistes à déverser des propos les plus veules, toute leur haine raciste vis-à-vis du monde arabo-musulman faisant de ce dernier le bouc émissaire de tous les maux de notre société. L’Arabe de l’an 2000 a, aujourd’hui, remplacé le Juif de l’an 30. Triste évolution d’une société malade…


Venezuela: la démocratie a gagné.

 Certains médias s’acharnent avec zèle à coller à Hugo Chavez l’image d’un dictateur. La faribole de « l’élection à vie » propagée par l’opposition vénézuélienne aura ainsi été reprise avec force par nombre de nos médias. Cette accusation est grotesque, et d’autant plus si l’on se rappelle que cette même opposition n’avait pas hésité il y a quelques années à se passer pour ce qui la concerne de toute élection pour mener un coup d’Etat militaire et placer le patron des patrons vénézuéliens à la tête d’un gouvernement fantoche. On fait difficilement plus explicite !

Ce dimanche, les Vénézuéliens participaient à leur 15 ème scrutin électoral depuis l'accession à la présidence de la République de Hugo Chavez.  Pas mal pour un dictateur ! Avec un taux de participation de 70 %, ils ont ratifié à plus de 54% le projet d'amendement constitutionnel permettant, pour tout élu local ou national, pas seulement le président de la République, de pouvoir se présenter à des élections sans limitation du nombre de mandats, "pour le temps établi constitutionnellement".  Il ne s’agit donc aucunement de légaliser une « élection à vie » mais d’octroyer aux élus la possibilité de briguer plus de deux mandats d’une durée déterminée.  La même règle est en vigueur dans de nombreuses démocraties, et notamment en Belgique, sans que cela soulève les hurlements de certains journalistes à la vision manifestement fort sélective.

On ne peut par ailleurs s’empêcher de constater que si Hugo Chavez est un « dictateur » qui fait voter, nous avons en Europe des « démocrates » qui évitent le plus souvent possible les urnes.  Ainsi nos démocrates tentent-ils dernièrement d’imposer sans consultation (ou même en s’asseyant sur le résultat de celles-ci) des Traités européens ultralibéraux. A nouveau on ne peut que s’étonner de certains traitements « de faveur » de la part des médias de masse.

Bien évidemment nous sommes plutôt favorables à un renouvellement des élus.  Mais force est de constater qu’Hugo Chavez avec le mouvement populaire qu’il représente est aujourd’hui un moteur de la dynamique progressiste en cours en Amérique latine.  Pour un temps encore, sa contribution est importante et ce n’est pas à un lobbying réactionnaire de nous en priver. Notre parti est donc très heureux de cette belle victoire démocratique du peuple vénézuélien et de son président, victoire que nous tenons à saluer fraternellement. A nouveau la démocratie vénézuélienne a démontré toute sa maturité et toute sa richesse.

Nous observons avec grand intérêt la révolution par les urnes qui s’opère aujourd’hui à travers toute l’Amérique latine et singulièrement au Venezuela. Le temps est venu pour l’Europe de mettre fin à ses velléités impérialistes et de se laisser coloniser par certaines des alternatives sociales mises en œuvre en Amérique latine.  Nous ne prendrons afin d’illustrer ce propos, qu’un seul exemple.  Au Venezuela, le gouvernement a mis en place un système de cotisations patronales proportionnel à la politique sociale et salariale des employeurs.  Vous êtes un patron voyou, vous payez le maximum.  Vous êtes un patron social, l’Etat vous encourage.  Voilà le type de mesures à contre courant des intérêts notionnels chers au gouvernement belge et à son Ministre libéral, Didier Reynders que nous voudrions voir mises en œuvre chez nous.

Le Bureau Politique du Parti Communiste Wallonie-Bruxelles

L'OTAN a 60 ans, un bon âge pour la retraite !     

non à l'otanA la veille de son 60ème anniversaire, le rôle de l'OTAN sur la scène internationale ne cesse de susciter d’inquiétantes questions.

Rappelons que, pendant plus de 40 ans, on nous a répété que sa seule justification aurait été de contrer la menace soviétique incarnée par l’Organisation du Traité de Varsovie , créée pourtant six ans après elle et rassemblant la plupart des Etats communistes européens. En 1991, lors de la dissolution de cette dernière, puis de l’Union soviétique elle-même, de nombreux observateurs s’attendaient à ce que l’OTAN prenne le même chemin.

Mais, bien au contraire et malgré les promesses faites à Gorbatchev, l’OTAN s’élargissait en direction de la Russie, passant de 16 membres en 1991 à 26 actuellement, et probablement 28 après le sommet de Strasbourg d’avril prochain. Et surtout, l’alliance, dont la charte confine son rôle à la défense du territoire de ses membres, a totalement changé de nature.

Après quatre décennies d’« équilibre de la terreur » au cours desquelles aucun missile ne fut échangé avec l’adversaire, l’OTAN multiplie les actions offensives dans les Balkans à partir de 1994. Ses bombardements massifs de la Serbie en 1999 ont directement contribué à la proclamation unilatérale de l’indépendance du Kosovo, où elle maintient près de 20.000 hommes. C’est également cette année-là, en pleine « guerre du Kosovo », que ses dirigeants entérinent l’important changement de doctrine consécutif à la fin de la guerre froide : il n’est maintenant plus question de défense mutuelle du territoire des membres de l’alliance, mais de « gérer » les crises où qu’elles surviennent sur la planète.

Et effectivement, deux ans plus tard, c’est en Afghanistan que l’OTAN offre un soutien multiforme à la guerre lancée par les Etats-Unis contre les talibans pour, ensuite, assurer un rôle de plus en plus important dans l’occupation du pays, où elle commande maintenant une « force d’assistance » de 55.000 militaires. Parallèlement, elle contribue à la répression de la résistance en Irak en apportant un soutien logistique aux forces sous commandement états-unien et en formant l’armée locale à leur dévotion.

Par ailleurs, c’est sous couvert de leur appartenance à l’OTAN que plusieurs pays européens, dont la Belgique, continuent à « héberger » des armes nucléaires américaines. Le déploiement prévu d’un bouclier antimissile en Tchéquie et Pologne, avalisé par l’OTAN, montre également que certains, à Washington, n’ont pas renoncé à en découdre avec l’« ours russe ». C’est dans la même logique que les mêmes ont défendu avec acharnement l’adhésion de la Géorgie et de l’Ukraine à l’OTAN, au risque d’allumer la mèche à de nouveaux conflits.

Tout cela démontre que, plus que jamais, l’organisation atlantique demeure un outil de mainmise des Etats-Unis sur l’Europe. Grâce aux renforts qu’elle met gracieusement à leur disposition sur divers fronts, elle leur permet de renforcer leur toile tissée à travers le Moyen-Orient et aux frontières de la Russie et de la Chine. 

C’est pour toutes ces raisons que le PGE et le PC W-B réclament la dissolution de l’OTAN et appellent à manifester le 21 mars à Bruxelles ainsi que le 4 avril à Strasbourg et à Kehl .

Le Bureau politique

 

15:54 Ecrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook

23.02.2009

L'Etincelle n° 40 février 2009

PC1Changez la vie.
Adhérez au Parti communiste.

Pour que nos vies changent, un Parti Communiste plus fort est nécessaire! Vous-mêmes, vous pensez qu’il faut faire quelque chose! Vous avez raison!

Pourquoi?

Pour empêcher le patronat et les partis au pouvoir de poursuivre une politique anti-sociale. Le Parti Communiste entend reconstruire une perspective à gauche, résolument anti-capitaliste avec les citoyennes et les citoyens. Pour cela, un Parti communiste plus fort est nécessaire. Adhérer au Parti communiste, c’est rejoindre des hommes et des femmes qui, avec leur personnalité, leurs idées, leurs motivations s’organisent pour être plus efficaces.

Inventons un rassemblement politique vraiment à gauche, appuyé sur vos revendications:


* Une gauche rebelle qui résiste et qui lutte contre toutes les injustices, pour toutes les solidarités hu­maines.
* Une gauche anti-capitaliste qui s’oppose à la loi de l’ar­gent et remet l’homme au centre de tout.
* Une gauche sociale qui combat avec déter­mination la pauvreté, le chômage, les bas salai­res, toutes les formes de précarités.
* Une gauche généreuse qui refuse les violen­ces, les oppressions et les exclusions, qui rap­proche les hommes au lieu de les diviser, qui organise la mise en commun, en partage.
* Une gauche citoyenne, qui restitue les pou­voirs aux citoyens, partage les responsabilités, ose la démocratie participative...

La Fédération de Charleroi du PC

 


Dix ans d'existence de "La Gauche" au Luxembourg

déi-lénkDiscours de notre porte-parole Pierre Eyben à l'occasion du meeting des 10 ans de Die Lenk (La Gauche) Luxembourg à Esch-sur-Alzette le 13 février 2009 en présence de Jean-Luc Mélenchon.

Chers amis, chers camarades,

Ceci est traditionnel mais pas moins sincère, je voudrais pour commencer vous remettre les chaleureuses salutations de mes camarades du Parti Communiste Wallonie Bruxelles.

En Belgique francophone comme partout en Europe et sur cette planète, nous avons un urgent besoin de fronts de gauche forts, qui renversent le rapport de force à gauche avant de simplement battre la droite.  Nous le voyons bien un peu partout, plus la gauche sociale-démocrate glisse au centre et se soumet à la logique archéo-libérale dominante, plus elle perd du terrain. Là où cela est encore possible, nous devons la forcer à regarder franchement sur sa gauche et plus sur sa droite. Ailleurs, nous devons purement et simplement acter sa mort idéologique et prendre sa place.

Nous avons besoin d’une gauche de combat qui respecte la parole des peuples, d’une gauche radicale au sens littéral du terme, c'es-à-dire qui attaque le mal à la racine. Et la racine du mal planétaire aujourd’hui, la source des injustices sociales et des destructions écologiques, c’est la logique économique qui assujettit nos sociétés, c’est le capitalisme.

L’anticapitalisme n’est pas un programme mais c’est assurément un dénominateur commun essentiel.

Nous pensons que les communistes doivent aujourd’hui, sans renier leurs spécificités, participer à la constitution de fronts de gauche. Ils peuvent y apporter des éléments d’analyse et d’action originaux et modernes … car la modernité camarades, ce n’est pas de travailler 65 heures par semaine, de plonger dans la misère plus d’un milliard d’humains ou de faire la guerre pour du pétrole. La modernité, ce n’est pas marché, productivité, compétitivité mais c’est liberté, égalité, fraternité

Un puissant Front de gauche est aujourd’hui impulsé en Europe avec la naissance du Parti de la Gauche Européenne dans lequel nous travaillons ensemble et qui devra s’élargir encore pour accueillir toutes les forces anticapitalistes.  Les partis membres du PGE auront le même programme à travers toute l’Europe pour les élections européennes en juin.  Quelle meilleure réponse pouvions-nous opposer à ceux qui faisaient de notre opposition à l’UE archéo-libérale et anti-démocratique une opposition à l’Europe ?  Oui, nous sommes internationalistes, mais notre internationale est celle des peuples, pas celle des milliardaires de Davos !

Nous avons aussi besoin de fronts de gauche dans nos pays.  Pour nous, Die Linke ou Dei Lenk sont des exemples. En Belgique francophone, notre parti qui a acté en congrès la nécessité de bâtir la force qui manque à gauche, travaille sans cesse à l’unité, notamment dernièrement au sein d’Une Autre Gauche.  Mais comme partout ailleurs, il n’est pas aisé d’unir la gauche de la gauche. Les dogmatismes, les sectarismes demeurent nombreux. Certains préfèrent la surenchère stérile à l’intérêt collectif.  Comme ailleurs de nombreux médias jouent à accentuer les appétits individuels et les antagonismes. 

Mais il n’est pas de fatalité.  Chaque pays n’a pas un Jean-Luc Mélenchon mais chaque pays, chaque région est confrontée aux mêmes régressions sociales.  Cette précarisation croissante, cette exploitation de plus en plus mal dissimulée, comme la crise d’un système basé sur l’endettement des peuples et la surconsommation, conduiront tôt ou tard à l’avènement de fronts politiques 100% à gauche.

La Gauche, c’est un joli nom, camarades. Un nom trop souvent galvaudé aujourd’hui et auquel nous devons rendre sens.  Voilà la difficile mais motivante tâche qui nous attend. Nous la relèverons unis.

Je vous souhaite au nom des communistes wallons et bruxellois un excellent anniversaire.


 

Le Parti communiste a comme ambition de créer le parti qui manque à la gauche.

Lors de son dernier congrès en octobre de l’année dernière, le Parti communiste a de nouveau nettement exprimé sa volonté de « participer à la construction d’une nouvelle force politique à la fois plurielle et unitaire, claire dans ses buts et ses moyens » .

Particulièrement attentif et intéressé par les expériences menées en Allemagne et en France:
- celle du parti Die Linke regroupant des communistes, des socialistes opposés à la politique sociale-libérale du SPD, des alter-mondialistes des écologistes, des syndicalistes en Allemagne,
- celle du Front de Gauche pour les élections européennes initiée par le Parti communiste français auquel a répondu favorablement le nouveau Parti de Gauche créé par Jean-Luc Mélenchon, le Parti communiste veut également s’engager dans le rassemblement de la gauche de gauche en Wallonie et à Bruxelles.

Il s’adresse donc en vue des élections à venir mais surtout au-delà de ces échéances «à toutes celles et tous ceux qui prennent la mesure des impasses actuelles et partagent le besoin de s’engager dans la construction d’un projet de transformation sociale de gauche à contre-courant  de l’ultralibéralisme.  « Les communistes le » font « sans sectarisme, sans a priori, ni exclusives avec toutes celles et tous ceux qui ressentent le besoin de construire la force qui manque à la gauche » .

Pour les élections européennes et régionales, le Parti communiste déposera des listes Parti communiste - Gauche européenne (PC-GE) en Wallonie et à Bruxelles.  Adoubées par le Parti de la Gauche européenne, parti fort de 400.000 membres regroupant en son sein des partis socialistes, communistes, rouges-verts et d’autres partis de la gauche démocratique, ces listes compteront des personnalités indépendantes.  De plus, un accord a été conclu avec le Parti humaniste.  Des candidats de ce parti figureront sur les listes.  D’autres partis de gauche ont été interpellés ou nous ont interpellés récemment.

Ces élections doivent être l’occasion de proposer ensemble des projets européens, wallons et bruxellois qui nous libèrent de la logique capitaliste qui sacrifie les intérêts de la grande majorité de la population et l’avenir de la planète pour permettre à une petite minorité d’accumuler le maximum de profits.  Les responsables politiques et économiques de la crise capitaliste ne peuvent être ceux qui donnent les solutions.  Le libéralisme a montré qu’il est une impasse.  Cela suffit.  Passons à autre chose.

Le Parti communiste continuera dans les semaines qui viennent à construire ses programmes régionaux au travers de ses Ateliers de Gauche ouverts à tous ceux qui souhaitent apporter leurs propositions, échanger leurs expériences. 

Le Parti communiste appelle toutes et tous à travailler ensemble à créer la dynamique politique de gauche à même de renverser le cours critique des choses.

La fédération de Charleroi du Parti communiste déposera des listes pour Charleroi et la Thudinie.  Dans un esprit d’ouverture et de large participation, elle entend, avec les citoyens, les associations, les mouvements, les partis qui refusent les logiques libérales à l’œuvre à tous les niveaux de pouvoir, favoriser les convergences autour des exigences de changements.  Ouverte à toute proposition de soutien et de candidature sur les listes, la fédération de Charleroi du PC prendra l’initiative de réunir toutes les bonnes volontés progressistes acquises à cette démarche.


 

Fortis, changer de cap !     

fortisUne majorité d’actionnaires furieux et frustrés ont majoritairement voté « non » au démantèlement du groupe Fortis dans les conditions que des « décideurs » financiers et politiques leur avaient imposées. A la veille de ce vote, le gouvernement et les partisans privés de l’adossement, à prix bradé, à la banque française BNP-Paribas, avaient exercé de formidables pressions - y compris en piétinant le principe de la séparation des pouvoirs - pour imposer leurs vues. 

De toute évidence, ils n’ont pas trouvé, pas plus que le management de Fortis, les arguments pour convaincre. Leur arrogance et leur mépris du droit ont manifestement eu l’effet contraire. Et au bout du compte, plus aucun des acteurs ne semble savoir dans quelle direction aller. « Les épargnants et le personnel ne doivent se faire aucun souci », a déclaré le Premier ministre Van Rompuy» en chœur avec les partis gouvernementaux, ceux-là même qui jusqu’au bout ont pourtant clamé que le démantèlement de l’ex-CGER était la seule solution viable possible. Les grandes manœuvres vont donc reprendre. Les petits actionnaires ne savent toujours pas comment récupérer leur mise, les clients sont dans le doute et le personnel ne sait pas à quel saint se vouer. Mais le gouvernement confirme que, quelle que soit l’issue de cette saga, les contribuables passeront à la caisse.


Il faut changer fondamentalement de direction. Le fait est qu’aujourd’hui Fortis appartient de facto à l’Etat belge. Mais ne parlez pas de « nationalisation », vous proféreriez un gros mot. Une telle idée est totalement iconoclaste au regard des canons du dogme ultralibéral. Pour tous les partenaires de la majorité, de droite comme de gauche, point de salut, paraît-il,  hors du « marché libre et sans entraves ». Et toujours pas question d’imaginer une quelconque intervention de la puissance publique, dans l’économie en général, dans la finance en particulier.


Un tel acharnement apparaît particulièrement inacceptable quand, en Belgique comme dans l’ensemble des pays capitalistes, le grand capital attend des Etats qu’ils assument à coups de milliards les choix désastreux qui ont mené à la crise actuelle. Une crise que l’on promet longue et catastrophique en termes sociaux.

Cette situation appelle la création d’un ou plusieurs pôles financiers publics (au niveau national ou régional) au service d’une politique ambitieuse de l’emploi, non délocalisable et de qualité, de la formation et de l’innovation. Accepter encore la dictature des grands actionnaires et de la « rentabilité financière » équivaudrait à confier l’extinction d’un incendie aux incendiaires.

 

Le Bureau politique

 


 

Non à une nouvelle privatisation de la Poste ! 

la poste
    


Lors de la privatisation partielle de la poste en 2005, on a mis en avant l’arrivée de la Poste Danoise (25%) afin de camoufler l’entrée dans le capital de l’opérateur privé CVC Capital Partners. Le simple nom de ce fond d’investissement privé britannique (« Partenaires du Capital ») dit en effet tout de la logique de ce mastodonte financier. 

CVC est là pour rationaliser et donc pour faire du profit. Avec 25% du capital de la Poste belge et en tant que premier actionnaire privé de la Poste Danoise (ce qui a été soigneusement caché), CVC a déjà largement imposé cette logique avec à la clef la perte chaque année de 1500 équivalents temps-plein, une augmentation substantielle de la productivité au détriment des conditions de travail et du service rendu, une hausse importante du prix du timbre et la fermeture de 650 bureaux de poste.  Il faut dire que le patron de la Poste, Johnny Thijs, est un ancien de chez CVC.

Aujourd’hui, la poste danoise vient d’annoncer qu’elle souhaitait se retirer du capital de la Poste belge et céder ses parts à CVC Capital Partners, réalisant au passage une juteuse plus-value puisqu’elle revendrait ses parts 373 millions alors qu’elle les a acheté 150 millions. Il faut absolument empêcher cette privatisation accrue de la Poste belge et au contraire garantir la prédominance de l’Etat actionnaire au détriment du partenaire privé et prôner le rachat par l’Etat de ces parts tout en refusant le prix de vente exorbitant annoncé. (L’Etat qui finance la Poste à hauteur de 300 millions d’euros chaque année a les moyens de faire pression.)

Alors même que l’on découvre chaque jour les conséquences économiques dramatiques de la logique ultralibérale, sous la houlette du ministre Vincent Van Quickenborne et avec l’aval inacceptable du partenaire socialiste, le gouvernement belge est lui disposer à valider ce scénario.

Et ce n’est pas tout, le très libéral Vincent Van Quickenborne soumettra sous peu au Parlement un projet de loi concernant la libéralisation du marché postal qui ouvre toutes grandes les portes au dumping social  et à la baisse du service rendu à la population.  Ce projet prévoit que les nouveaux entrants sur le marché postal pourront ne couvrir que 10% du territoire (se focalisant sur les zones les plus denses et rentables), n’auront aucune obligation de type service universel, et qu’il n’existera aucun statut du postier comme en Allemagne. On pourra dès lors recourir à des intérimaires et à des sous-traitants. Si ce projet passe, c’est le métier de postier et plus généralement le service public postal qui seront condamnés.  Le pré-projet annonce d’ores et déjà la perte de 5000 emplois d’ici 2012.  Un véritable drame social alors que le chômage est déjà reparti à la hausse.

Nous y sommes résolument opposés.  Nous prônons au contraire un retour à une poste 100% publique.  La somme nécessaire pour racheter les parts vendues en 2005 équivaut à plus de 50 fois moins que la somme totale débloquée ces derniers mois pour sauver les banques.

A court terme, nous réclamons également un moratoire sur la fermeture des bureaux de poste.

Environ 8000 personnes ont d’ores et déjà signé la pétition Sauvons la Poste.  Nous vous invitons à la signer et à la diffuser largement : http://sauvonslaposte.be
 

Le Bureau politique

14:24 Ecrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook

02.01.2009

L'Etincelle n° 39 - janvier 2009

Arrêtons la casse sociale !     

fortisLe gouvernement ne peut plus le dissimuler : l’année 2009 sera très dure pour la population. Selon l'Institut des comptes nationaux, (ICN) notre pays devrait enregistrer, en 2009, une croissance négative de 1,7 %. Il faut remonter à la Seconde Guerre mondiale pour trouver pareille chute. Pour le ministre de l'Entreprise et de la Simplification, Vincent Van Quickenborne, il devrait y avoir 56.700 chômeurs de plus à la fin de l’année.

Au même moment, la Commission européenne ressort ses salades nauséabondes habituelles : « Si elle veut stimuler sa compétitivité et donc son niveau d’emploi, la Belgique doit réduire davantage la pression fiscale sur le travail, assurer une meilleure concurrence sur les marchés du gaz et de l’électricité, et dynamiser son marché du travail, en revoyant notamment sa politique d’allocations de chômage ». Message reçu cinq sur cinq par le grand patronat. Un exemple : la toute grosse majorité des entreprises technologiques belges affiliées à la fédération Agoria sont favorables à l’introduction du chômage temporaire pour les employés, une mesure déjà préconisée par la Fédération des entreprises de Belgique (FEB).

Par contre,  pas question de toucher aux avantages des actionnaires, même quand les firmes délocalisent ou licencient en masse.
Plus personne ne le nie : le capitalisme est en crise. Et on parle de le « moraliser » ? Mais le capitalisme, de par sa nature même, mercantile et basée sur l’exploitation sans bornes des êtres et de la nature, n'a rien à faire de considérations  morales. Il s’agit donc d’œuvrer à un retour de la puissance publique,  de sortir du « tout au marché » les pans de l’économie durement touchés par les conséquences de la « logique » ultralibérale.

Les milliards coulent à flot vers les entreprises et les banques, sans contrôle sur l’utilisation qui en sera faite. Et rien, ou presque, pour les salaires et les allocations sociales.

Construire un nouveau mode de développement au service des gens appelle une autre distribution des richesses produites et une autre utilisation des finances publiques et privées.

Le gouvernement a généreusement arrosé et arrosera peut-être encore les grandes banques défaillantes.  Il laisse les coudées franches aux grands actionnaires sans la moindre garantie que ceux-ci ne se rempliront pas les poches avec les deniers publics. Et il ne cache pas que la note sera présentée aux contribuables quand il s’agira d’en revenir à l’équilibre des finances de l’Etat. Avec quel retour, si n’est des restructurations tueuses d’emplois ? Ainsi Dexia vient d’annoncer, à son tour, la liquidation de 700 postes de travail dont la moitié en Belgique.

C’est pourquoi le parti communiste prône la création d’un pôle financier public au service d’une politique ambitieuse de l’emploi, non délocalisable et de qualité, de la formation et de l’innovation. Il se battra pour une véritable politique publique de développement soutenable, qui laisse une part importante aux alternatives vertes (transports publics, isolation du bâti, énergies renouvelables,…) et s’axe sur la qualité et le bien-être de la population plutôt que sur le profit.

Le PC  fera de  ces axes des thèmes de campagne majeurs d’ici les élections régionale et européenne.
 


Faire front pour Charleroi

 

On a beau l'aimer notre ville pour son passé industriel riche, pour ses valeurs sociales, pour la mentalité accueillante de ses habitants ou d'autres raisons, il n'en demeure pas moins que les faits sont incontestables: la dégradation de notre ville est patente.

La désertification du centre ville continue: les habitants et les commerçants s'en vont.  Les logements vieillissent, sont délaissés, mal ou plus entretenus.  Des maisons, des étages ne sont plus loués.  Les cafés ferment.

Partout dans Charleroi si l'on excepte les « night-shops » ou les commerces de DVD, les petits commerces ferment.    

Les services publics et particulièrement l'enseignement manquent de moyens et de personnel.

La propreté laisse de plus en plus à désirer.

 

 

 

Le mobilier urbain est souvent dégradé.  L'état des routes et rues empire.

La police est débordée et ne peut vu ses effectifs assurer une présence suffisante dans les quartiers. 

Le territoire continue graduellement à se cloisonner dans des fonctions uniques (bureau, commerce, logement, etc.) accroissant notamment l'insécurité et les déplacements urbains.

La gestion communale est incertaine, marquée par un manque de moyens et de compétences.  Les investissements se font attendre.  Les commandes et fournitures de biens et services sont extrêmement lentes.  Les projets sont discutés et rediscutés dans l'opacité, généralement sans consultation suffisante des citoyens, des institutions, des associations carolos.

Et la liste des carences est loin d'être exhaustive.  Tout cela dans un climat socio-économique très morose: il suffit de penser au revenu moyen des Carolos qui est un des plus bas de Belgique et au taux de chômage élevé.

pollution air 

Jacques CoupezSeule réussite notoire à Charleroi: l'amélioration sensible de la qualité de l'air en partie suite à la fermeture de l'aciérie et sous l'impulsion de Jacques Coupez d'abord en tant que conseiller communal communiste élu sur la liste ECOLO et ensuite en tant que président du comité de suivi pollution.

Devant ce constat affligeant, implacable, la responsabilité de la majorité communale est plus qu'engagée.  Après une longue période de clientélisme instituée par Van Cau & cie où l'estompement de la norme était courant, la nouvelle génération politique montre des manquements patents d'administration.  Ces professionnels de la politique paraissent être des ... amateurs.

Face à l'incurie du pouvoir, il faut mobiliser les citoyens, les organisations qui contestent cet (dés)ordre des choses, créer un front respectueux des identités de chacun et chacune pour assurer une relève, composer une nouvelle majorité politique clairement à gauche mais aussi pour par la pression populaire contraindre et surveiller le pouvoir politique.

Avec quels objectifs?

1) le maintien voire le renforcement des services publics notamment en lui donnant les moyens suffisants à leur fonctionnement
2) le développement de la démocratie par une plus grande consultation et implication des citoyens et une plus grande transparence des processus décisionnels
3) l'égalité de traitement des citoyens: un citoyen doit pouvoir quels que soient son origine, ses revenus, son statut social, son quartier jouir des mêmes droits, des mêmes facilités, des mêmes services.

Plus que jamais, il faut faire bouger les lignes à Charleroi.  Un autre Charleroi est possible.

Jean-François Gonsette
Secrétaire fédéral


Amusons-nous un peu.

Il lui reste à peine 8 heures avant de quitter honteusement le poste qu'il occupe depuis 8 ans. Ce criminel de guerre a causé la mort de dizaines de milliers d'innocents. Il ne sera jamais jugé car le TPI reste silencieux devant des personnages de cette sorte qui le contrôlent. Alors, une dernière fois, ayez le plaisir de le rejeter vous-même et cliquez sur http://www.zappingmcsaatchi.com/xmas/?z=2

Le texte est en espagnol. Voici la traduction:

eligir= choisir la chaussure que tu veux envoyer à la gueule de...
Ensuite, vous cliquez sur lancer (lancar)  puis reenviar =renvoyer( Si vous voulez répéter la manoeuvre, cliquez sur renvoyer (reeviar) 

 


Manif-Tangre

Sur Télésambre (http://telesambre.rtc.be/content/view/4321/380/) vous pourrez regarder le reportage complet de la manifestation du 17 janvier. Celui consacré à  la manifestation « Charleroi - Palestine » débute  après 15 minutes 10 secondes d'émission.

Bonne vision


 Intervention de Robert Tangre lors de la manifestation " Charleroi avec Gaza"

genocide-gaza

Mesdames, Messieurs
Chers Amis ou Camarades,

Oui, je suis allé en Palestine, pour comprendre. J’ai écouté, j’ai vu. J’ai compris les peurs, les angoisses. J’ai partagé les cheks-points, les entraves à la liberté, les vexations infligées aux Palestiniens. J’en suis sorti bouleversé, ému et à mon retour, je me suis engagé dans le combat en faveur de la Palestine.

Ce samedi 17 janvier 2009, voici 22 jours qu’ont débuté les massacres contre la population palestinienne de Gaza sous prétexte d’éliminer les dirigeants du Hamas. 22 jours de bombardements intensifs  sur ce territoire minuscule, sur un territoire surpeuplé. Des frappes chirurgicales affirment les responsables politiques et militaires d’Israël. Honteuse affirmation. C’est la population civile qui trinque. Plus de 1100 morts, plus de 5000 blessés. Et parmi ceux-ci, le tiers sont des enfants. Ces gamins et fillettes étaient-ils des combattants, ces enfants déjà traumatisés à vie par le fracas des bombes meurtrières. Honte à ceux qui ont bombardé une école ! Honte à ceux qui incendient les bâtiments de l’Onu, présente aider ces populations vivant dans une prison à ciel ouvert. Honte à ceux qui tuent sciemment des familles entières lorsqu’ils visent le père pour l’éliminer! Images horribles de ces jeunes corps, sanglants, démembrés, désarticulés, brûlés à vif. Nous sommes scandalisés par ces actes. Nos amis, les nouveaux Belges d’origine arabe le sont encore plus que nous car les chaînes comme Al Jeezira présentes sur place diffusent sans cesse de nouvelles images plus horribles les unes que les autres. Ils sont ainsi solidaires dans la souffrance de leurs frères et de leurs sœurs de Palestine.

Depuis la libération de la Belgique du joug nazi, les progressistes crient « plus jamais ça ! »  Pourtant depuis lors, il y a eu Hiroshima et ses cent mille morts. Mais aussi le Vietnam, l4afghanistan, l’Irak et aujourd’hui, à Gaza, des commanditaires criminels n’hésitent à utiliser des armes meurtrières n’ignorant rien des dégâts qu’elles provoqueront. C’est le journal Le Monde qui l’affirme : ce sont des bombes qui vous coupent en deux à deux mètres, qui amputent des jambes à huit mètres pour qu’il ne reste plus que des moignons brûlés . Ce sont des bombes au phosphore dont l’utilisation est autorisée qui vous mangent la chair !!!

Disons-le crûment : ce sont des crimes de guerre dont devront répondre un jour les décideurs politiques si la communauté internationale a le courage de leur demander des comptes.

L’horreur a des limites. Elle a été dépassée hier. Mais pendant 22 jours qui a réagi? Oui, vous, oui, nous, hommes et femmes épris de paix et de justice. Hommes et femmes partageant la douleur de ce peuple vivant l’occupation depuis 61 ans. Au nom du droit des peuples à vivre libre, nous demandons justice. Nous demandons tout simplement l’application de la charte internationale des droits fondamentaux de l’homme mais aussi celle de l’enfant. La Palestine a le droit de devenir un état à part entière avec Jérusalem comme capitale , vivant en bonne entente avec l’Etat D’Israël. Deux peuples, deux pays !

Belges de souche, nouveaux belges, Arabes et Juifs progressistes, nous nous donnons la main depuis tant d’années pour expliquer et convaincre nos concitoyens de l’urgence d’une solution politique au long conflit israélo-palestinien. Ici, je voudrais rendre hommage à nos amis de l’UPJB, considérés souvent comme des traites à Israël. Nous partageons les mêmes valeurs. Nous les partageons aussi avec les Israéliens qui manifestent dans les rues de Tel Aviv contre cette guerre criminelle qui n’est pas la leur. Ils ont du courage, ces jeunes Israéliens qui refusent de porter les armes contre un peuple innocent. Ils ont du courage ces autres militants qui aident les Palestiniens à reconstruire leur maison détruite par les chars. Ils méritent, eux aussi, notre respect.

Dans le combat que certains d’entre nous mènent depuis des décennies, Charleroi n’a pas failli à sa tradition. Rappelons des mobilisations, contre la guerre d’Espagne, la lutte contre les nazis, l’opposition à la bombe atomique, à la guerre du Vietnam, guerre où les populations civiles ont écrasés sous les bombes américaines afin d’instaurer la pax americana. Si les hommes politiques d’Israël peuvent se permettre depuis si longtemps de tels crimes dans la perspective de leurs prochaines élections, c’est parce qu’ils se sentent soutenus. Ils sont devenus le puissant bras armé des USA dans tout le Moyen Orient. Pétrole oblige !

A part notre solidarité, les Palestiniens se sentent bien seuls car ils subissent en outre la lâcheté de tous les états arabes corrompus et vassaux des USA. Le 20 janvier, un autre criminel de guerre va quitter le pouvoir à Washington, espérons que son successeur aura la volonté politique d’obliger Israël à entamer le dialogue avec tous les responsables politiques palestiniens, Hamas compris.

Et cette Europe ? Aux abonnés absents. Mais nous, Belges, avons apprécié les paroles de notre commissaire européen Louis Michel qui a pu trouver les mots justes pour dénoncer une guerre injuste. En dehors de cela, seuls deux groupes politiques au Parlement européen, les Verts et la Gauche unitaire européenne ont tenté de convaincre les autres groupes de la nécessité d’exercer des pressions sur Israël.

Le massacre permet aujourd’hui la prise de conscience de nos décideurs politiques En effet, avant-hier, à Bruxelles, les responsables francophones des quatre partis représentés au parlement fédéral ont été très clairs lors d’un débat rassemblant 500 personnes. Leurs mots ont claqué comme des condamnations. Comme nous, ils ont exprimé leur honte, le massacre d’innocents.

Nous leur demandons maintenant de cesser la politique d’équidistance qu’ils ont menée jusqu’à ce jour. Nous attendons d’eux qu’ils fassent pression afin que soient appliquées les diverses motions de l’ONU, qu’ils rompent les liens commerciaux privilégiés avec Israël et qu’ils exigent de Dexia, banque à participation publique de cesser d’accorder des prêts pour la construction des colonies au travers de sa filiale israélienne. En tant qu’actionnaires publics, ils ont le pouvoir et le devoir d’imposer cela aux dirigeants de cette banque.

Samedi dernier, notre ville, ses responsables communaux ont rencontré pas mal de revendications que les porte-parole de la plateforme Charleroi-Palestine  leur ont soumises. Ils vont les concrétiser. Merci à vous, élus communaux. A vous maintenant d’entreprendre un travail de conviction au sein de vos partis respectifs.

Pour en terminer, je voudrais vous dire que la haine engendre la haine et que les crimes perpétrés approfondissent les fossé entre deux peuples issus de la même terre, la terre d’origine des trois religions monothéistes.

En conclusion, nous affirmons que la solution sera politique, uniquement politique en permettant aux parties adverses, à toutes les parties adverses de pouvoir entamer un dialogue     

Pour terminer voici une déclaration de l’organisation France-Palestine

Plus de

300 enfants tués par des combats meurtriers…
300 sourires d’enfants gommés par des bombes aveugles…
300 rêves disparus à tout jamais des possibles…
300 soleils qui ne se lèvent plus sur la terre…
300 cris de jeux devenus muets…

C’est 300 pleurs qui déchirent la nuit

On doit  dire notre désaccord

En marchant,
En criant…
En exigeant…
En écrivant

Pour exiger l’arrêt des combats
Pour condamner la bêtise humaine qui tue l’innocence de l’enfance, continuons le combat.

Merci à vous .


Arrêtez les crimes israéliens à Gaza !

beit_lahiya._7_6_2006Les bombardements israéliens sur Gaza opèrent un véritable massacre et mènent une fois de plus le conflit d’occupation israélo-palestinien vers un nouvel abîme sanglant. A l’heure où nous écrivons ces lignes, 420 personnes (ce 8 janvier le nombre de tués a dépassé les 800) ont péri et 2180 sont blessées, ce qui fait de ces journées les plus sanglantes depuis 1967. Fortifié par la tiédeur des réactions internationales et par le soutien des États-Unis, le gouvernement israélien a fait savoir que ceci n’est que le début de l’offensive.

Quoique Israël et de nombreux commentateurs puissent prétendre, les bombardements actuels de Gaza ne sont pas une réaction aux tirs de roquettes du Hamas qui a mis fin au cessez-le-feu le 19 décembre. Le journal israélien Haaretz (28.12.2008) écrit que le ministre de la Défense Ehud Barak a ordonné il y a déjà six mois à l’armée de se préparer à cette opération, au moment où le gouvernement israélien avait entamé avec le Hamas les négociations pour un cessez-le-feu. En outre, l’argument qu’Israël veut atteindre le Hamas ne justifie en aucune façon que des civils soient la cible de mesures punitives et d’opérations militaires. En réalité, c’est toute la population de Gaza qui est touchée. Ce qui est véritablement en jeu, c’est, d’une part, la liquidation de la résistance à l’occupation et l’extension de la colonisation sur la rive occidentale du Jourdain et, d’autre part, les élections en Israël. À cette occasion, les partis gouvernementaux veulent reconquérir le terrain perdu sur l’opposition d’extrême droite, dirigée par Benjamin Netanyahu, grâce à une action militaire d’envergure.

Le gouvernement israélien présente systématiquement ses propres méfaits comme de “l’autodéfense”. Israël réussit ainsi à susciter l’illusion qu’il n’a pas souhaité cette violence mais qu’il y est contraint par la violence du Hamas. Cette présentation des choses, reprise par de nombreux médias, repose sur une lecture fausse des faits pour au moins deux raisons.

Tout d’abord elle oublie l’histoire récente. Israël n’est pas la victime, mais le régisseur de ce drame. Comme force d’occupation, Israël contrôle l’espace aérien, les frontières, l’eau et les va-et-vient des Palestiniens de Gaza (et de la rive occidentale du Jourdain). Depuis que Gaza a été décrété « territoire hostile », en septembre 2007, après la prise de pouvoir par le Hamas, Israël bloque l’accès aux fournitures élémentaires. Les conséquences sont dramatiques. Il y a pénurie de tout : nourriture, médicaments, pétrole pour maintenir en fonction les générateurs d’électricité. Toute une population est affamée. Une étude récente démontre que 46 % des enfants souffrent d’anémie aiguë. « L’idée, selon un conseiller du Premier ministre israélien, il y a deux ans, est de mettre les Palestiniens au régime,non de les faire mourir de faim ». Cet objectif scandaleux est atteint. Selon la Croix Rouge, 70 %  de la population souffrent d’un manque de nourriture. Il ne s’agit pas ici des conséquences de quelque catastrophe naturelle, mais des suites d’une politique consciente d’un État qui aime s’autoproclamer la seule démocratie au Moyen-Orient. Richard Falk, le rapporteur spécial des Nations-Unies parle d’une « infraction flagrante et massive au droit humanitaire international ».

En outre, on suscite l’impression fausse que Gaza et Israël sont deux adversaires sur pied d’égalité. Israël dispose d’une des armées les mieux équipées au monde contre laquelle les milices palestiniennes ne forment même pas un parti. Dans la mise en route de sa machine de guerre, le gouvernement israélien – au mépris des règles humanitaires – n’épargne aucune vie humaine. La dernière grande attaque sur Gaza, en février 2008, a fait 112 morts, dont un grand nombre de femmes et d’enfants. Bien que toute victime soit une victime de trop, il est important de rappeler que le nombre de morts palestiniens est un multiple des morts israéliens. Le site web du Middle East Policy Council nous apprend qu’en 2008, 29 Israéliens ont été tués contre 432 du côté palestinien. Du côté israélien il s’agit d’une forte diminution depuis 2002, qui totalisa 422 tués. Du côté palestinien, le prix payé est extrêmement élevé : de 1072 tués en 2002 à 432 en 2008, les centaines de morts de ces derniers jours non comptés. Ces chiffres ne tiennent pas compte des nombreux décès dus à l’embargo contre Gaza.

La politique délibérée de punition collective et de famine pour toute une population, dans l’espoir qu’elle se détourne des dirigeants qu’elle a élus, se produit sous les yeux de la communauté internationale. Des rapports bien documentés du rapporteur spécial sur les Droits de l’Homme pour les Nations Unies et des organisations des Droits de l’Homme sont classés sans suite. Le rapporteur spécial Richard Falk a demandé en vain une action immédiate contre ces « atteintes permanentes et à grande échelle au droit humain fondamental à la vie ». Il a demandé que les Nations-Unies fournissent un effort urgent pour protéger la population civile qui « est punie collectivement par une politique qui est égale à la commission de crimes contre l’humanité ». Peut-on être plus clair ?

Malgré cela, les États-Unis et l’Union européenne ont fait tout le contraire pendant tout ce temps. Les Etats-Unis déversent chaque année 2.5 milliards de dollars d’aide militaire à la force d’occupation israélienne et multiplient les accords et projets de collaboration militaire. Washington a toujours soutenu la politique israélienne contre Gaza et a fait savoir qu’il soutient l’impitoyable campagne militaire en cours. L’Union européenne n’a aucune objection à de bonnes relations avec Israël. Mieux encore. Au dernier sommet européen, début décembre, le Conseil de l’Union européenne a même décidé de « revaloriser » ses relations avec Israël, malgré un vote négatif du parlement européen.

Cette politique cynique des deux grandes puissances est en bonne voie d’enterrer le droit international. Elle sape ainsi toute autorité pour faire la leçon à d’autres en cette matière, alors qu’il y a précisément urgence pour une pression internationale qui mette fin à l’intervention sanglante de l’armée israélienne et au blocus inhumain de Gaza.

Nous appelons dès lors à une condamnation vigoureuse d’Israël et à la suspension de tous les accords commerciaux et diplomatiques avec Israël tant que continue la politique d’occupation.

Auteurs du texte : Ludo De Brabander, responsable de l’asbl Vrede et lecteur à l’École supérieure Artevelde de Gand ;Ludo De Witte, publiciste ; Nadia Fadil, post-doctorante à l’Université européenne de Florence et à la KULeuven
Contact francophone : Nadine Rosa-Rosso
nadinerr@gmail.com

Ce texte est actuellement en phase d'être placé sur pétition.be. Nous placerons le lien sur ce blog dès qu'il nous aura été communiqué.


Rassemblement pour l'arrêt immédiat des massacres à Gaza 

Samedi 10 janvier 2009 à 14 H
Place Charles II à Charleroi.

 A l'initiative de La plate – forme Charleroi / Palestine*.

Gaza2Les voix d'associations carolorégiennes' *se sont élevées à Charleroi ce mardi 6 janvier émues par les crimes de guerre en cours à Gaza depuis plusieurs jours. Elle a constitué une  Plate-forme Palestine/Charleroi qui adressera ses protestations auprès des autorités communales de Charleroi ce samedi 10 janvier 2009 face à l'Hôtel de ville de Charleroi à 14 H. Les mots d'ordre de ce rassemblement pacifique se résument en quatre points :


Arrêtez les massacres, stop aux crimes de guerre

Fin des bombardements et retrait militaire.

Fin du blocus et aide humanitaire d'urgence.

Pour une Europe courageuse.

Nous voulons attirer l'attention de la population de Charleroi sur ces crimes de guerre qui se déroulent à deux pas de chez nous.  Des femmes et des enfants sans défense souffrent et meurent sous les bombes d'une des armées les plus puissantes du monde. Ces actes sont intolérables.  Les Palestiniens, comme chez nous, les sans-emplois, les sans-papiers bref tous les sans, souffrent d'injustice. Il sont dépossédés de leur terre depuis plus de 60 ans et ne disposent d'aucun territoire pour vivre en paix. Chacun a le droit de vivre en paix avec ses voisins, a le droit de transmettre la dignité humaine à ses enfants et leur offrir un avenir radieux. Qu'il Soit proche-oriental, américain, asiatique ou européen, le droit  à la dignité humaine est un droit inaliénable.

En conséquence, nous demandons à nos élus locaux, régionaux, fédéraux et surtout européens de faire preuve de courage et de ne pas suivre servilement les ordres venus d'outre Atlantique.

La plate -forme Charleroi / Palestine demande à tous les carolos de la soutenir dans sa démarche pacifique. La plate-forme Charleroi / Palestine ne manifestera pas contre quiconque mais clamera son indignation face  à cette tragédie !

Nous voulons également attirer l'attention de l'opinion publique sur la liberté de la presse bafouée. En effet, aucun journaliste n'est autorisé à entrer à Gaza afin d'accomplir une mission d'information. La puissance occupante qui se targue d'être la plus grande démocratie du Moyen-Orient diffuse des informations partiales par le canal de son Etat-major.

Nous appelons tous ceux qui élèvent leur conscience en faveur du respect des droits de l'Homme de nous rejoindre sur la Place Charles II ce samedi 10 janvier à 14h00.

Ce rassemblement sera le prélude d'une prochaine manifestation qui se déroulera à Charleroi le samedi 17 janvier 2009.

Une délégation de la plate -forme Charleroi / Palestine sera reçue par le Bourgmestre de la ville de Charleroi

*La plate -forme Charleroi / Palestine est constituée des Associations suivantes :

La Fédération Générale du Travail de Belgique  - Charleroi, Le Mouvement Ouvrier Chrétien, Marianne asbl, Al Hidaya, Assanika, Attac, Atelier Nord-Sud du Forum Social, La Braise, asbl Culture sans Frontières, le Cercle Communiste, le Comité Palestine Fontaine-l'Evêque – Secours Populaire Wallonie/Bruxelles, les  Femmes Musulmanes de Charleroi, asbl La Main dans la Main, Médecine pour le Peuple, la  Mosquée Mevlana, le Mouvement Chrétien pour la Paix,le parti Communiste, le Parti du Travail de Belgique, le Progrès ,le Secours Populaire Wallonie-Bruxelles, des amis palestiniens et iraniens, le  Cercle culturel Alévi Farciennes,  Entr'Aide et Fraternité, le Girb, les Magasins du monde-Oxfam de Gilly, Peuples Solidaires, Pax Christi, Société Duale, le  Théâtre du Copion, Tontoni…

Cette liste est exhaustive car d'autres Associations ont marqué leur interêt pour cette mobilisation et nous rejoindronT en cours de route

Porte-Parole de la plate -forme Charleroi / Palestine :

Freddy Guidé
rue de la Station, 58/2 – B6140 – Fontaine-l'évêque - Belgique
Tel: 32 71 54 51 04 – Portable : 32 497 53 50 34
E-mail : guid.freddy357@gmail.com   - CCP : 000-3253613-39



Arrêtez ces massacres!

Chers Amis ou Camarades,
 
Lundi, une réunion a rassemblé des progressistes de diverses tendances dans les locaux de la FGTB de Charleroi. Il était question au départ de préparer une manifestation dénonçant l'agression honteuse que subit le peuple de Gaza.

blason%20de%20charleroiMais vu la volonté de la majorité des participants d'agir dans l'urgence et donc vu la proximité de cette première démonstration, ce samedi à 14 heures devant l'Hôtel de Ville de Charleroi, place du Manège, il a été décidé que cette action aurait la forme "d'un sitting" dont le but serait d'interpeller les responsables politiques de  Charleroi.  Nous savons que plusieurs parlementaires importants de notre région siégent au sein du Conseil communal. Il sera demandé à ces derniers de répercuter notre appel vers les dirigeants de leurs partis respectifs.
Les mots d'ordre ont été définis pour éviter toute forme de dérapage. Vous n'ignorez pas que certains médias sont friands de répercuter et mettre en valeur des actes isolés qui dénaturent l'expression de la majorité des autres manifestants.

Par ce même courriel,  je demande à Freddy Guidé de me rappeler ces slogans et je vous les ferai parvenir dans un prochain envoi.

Les participants à cette réunion étaient la FGTB, le MOC, de nombreuses associations dont l'asbl Le Progrès et le Secours Populaire, des partis comme le PTB, la LCR et le PC.

Vu la proximité de l'événement, nous demandons à un maximum d'amis ou de camarades de participer à cette première démonstration.

Après cette action publique, à 16 heures, les responsables de la coordination carolorégienne se réuniront à la Maison des 8 Heures pour préparer la manifestation -cette fois- du samedi suivant.

Sur proposition de Daniel Piron de la FGTB, c'est notre ami et camarade Freddy Guidé, président du Comité Palestine de Fontaine-l'Evêque et administrateur du SPWB qui prendra la parole au nom de toutes les associations. Nous avons bien sûr approuvé cet excellent choix. Freddy aura ainsi la volonté de démontrer que tout ce qui est humain est nôtre comme le proclame le slogan principal du Secours populaire.

Personnellement pris par des engagements antérieurs, je serai à l'étranger durant ce WE et je vous prierai d'excuser mon absence auprès de nos amis et camarades. Il va de soi que je serai présent le samedi 17 janvier car comme l'expriment les jeunes "J'ai la rage"!

En toute fraternité.
 
Robert Tangre
   


 Stoppons l'horreur !

-bombardement-nabatiyeh_2_8_2006Les forces d’occupation israéliennes sont donc passées à l’acte. Comme elles l’ont promis, elles ont lancé des raids meurtriers contre Gaza. Au prétexte de viser les centres de commandement du Hamas et de ses forces armées, elles ont écrasé sous leurs bombes des centaines de civils, enfants, femmes et hommes. Le monde en est témoin. Comme il avait été témoin des frappes ignobles lancées contre les bâtiments et les symboles de l’Autorité palestinienne, alors présidée par Yasser Arafat, au lendemain du déclenchement de la seconde intifada.

Qui peut dire encore que le pouvoir israélien actuel veut une paix juste ? Qui peut justifier la politique dite « de l’équidistance » entre occupants et occupés ? Entre les victimes d’une des plus grandes injustices du 20ème siècle et ceux qui violent les résolutions de l’ONU depuis soixante ans ?

Le « processus de paix » initié à Annapolis par l’ami américain voici un an est enterré.  Comme le furent tous les documents précédents censés conduire à une paix juste et durable au Proche-Orient. Et les ministres des affaires étrangères de l’Union européenne ont adopté, les 8 et 9 décembre, le principe de rehausser les relations entre Israël et l’UE montrant une fois encore l’odieuse capacité de l’Occident à jouer du « deux poids, deux mesures ».

La déléguée générale palestinienne auprès de l’Union Européenne, Leïla Chahid, a accusé Israël de « crime de guerre » à Gaza et reproché une fois encore à la communauté internationale d’avoir « laissé tomber la population palestinienne. » Les communistes belges lui témoignent toute leur solidarité comme ils sont solidaires du peuple palestinien et des progressistes juifs qui, en Israël et dans le monde, militent pour sortir du pire.

La violence actuelle à Gaza est évidement le résultat du blocus économique et de l’impasse politique actuelle. Il y a urgence à lancer de vraies négociations qui puissent réellement contribuer à une solution juste, à l’application des résolutions de l’ ONU, à la fin de l’occupation, au respect des droits des Palestiniens et à la sécurité pour tous.

C’est dans cette perspective que le PC s’associera aux manifestations de soutien à la Palestine décidée pour les prochains jours.

Bureau Politique du Parti Communiste Wallonie-Bruxelles



Le Parti communiste d’Israël condamne les attaques meurtrières contre Gaza et appelle à la mobilisation internationale

www.maki.org.il / info@maki.org.il

PCILe Parti communiste d’Israël et Hadash (Front démocratique pour la paix et l’égalité) condamne l’attaque meurtrière par l’armée de l’air israélienne contre la bande de Gaza qui s’est soldée par la mort de 300 Palestiniens. Le PCI appelle les partis communistes et ouvriers, et les mouvements sociaux du monde entier à se mobiliser contre ces crimes contre l’humanité commis par Israël. Il demande que la communauté internationale prenne des sanctions contre Israël, et inculpe Tzipi Livni, Ehud Barak et les autres responsables politiques et militaires israéliens pour ces crimes de guerre flagrants, commis dans le cadre du processus électoral en Israël.

Les attaques militaires d’Israël font partie du siège de la bande de Gaza. Israël exploite les derniers moments de l’administration Bush pour accomplir sa politique impérialiste meurtrière mais inefficace d’utilisation de la force militaire pour obtenir un changement politique. Des manifestations contre les attaques israéliennes dans la bande de Gaza se sont deroulées dans les principales villes d’Israël, et des manifestations ont lieu à Tel Aviv, Jerusalem Ouest, Haïfa, Nazareth, Sakhnin, Saint Jean de Acre, Shfamr (Shfaram), Arara, Maker, Shaab, Ablyn, Mag'd el-Kurum, Taybe, Tira et Calanswa . Vendredi des centaines de manifestants ont participé à un rassemblement dans le centre de Tel Aviv pour protester contre l’opération militaire israélienne prévue en réponse aux tirs de missiles palestiniens depuis Gaza. Ce rassemblement était organisé par la Coalition contre le siège de Gaza et Hadash (Front démocratique pour la paix et l’égalité- Parti Communiste d’Israël). Samedi soir des milliers de manifestants ont participé à un autre rassemblement dans le centre de Tel Aviv pour protester contre l’opération israélienne

« Je propose que nous prenions l’autre direction », a dit le membre de Hadash à la Knesset Dov Khenin, dirigeant du Parti communiste d’Israël. « Notre pouvoir est notre tragédie. Une attaque victorieuse ne résoudra rien. Ils répondront par des roquettes, et nous finirons par nous embarquer dans une guerre totale. Prendre l’autre direction implique de renforcer l’accalmie, de sécuriser le cessez-le-feu, et de lever le siège qui n’a d’autre conséquence que de renforcer l’unité de la population autour du Hamas. »

« Un véritable processus de paix doit être engagé avec l’Autorité palestinienne, dirigée par Abbas » a-t-il dit. « Ce qui est tragique, c’est que c’est possible. Nous avons juste besoin de la volonté. »

Khenin a ajouté qu’il était « essentiel d’organiser un échange de prisonnier qui inclurait Gilad Shalit. » Quand on lui a demandé pourquoi de moins en moins d’Israéliens étaient contre la guerre à Gaza, il a répondu : « Les gens ont perdu espoir. Ils réalisent que ce qui se passe est mauvais, mais ils pensent qu’il n’y a pas d’autre solution. Cependant, nous ne sommes pas destinés à être victimes de l’histoire. » Un autre participant au rassemblement, l’ancien membre de la Knesset Tamar Gozansky, a dit : « Il y a deux ans, nous manifestations au même endroit, avant la deuxième guerre du Liban. Nous étions marginalisés et on nous traîtait de traîtres. Cependant, quelques mois plus tard, tous les gens qui s’étaient moqués de nous sont venus avec leurs propres revendications Square Rabin pour protester contre la politique de Olmert. J’espère réellement que nous n’aurons pas de nouveau à leur dire : « Nous vous avions prévenus ». Dans une autre déclaration un peu plus tôt, Khenin a dit : « Une guerre généralisée contre Gaza est dangereuse et n’est pas nécessaire. Elle mettra en danger des milliers de vies des habitants de Gaza et des habitants de l’ouest du Negev ». « La guerre n’est pas une solution au problème des roquettes Kassam » a-t-il ajouté. « Il y a une autre voie : un réel accord pour une trêve. Pas juste un cessez-le-feu, mais également la fin du blocus de Gaza et l’arrêt de l’extrême souffrance d’un million et demi de personnes. »
29/12/08

 

14:04 Ecrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook

07.12.2008

L'Etincelle n° 38

Crise, un plan de relance qui ne relance pas grand-chose     

assezLe gouvernement fédéral vient d’annoncer le déblocage de 2 milliards d’euros pour ce qu’il qualifie de plan de relance.

On pourrait sourire à voir des libéraux, des chrétiens et des socialistes qui hier encore se faisaient les chantres de la concurrence libre et non faussée inscrite dans le Traité de Lisbonne, en revenir aujourd’hui à l’Etat pour colmater les brèches alors que la logique ultra-libérale prend l’eau de toutes parts.

Pourtant, avec à 0.6% du PIB, soit 10 fois moins que la somme empruntée pour « sauver » les banques il y a quelques semaines, ce plan de relance est bien modeste et a tout du pétard mouillé. Par ailleurs, l’affectation de ces 2 milliards est pour l’essentiel un nouveau cadeau au patronat inacceptable pour la gauche.  Bref, le pactole pour les banques et le patronat, des miettes pour les gens !

Tout d’abord, de l’aveu même de la ministre CdH de l’Emploi, Joëlle Milquet, on consacrera « plus d’1 milliard d’euros de baisse du coût du travail ». Ces chiffres traduisent la véritable priorité qui est à nouveau la baisse de ce que certains appellent « charges patronales » et qui sont à la vérité des « cotisations sociales » et donc du salaire différé. En résumé, on va à nouveau appauvrir l’Etat sans la moindre garantie sérieuse d’un « retour sur investissement public ».

En matière de logements, un des axes de ce plan, le gouvernement a décidé de favoriser spécifiquement les nouvelles constructions via un abaissement de la TVA.  Adversaires des taxes indirectes, nous sommes favorables aux baisses de TVA, pour autant qu’il ne s’agisse pas de vider les caisses de l’Etat et qu’elles soient compensées par d’autres rentrées (notamment sur les revenus du capital). Cependant, le choix fait ici nous semble contestable. Alors que rien qu’en Wallonie, plus de 40.000 personnes sont en attente d’un logement social et que le bâti social a en moyenne plus de 45 ans, cette mesure nie l’urgence sociale et s’adresse en priorité à ceux qui ont les moyens de construire et ne sont pas les plus touchés par cette crise.  Elle est également anti-écologique car elle ne cible pas la priorité qui est la restauration (avec notamment une aide massive à l’isolation via un tiers-payeur) des bâtiments existants et ce en passant si nécessaire par la réquisition des bâtiments laissés vides, ainsi que la densification de l’habitat.  Au contraire, cette mesure risque d’inciter à la construction de nouvelles maisons isolées et à une plus grande dispersion de l’habitat. Cette dispersion affaiblira plus encore une mobilité axée sur les transports en commun.

En matière d’énergie, le refus de mettre à contribution les acteurs du marché (et singulièrement Electrabel) et de puiser dans leurs plantureux bénéfices se confirme. Ceci est une nouvelle preuve du renoncement à toute régulation (que ce soit sur le mode de production ou sur les prix pratiqués) des multinationales, lesquelles bénéficient pourtant à plein d’un régime fiscal hyper avantageux, notamment via les intérêts notionnels.

D’autre part le gouvernement ne prend aucune mesure contre la « suprême incivilité » constituée par une fraude fiscale évaluée à 30 milliards d’euros, dont 57% sont le fait des 10% des contribuables les plus riches , et 0,01% des 10% de plus pauvres.

Cette crise est l’occasion de changer de cap, de remettre l’acteur public, un acteur public démocratiquement géré et débarrassé du clientélisme partisan, au cœur du projet de société.  Sans grand étonnement, le gouvernement actuel préfère ne rien changer.
 
 Le Bureau politique


Pour la mixité sociale dans l'enseignement     

dupontIl y a un an, les ministres de l'enseignement de la Communauté française (Maria Arena d'abord, puis Christian Dupont) avaient mis au point un décret inscription/mixité qui visait à réduire la ségrégation sociale dans les écoles de la Communauté. Sous la pression de la droite et le lobby de certains parents très aisés, le ministre a décidé de supprimer le système de tirage au sort qui entendait règler le problème des multi-inscriptions pratiquées par certains parents. Première marche arrière avant le retrait pur et simple du décret ? Cela semble probable.

La porte se rouvre donc pour un enseignement à deux vitesses. Au diable, ce qui permettait de concrétiser une pétition de principe très prisée par nos gouvernants : l'égalité des chances. La loi du plus fort et du plus riche prime. Le PS capitule. Les autres partis flattent leur clientèle électorale.

Le Parti Communiste s'associe aux associations (FEF, MRAX,...) et à toutes celles et ceux qui condamnent cette décision qui élargit la voie vers une société toujours plus inégalitaire.
 
Le Bureau politique


 60 ans plus tard, où en sont les droits de l'homme et du citoyen?

droits-de-l'hommeLe 10 décembre 1948, après un conflit mondial qui annihila toute notion de droit et menaça l’existence même du genre humain, l’assemblée générale  des Nations Unies fraîchement émoulue, adopta la déclaration universelle des droits de l’Homme.

Ce texte complétait la première déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789,  par des droits économiques, sociaux et culturels. Ratifié par 48 états dont la Belgique,  il fut confirmé par la Charte de Turin (1961), le Pacte International relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (1976), et la déclaration de l’OIT relative aux principes et aux droits fondamentaux du travail (1998).

La déclaration universelle de 1948 reposait sur le principe que la satisfaction des droits humains était indissociable de la défense de la paix. Elle énonçait et rappelait notamment :

Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public    
• La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics
• Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale
• Toute personne a droit au travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.
• Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.
• Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail
• Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille

Soixante ans après l’adoption de cette déclaration, le Parti Communiste constate que ces droits sont soit ignorés soit gravement remis en cause par un système, le capitalisme, fondé sur la recherche du profit comme seule raison d’être et dont la crise actuelle dévoile toute la perversion. Droits de l’homme et logique capitaliste sont, il faut le constater, incompatibles.

Chaque jour, la mondialisation financière élargit le fossé entre riches et pauvres et fait fi de l’autodétermination des peuples en réduisant leurs élus à un rôle de simple police criminalisant les luttes sociales. Le droit de grève notamment est aujourd’hui clairement menacé.
    
Les communistes belges qui ont très tôt dénoncé certaines dérives graves, sont conscients du fait que le socialisme (dit) réel a lui-même souvent failli à respecter certains de ces droits. Cependant, au-delà des caricatures et des amalgames qui sont faits, la société égalitaire à laquelle nous aspirons et pour laquelle nous luttons politiquement est, elle-seule, basée sur le respect des droits humains, de tous ces droits pour tous les hommes et toutes les femmes sans distinction.

Le Parti Communiste  rappelle que la satisfaction des droits de l’homme demeure un enjeu permanent pour les communistes ainsi que la condition indispensable à l’avènement d’une paix durable dans le monde. 

Le Bureau politique du Parti communiste de Wallonie Bruxelles . 
 


Sans-abri: l'opération "Chaleur humaine" interdite à Charleroi

SDF

L'opération "Chaleur humaine", qui vise à venir en aide aux sans-abri de la région de Charleroi par la distribution gratuite de soupe du 21 décembre au 30 décembre, ne pourra pas être organisée faute d'autorisation, a indiqué mardi Sébastien Delhez, organisateur de l'action.

Refus du bourgmestre de Charleroi

Jean-Jacques Viseur (cdH), le bourgmestre de Charleroi, serait à l'origine de ce refus. "Il y a 8 jours, j'ai reçu l'autorisation du Collège communal d'organiser cette action et maintenant j'apprends que le bourgmestre refuse car les sans-abri donnent une mauvaise image de la ville", a confié M. Delhez.

"Avec ou sans autorisation, cette action se déroulera"

"Avec ou sans autorisation, cette action se déroulera comme prévu et s'il faut l'organiser devant l'hôtel de ville, nous le ferons", a-t-il ajouté.

Malgré plusieurs tentatives, le bourgmestre n'a pas pu être joint mardi pour réagir à cette information. (belga/dl)

Cette information avait été diffusée sur WWW.7sur7.be le 16 décembre dernier à 20 h 43


Toutefois, peu après, notre Camarade Malika El Bourezgui, conseillère communale, nous faisait savoir que le collège communal avait d'abord autorisé cette action, mais que le bourgmestre avait trouvé que l'emplacement de cette action (le restaurant la Bruxelloise, face de Notre Maison, bd Tirou) donnerait une mauvaise image de Charleroi car se situant à proximité du grand hôtel du Boulevard Tirou.
 
Finalement, après discussion, le bourgmestre a fini par autoriser cette initiative.
 
En fait, ce sont les nouveaux propriétaires du restaurant la Bruxelloise (juste à côté de la grande banque Fortis du boulevard Tirou) qui organisait cette action de solidarité. Ceux-ci espèrent d'ailleurs que d'autres commerçants suivront leur exemple.

Le Fédération de Charleroi du Parti communiste a toutefois réagi par un communiqué.

Le PC s’oppose à toute restriction des droits des citoyens.

La section de Charleroi du Parti communiste et la Jeunesse Communiste tiennent à exprimer leur forte réprobation face à une nouvelle tentative du bourgmestre et de sa majorité (avec le consentement idéologique de l'extrême droite) de restreindre les droits des citoyens. 

Après la prohibition de la consommation d'alcool sur la voie publique, l'interdiction de rassemblements lors des soirées de certains matches de football de l'Euro 2008, le projet avorté d'avancement des heures de fermeture des cafés carolos, voilà que maintenant la majorité communale a voulu interdire la distribution de soupe aux citoyens les plus démunis.

Invoquer régulièrement la préservation de l'"image" de Charleroi pour restreindre ou interdire certaines activités voire censurer certains propos est absolument inacceptable.  Il est à remarquer que depuis que les majorités communales successives parlent d'"image", la situation sociale et économique de Charleroi n'a cessé de se dégrader comme s'il y avait une certaine relation de cause à effet.

Le Parti communiste n'est pas libertaire mais entend défendre les libertés fondamentales et ordinaires des citoyens ordinaires.  Il le fera en concertation avec toutes les associations, tous les partis, tous les mouvements, tous les citoyens et la jeunesse carolo dans son ensemble opposés à ces dispositions liberticides.


Notre Camarade Jacques Coupez réalise un vrai travail de fond.

Jacques Coupez est membre du Parti communiste et cette qualité n'apparaît malheureusement pas dans le travail de fond qu'il mène avec d'autres citoyens, de nombreux responsables politiques et les industriels pour améliorer la qualité de l'air à Charleroi. Le résultat de ce travail est visible par tous: les rejets de poussières diverses ont fortement diminué, chacun est à même de le constater. Les industriels ont dû consentir à équiper leurs installations de nouveaux filtres. Cela n'a pas nui à l'emploi comme certains oiseaux de mauvais augure le préduisaient, même si oiseaux qui étaient parfois des syndicalistes de haut vol. L'article publié ci-dessous vous en apprendra plus sur le travail reéalisé par Jacques et ses acolytes.

Pollution-de-l'air-jacques- 



Compte rendu de la conférence-débat: "Pourquoi la décroissance?"

decroissance

Nous étions une petite trentaine venus assister à la conférence sur le thème de la décroissance avec comme orateurs
Pierre Eyben, secrétaire de la fédération liégeoise du Parti Communiste, Xavier Dupret, économiste du GRESEA et Paul Lannoye, ancien député européen Ecolo

lannoye_angers%20Premier à prendre la parole, Paul Lannoye confirme qu’après avoir été l’un des initiateurs de la transformation du mouvement Ecolo en parti, il a pris ses distances il y a quelques années vis-à-vis d’Ecolo.

Adepte de la décroissance, il en vient ensuite immédiatement à nous détailler ses raisons de l’impasse du mode de vie actuel. Notre société produit des dégâts et des risques écologiques de plus en plus importants pour lesquels aucune solution n’est proposée. Le mode de vie des pays les plus industrialisés, en gros les pays du G8 et les pays émergents, n’est pas tenable en regard des capacités de la planète et de la perpétuation des écosystèmes. L’effet de serre ne constitue pas à ses yeux le phénomène le plus grave. Il pense plutôt à la disparition de la biodiversité. Ne se réclamant pas de l’environnementalisme, il conteste le mode de production et de consommation en observant que les ressources sont limitées. En exemple, le pétrole dont le pic d’exploitation serait déjà atteint, les réserves à découvrir étant estimée à 10, 20 % du total des gisements. Notre assuétude au pétrole limité rend la base du système économique précaire. La pénurie des produits pétroliers doit nous engager à en prélever moins et à consommer d’autres énergies dont les énergies renouvelables. A ce propos, la quantité produite par le soleil est incroyablement importante, en tout cas très largement au-dessus de nos besoins.

Les difficultés de développement du tiers-monde résultent d’une insuffisance de ressources. En effet, les pays développés consomment la majorité de celles-ci. La croissance accentue les écarts de développement. De plus, les élites des pays en voie de développement appliquent les politiques prônées par les multinationales.

Les forces dominantes de nos sociétés ne mettront pas en œuvre une décroissance matérielle et une croissance du bien-être. La création de produits non durables, la consommation à outrance, l’ouverture des marchés exigeant des conditions sociales détestables (Chine par ex.), elles-mêmes engendrant une consommation de «mauvais» produits vu le manque de revenus. Le renouvellement de biens tels le GSM est incessant. Enfin, la libéralisation économique génère des désastres sociaux et écologiques.

Second intervenant Xavier Dupret défend le concept d’éco-socialisme. Pour sa part, il estime que le concept de décroissance ne peut être appréhendé par la science économique car il ne peut être évalué par des indicateurs économiques. Il en appelle d’ailleurs à la création d’indicateurs économiques pour évaluer une société de décroissance. Pour lui, l’utilisation de l’indicateur de développement humain est insuffisant.

Il relève que tous les « décroissancistes » ne sont pas anticapitalistes. Pourtant c’est la rentabilisation du capital qui produit une consommation à outrance. Les « décroissancistes » ne peuvent donc s’exempter d’une critique du capitalisme et de sa suppression. Il défend également l’idée de progrès social parce qu’elle participe du bien-être de la population. La décroissance résultera d’un processus de socialisation des moyens de production.

Il redoute que la prochaine bulle spéculative soit après celles de l’internet et de l’immobilier, celle des énergies renouvelables.

pierre eybenEnfin, Pierre Eyben quant à lui est un partisan de l’écosocialisme (selon le sociologue Michaël Löwy, courant de pensée et d’action écologique qui fait siens les acquis fondamentaux du marxisme tout en le débarrassant de ses scories productivistes).

Il relève d’abord l’opposition entre valeur d’échange et valeur d’usage.

Pour lutter contre le réchauffement climatique, la pollution de l’air due principalement aux émissions des voitures, la pollution des sols, notamment des nappes phréatiques mais aussi la pollution médiatique avec la publicité (les budgets publicitaires ont augmenté de 300 % en dix ans en totale disproportion par rapport à l’économie réelle entraînant le renforcement des conduites d’achat compulsif), le productivisme, les initiatives individuelles sont insuffisantes. Une remise en question du système s’impose.

Les « décroissancistes » ont indubitablement soulevé pas mal de questions pertinentes: la finitude des ressources, la critique du développement durable, la remise en cause du capitalisme, l’effet rebond en économie (l’apparition de nouvelles technologies n’entraîne pas nécessairement une diminution de consommation d’énergie ou de ressources car les consommateurs profitent des réductions de coût pour consommer davantage), la logique du toujours mieux qui peut engendrer le pis (ex: l’informatique (et les imprimantes) qui devait entraîner une diminution de la consommation de papiers, les voitures «vertes» qui ont nécessité pour sa fabrication des matières non prises en compte dans l‘impact écologique).

Pierre Eyben a ensuite parlé de la notion d’empreinte écologique (impact des activités humaines sur les écosystèmes et la planète).

Comme outil d’évaluation d’une société, il plaide pour l’indice de développement humain qui tient compte de l’espérance de vie. Ainsi, Cuba possède un bon niveau de développement humain.

Il en vient ensuite à remettre en question le mode de production (qui, pourquoi, comment,…). Ce sont les citoyens qui déterminent les biens qui sont produits.

Le concept de développement durable n’est pas acceptable car il signifie produire plus. Il cite le boss de British Petroleum France, Michel De Fabiani qui avait affirmé: «Le développement durable, c’est tout d’abord produire plus d’énergie, plus de pétrole, plus de gaz, peut-être plus de charbon et de nucléaire, et certainement plus d’énergies renouvelables. Dans le même temps, il faut s’assurer que cela ne se fasse pas au détriment de l’environnement.»

Pierre Eyben dénonce l’assimilation des courants de la Deep Ecology (forme d’environnementalisme qui préconise des mesures radicales pour protéger l’environnement naturel indépendamment de leurs effets sur le bien-être des gens) et la décroissance. Il critique la décroissance absolue et défend l’idée d’objection de croissance.

Revenant sur l’insuffisance des initiatives individuelles, il dénonce le manque manifeste d’alternatives de consommation (p. e. transports) et l’absence de remise en cause du fonctionnement systémique.

Il défend comme les « décroissancistes » une relocalisation économique contre la mondialisation capitaliste. Il défend la planification de la production avec une forte décentralisation, une économie des besoins (valeur d’usage des biens et services), les services publics qui seuls peuvent défendre une logique du long terme (voir la Poste et sa politique de transports par route du courrier).

Pierre Eyben enfin défend aussi les notions de progrès social et technique. Pour les progrès techniques, il faudrait le libérer des contraintes du marché qui ne considèrent que la profitabilité et le court terme.

Gonsette Jean-François 


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europe-palestine

Proche-Orient, l'Europe va-t-elle se renier ?  

Voici  un an, la conférence d’Annapolis donnait, sous la houlette de George Bush, le coup d’envoi à de nouvelles tentatives de négociations censées amener la paix au Proche-Orient avant la fin de 2008. Aujourd’hui, on n’en est nulle part. Pis, la situation des Palestiniens est plus désespérée que jamais. La Cisjordanie reste occupée, Gaza se meurt littéralement.

Et que fait l’Europe ? Ce 4 décembre prochain, le Parlement européen doit donner ou refuser son aval à une proposition de la Commission et du Conseil européen visant à élargir la participation d’Israël aux programmes communautaires européens. Déjà, une commission ad hoc de l’Europarlement a apporté son soutien à cet accord. Il serait proprement scandaleux que les eurodéputés le confirment en séance plénière, d’autant qu’aucune clause ne le conditionne au respect des droits de l’Homme, ni du droit international tel qu’établi par l’ONU.

Pourtant, conformément à l'article 2 de l'accord d'association Europe-Israël, signé le 20 novembre 1995 et  entré en vigueur le 1er juin 2000, l'UE a le droit de voter des mesures pour protéger les Palestiniens de toute violence. Ce texte établit notamment la libre circulation des marchandises et des capitaux et l'intensification de la coopération économique, sociale, scientifique et technique. Mais il est fondé aussi sur le respect des droits de l'Homme et des principes démocratiques violés systématiquement dans les  territoires occupés, sans même  parler des discriminations dont les Palestiniens sont les victimes en Israël même.

Il faut rappeler que le Parlement européen a adopté le 10 avril 2002 une résolution par laquelle il demandait à la Commission et au Conseil européen de convoquer d'urgence le Conseil d'association UE-Israël pour exiger du gouvernement hébreu qu'il respecte les résolutions de l'ONU. Tout cela serait-il oublié ?

La frilosité de l’Europe face au drame du Proche-Orient est indécente. La complicité de nombre de ses responsables politiques avec l’occupant israélien insupportable.

Le Parti communiste appelle tous les démocrates de notre pays à exiger des élus qu’ils désapprouvent  le nouveau protocole de coopération qui leur est proposé  tant qu’Israël bafoue  la paix et la justice, et qu’ils s’engagent résolument pour la reconnaissance des droits historiques du peuple palestinien .

Le Bureau politique

23:11 Ecrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note |  Facebook

07.11.2008

L'Etincelle n° 37

Le Parti Communiste face à la crise congolaise 

RDC-Refugies-1
  
 
Une tragédie de grande ampleur est en train de se jouer en République Démocratique du Congo, en particulier au Nord-Kivu dont près de 2 des 5 millions d’habitants ont été chassés de leur foyer par les combats depuis fin 2007. Une éventuelle prise de Goma par les forces du CNDP dirigées par Laurent Nkunda aurait des conséquences encore plus catastrophiques et ouvrirait la porte à l’extension de la guerre au Sud-Kivu voisin.

Face à l’incurie et à la corruption qui gangrène les forces armées de RDC, la présence de d’une force de l’ONU, la MONUC, est – hélas – incontournable pour assurer un minimum de protection aux populations. Plutôt que la force européenne souhaitée par certains dirigeants européens, eux-mêmes poussés par de grandes ONG, notamment flamandes, le PC pense qu’il serait préférable que les pays de l’Union européenne renforcent substantiellement, en accord avec le gouvernement de Kinshasa, régulièrement élu, la MONUC en hommes et matériel, de manière à ce que celle-ci ait les moyens de remplir son mandat, qui est notamment de neutraliser les groupes armés illégaux, le CNDP, mais également les FDLR, vestiges de l’armée rwandaise de l’ancien régime. Tant que l’armée congolaise sera dans l’incapacité de le faire, la MONUC devrait également sécuriser les frontières orientales de la RDC, afin de prévenir les flux d’armes et de mercenaires des pays voisins.

Par ailleurs, les nombreuses allégations d’un soutien du Rwanda au CNDP devraient être investiguées d’urgence par un groupe mandaté par l’ONU. Si, comme dans un passé récent, il s’avère que Kigali continue à soutenir en armes, en logistique ou en hommes des rébellions actives au Congo, le Conseil de sécurité devrait enfin prendre des sanctions envers le régime, en premier lieu un embargo sur les armes. De même, les pays et firmes important des minerais (or, coltan…) du Rwaada, mais aussi d’Ouganda,  doivent s’assureceux-ci n’ont pas été extraits en RDC et exportés illégalement de ce pays. La complicité des multinationales minières dans le pillage des ressources naturelles congolaises doit être dénoncée et doit cesser

Enfin, le PC exprime sa grande inquiétude face aux risques de démantèlement de la RDC et aux appels de plus en plus nombreux en faveur d’un « Kivu indépendant ». Il craint que, par sa reconnaissance de l’indépendance du Kosovo en février dernier, l’Occident a bel et bien ouvert une boîte de Pandore qui, de la Géorgie à la Bolivie, et maintenant au Congo, ne mènera qu’à une nouvelle vague de conflits, souvent meurtriers. 

Le Bureau Politique du Parti communiste
 


MalikaMalika El Bourezgui : « Je rêve
de plus d’implication et d’émancipation des citoyen(ne)s dans la gestion de la chose publique »

 Afin de vous aider à mieux connaître leur travail de terrain, le DR a décidé d’aller pour vous à la rencontre des élus communistes.  Rencontre avec Malika El Bourezgui, conseillère communale communiste ECOLO à Charleroi

 

 

DR : Depuis quand êtes vous au Conseil communal à Charleroi ?

ME : Je suis entrée au Conseil communal de Charleroi en septembre 2004 à la suite de la démission de Cécile OLIVIER, chef de groupe Ecolo.

DR : Etre conseillère communale "communiste", cela veut dire quoi aujourd'hui ?

 ME : Les villes constituent des lieux de résistance mais aussi d’action, un creuset démocratique où d’autres valeurs priment encore sur la seule loi de l’argent, comme l’intérêt général, le respect, l’entraide, les services publics, la vie associative...

Etre conseillère communale communiste, c’est remettre les citoyen(ne)s au centre des préoccupations et des débats publics et les conscientiser à leur rôle à jouer dans le processus démocratique de prise de décision.

Continuer la lutte contre toutes formes d’exploitation, la critique d’une société dont les lois seraient dictées par la seule recherche du profit au détriment du respect des valeurs humaines, fondements d’une société viable pour tous où la justice sociale est garante de la paix sociale.

Empêcher les politiques libérales locales de tout casser, de poursuivre dans nos villes leur processus de démolition sociale.

Etre le relais des luttes sociales comme des préoccupations du quotidien, être capable de regarder en face les difficultés et les souffrances comme de se mettre à disposition des énergies et bonnes volontés qui abondent l’intérêt général.

Proposer et construire avec la population des alternatives aux politiques locales menées jusqu’à présent avec pour objectif l’amélioration des conditions de vie pour les citoyens, la valorisation de chacun et une plus grande implication citoyenne dans la gestion de la ville.

DR : Quels sont vos combats principaux au sein du Conseil Communal ?

-     Il y en a énormément.  Je citerais :  -  renforcement des moyens d’accompagnement, de traitement et de prévention de la toxicomanie qui s’avère être source de nuisances et d’une certaine délinquance à Charleroi

-     le respect de l’arrêté du gouvernement wallon du 14 janvier 1999 qui préconise l’emploi de personnes handicapées dans les organismes publics

-     une véritable politique d’intégration des personnes d’origine étrangère qui passe par le respect du principe de l’égalité des chances en matière d’emploi notamment dans les administrations publiques et l’enseignement communal

- la mise en action et l’activation d’une véritable politique du logement d’envergure en partenariat avec tous les secteurs privés et publics

-     - l’application de la loi Onkelinx sur la réquisition d’immeubles abandonnés ou inoccupés 

-     - l’application systématique des mesures répressives à la disposition de la police locale en cas d’expulsions illégales et abusives (comme la verbalisation des effractions pénales constatées),  une meilleure prise en charge des victimes et coordination avec les services sociaux compétents

-     - l’augmentation de la capacité d’accueil en urgence et d’accompagnement des sans abri et mal logés

-     - le développement de passerelles et rencontres intergénérationnelles afin que nos seniors dont beaucoup capitalisent des connaissances, un savoir et de l’expérience puissent le transmettre aux jeunes générations

-     - le développement d’une véritable politique de la jeunesse dans notre ville

-     - la création de crèches pour accompagner une politique de l’emploi et de la formation professionnelle

-     - le dépistage précoce des enfants présentant des difficultés d’apprentissage ainsi qu’un accompagnement ou une réorientation adaptés à leurs besoins spécifiques

-     - le maintien des classes de devoirs en milieu scolaire et la réduction du coût des transports scolaires

-     - l’application des règles élémentaires d’hygiène, à savoir le lavage des mains, dans les écoles maternelles et primaires principalement

-     - le détournement de l’entrée du parc à conteneurs de Couillet pour soulager les riverains des nombreuses nuisances occasionnées par l’important charroi automobile et les camions de l’ICDI

-     - l’urbanisme et l’aménagement territoire : réaménagement de quartier, de place publique,...(porte ouest aussi)

-     - la préservation et la protection du patrimoine bâti 

-     - l’environnement : l’impact de la pollution de l’air et des sols sur la mortalité à Charleroi, mesures à prendre

-    - la propreté en ville, l’entretien et la sécurisation des parkings de la Gare Ouest et de la Villette

-     - l’implantation abusive d'antenne GSM

-     - l’information, la consultation et la participation des citoyens autour des grands projets qui vont modeler Charleroi pour des décennies

-    - le soutien aux revendications sociales du personnel communal 

DR : Manifestement, les thèmes de mobilisation et le travail ne manquent pas.  Pourtant, lorsque l’on évoque Charleroi, on parle surtout des "affaires". Quel est votre avis ?

ME : Je pense qu’effectivement on peut dire qu’une majorité absolue de longue date à Charleroi, a contribué à l’émergence d’un système politique avec ses baronnies, ses redevables et forcément ses dérives.

Je ne pense pas que cela soit forcément lié au parti socialiste en lui-même mais à un pouvoir absolu d’un groupe sur plusieurs décennies sans contre pouvoir ni opposition forte.

Il serait naïf de laisser croire que des malfaçons, des procédures entachées d’irrégularités ne se seraient produites qu’à Charleroi.  Cependant, je m’étonne aussi de voir que dans d’autres villes des personnalités politiques inculpées pour certains faits n’ont pas été aussi vite emprisonnées qu’à Charleroi.

Cela dit, il ne faudrait pas trop se focaliser sur les affaires.  Charleroi vit une période très difficile et ce n'est pas la réalisation de certains projets urbanistiques et commerciaux qui changera la donne.

La Ville s'appauvrit de façon flagrante.  Sa population est touchée de plein fouet par la crise.  Les finances communales sont largement obérées.  Ses revenus vont encore diminuer suite à la crise financière de la banque des communes, Dexia.  Charleroi mériterait un refinancement vu le traitement de faveur accordé à Liège mais aussi le niveau de revenu moyen de sa population.

L'arrivée des sociaux-chrétiens et surtout des libéraux engendre une recrudescence de la politique sécuritaire mais surtout un désinvestissement des services publics.  Par exemple, en matière de propreté, les services confiés au privé ne cessent d'augmenter alors que Charleroi reste toujours aussi sale.

DR : Pas facile d'être un élu dans ces conditions ?

ME : Non, ce n’est pas facile de travailler et d’avancer dans un climat de turbulence et de tension politico-judiciaire à répétition qui entrave une gestion saine et sereine de la ville et des ses services.

La « révolution » des pratiques qui s'en est suivi a néanmoins permis une plus grande rigueur administrative et financière mais aussi plus de transparence.  Certes, la surcharge de travail que demande le respect des procédures ralentit souvent l'exécution des décisions politiques.

DR : Vous sentez-vous reconnue en tant qu'élue communiste ?

ME : Je ne me sens pas vraiment  reconnue en tant que communiste car je suis systématiquement présentée comme une élue Ecolo.  Mon origine communiste est toujours effacée que ce soit sur le site internet du groupe Ecolo, dans la presse et les medias locaux, dans le journal communal, …..

Pour sortir de cette situation, je compte affirmer davantage mon originalité d'élue communiste dans mes rares communications à la presse mais surtout dans mes interpellations et questions écrites au conseil communal.

DR : Au niveau national, on ne peut pas dire qu'ECOLO se gauchise et une coalition avec le MR au lendemain des prochaines élections n'est pas à exclure.  Cela se sent-il au niveau local ?

ME : Jusqu’à présent, je n’ai pas ressenti cette tendance au niveau local, mais il est clair que si cela devait arriver, nous devrions rediscuter de nos accords avec ECOLO.

DR : Que ferez-vous si demain le MR gouverne avec ECOLO ?

ME : Je me verrais contrainte de reconsidérer ma place dans le groupe ECOLO car notre engagement dans l’alliance conclue pour les élections se basait fondamentalement sur des préoccupations sociales et écologiques pour lesquelles des alternatives efficaces et acceptables ne pourraient être mises en œuvre sous l’influence de la droite.

DR : Etre une femme dans le monde "macho" de la politique, est-ce facile ?

ME : Ce n’est pas tant le « machisme » du monde politique qui pose le plus de problème, pour moi, c’est plutôt la difficulté pour une femme de concilier vie de famille, activité professionnelle et fonction politique avec toutes les attentes qui en découlent.  Je pense que les femmes qui s’engagent en politique devraient être plus soutenues si l’on veut optimaliser la parité politique et enrichir la société de cette diversité.

Il n’est pas non plus facile pour toutes les femmes de faire face à la rudesse et l’âpreté de certains échanges lors de débats au Conseil communal.

DR : C'est quoi pour vous l'écologie ?

ME : L’écologie est le salut pour l’humanité et un des enjeux fondamentaux des décennies à venir. Elle est dans le prolongement de la lutte pour l’amélioration des conditions de vie pour tous et la sauvegarde des ressources naturelles.

Je citerai l’exemple du Bangladesh dont une grande partie de la population subi aujourd’hui les conséquences directes de la pollution.  Plus d’un tiers des terres sont régulièrement inondées sur l’année, ce qui entraine d’importants déplacements de populations qui n’ont pas d’autre choix que de se réfugier dans les villes déjà surpeuplées ou de s’exiler dans d’autres pays.

DR : Votre "rêve" en politique ?

ME : Mon rêve en politique, ce serait la mise en œuvre d’un processus qui aboutirait à plus d’implication et d’émancipation des citoyen(ne)s dans la gestion de la chose publique.

Propos recueillis par Pierre Eyben


Table ronde sur la décroissance 

décroissance

 Texte introductif développé par notre Camarade Claude Lambrichts lors de la conférence-débat à propos de la notion de décroissance.

 La décroissance est une idée neuve en Europe . Neuve, mais pas récente . Le mot est apparu en 1974, et le concept a continué son petit bonhomme de chemin jusqu’en 2004, moment où est né le bimestriel « La Décroissance » . La même année, Patrick Braouezec, député du PCF, est le premier à faire état à l’Assemblée nationale de la nécessité d’une décroissance soutenable et solidaire . Depuis lors, le question a trouvé une peu d’espace dans la presse .J’ai relevé un numéro du supplément hebdomadaire du Monde du 25-03-2006, un numéro des cahiers marxistes de mai/juin 2007, un dossier spécial du Courrier International du 2-01-2008. Il en existe sans doute d’autres .

Parallèlement, la question écologique a continué de pénétrer dans tous les milieux, même dans ceux qui auraient pu paraître moins réceptifs . C’est ainsi que l’hebdomadaire du PCF Révolution – aujourd’hui disparu- a publié dans son numéro du 19 mai 1989, en guise de chapeau à un article intitulé Rouge et Vert, le texte suivant : « D’élections municipales en scrutin européen, l’écologie reste à la mode . Mais en rester là serait erroné et surtout dangereux . On peut sans risque parier sa tête sur la pérennité du thème écologique … Pourquoi ? Tout simplement parce que c’est la planète entière qui est à présent soumise à une logique d’exploitation des ressources … », et l’auteur de l’article poursuivait en écrivant : « Les ressources de la Terre ne sont pas inépuisables, il faut apprendre à les gérer . », texte, je le rappelle, de 1989 .

Pour beaucoup d’entre nous, au commencement était Marx, dont on ne va pas faire le premier écologiste . On ne va pas non plus lui reprocher de ne pas l’avoir été . Qu’a-t-il dit qui pourrait relever de l’écologie ? Par exemple que : « La Production capitaliste, en développant la technologie et en réunissant dans un ensemble social l’action de divers processus, ne fait qu’épuiser les sources originaires de toute richesse : la terre et le travailleur » (Le Capital, livre un) . A ma connaissance, Marx ne s’est pas intéressé au problème des biens qu’une société devait produire . Voici comment il voyait que les choses se passeraient dans la société communiste : « … L’homme social, les producteurs associés, règlent de façon rationnelle leurs échanges avec la nature, et les soumettent à leur contrôle collectif au lieu de se laisser aveuglément dominer par eux . Et ils accomplissent ces échanges avec le moins d’efforts possible et dans les conditions les plus dignes et les plus adéquates à leur nature humaine  ».

Comment cela se passait-il avant l’ère industrielle ? Bernard Stiegler décrit le processus de cette façon : « Pendant des centaines de milliers d’années, les modèles comportementaux (le langage, l’éducation des enfants, l’hygiène, les comportements amoureux, l’alimentation … l’existence humaine n’est que comportement) étaient inventés par le groupe de manière empirique et totalement inconsciemment … A partir du XIX siècle, quelque chose se transforme en profondeur : c’est l’apparition du monde industriel . Ce monde industriel a pour caractéristique de faire apparaître des produits nouveaux que personne n’a demandés . Avant, les produits qui apparaissaient avaient toujours été suscités par des gens, par des groupes … au moins eux le demandaient » . Un écrivain a trouvé une formule saisissante : « Le capitalisme ne se conforme pas aux besoins, il les a presque tous créés » . La société industrielle capitaliste a été une rupture dont on voit maintenant quels dégâts elle a occasionnés, alors qu’on ne voyait que ce qu’elle apportait de positif (ou perçu comme tel) .

C’est à ce moment qu’apparaît la notion de décroissance, qui se décrit elle-même comme produit d’une longue histoire, celle de la pensée critique de l’aliénation, celle de la critique de la société de consommation et de la société du spectacle .

Qu’est-ce qui, selon ses partisans, justifie qu’on prône la décroissance ?

-         La notion pernicieuse que constitue le mythe de croissance infinie ( nous vivons dans un monde limité au point de vue espace et ressources ) .

-         La notion d’empreinte écologique : c’est la surface de sol nécessaire pour soutenir un mode de vie donné . Par exemple, si tous les habitants de la planète vivaient comme des Européens, nous consommerions trois planètes . Les pays riches consomment 80% des ressources naturelles de la planète, alors qu’ils ne représentent que 20% de la population mondiale . Comme les ressources ne sont pas illimitées, il faut que nous consommions moins pour que les autres consomment plus .

-         L’activité humaine exerce une telle pression sur les fonctions naturelles de la terre que la capacité des écosystèmes de la planète à répondre aux besoins des générations futures ne peut plus être considérée comme acquise .

-         L’environnement est bouleversé d’une manière dramatique : perte des zones humides, déforestation, effondrement de nombreux stocks de poissons, érosions des sols, disparition des espèces .

-         La déplétion des ressources : eau, pétrole, gaz et autres énergies . Si nous persistons à vouloir consommer toutes les énergies fossiles jusqu’au dernier gramme, c’est le réchauffement climatique que nous favoriserons d’autant plus .

-         Ce ne sont que quelques exemples …

Ce qui doit retenir notre attention, c’est que la décroissance entend dénoncer l’imposture que constitue l’idéologie capitaliste de la croissance matérielle et illimitée .

En conclusion, l’auteur du livre « La décroissance pour tous », Nicolas Raudoux – que j’ai utilisé – cite une réflexion d’Einstein qui comblera d’aise : « On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré » .

 Claude Lambrichts

 

 


 

 

 

Textes du VIIIeme Congrès du Parti Communiste Wallonie Bruxelles

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Etape importante de la vie du Parti Communiste Wallonie-Bruxelles et témoignage de son renouveau actuel, notre VIIIème congrès s’est tenu ce 18 octobre à Bruxelles en présence d’une petite centaine de délégués et de militants.

Plusieurs mois assidus de travail nous ont en effet permis de dégager les cinq axes autours desquels s'articulait notre congrès, cinq axes qui précisent notre positionnement idéologique et politique ainsi que la nature de l’action que nous souhaitons mener dans les mois et années à venir:

- Notre Communisme pour le XXIème siècle
- La question de la démocratie
- Perspectives : " Socialisme ou barbarie "
- Le fonctionnement du parti : bilan et propositions
- La conjoncture actuelle et les objectifs de notre parti

Tous ces documents ont été ébauchés par le Bureau Politique sortant sur base du travail fait par les Fédérations.  Ils ont ensuite été débattus et amendés dans les diverses Fédérations et Sections avec tous les militants, puis amendés et votés en congrès ce 18 octobre.  

Notre congrès a également voté les motions suivantes:

- Motion 1 : Crise financière, arrêter les pompiers pyromanes
- Motion 2 : Le temps de la rupture et de la recomposition
- Motion 3 : Pour un enseignement émancipateur et égalitaire
- Motion 4 : Pour une croissance de la qualité de vie
- Motion 5 : Pour une politique ambitieuse du logement social
-
Motion 6 : Justice
- Motion 7: Pour une augmentation du salaire brut 

Des actes reprenant les textes de congrès, les motions ainsi que le programme politique du Parti seront imprimés prochainement. Vous pouvez les commander en versant la somme de 5 euros (1O euros prix de soutien) au compte 310-1877676-36 en n'oubliant pas de mentionner "Actes + votre adresse".

Le congrès a par ailleurs élu un nouveau Comité Central largement renouvelé et rajeuni.  Dans les prochaines semaines, celui-ci élira un nouveau Bureau Politique et constituera des commissions de travail.  Le Comité Central nouvellement élu aura également pour tâche de traduire les orientations issues du congrès, notamment en vue des échéances électorales de 2009. 

Plus que jamais, le Parti Communiste Wallonie-Bruxelles entend participer activement à la création de « la force qui manque à la gauche ».

Une conférence de presse sera organisée lorsque le nouveau Bureau Politique aura été élu. En attendant, pour toute information complémentaire, vous pouvez nous joindre au 0477/20.29.53 ou par courriel à l’adresse info@particommuniste.be

 


09:43 Ecrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook

21.10.2008

L'Etincelle n° 36

Poste privatisée, le prix du timbre explose     
 
Depuis la privatisation partielle de La Poste en 2005 (vente pour une bouchée de pain de 50% de celle-ci à un consortium privé emmené par le Fonds d’investissement britannique CVC Capital Partners), la déglingue sociale et la baisse du service rendu à la population s’accélèrent.

Avec la perte de plus de mille emplois par an (1450 équivalents temps-plein perdus en 2007), l’introduction de « distributeurs » précaires et sous-statutaires en lieu et place des facteurs, le recours massif à des contrats de courte durée et au travail à temps partiel, et la multiplication des plans pour augmenter la productivité (Géoroute 2, 3,…), la déglingue sociale est totale.

Dans le même temps, la poste a supprimé plusieurs milliers de boîtes postales, elle a fermé 277 bureaux en 2007, et 200 bureaux supplémentaires seront  )sacrifiés cette année.  En lieu et place, elle ouvre des « points-poste » tenus par du personnel sous-payé et   sous-formé.  Le service bancaire de proximité de la banque de la Poste disparait, touchant de plein fouet nombre de personnes modestes.

Ces changements n’interviennent pas pour rendre un quelconque service mieux adapté à la population ainsi que la direction de la Poste voudrait le faire croire mais.n’ont d’autre objectif que d’assurer des marges bénéficiaires encore plus grandes pour les nouveaux investisseurs.

Dernière annonce en date, la Poste qui réalise pourtant déjà des bénéfices croissants ses dernières années, vient de décider de porter dès le 1er janvier 2009 le prix du timbre de 0.54 à 0.59€ soit une augmentation de 10%.  C’est inacceptable ! Les salaires et allocations sociales ne connaitront évidemment pas la même augmentation. 

Pour justifier son choix, la direction de la Poste pointe notamment la hausse du prix des carburants. Il est bon cependant de rappeler que c’est précisément cette direction qui, négligeant toute considération écologique et privilégiant la rentabilité à court terme, a décidé récemment d’abandonner le transport par chemin de fer au profit du tout à la route, construisant notamment de nouveaux centres de tri le long des autoroutes.

La population n’a pas à payer ni pour  les choix de rentabilité privée de la direction de la Poste ni pour enrichir les actionnaires privés de celle-ci ainsi que son riche patron Johnny Thijs (quasi un million d’euros de salaire annuel).

Le Parti Communiste réclame plus que jamais la renégociation du contrat de gestion 2005-2009 par les autorités fédérales.  Que ce soit pour les fermetures de bureaux ou pour la hausse des tarifs, celui-ci a largement prouvé ses vices.  Par ailleurs, nous plaidons pour l’imposition de conditions drastiques pour  la gestion de l’activité postale (salaire minimum du postier, maintien d’un service de qualité et de proximité,…).  Afin de parvenir à un véritable service de qualité à la population, nous réclamons enfin le retour à une poste 100% publique.

En ce sens, nous appelons nos membres et sympathisants à signer et faire signer la pétition : http://sauvonslaposte.be
 
Le Bureau politique


Un congrès de positionnement et de reconquête   

Etape important de la vie du Parti Communiste Wallonie-Bruxelles et témoignage de son renouveau actuel, notre congrès aura lieu le 18 octobre à Bruxelles. Plusieurs mois assidus de travail nous ont en effet permis de dégager les cinq axes autours desquels s'articulera notre congrès, cinq axes qui précisent notre positionnement idéologique et politique ainsi que la nature l’action que nous souhaitons mener dans les mois et années à venir:

- Notre Communisme pour le XXIème siècle
- La question de la démocratie
- Perspectives : " Socialisme ou barbarie "
- Le fonctionnement du parti : bilan et propositions
- La conjoncture actuelle et les objectifs de notre parti

Ces documents ont été ébauchés par le Bureau politique sur base du travail fait par les Fédérations.  Ils ont ensuite été débattus et amendés dans les diverses fédérations et sections avec tous les militants.  Le comité Central s'est chargé de collecter et d'intégrer les amendements ainsi que de réaliser les arbitrages avant que le texte final ne soit une dernière fois débattu dans le parti. 

Une cinquantaine de délégués ont été désignés par les diverses fédérations au prorata de leur nombre de membres.  Toutefois, tous les militants en ordre de cotisation et munis de leur carte de membre peuvent assister au congrès et intervenir sur les documents. Ceux-ci sont disponibles sur simple demande à bp@particommuniste.be

Le congrès se tiendra en nos locaux (4 rue Rouppe - Salle Espace Marx).  La matinée (de 9h à 13h30) sera consacrée au débat sur les 5 documents présentés ainsi que sur les motions proposées par les Fédérations.  Des 13h30 à 14h30, une restauration sera prévue sur place. Le début d'après-midi (14h30 à 17h30) sera consacré aux commissions.  Ensuite, la plénière reprendra vers 17h30 pour les votes sur les textes et l'élection du nouveau Comité Central. Le congrès devrait s’achever vers 20h au plus tard.

Des actes reprenant les textes de congrès, les motions ainsi que le programme politique du Parti seront imprimés à l'issue de celui-ci.  Si vous en souhaitez un exemplaire, il vous suffit de verser la somme de 10 euros au compte 310-1877676-36 avant la date du 25 octobre en n'oubliant pas de mentionner "Actes + votre adresse". Vous pourrez également les retrouver sur ce site prochainement sous format électronique.
 


 

Fortis et Dexia aux soins intensifs, la facture aux citoyens   

Au début de l’été 2007, les dirigeants de Fortis arboraient le sourire satisfait du vainqueur. Ils avaient lancé un raid hostile contre la néerlandaise ABN-Amro. Une des ces opérations prédatrices dont les seigneurs de la jungle financière ont le secret. La banque-assurance belgo-néerlandaise, construite naguère sur la dépouille de la CGER, banque publique ainsi privatisée, voulait entrer dans la cour des très grands. Il ne se trouva pas grand monde dans le monde politique et financier pour s’inquiéter des risques liés à une des ces opérations qui font la fierté du capitalisme prédateur.

Les mêmes, Reynders en tête, qui nous disait la semaine dernière, que la crise n’était pas si grave et qu’il importait avant tout de communiquer, avouaient en plein week-end que Fortis était au bord du gouffre. Tristes comédiens ! Soudain, l’Etat belge, comme ses voisins, ouvre ses tiroirs. Dont coût pour la seule Belgique : 4,7 milliards d’euros.

Le lendemain, bis repetita. 6,4 milliards  pour Dexia, elle aussi bâtie par absorption du Crédit communal, autrefois banque (publique) des communes, désormais soumise aux lois du marché et dont les dirigeants nous assuraient encore voici quelques jours que rien ne la menaçait. Coût pour le gouvernement fédéral et des Régions exsangues : trois milliards.

Au total, 7,7 milliards d’euros, soit plus de 700 euros par citoyen belge. De ces euros dont on nous dit qu’ils n’existent pas pour mener de vraies politiques sociales mais qui coulent, année après années dans les caisses des grandes entreprises (voyez les intérêts notionnels !) et enrichissent les couches les plus aisées, nourrissant ainsi la bulle financière qui éclate aujourd’hui.

Au bal des hypocrites, les banquiers mènent la danse. Et sous les applaudissements de responsables politiques en adoration devant le « libre marché sans entraves » et de la dérégulation, pierres angulaires de l’économie globalisée  et des traités européens. La crise financière globale, partie des Etats-Unis et qui gangrène toute la planète finance, a réduit à néant bien des rêves de grandeur. « Fortis sauvé par les Etats du Benelux » a titré Le Soir.  Au même moment, c’est dans toute l’Europe que les pouvoirs publics volent au secours des spéculateurs. En Belgique, aux Pays-Bas et au Luxembourg. Et en France, en Espagne, en Grande-Bretagne, en Allemagne…

Ainsi, voici les chantres de l’ultralibéralisme, ceux-là même qui privatisent à tours de bras – voyez la Poste – qui, pour réparer les dégâts, se livrent à une nationalisation partielle du principal groupe bancaire du pays. L’Union Européenne habituellement si hostile à la force publique et à toute forme de régulation avalise cette intervention massive sans un mot.

Et maintenant ? Mettons un certain nombre de choses au point. Qui paiera ? L’investissement de 4,7 milliards d’euros de la Belgique dans Fortis Banque se fera par le biais d’un emprunt avec garantie d’Etat, a précisé le ministre des Finances Didier Reynders, « Il n’y aura aucun effet sur le budget et sur le contribuable, même s’il y a toujours un risque ». Risque pour les petits porteurs, risque pour les contribuables, risques pour les bénéficiaires d’épargnes-pensions, risque pour les fonctionnaires ;  risque pour les salariés quand viendra le moment des ventes d’actifs et des restructurations, ces salariés qui iront rejoindre les cohortes de victimes de l’argent fou. Et bien entendu, risque pour l’Etat qui va s’endetter…Un  risque colossal donc quand il s’agira de passer à la caisse.

Les nationalisations partielles sont des  solutions provisoires, les gouvernements n’ayant pas vocation à rester pour toujours au capital, a déjà décrété le ministre belge des Finances, Didier Reynders. « Notre ambition n’est évidemment pas de rester présents dans le capital », a-t-il dit sur l’antenne de la RTBF. En clair, il s’agit de rester sur les rails de l’orthodoxie ultralibérale. Comme toujours, après avoir privatisé les gains, on socialise les pertes. Et puis on revendra les parts publiques au plus offrant dès que le sacrosaint marché revigoré le permettra.

Ainsi, voilà que nos gouvernants, tous partis de pouvoir confondus, versent des larmes de crocodile sur les « dérives » du capitalisme, voient dans la crise actuelle, pourtant bien prévisible, des « dysfonctionnements ». Osent même fustiger le « capitalisme fou » et quelques mauvais génies de la finance. Quelle tartufferie ! Au moment où colère et dégoût montent dans la population, c’est à la nature même du capitalisme qu’il faut s’en prendre, à ce système qui ne connaît qu’une loi, le profit,  une liberté, celle d’exploiter  le plus grand nombre au profit de quelques privilégiés, une pratique, la spéculation à outrance.

Les travailleurs et les sans-emploi qui manifesteront dans quelques jours à l’appel des syndicats auront tout cela en tête. Il s’agit de construire la riposte sociale face aux milieux patronaux et politiques qui, au nom d’une improbable « mobilisation générale », ne manqueront pas de se camoufler derrière le krach bancaire et la récession annoncée pour claironner que toute revendication est plus que jamais hors de saison. Et tenter d’imposer de nouveaux reculs sociaux.

Le peuple a déjà donné. Il s’agit de mettre la finance au service de la population, de lui donner un usage social. Il faut redécouvrir de nouveaux modes de régulations, dit-on partout dans la panique ? Soit. Il s’agirait alors, par exemple :

  • de différencier les prêts selon qu’ils sont destinés à des opérations financières ou à être investis dans le développement utile, afin de réarticuler réglementation et développement de l’économie réelle.
  • de remettre au premier plan, à contre courant du discours dominant, la question de la revalorisation des revenus du travail (et des allocations sociales) aux dépends de ceux du capital (en particulier spéculatif).
  • de remettre en place (définitivement et non à titre transitoire) un pôle financier public fort.
  • de prendre des mesures politiques afin de rendre transparents les marchés financiers et d’en finir avec les paradis fiscaux.
  • de mettre le secteur privé (et en particulier les entreprises qui spéculent en bourse) à contribution afin de financer les opérations de nationalisation actuelles. Il est inacceptable que ce soit le citoyen qui paie la facture.

Autant d’idées que le Parti communiste propose de mettre en débat.

Bruxelles, le 30 septembre 2008.


Rencontre avec Lothar Bisky : L'Europe néolibérale et militariste a échoué!     

Invité du mois du DR23, Lothar Bisky est coprésident de Die Linke et président du Parti de la Gauche Européenne

Annonce d’un itinéraire à contre-courant ? Originaire de l’Ouest, à 18 ans, Lothar Bisky part s’installer en RDA. Il y étudie, s’engage dans le Parti de l’Unité Socialiste (SED) et devient, en 1986, recteur de l’École Supérieure du Cinéma et de la Télévision de Potsdam-Babelsberg.

Après la réunification, il dirige le Parti du Socialisme démocratique (PDS, héritier du SED). Dans les luttes contre la politique antisociale du gouvernement Schröder, le PDS se rapproche de l’Alternative électorale pour le travail et la justice sociale (WASG), fondée par des anciens membres du Parti social-démocrate (SPD) et des syndicalistes. En 2005, le PDS devient le Parti de la gauche (Linkspartei) et, en alliance avec la WASG, remporte 8,7 % des voix aux législatives de septembre. Le 16 juin 2007, les deux partis, sous la direction de Lothar Bisky et d’Oskar Lafontaine, fusionnent sous le nom de La Gauche (Die Linke), troisième force politique d’Allemagne. Lothar Bisky dirige également le Parti de la Gauche européenne (PGE), que Die Linke a contribué à créer au niveau européen.

Le Drapeau Rouge : Dans un contexte européen où les forces de gauche montrent des signes d’essoufflement, Die Linke affiche une santé insolente. À quoi attribuez-vous ce succès ?

Lothar Bisky : Die Linke n’est pas au-dessus de la mêlée, mais s’occupe des soucis réels et des besoins de la majorité des habitants d’Allemagne. La politique antisociale des dernières années a généré la croissance de l’injustice sociale et de la pauvreté dans la population. Le bilan de la Grande Coalition (SPD-démocrates chrétiens) et du gouvernement rouge-vert (SPD-écologistes) qui l’a précédé se résume notamment par deux millions et demi d’enfants touchés par la pauvreté. Die Linke a changé l’agenda de la politique allemande. De plus en plus, les demandes de Die Linke sont reprises par d’autres partis. Je pense au salaire minimum, à l’amélioration des allocations familiales, l’augmentation des places dans les crèches, l’annonce du gouvernement d’introduire des réductions d’impôt pour les petites et moyennes entreprises. Maintenant, nous réclamons un prix social de l’énergie et menons une campagne contre la pauvreté des retraités. Cela nous a fait gagner progressivement du soutien dans la population. Depuis des mois, nous bénéficions de chiffres à deux chiffres dans les sondages.

DR : Die Linke est la résultante d’une convergence entre des mouvements politiques et les mobilisations de travailleurs. Pouvez-vous préciser le rôle des syndicats dans l'avènement de Die Linke ?

LB : Avec la fondation de Die Linke, nous avons acquis de la compétence syndicale et du consensus. Les revendications syndicales coïncident en grande partie avec les nôtres. En matière de travail précaire, de dumping salarial, de travail intérimaire ou de salaire minimum, Die Linke soutient, dans ou en-dehors des institutions, les luttes des syndicats et des mouvements sociaux pour les droits du monde du travail.
Nous demandons une limitation des salaires des dirigeants patronaux, qu’ils ne soient pas plus de 20 fois supérieurs aux salaires les plus bas de l’entreprise qu’ils dirigent. Nous disons qu’il faut pouvoir vivre de son travail et qu’un salaire horaire d’au moins 8 euros est donc nécessaire.

DR : Il est aujourd'hui très difficile de se dire communiste. On est souvent victime des pires amalgames. Des personnalités européennes comme vous qui ont connu le socialisme ont-elles un rôle à jouer pour aider à tirer le bilan du socialisme dit « réel » et pour distinguer le projet communiste des dérives autoritaires qui ont émaillé son histoire ?

LB : Cette année, j’ai assisté aux funérailles d’Erwin Geschonnek, mort à l’âge de 102 ans. Il était communiste, antifasciste et un grand acteur populaire allemand. Il y avait à l’époque communiste de grandes personnalités, que je continue à apprécier comme avant. Au nom du communisme, ont également été commis de grands crimes. Il faut se confronter aux deux aspects des choses. Je suis immunisé à la nostalgie envers la RDA. Mais, là aussi, il y avait des choses très raisonnables qu’on aurait pu retenir après la réunification.

L’idéal communiste de la justice sociale reste, l’égalité et la liberté font partie du même projet. Cette voie vers une société meilleure est possible seulement si beaucoup de monde le veut. Liberté et égalité doivent être réalisées de façon démocratique. Il n’y a pas d’autre possibilité, j’en suis convaincu.

DR : Hier au Kosovo, aujourd’hui dans la province de Santa Cruz en Bolivie, des mouvements scissionnistes inspirés par des intérêts géopolitiques étrangers cherchent à déstabiliser ces régions. Dans ce contexte, l’Union européenne (UE), après avoir lancé une mission sans mandat de l’ONU au Kosovo, s’est permise de critiquer les mesures du gouvernement bolivien tendant à récupérer, au bénéfice du pays, ses ressources naturelles. Quelle est l’analyse du PGE sur l’attitude de l’UE et comment compte-t-il faire état de sa solidarité avec les victimes de ce comportement ?

LB : Le PGE soutient la révolution démocratique en Bolivie qui a pour but de reconquérir l’identité et la souveraineté du pays. Nous nous opposons à une propagande persécutrice et aux intrigues séparatistes à travers lesquelles on cherche à fragmenter la Bolivie.

En Amérique Latine, il est possible de rejeter le projet des Etats-Unis de création d’une zone de libre-échange panaméricaine. Cela s’est déjà passé au Venezuela, en Equateur et en Bolivie avec la réappropriation de ressources nationales qui avaient été dérobées par les multinationales. Le PGE s’oppose résolument aussi à l’accord de libre commerce imposé par l’UE qui devrait surtout permettre aux entreprises européennes d’accéder aux ressources de ces pays.

À propos du Kosovo, le PGE critique durement l’UE parce qu’elle encourage l’indépendance du Kosovo. Seule une solution conforme au droit international pourra résoudre la crise dans cette région. Le PGE dit « non » à tout changement unilatéral, violent, des frontières actuelles en Europe, même dans le cas où des Etats ne peuvent momentanément pas exercer leurs droits souverains sur ces territoires. Nous nous opposons avec force à la déclaration d’indépendance unilatérale du Kosovo, ainsi qu’à la reconnaissance de cette déclaration par quelques Etats européens.

DR : Les droites européennes cherchent à imposer le traité de Lisbonne. Sauf erreur, le PGE ne fut pas trop visible dans les campagnes contre le projet de traité constitutionnel finalement refusé par les peuples de France et du Pays-Bas. Quelles initiatives compte développer cette fois le PGE afin de résister cette imposition arbitraire des forces du libre marché ?

LB : Le PGE n’est pas resté passif en attendant la ratification du traité de Lisbonne. Nous avons, lors du 2ème congrès du PGE, décidé d’organiser des recueils de signatures pour un referendum sur le traité. Le groupe Die Linke au Bundestag, le parlement allemand, a présenté une motion à ce sujet, mais une majorité de députes a voté contre.

Une politique qui affaiblit de plus en plus l’Europe sociale et investit de l’argent plutôt pour l’armement et les interventions militaires n’est pas dans l’intérêt de la population européenne. Une Union contre la volonté de la majorité des citoyens n’est pas viable. Les gouvernements devraient plutôt veiller à respecter le principe de la souveraineté des peuples aussi dans l’UE. Tout le pouvoir vient du peuple. Ce principe n’est pas respecté par plusieurs gouvernements. Le gouvernement irlandais a eu le courage, à la différence de la Grande Coalition, de consulter son peuple.

Die Linke et le PGE, renforcés par le vote en Irlande, continueront à s’engager pour le changement politique nécessaire dans l’UE. La gauche a besoin d’un visage, que le PGE se propose d’être. En ce moment, nous sommes en train de travailler à une plateforme commune pour les élections européennes. Je pense que, au 21ème siècle, nous avons besoin de quatre ou cinq thèmes de lutte unificateurs, c’est important. Si nous sommes capables de réunir nos forces sur ces questions, nous deviendrons plus forts. C’est ça notre grande chance.

DR : Certains craignent que le fait que le PGE bénéficie, dans une large mesure, du financement du Parlement européen, puisse compromettre son indépendance notamment vis-à-vis des politiques officielles de l’UE. Que pouvez-vous répondre à de telles inquiétudes ?

LB : À propos du financement du Parlement européen, effectué selon les règles en vigueur, on demande au PGE « de considérer dans son programme et son activité les principes sur lesquels l’UE est basée, c'est-à-dire les principes de liberté, de démocratie, de respect des droits de l’homme et de libertés fondamentales ainsi que l’état de droit ». Cette condition ne menace absolument pas l’autonomie politique du PGE vis-à-vis de la politique officielle de l’UE. Dans d’autres pays, l’existence et le financement par l’Etat des partis politiques dépendent de conditions semblables.

DR : Pour « faire l'Europe », on a bâti un « marché commun ». N'y a-t-il pas là un péché originel qui explique la dérive purement marchande de l'UE ? Peut-on, à votre avis, réformer l'UE ou s'agit-il, plutôt, de rebâtir d'autres liens sur d'autres bases entre les peuples d’Europe ?

LB : Oui, je crois qu’il y a quelque chose comme ça, mais je ne la définirais pas comme un péché originel. Le début de l’intégration européenne, avec seulement six Etats, se déroulait dans des conditions extérieures favorables, parce que, si ces Etats différaient dans leur dimension, ils étaient semblables sur le plan du développement économique et social. La phase de croissance après la 2ème Guerre mondiale a permis aux citoyens de profiter du développement. Cela a produit un large consensus, aussi parce qu’on pouvait résoudre les problèmes rapidement.

Le point crucial, c’est qu’on a élargi l’Union de 6 à 27 pays sans adapter de manière conséquente les contenus et les structures de l’UE aux changements du contexte extérieur, et surtout sans considérer l’intérêt de la majorité des gens. C’était évident dans le cas du traité de Maastricht. La ligne néolibérale de l’intégration européenne que l’UE se donnait à travers un marché unique, dans lequel tout le monde devait lutter contre tout le monde aux coûts les plus bas, a condamné la population européenne à payer les conséquences de cette intégration erronée. En plus, en réaction à la chute du système du socialisme réel et à la réunification de l’Europe qui s’ensuivit, l’UE est passée d’une politique extérieure et de sécurité basée sur des principes civils à une politique de croissance des moyens militaires. À coté du principe du néolibéralisme à la base des politiques de l’UE, la deuxième orientation radicalement erronée est justement la militarisation. La tentative d’adapter les structures et les mécanismes décisionnels de l’UE à 27 Etats, très différents du point de vue de leur économie et de leur société, a échoué. Surtout parce qu’on n’a pas assez tenu compte des désirs des citoyens de l’UE en matière de paix, de sécurité sociale, d’écologie. Il y a eu trop peu de participation des citoyens aux débats sur l’intégration européenne.

Propos recueillis par Pablo RODRIGUEZ


 

Décès de Georges Debunne      

C'est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès du camarade Georges Debunne ancien président de la FGTB. Le Parti Communiste et Georges Debunne n'ont pas toujours été adeptes de la même stratégie mais nous avons toujours lutté pour la même cause, celle des travailleurs et de tous les "damnés de la terre".

Fondateur puis président de la CES (Confédération Européenne des Syndicats), Georges Debunne avait compris que c'était également au niveau international que devaient dorénavant se mener les luttes. Au delà de la faible combativité actuelle de la CES, cette analyse demeure essentielle. Pour contrer un capitalisme mondialisé, les travailleurs doivent fédérer les résistances.

Dans les derniers temps de sa vie, Georges Debunne, cet infatigable militant, a souvent dénoncé, comme nous, l'impasse capitaliste et les dérives social-démocrates. Il s'est retrouvé aux côté de "l'autre gauche" pour combattre l'Europe ultra-libérale symbolisée par la Constitution Européenne puis par le Traité de Lisbonne. Il n'hésita pas non plus à dénoncer avec force les dérives sécuritaires orchestrées au nom d'une étrange conception de la lutte anti-terroriste et apporta son soutien à Bahar Kimyongür.

Les militants du Parti Communiste saluent sa mémoire et présentent à son épouse et à ses proches leurs plus sincères condoléances.

Le Bureau Polique 24 septembre 2008

 

11:54 Ecrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook

02.09.2008

L'Etincelle n° 35

MalikaMais que fait donc Malika? Qui relate son travail? Lisez alors la suite.

Les statistiques du conseil communal donnent un aperçu de l'activité de ses membres. Comme à l'école, les cancres côtoient les bons élèves.
Didier ALBIN

Qui sont les conseillers communaux les plus assidus au travail à Charleroi ? Comment distinguer les bons élèves des cancres ? Les statistiques de prises de parole et d'interpellations au conseil communal peuvent aider à se forger une opinion sur leur activité, sur la façon dont ils exercent leur mission de contrôle. Parce que ce sont eux qui composent la démocratie parlementaire face à l'exécutif, nous avons décidé de les évaluer. Qui sont les plus présentset ceux qu'on n'entend jamais ? Ceux qui ne répondent aux convocations que pour toucher leurs jetons ? Enquête.

Ils sont cinq à briller par leur absentéisme politique, à brosser les débats et à délaisser le bulletin des questions écrites. Depuis le début de la mandature, c'est bien simple : Laetitia Letot, Alysson De Clercq, André Tzanetatos, Fabienne Devilers et Evelyne Druart n'ont jamais levé la main pour prendre la parole, ni rédigé une seule intervention. Le zéro est pointé.

Le plus remuant, c'est incontestablement Luc Parmentier. Au challenge des questions écrites, l'Écolo a pris de l'avance sur le peloton de ses collègues en début de législature, notamment en posant 20 questions au mois de mars 2007. Un record. Echappé, il totalise ainsi près de 90 questions. Mais il se fait lentement rattraper par Jacques Van Gompel. Consciencieux et bûcheur, l'ancien mayeur est un bourreau de questions. Il n'en épargne aucune aux membres du collège et, même s'il n'a commencé à demander des comptes qu'à l'automne dernier, il est déjà deuxième au hit-parade avec plus de 50 questions. Derrière, Anne Cattiez et Xavier Desgain sont dans un mouchoir de poche, tout aussi réguliers l'un que l'autre pour brocarder la tripartite cdH-PS-MR.

Marquage à la culotte Jean-Claude Finet (MR) est un autre coutumier du bulletin. Il s'y invite chaque mois, ou presque. A l'instar de Fabienne Janot-Manandise, qui revient bille en tête sur la politique sociale de la ville. C'est elle qui, au cdH, a posé le plus de questions écrites. Souvent formulées sur le ton de l'impertinence, elles touchent à tout ce qui passe au travers des mailles du filet de l'aide sociale. La conseillère crie aussi quand il le faut. Souvent sur le même homme, d'ailleurs... Avec elle, c'est le président du CPAS Bernard Dallons qui en prend pour son grade.

Étienne Knoops (MR) est plus attentif encore au travail de l'échevine du Commerce et des Affaires économiques. L'ancien ministre ne lâche pas Ornella Cencig (MR) d'une semelle, et il ne lui passe rien. Des mandataires ont adopté la même stratégie de " coller " à un membre du collège : Ingrid Colicis se voit serrée de près par l'avocat du Sporting, Jean-Pierre Deprez, mais aussi Maxime Sempo et son prédécesseur aux Sports, Philippe Van Cauwenberghe. Pas question de mettre un pied de travers.

Au contraire de Malika El Bourezgui qui est dans le groupe de tête des conseillers actifs du bulletin des questions, les Marcinellois Benoît Delbèque et Bernard Van Dyck (PS) n'y sont jamais intervenus. On n'y trouve pas de trace non plus du nom de Christian De Bast (cdH).

En séance publique, c'est l'Écolo Xavier Desgain qui se montre le plus actif. Il est celui qui a pris le plus souvent la parole pour s'exprimer dans les débats. Devant Luc Parmentier et Anne Cattiez, dans son groupe.


Vers l'Avenir

La rédaction de l'Etincelle tient à remercier Malika, membre de la fédération de Charleroi du PC, élue sur la liste ECOLO pour le travail sérieux, passant malheureusement trop souvent inaperçu car discret mais conséquent et poursuivi inlassablement.

Durant le mois de septembre, nous mettrons en évidence ce travail ingrat et non apprécié à sa juste valeur.

Ah s'il existait beaucoup plus de Didier Albin pour mettre en valeur un tel travail!

Courage, Malika, nous te soutenons.

Le Furet.


Sécurisation de l’école maternelle de Hubes, rue Boulvin à Roux.

L’école maternelle de Hubes se trouve juste après un virage pratiquement à angle droit qui empêche une bonne visibilité des véhicules arrivant de la rue de Sart les Moulins. D’ailleurs, dans ce virage, il se produit régulièrement des accidents où des poteaux de sécurité sont endommagés.

Les parents des écoliers sont inquiets de la situation et éprouvent de l’insécurité pour leurs enfants particulièrement au moment des entrées et sorties d’école.

La direction de l’école a déjà attiré l’attention de la police locale sur ce problème de sécurité. Dès lors, pouvez-vous me dire si des solutions sont envisagées pour sécuriser les abords de cette école et quand seront-elles réalisés ? Est-ce que le placement d’un « miroir » pour prévenir de l’arrivée d’un véhicule dans le virage pourrait-il déjà être un début ?

Réponse de M. le Bourgmestre

Le danger de la traversée piétonne située devant l’entrée de l’école résulte du fait que les enfants ont une mauvaise visibilité vers la gauche ( usagers venant de la rue de Marchienne ) étant donné la présence du virage. 

De plus les usagers venant de la rue Sart les Moulins ont tendance à ne pas ralentir de par la configuration des lieux.  En effet , cette rue est une chaussée en déclivité en direction de la rue Boulvin et les usagers n’ont pas le réflexe de ralentir en entrant dans la zone « 30 » et ce malgré la bonne visibilité de la signalisation.

 Sur les lieux , il a été constaté l’absence du signal F49 ( signalisation du passage pour piétons). La police procédera dans les plus brefs délais au placement de cette signalisation.

Du point de vue aménagement , un miroir pourrait être envisagé en vis-à-vis de l’école. La commission Trafic et Mobilité sera sollicitée pour avis , étude et suivi.

J’ai par ailleurs insisté pour que des contrôles radars ( préventifs et répressifs ) soient régulièrement sur l’axe Sart les Moulins.

Réponse de M. l’Echevin P. Ficheroulle

Cette école se trouve dans un virage en « S » et sur un axe routier ( voirie communale ) qui relie les rues de Marchienne ( Roux ) et des Martyrs ( Courcelles ) qui toutes deux sont des voiries Provinciales.

La densité de circulation y est assez importante mais où il n’est pas possible de rouler vite vu la configuration des lieux.

 La rue Boulvin a fait l’objet d’une amélioration fondamentale, il y a une dizaine d’années : trois plateaux ont été implantés aux alentours de l’école ainsi que plusieurs potelets de sécurisation.

Sachant qu’une ligne régulière de bus circule sur cette voirie il n’a pas été possible d’y installer des ralentisseurs de trafic.

L’établissement scolaire est situé dans un zone 30.  L’école est en retrait d’une dizaine de mètre vis-à-vis de la voirie, ce qui est un élément sécurisant.

Plusieurs passages pour piétons sont marqués au sol et tous protégés par des potelets.

Les trottoirs sont en parfait état et sont bien larges ce qui est confortable pour le cheminement des piétons.


Dangereuse traversée pour les écoliers à la route de Philippeville

Dans la rue des Hauchies à Couillet se trouve l’école maternelle et primaire Saint-Joseph où de nombreux enfants qui se rendent à pied à l’école, doivent traverser la route de Philippeville.  La rue des Hauchies est perpendiculaire à la Chaussée de Philippeville à hauteur du magazin Kodak  (sur la droite en montant la Chaussée).

A cet endroit, il n’y a pas de feux lumineux, juste des lignes blanches pour piéton. Il y en a plus haut où se trouve la pompe à essence et le Pizza Hut.

Pendant la journée où le trafic routier est dense et rapide, aucun enfant ne peut traverser à cet endroit sans être accompagné par un adulte et même un adulte éprouve des craintes à le faire.

Il y a quelques années, un enfant a été renversé par une voiture en essayant de traverser la chaussée. Il a été tué par une voiture qui doublait et qui ne l’avait pas vu.

Compte tenu de la dangerosité de cette traversée, Monsieur l’Echevin ne pourriez-vous pas étudier avec les autorités responsables de cette voirie, la possibilité d’aménager un système afin de permettre un passage sécurisé à cet endroit des citoyens et des écoliers ?

RÉPONSE DE MONSIEUR LE BOURGMESTRE JEAN-JACQUES VISEUR

Veuillez trouver ci-dessous, les renseignements communiqués par le service « Etude de la mobilité » du département « Trafic ».

-  La Rue des Hauchies à Couillet est une voie à sens unique de circulation où la vitesse est « freinée » grâce à l’implantation conjointe de ralentisseurs de trafic et de zones de stationnement alternées marquant un ensemble de chicanes.

- Ladite rue jouxte effectivement la rue de Philippeville, voie à grand trafic comme on le sait, et sous gestion des services du M.E.T.

- Un passage pour piétons se trouve sur la chaussée régionale sous couverture de feux lumineux mais il est vrai, à plus ou moins 150 m du point de jonction « Philippeville - Hauchies ». Un autre se situe à 335 m de là, au niveau du carrefour des 4 Bras, lui aussi, doté d’une signalisation tricolore.

Reconnaissons toutefois qu’il est loin de la rue des Hauchies. Etudier l’éventualité de placer un dispositif sécuritaire au profit des piétons et au droit de la rue des Hauchies sur la route de Philippeville, est de la compétence du M.E.T. Les services de police soulèveront ce problème à la « Commission Trafic et Mobilité » qui inclura le M.E.T dans la réflexion


RÉPONSE DE MONSIEUR  L’ÉCHEVIN PAUL FICHEROULLE

La rue des Hauchies forme un carrefour avec la rue de Philippeville et se situe entre les 4 bras de Couillet et le rond point de l’accès au R3 La traversée pour les piétons est effectivement périlleuse à cet endroit car la densité de la circulation y est très importante dans les deux sens, de plus il y a un important trafic de poids lourds ce qui implique une insécurité par la masse et la vitesse de ces camions.

Le passage pour les piétons est implanté correctement, cependant la distance de traversée est très longue ( environ 14m ) et il faut choisir le moment opportun pour se lancer…..

Il existe des feux de signalisation tricolores à hauteur de la rue du Coucou, à environ 150 m du carrefour de la rue des Hauchies. La N5 ( route de Philippeville est une voirie régionale et j’interroge cette autorité sur les problèmes évoqués.

Propreté dans les gradins et tribunes du Stade du Pays de Charleroi.

Ce samedi 9 février, les supporters du Sporting de Charleroi et du Football Club de Saint-Trond s’étaient donné rendez-vous au Stade du Pays de Charleroi pour ce qui devait être une partie agréable. Alors que les joueurs s’échauffaient sur le terrain, dans les travées, un autre match commençait pour ceux qui voulaient occuper un siège propre, tant la crasse était présente partout.
 


 

Alors que Charleroi est en recherche d’une image positive, en tribune 1, celle qui accueille les VIP mais aussi toute la presse sportive, les commentateurs radio et les équipes TV, tous les sièges étaient tapissés d’un dépôt noir, graisseux et poussiéreux ou encore garnis de fientes de pigeons. Lamentable !

Selon les stewards du stade, la situation est la même dans les autres tribunes et chaque match a son pesant de réclamations transmises aux instances dirigeantes qui affirment ne pouvoir rien faire car le stade est communal !

Prochainement les Zèbres affronteront entre autres Mons, Bruges, Gand, Anderlecht et le Standard…, ce seront là entre 10 et 20.000 personnes qui pourront apprécier le brio des Carolos et je l’espère aussi l’éclat du Stade « Pays de Charleroi ». Tout un symbole !

Madame l’Echevine pourrait-elle me dire :

• à quand remonte le dernier nettoyage du stade ?
• quand sera le prochain ?

Pour la future saison, n’y aurait-il pas moyen d’imaginer avec les magistrats de Charleroi que des peines alternatives puissent être exécutées à l’entretien du stade ou autres infrastructures sportives communales,voire plus largement avec d’autres échevinats au  patrimoine de la ville ?

Réponse de Madame l’Echevin Ingrid Colicis

Votre remarque quant au contraste entre la volonté de la ville à développer une image positive et l’état des sièges de T1 lors du match Sporting - St Trond est tout à fait pertinente et retient toute mon attention.

Bien que la problématique que vous exposez dépasse le cadre de mes compétences scabinales , j’ai pris mes renseignements auprès de mon collègue Eric Massin , Echevin de la Régie Foncière et d’autre part la SA. Sporting de Charleroi , le nettoyage du stade incombe au locataire.

Il est dès lors surprenant que face aux nombreuses réclamations auxquelles vous faites allusion , les instances dirigeantes avouent leur impuissance.

C’est pourtant elles qui pourraient répondre à vos deux questions.


22:26 Ecrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook

09.08.2008

L'Etincelle n° 34

La Chine, les droits de l'homme, Bush (suite): la théocratie.

UN PERSONNAGE SUSPECT

Le point de vue du sénateur français Mélenchon.

robert-ménard

J’exprime les plus nettes réserves à propos de l’action politique de monsieur Robert Ménard, principal organisateur des manifestations anti chinoises. A présent, à propos du Tibet et des jeux olympiques, on ne voit que Robert Ménard. Il parle, paraît-il, au nom de « Reporters sans frontière ». Cette association est réduite à la personne de Robert Ménard. Bien des anciens membres du conseil d’administration pourraient en dire long au sujet des conceptions démocratiques de monsieur Ménard dans sa propre association. Quand je me suis trouvé sur le plateau de radio à France Culture où l’on m’interrogeait sur le sujet du Tibet et des jeux olympiques, messieurs Marc Kravetz et Alexandre Adler sont restés silencieux quand j’en suis venu au rôle de monsieur Ménard.  Ils ne peuvent être soupçonnés de chercher à me complaire… Hors micro, les deux exprimaient des réserves marquées sur les méthodes du personnage de Robert Ménard. Maxime Vivas a établi une analyse documentée extrêmement inquiétante sur ce personnage et ses sources de financements. Quoiqu’il en soit, il semble qu’il remplace aussi dorénavant les syndicats de journalistes, l’association internationale des droits de l’homme, Amnesty et ainsi de suite. Parfois même il remplace le Dalaï lama. Robert Menard milite pour le boycott des jeux ce que ne fait pas le Dalaï lama. Celui-ci dit au contraire que le peuple chinois mérite les jeux. Robert Ménard est un  défenseur des droits de l’homme à géométrie variable. A-t-il mené une seule action, même ultra symbolique, quand les Etats unis d’Amérique ont légalisé la torture ? A-t-il mené une seule action pour que les détenus de Guantanamo soient assistés d’avocat ? Robert Menard a un comportement qui soulève des questions sérieuses au sujet des motivations de son action.


LE REGIME THEOCRATIQUE EST INDEFENDABLE

 

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A propos du Tibet. Le Tibet est chinois depuis le quatorzième siècle. Lhassa était sous autorité chinoise puis mandchoue avant que Besançon ou Dôle soient sous l’autorité des rois de France. Parler « d’invasion » en 1959 pour qualifier un évènement à l’intérieur de la révolution chinoise est aberrant. Dit-on que la France a « envahi » la Vendée quand les armées de notre République y sont entrées contre les insurgés royalistes du cru ? Le Dalaï Lama et les autres seigneurs tibétains ont accepté tout ce que la Chine communiste leur proposait et offrait, comme par exemple le poste de vice président de l’assemblée populaire que « sa sainteté » a occupé sans rechigner. Cela jusqu’au jour de 1956 où le régime communiste a décidé d’abolir le servage au Tibet et régions limitrophes. Dans une négation des traditions, que j’approuve entièrement, les communistes ont abrogé les codes qui classaient la population en trois catégories et neuf classes dont le prix de la vie était précisé, codes qui donnaient aux propriétaires de serfs et d’esclaves le  droit de vie, de mort et de tortures sur eux.  On n’évoque pas le statut des femmes sous ce régime-là.

 Mais il est possible de se renseigner si l’on a le coeur bien accroché. L’autorité communiste a mis fin aux luttes violentes entre chefs locaux du prétendu paradis de la non violence ainsi qu’aux divers châtiments sanglants que les moines infligeaient à ceux qui contrevenaient aux règles religieuses dont ils étaient les gardiens. La version tibétaine de la Charia a pris fin avec les communistes. La révolte de 1959 fut préparée, armée, entretenue et financée par les USA dans le cadre de la guerre froide. Voilà ce qu’il en est des traditions charmantes du régime du Dalaï Lama avant les communistes et de l’horrible « invasion » qui y a mis fin.  Depuis, la scolarisation des enfants du Tibet concerne 81% d’entre eux là où il n’y en avait que 2% au temps bénis des traditions. Et l’espérance de vie dans l’enfer chinois contemporain prolonge la vie des esclaves de cette vallée de larmes de 35, 5 à 67 ans. En foi de quoi l’anéantissement des Tibétains se manifeste par le doublement de la population tibétaine depuis 1959 faisant passer celle-ci de un million à deux millions et demi. Pour tout cela, la situation mérite mieux, davantage de circonspection, plus de respect pour les Chinois que les clichés ridicules que colportent des gens qui ne voudraient ni pour eux, ni pour leur compagne ni pour leurs enfants d’un régime aussi lamentable que celui du roi des moines bouddhistes du Tibet. A l’heure actuelle je n’éprouve aucune sympathie pour « le gouvernement en exil du Tibet » dont sa sainteté est le décideur ultime sur pratiquement toutes les questions, où siège un nombre de membres de sa famille qu’il est tout à fait inhabituel de trouver dans un gouvernement, même en exil, sans parler de leur présence aux postes clefs de la finance et des affaires de cet exil. Je respecte le droit de sa sainteté de croire ce qu’elle veut et à ses partisans de même.

Mais je m’accorde le droit d’être en désaccord total avec l’idée de leur régime théocratique. Je suis également hostile à l’embrigadement d’enfants dans les monastères. Je suis opposé à l’existence du servage. Je suis laïque partout et pour tous et donc totalement opposé à l’autorité politique des religieux, même de ceux que l’album "Tintin au Tibet" a rendu attendrissants et qui ne l’ont pourtant jamais été. Je désapprouve aussi les prises de position du "roi des moines" contre l’avortement et les homosexuels. Même non violentes et entourées de sourires assez séducteurs, ses déclarations sur ces deux sujets sont à mes yeux aussi archaïques que son projet politique théocratique.  Je n’ai jamais soutenu l’Ayatollah Khomeiny, même quand j’étais contre le Shah d’Iran. Je ne soutiens pas davantage ni n’encourage le Dalaï Lama, ni dans sa religion qui ne me concerne pas, ni dans ses prétentions politiques que je désapprouve ni dans ses tentatives sécessionnistes que je condamne.  Je demande: pourquoi  pour exercer sa religion et la diriger, le Dalaï Lama aurait-il besoin d’un Etat ? Un Etat qui pour être constitué demanderait d’amputer la Chine du quart de sa surface! Son magistère moral et religieux actuel souffre-t-il de n’être assis sur aucune royauté ?


 La Chine, les droits de l'homme, Bush (suite): le donneur de leçons.

Guerre d'Irak, cinq ans après. George Bush pris dans un piège abscons

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Le voyage éclair du vice-président américain en Irak, Dick Cheney, qui se félicite de “l’amélioration de la sécurité dans le pays” suite à l’arrivée de renforts américains a été accompagné d’une puissante explosion en plein Bagdad, et d’un tir de mortier sur la “zone verte” qui protège l’ambassade des Etats-Unis. S’il s’avère que l’enrôlement de combattants sunnites comme “auxiliaires de sécurité” tout comme la “trêve des combats” de la principale milice chiite ont conduit à une baisse significative de la violence à Bagdad et dans l’ouest du pays, une série de récents attentats meurtriers fait craindre une reprise des attaques dans la capitale - rappelons que les violences politiques et interconfessionnelles ont fait des dizaines de milliers de morts parmi les civils depuis l’invasion américaine de mars 2003. Sans compter les dizaines de milliers de morts - soldats et civils - du fait de la guerre elle-même.

À l’heure de son bilan après 5 années de cet affrontement, le gouvernement Bush assure depuis plusieurs semaines que la présence de 160.000 soldats américains en Irak a permis de créer les conditions sociales nécessaires à une entente politique entre Irakiens. Dans les faits, rien n’est assuré. Le processus traîne en longueur, émaillé d’une guerre des chefs, tandis que les attentats n’ont jamais cessé. Dick Cheney vient d’ailleurs à Bagdad, selon les observateurs américains, pour exhorter les responsables irakiens à s’entendre.

À ce jour, le conflit a coûté la vie à quelques 4000 soldats américains. Plusieurs analystes sérieux parlent aux Etats-Unis d’un coût de 500 milliards de dollars. Le montant total (en tenant compte des suites du conflit, le retour des soldats blessés, l’aide aux familles, etc) pourrait atteindre voire dépasser les 1.000 milliards. Cette guerre ruineuse, alors que l’Amérique entre en récession, ressort comme un des sujets les plus controversés de la campagne pour la présidentielle de novembre. Le bilan global est terrifiant. Ces cinq années de guerre laissent un pays entièrement dévasté, en proie à la guerre civile et la misère, où l’emprise religieuse des shiites n’a jamais été aussi forte. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) estime, dans un rapport de six pages publié le 17 mars, que la situation humanitaire en Irak est «l’une des plus critiques au monde ». Selon cette enquête, le système de santé du pays se délite tragiquement. 2200 médecins et infirmières ont été tués, plus de 250 ont été enlevés. Sur les 34.000 médecins que comptait le pays en 1990 - parmi lesquels des femmes, dévoilées et poussées vers les universités sous Saddam - 20.000 ont quitté le pays. Les hôpitaux manquent de médicaments. Les blocs opératoires ne suffisent plus pour faire face à l’afflux de blessés graves. Il y a actuellement 30.000 lits disponibles. Il en faudrait 80.000.Le problème de l’eau est critique. Des millions d’Irakiens n’ont pas accès à l’eau. Les infrastructures de distribution sont dans un état de délabrement avancé.

L‘avenir ? Les responsables du CICR ne cachent pas leur scepticisme : «En Irak, dit le rapport de la Croix Rouge, on a atteint des niveaux de cruauté et de perversion jamais égalés dans l’usage de la violence.»

George W Bush, en dépit des protestations de son entourage proche et de plusieurs généraux, de la démission de ses anciens conseillers militaires et d’une opposition démocrate résolue, a cependant décidé la semaine dernière de maintenir le cap. Il a une nouvelle fois démandé au peuple américain de “faire preuve de patience”, tout en mettant son véto personnel à l’interdiction de la pratique de la torture du “waterboarding” (noyade) par les services de renseignement.

Il devient patent que le président américain est pris dans un “piège abscons”, comme ses prédécesseurs le furent au Vietnam, engagés comme lui dans une surenchère guerrière folle. Qu’est-ce qu’un piège abscons ? Une chausse-trappe psychologique où l’on tombe souvent par ignorance ou orgueil, s’enferre par fierté borné et l’incapacité à se dédire, menant à une répétition névrotique de la même erreur - un phénomène bien connu des chercheurs en psychosociologie expérimentale.

Voici expliqué, à travers quelques anecdotes parlantes empruntées à la vie quotidienne, comment se referment les mâchoires du pièges abcons. Sur un quidam, les conséquences restent mesurées. Chez le président de la première puissance mondiale, il mène parfois le monde à la catastrophe…

Extrait du Monde


La Chine, les droits de l’homme et Bush.

Bush en Chine

La cérémonie d’ouverture des jeux olympiques vient de se terminer à Pékin, une cérémonie qui laisse pantois les plus blasés que nous sommes. Ce pays vient de gagner le premier pari qu’il s’était donné : réussir la séance d’ouverture des jeux olympiques. Il s‘en est donné les moyens et c’est, en ce moment même, un peuple d’un milliard trois cents millions d’habitants qui clame et manifeste sa fierté d’être chinois.

La Chine, ce territoire immense, sa population représentant ¼ des habitants de la planète, sa grosse cinquantaine de nationalités, ses ethnies diverses, la manufacture du monde, des richesses insolentes mais aussi une large tranche de la société vivant dans la pauvreté, une économie capitaliste en progression continue et ascendante sous un gouvernement dit communiste profitant d’une main-d’œuvre abondante et peu coûteuse.

Un pays dont beaucoup se méfient, un pays qui détient dans ses banques des sommes pharamineuses qui, mises sur le marché, sont capables de faire crouler l’économie mondiale à commencer par celle des Etats-Unis, encore aujourd’hui mais jusqu’à quand  première puissance économique et militaire mondiale.

Un pays qui détient l’arme atomique et qui se sait menacé car encerclé par les bases américaines.

Enfin, un pays qui, en soixante années, est sorti du moyen-âge pour se trouver à la maîtrise et à l’avant-garde des nouvelles technologies.

Tout cela sous la direction d’une classe politique, main de fer dans un gant de velours, prêtant par la même occasion le flanc à toutes les justes critiques des défenseurs des droits de l’homme tels que nous les concevons en occident.

Ils étaient là

Ils étaient ainsi plus de 90 chefs d’Etat – un record – à participer à la séance d’ouverture malgré toutes les tentatives de boycott des jeux. J’y vais ou j’y vais pas ? Finalement, ils y sont allés, ils ont vu et certains se sont empressés de donner des leçons sur les droits de l’homme.

Citons parmi celles-ci, les paroles du cow-boy texan, du plus grand démocrate de la planète :

«Les Etats-Unis estiment que le peuple de Chine a droit aux libertés fondamentales qui sont le droit naturel de tous les êtres humains. Ainsi l'Amérique est vivement opposée à la détention par la Chine de dissidents politiques, de défenseurs des droits de l'Homme et de militants religieux».

Oui, c’est le dirigeant du pays qui a lancé la bombe d’Hiroshima, qui a déversé des milliers de bombes au phosphore ou et des tonnes de défoliant sur le Vietnam, qui a soutenu les régimes liberticides d’Amérique latine, qui a décrété le blocus contre Cuba, qui a lancé les aventures guerrières et meurtrières d’Afghanistan et d’Irak, qui a sur la conscience les tortures perpétrées à Abou Graib  et a ouvert la prison illégale de Guantanamo (Cuba).  

 Un homme pieux, ce Bush, un homme qui dit bien sa prière matin et soir pour se faire pardonner ses « petits dérapages ». Un homme qui ne sera jamais traîné devant la Cour Internationale de Justice de La Haye. Un homme guidé par sa foi et soutenu par les sectes les plus intégristes, un homme qui respecte les croyances des autres qu’ils soient Benoît XVI ou Dalaï lama avec lesquels il partage bien des valeurs rétrogrades tout en condamnant l’action politique des petits curés rouges partageant la misère de leurs ouailles.

Personnellement, je lutte ici et là ou ailleurs pour la défense des droits de l’homme. C’est un devoir pour tous les progressistes, un nécessaire combat permanent mais je dénie à Bush et à ses semblables le droit de se présenter en porte-drapeaux.

Le Furet.

 

22:20 Ecrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook

10.07.2008

L'Etincelle n° 33

Lettre ouverte à Wahoub Fayoumi,

 Pourquoi cette lettre ?

prison1Avant tout, parce que je me réjouis de votre libération même « conditionnelle et provisoire ».

 Il n'est en effet que trop évident, que les conditions de votre arrestation, le 5 juin, et de votre maintien en prison pendant trois semaines « pour les besoins de l'enquête », ressortent de la manière « maximaliste » dont le Parquet fédéral, en particulier, entend interpréter la nouvelle législation dite « anti-terroriste » - celle-ci ne se prêtant que trop aisément à pareille interprétation infra démocratique.

 Aussi importe-t-il grandement que se mobilisent des forces de plus en plus larges ,pour tenir en respect les « maximalistes », et pour convaincre une majorité de citoyens et d'élus d'imposer bientôt l'abandon des clauses tant abusivement répressives qu'ambiguës de lois par trop imprégnées des obsessions de l'administration Bush finissante.

 Pourquoi m'adressé-je personnellement à vous ? Ceci, non pas tant parce que votre cas est celui qui a le plus frappé une large opinion, mais surtout parce que vous êtes manifestement bien trop jeune pour avoir pu être mêlée de près ou de loin à la calamiteuse et finalement meurtrière aventure des CCC. Une aventure qui a porté un tort non négligeable au mouvement communiste en Belgique, mais qui a nui aussi au puissant rassemblement de forces qui était parvenu à retarder sensiblement l'acceptation par ce pays hôte de l'Otan, de l'installation de 16 missiles américains à Florennes, et avait ainsi contribué à ouvrir la voie aux accords de « désescalade euro nucléaire » grâce auxquels, notamment, l'implosion terminale du système soviétique ne s'est pas soldée par un Hiroshima à l'échelle paneuropéenne, voire mondiale.

Ce n'est donc pas par hasard que le PCB-KPB (Parti communiste de Belgique) avait mis en garde, dès le premier attentat des CCC, contre la nature diversionniste de leur action, augmentée de l'imposture que constituait leur nom. Une mise en garde qu'il avait réitérée après chaque « exploit » de ce groupe « masqué », et encore au moment insolite de son arrestation. le jour même où la Chambre allait instaurer une commission d'enquête sur « l'inefficacité » de la Justice de l'époque à le débusquer et le neutraliser.

 Car il n'est pas vrai que la dénonciation, même virulente, du capitalisme et l'invocation, en des termes par ailleurs surannés, de la lutte des classes, autorise quiconque à justifier, même de façon purement théorique, des méthodes d'action aventureuses - voire criminelles - et moins encore de se revendiquer pour cela du communisme, dans une société telle que la nôtre.

 Bien au contraire: pareille imposture était inadmissible, génératrice de confusion dans de larges secteurs de l'opinion et donc favorable aux ultras « d'en face », au temps de l'escalade potentiellement fatale des blocs « impérialiste et socialiste ».

Elle n'est guère moins nocive aujourd'hui, alors que l'enjeu n°1 des mois qui viennent est de mobiliser aussi largement que possible les forces progressistes et « celles simplement soucieuses d'un avenir viable » - pour empêcher Bush et Olmert de mettre le feu au Moyen Orient, voire au monde, avant la sortie de charge du premier.

Puissiez-vous accepter d'y réfléchir et d'en tenir compte dans vos combats futurs- que je veux croire inspirés de l'amour du genre humain .même encore divisé entre classes et entre nationalités.

 Louis Van Geyt, ancien président du Parti communiste de Belgique (PCB-KPB

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Un écho de la conférence - débat "la Wallonie : quel avenir ?"

( Maison de la Laïcité, le mardi 27 mai)

VlaanderenWallonie2

De ce que j’en ai retenu, je voudrais communiquer les éléments suivants :

1) Suite à une réunion impromptue du conseil d’administration de l’ULB, Pascal Delwit, politologue de l'ULB, n’a pu se rendre à la conférence.

2) Le succès de participation fut incontestable avec plus de 100 personnes présentes à la conférence.

3) Philippe Destatte (asbl Jules Destrée) a développé son argumentaire en faveur d’une régionalisation basée sur quatre entités : Bruxelles, la Flandre, la Wallonie et la partie germanophone.  D’après lui, une négociation à quatre serait plus fructueuse parce que plus équilibrée.  Philippe Destatte nous a aussi brossé un tableau historique de la Wallonie.

4) Paul-Henry Gendebien (RWF) , très en verve comme à son habitude, a plaidé pour un rattachement de la Wallonie à la France avec pour Bruxelles et sa périphérie un statut particulier dans le cadre français.

5) Marc Becker (CSC) n’a pas exprimé de positions tranchées dans le débat communauté-régions mais il a dit que son organisation se prononçait pour une régionalisation de certaines matières dans un souci de cohérence et d’assurance de financement.

6) Thierry Bodson (FGTB) a défendu une Belgique où la solidarité sociale entre Nord et Sud serait préservée, garantie et où les régions reprendraient les compétences des communautés, celles-ci disparaissant.

7) Jean-Pierre Michiels (PC), lui, a livré à grands traits l’histoire du Parti Communiste, son évolution par rapport à la structure institutionnelle.  Il a rappelé l’adhésion du PC aux idées d’André Renard, du fédéralisme et des réformes de structure.  Il a demandé une simplification administrative et institutionnelle par la suppression des provinces et des communautés.  Il n’a pas pris position sur la situation politique actuelle.

8) Une intervention dans le public fut remarquée : celle d’Ernest Glinne ( ECOLO, ancien ministre et député européen et national PS) qui proclamait son adhésion personnelle au rattachement de la Wallonie à la France.  Il a de plus insisté sur la volonté des Flamands de tourner la page de la Belgique au vu notamment des positions du Ministère des Affaires étrangères à l’émission de Zevende Dag (nécessité de l’établissement de frontières d’Etat pour la Flandre) et des difficultés de négociation au niveau fédéral.  Sans accord institutionnel, le risque lui apparaît grand que le pays devienne ingouvernable entraînant de fait un éclatement du pays.

Jean-François Gonsette
Secrétaire de la section communiste de Charleroi-ville


 

 

 

On réforme l'Etat? Changeons de cap!

Au lendemain de la pirouette royale remettant M. Leterme en piste, les partis politiques traditionnels, verts compris, se sont félicités de cette nième échappatoire qui, comme l'a dit Le Soir, « donne un exécrable signal au pays », décrédibilise définitivement le Palais et permet aux uns et aux autres de gagner un peu de temps avant le prochain couac.  « La balle est dans les pieds francophones », se réjouit-on dans le parti de M. Leterme. «Il s'agit de marquer une pause et de faire le point », a-t-on réagi du côté des francophones.  Bref, rien n'est réglé mais « on a évité une crise ».

Vraiment ? La réalité est que le pays et ses entités restent en crise permanente  et profonde dans tous les domaines. L'institutionnel, certes. Mais aussi dans les matières sociales et économiques. Le grand capital - voyez Inbev, voyez Fortis, voyez le secteur de l'énergie... -  joue des paquets d'euros au grand casino financier sans que le « monde politique » n'y trouve matière au moindre commentaire (au fait, où en est la participation d'Electrabel et de ses milliards de profits aux comptes publics ?). Mais le gouvernement sortant-rentrant nous promet une fois de plus qu'il va désormais répondre aux « attentes prioritaires de la population »: pouvoir d'achat, coût de l'énergie, pensions, etc.

Mais qui peut croire encore que de bonnes réponses seront apportées à ces exigences populaires si le cap ultralibéral est maintenu ? Depuis des années, cette politique se traduit par une insupportable austérité budgétaire, les manipulations de l'index, la mise à mal des services collectifs, la privatisation des sociétés publiques les plus rentables, la fragilisation de la sécu... C'est toujours plus pour les classes aisées, toujours moins pour les autres. Les décisions socio-économiques prises par le gouvernement actuel ne dérogent pas à la règle : puisque les marges budgétaires sont rognées par d'incessants cadeaux aux entreprises, le social se contentera de peanuts. Il est indécent que les partis socialistes se félicitent de ces maigres résultats.

La « profonde réforme de l'Etat », que chacun s'accorde désormais à considérer comme inéluctable,  peut et doit  permettre de changer fondamentalement de direction. D'avancer vers plus de démocratie, plus de transparence, plus d'efficacité de nos institutions.

Les communistes réaffirment leur souci de voir agir le «principe de subsidiarité » qui vise à assurer une prise de décision la plus proche possible du citoyen.

En clair, il s'agit de revitaliser le rôle de ces cellules de base que sont les villes et communes dans un Etat basé sur l'existence de trois régions égales en droit et dont la tâche est de garantir  la solidarité interpersonnelle, notamment  au travers d'une sécurité sociale forte. Dans cette configuration, les provinces seraient, bien entendu, appelées à disparaître.

Mais « réformer l'Etat » exige aussi d'aller bien plus, d'ouvrir à tous les niveaux de grands chantiers  à contre-courant du libéralisme destructeur, de la soumission aux marchés et aux politiques otaniennes et de l'étiolement des politiques publiques. Ce qui suppose, par exemple, des services publics hors concurrence, une fiscalité réellement favorable au travail et aux plus démunis, des investissements ambitieux dans les politiques sociales, dans les infrastructures collectives et le logement social, et, parallèlement, une bien plus large implication citoyenne dans les processus décisionnels,. 

Belgique_-_Chambre_2007

Les communistes  proposent d’ouvrir la voie aux référendums d’initiative populaire et une véritable proportionnelle à toutes les élections. Une stricte limitation de la durée des mandats et de leur cumul.

Tout aussi essentiel est de rouvrir la voie de la démocratie sociale, des droits et pouvoirs de salariés à intervenir dans les choix de gestion privés, élément essentiel de la vie démocratique, moteur d’un sain développement économique et condition pour en finir avec la dictature des marchés financiers.

 Le bureau politique du PC


La chanteuse américaine "PINK" interprète "Mr the President

pink-photo-pink-6206889

De quoi vous réconcilier avec une certaine "Amérique".

Savourez après avoir cliqué sur http://fr.youtube.com/watch?v=wUhCK-JKMQE .

Vite avant que la censure n'intervienne!


La Belgique vient à son tour de voter le traité de Lisbonne.

 

versailles-04fevrier2008

Comme maintenant une vingtaine de pays européens, nos élites n'ont pas pris le risque de consulter le peuple.

Vous avez dit démocratie?
Est-ce cela la démocratie représentative?

 Voici  en 16 courtes séquences vidéo, le mode d'emploi par Raoul Marc Jennar, de ce fumeux "traité simplifié".

  • 01- Je suis un traité modificatif qui ne simplifie rien et aggrave tout...
  • 15- Je modifie la Constitution Française
  • 16- J'ai un maillon faible...

Toutes les séquences:

01- Je suis un traité modificatif qui ne simplifie rien et aggrave tout...
02 -Je fais l'impasse sur les droits de l'Homme
03- Je fais la part belle à l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC)
04- Je privatise les services communaux et les services publics
05- je suis pour les cantines privées
06- Services d'Intéret Général? J'aime bien jouer sur les mots!
07- Je privatise les chemins de fer les plus rentables
08- Je maintiens un euro fort pour justifier les délocalisations
09- Plus j'élargis l'Europe, plus j'augmente la concurrence... C'est bon pour les actionnaires!
10- La Démocratie, j'en fais mon "'affaire"... !
11- J'aimerais mieux ne pas vous parler de ma Commission Européenne!
12- Je renforce le poids des religions
13- Je confie ma politique de défense à l'OTAN
14- Je suis absent du débat et je passe inapercu
15- Le 04 février, je modifie la Constitution Française pour passer sans référendum 16- Mais j'ai un maillon faible... Vous pouvez toujours agir!


 

Quand la Cour européenne de Justice éclaire les raisons du NON irlandais

par Francis Wurtz, Président du groupe GUE/NGL

"Voilà une nouvelle illustration de l'ambition sociale comme du fonctionnement démocratique de l'Union européenne ! Le vote des Irlandais - tant attendu et redouté en haut lieu - vient à peine d'avoir lieu que la Cour européenne de Justice sort de son tiroir, où elle l'avait discrètement conservé depuis plusieurs semaines pour éviter de doper le NON, un nouvel arrêt se situant dans la lignée de l'affaire
Laval-Vaxholm, en Suède, puis Rüffert, en Allemagne !

Cette fois, c'est le Luxembourg qui est condamné à modifier sa législation, jugée trop exigeante à l'égard des prestataires de services originaires d'autres pays membres. On sait que la Cour européenne estime, sur la base des traités actuels - et l'ex-projet de traité de Lisbonne reprenait l'intégralité des dispositions en question -, que toute mesure qui serait "de nature à... rendre moins attrayantes" les activités d'une entreprise d'un autre pays membre de l'Union était interdite.

Des dérogations à cette règle ne sont autorisées que dans les cas où la Commission européenne ou la Cour estime qu'il existe des "raisons impératives d'intérêt public" ou "d'ordre public". Tout est dans la définition de ce qui relève de telles "raisons impératives"...

Dans le cas du Luxembourg, le fait de demander à vérifier qu'il existe bien des contrats écrits entre un employeur originaire d'un autre pays membre et ses salariés au Luxembourg est proscrit. De même, l'adaptation automatique de toutes les rémunérations au coût de la vie (l' "échelle mobile" est toujours en vigueur dans ce pays) ne peut être imposée à ces employeurs. Pas plus que le contrôle du respect de l'égalité de traitement et de rémunération pour les salariés occupant un poste à temps partiel ou à durée déterminée. Enfin, pour la Cour, rien ne justifie que les "conventions collectives de travail" ne soient imposées aux employeurs d'autres Etats membres.

Et dire que les dirigeants européens s'interrogent doctement sur ce qui a bien pu conduire les Irlandais à rejeter le traité de Lisbonne, qui entérine ces règles... Une bataille d'idées à l'échelle de toute l'Union sur ce qui ne peut plus durer en Europe est plus que jamais à l'ordre du jour. Merci au peuple irlandais de lui donner un nouvel élan ! ".



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

22:31 Ecrit par PC Charleroi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook

02.06.2008

L'Etincelle n° 32

Les communistes et la gauche italienne au lendemain de la victoire de Berlusconi


refondationEncore une fois, aujourd’hui, l’Italie est sous le pouvoir de la droite et ses composants néo-fascistes, racistes, ultralibérales, cléricales et mafieuses. Encore une fois, et plus que jamais, en Italie la gauche a perdu et est divisée entre le Partito Democratico (PD) – pas vraiment de gauche, mais le dernier résultat de la dérive modérée, néo-centriste, opportuniste et révisionniste d’une partie de l’ancien PCI avec les héritiers de la DC –, les communistes de Rifondazione Comunista (PRC) et des Comunisti Italiani (PdCI), et d'autres petites organisations sociales démocrates, vertes, trotskistes, etc. La division des forces de gauche, et aussi leurs incertitudes et ambiguïtés, a contribué à la grande victoire de la droite de Berlusconi, Fini et Bossi, et à la plus grave défaite de la gauche dans l’histoire républicaine. Pour la première fois depuis 1946, les communistes et les socialistes ne sont pas représentés au Parlement italien. Ils doivent se repenser et se réorganiser comme forces « extra-parlementaires ».

normal_ComunistiItalianiMais, que s'est passé ? Après deux années du gouvernement Prodi avec « l’Unione », les élections anticipées du 13-14 avril ont trouvé les partis de gauche, et spécifiquement les communistes, dans une situation très difficile. Quand Berlusconi et ses confrères ont été délogés en 2006 par l’alliance de centre-gauche sur la base d’un programme progressiste de rénovation politique, sociale et économique du pays, les grands espoirs suscités n’ont pas correspondu à la réalité, à cause de la grande pression des forces plus conservatrices de la coalition et des « pouvoirs forts » des entreprises, des militaires, des néo-libéraux et du Vatican. Et aussi, pour la faiblesse et les erreurs des mêmes forces de gauche, qui n’ont pas été capables de contrer ces pressions et de maintenir un lien clair et actif avec les instances sociales qu'elles représentaient, les travailleurs, les jeunes, les mouvements. La participation à un gouvernement qui n’a pas donné de réponses aux questions sociales est devenue pour les partis de gauche un prix très lourd à payer, pour les mécontentements croissants, la déception et l'hostilité.

Finalement, quand le gouvernement Prodi est tombé (à cause du centre !), la gauche est restée écrasée entre le revanchisme populiste de la droite et le projet modéré et opportuniste du PD. De plus, la formation d’une coalition « Gauche-Arc-en-ciel », entre communistes (PRC, PdCI), sociaux-démocrates (SD) et  Verts, a été une opération empressée, forcée par les dirigeants des partis, subalternes du PD, et pour supprimer, dans les contenus et les symboles, l'identité et les expériences des communistes (les plus importantes et forts composants de la coalition !), au nom d’une « innovation » vers une soi-disant « gauche moderne et diffuse ». Ceci a provoqué encore plus de critiques et méfiance entre les militants et les électeurs.

La somme de tous ces éléments et d’autres a conduit au désastre électoral de la gauche, au dessous du seuil minimal de 4 % pour élire des députés et des sénateurs. Hors du Parlement !

Que faire ?

Après le déluge, les communistes du PRC et du PdCI ont ouvert une phase de réflexion et débat, jusqu’à leurs congrès en juillet, en cherchant des réponses et en évaluant les perspectives et alternatives politiques, sociales et d’organisation pour le présent et le futur: la reprise d’un projet de « gauche » sans adjectif – mais potentiellement plus générique et modéré –, ou la consolidation des actuels partis pour ré-ouvrir le dialogue et la coopération avec d’autres forces sans préalable ou perte d’identité, ou la possibilité de réunir les deux partis en un seul, plus fort et plus cohérent Parti communiste, pour la défense de politiques alternatives, anticapitalistes, pacifistes et écologistes, et en même temps ouvert à la coopération sur des thèmes spécifiques avec d’autres forces de gauche, même non communistes, mais sans oublier que « sans les communistes il n’y a pas de gauche ».

En tout cas, c’est très important qu’aujourd’hui, qu'il y ait la participation et le travail commun des inscrits et des militants des partis communistes en Italie, de sorte que, quelconque décision soit prise, ce soit une décision démocratique et participative, afin de retourner vraiment à travailler dans la politique et dans la société et parmi les citoyens, et récupérer le contact et la confiance du peuple de gauche.

Ici en Belgique nous avons déjà de très bons exemples de travail commun entre PRC et PdCI : des « communistes ensemble » sur des thèmes concrets pour les citoyens italiens à l’étranger, comme les questions sur le réseau consulaire et les services publiques, les associations, l’identité et l’intégration, la culture et l’information, la représentation et la participation politique, etc. Tout ça, sur la base d’une politique d’entente, de bonne volonté et de « savoir faire », avec le compromis personnel des militants et aussi l’appui fraternel d’autres camarades de partis et organisations locales (dont spécialement le Parti Communiste Wallonie-Bruxelles). D’autres expériences similaires sont actives aussi dans d'autres pays européens : il s’agit d’une importante et originale contribution qui vient des Italiens à l’étranger et qui est intéressante aussi pour les camarades en Italie, afin de rassembler les forces communistes et la gauche alternative, anticapitaliste, pacifiste et écologiste dans l’effort commun pour « un autre monde possible et nécessaire ».

Références :

- Cercle de Rifondazione Comunista de Bruxelles : http://users.coditel.net/eberlinguerprc - eberlinguerprc@hotmail.com - 0498571213
- Section de Belgique des Comunisti Italiani :
http://www.pdci-europa.org/sezioni/be/index-be.html - belgio@pdci-europa.org - 0476319439

Rue Rouppe 4 - 1000 Bruxelles


"Non" à la directive scélérate !

sanspapier4

se creuse entre les citoyens et les « élites » européennes, celles-ci font des pieds et des mains pour nier le verdict populaire. Or, une des raisons essentielles du rejet par les peuples de l’Europe telle qu’elle se construit réside dans la volonté des instances de l’Union de décider seules dans des matières essentielles, comme les droits humains.

L’actualité montre douloureusement qu’avec de telles pratiques le pire peut devenir la norme. 

Les ministres de l’Intérieur de l’UE, et ensuite le Parlement européen, viennent ainsi d’approuver un projet de loi dit "directive retour" qui vise à construire un socle juridique commun aux 27 concernant l’expulsion des sans-papier. Parmi les dispositions annoncées figurent l’allongement de la mise en rétention jusqu'à 18 mois avant d'être expulsés et l’interdiction de revenir dans les 5 ans suivant leur renvoi. La rétention et l'expulsion des mineurs, même non accompagnés, seront autorisées, de même que l'expulsion de sans-papiers vers des pays dits de "transit" en Afrique du Nord. Le texte supprime diverses garanties et dispositions destinées à permettre aux immigrés d’introduire des recours légaux contre leur expulsion.

Montrant leur vrai visage antisocial, les droites se sont rassemblées pour soutenir cette directive scélérate.  Plus grave, dans un premier temps, tous les députés socialistes et verts de la commission « liberté » du Parlement européen,  présidée par Gérard Deprez, l’ont également soutenue.  Ensuite, lors du vote en plénière à Strasbourg, la presque totalité  du groupe socialiste européen est demeurée sur cette position, et s’est opposée à la motion de rejet déposée par le groupe GUE/NGL. Seul Alain Hutchinson du côté belge a voté pour la motion de rejet pur et simple de la directive. Giovanna Corda, du Borinage a voté avec la droite, de même que les trois élus du SP, Van Lancker, El Khadraoui et Mia Devits (ancienne syndicaliste). Ce nouvel épisode démontre à nouveau si besoin en était la dérive antisociale des socialistes européens ainsi que  la nécessité de renforcer dès 2009 les partis de la gauche antilibérale regroupés au sein du groupe GUE/NGL.

Alors que  la libre circulation des capitaux en Europe est érigée en dogme, alors aussi que l’immigration économique à la carte est encouragée par le traité de Lisbonne au nom des intérêts économiques de l’Europe, celle-ci entreprend de généraliser l’enfermement d’hommes et de femmes, au nom du simple constat qu’ils sont misérables et étrangers.

Les appels pour le rejet de ce texte se multiplient. Des mouvements sociaux, des associations des droits de l'homme, mais aussi des secteurs démocratiques, d'intellectuels et d'artistes (les frères Dardenne, Pedro Almodovar, Pierre Mertens, Manu Chao, Susan George, Pilar Barden,...) demandent le retrait de cette législation répressive.

Les communistes se joignent à toutes celles et ceux qui se mobilisent  pour rejeter la « directive de la honte » en Europe et sur d'autres continents, comme le font le président indien Evo Morales, de Bolivie, et ses homologues président d'autres pays latino-américains, tous indignés de découvrir cette législation xénophobe de l'Europe.

Le bureau politique du Parti comuniste


NON A L’AGRESSION CONTRE LE PEUPLE BOLIVIEN !

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La Bolivie traverse actuellement une crise grave. Ce pays andin, considéré comme le pays le plus pauvre d’Amérique latine, avait commencé, depuis l’arrivée au pouvoir de son président Evo Morales, une série de politiques tendant à réduire les inégalités sociales moyennant, essentiellement, la récupération de ses énormes ressources naturelles. Ainsi ce gouvernement, un des chefs de file du tournant vers la gauche qu’ont pris plusieurs pays de l’Amérique latine, a donné, en deux ans et demi, plus au peuple, par l’accès à la santé, à l’éducation et à la sécurité sociale, -notamment grâce à l’aide du Venezuela et de Cuba- qu’en 182 ans de son histoire républicaine.

Voilà qui ne peut être accepté, ni par les meneurs d’une droite égoïste et raciste (la Bolivie a une population majoritairement indigène vivant dans des conditions misérables) proches des réseaux d’investisseurs étrangers et ses complices locaux, ni par le gouvernement Bush qui la finance et soutient sans aucun scrupule. C’est bien simple, l’ambassadeur américain Philip Golberg qui, artisan de la balkanisation de l’ancienne Yougoslavie, avait été dépêché sur les lieux par le président Bush, a déménagé son bureau de La Paz - capitale bolivienne- vers Santa Cruz -fief des préfets séparatistes- : il n’hésite pas à s’afficher et tenir ouvertement des réunions de « travail » avec les préfets séparatistes.

Elu en décembre 2005 avec 53% des voix, Evo Morales est le premier président amérindien (plus exactement Aymara) de Bolivie depuis le 19e siècle. Candidat au prix Nobel de la paix 2007, ses objectifs progressistes lui ont attiré les votes des indigènes, des pauvres, des ouvriers : défense des droits des populations indiennes (qui sortent de 500 ans de colonisation), fin de deux décennies de politique néo-libérale, nationalisation des hydrocarbures, mise en place d’une réforme agraire, re-fondation de l’Etat -au moyen d’une nouvelle Constitution garantissant une égalité de droits à tous les Boliviens, une reconnaissance des populations indigènes, une répartition plus équitable des richesses de la nation. Un tel programme, fondé de surcroît sur une conception solidaire dans le partage des ressources -les régions riches du pays devant contribuer au bien-être des régions les plus pauvres- se trouve confronté par cette tentation régionaliste si savamment stimulée par la diplomatie américaine. Notons, à ce propos, la lamentable ingérence de l’Union européenne qui s’est permise, notamment par la voie de Manuel Barroso -président de la Commission européenne- et de Javier Solana -responsable des Affaires étrangères et de la Sécurité de l’Union européenne- de critiquer les mesures de nationalisation de ressources naturelles décidées par le Président Evo Morales, mais qui, par contre, restait strictement silencieuse lorsque les mandataires boliviens antérieurs donnaient allégrement les ressources du pays aux prédateurs des multinationales internationales.

La Bolivie est ainsi maintenant le scénario d’une lutte des classes impitoyable à fort relent raciste. On a d’une part le bloc social des indigènes, des paysans, des travailleurs et des pauvres qui ont juré de défendre et approfondir le processus révolutionnaire de Evo Morales. D’autre part se situe le bloc oligarchique et bourgeois, appuyé par l’impérialisme américain, qui cherche à préserver ou restaurer son pouvoir politique, qui ne veut rien partager et qui ne supporte pas qu’un « Indien » gouverne le pays. Dans cette confrontation, notre choix est celui d’une solidarité sans faille avec les travailleurs, le peuple bolivien et son président Evo Morales.

Le Bureau Politique du Parti communiste


cccAmalgames et criminalisation des luttes sociales: cela suffit!"

Depuis quelques jours, l’épouvantail terroriste, incarné par les anciens CCC, est agité à grand fracas dans les médias.

Le pays est à deux doigts d’exploser sous la pression flamingante ; le gouvernement  Leterme se montre incapable de régler les problèmes les plus urgents de la population ; les rodomontades néo-coloniales de Karel De Gucht ridiculisent notre diplomatie sur le plan international ; les revenus des grands patrons explosent avec insolence quand le gouvernement accentue la chasse aux chômeurs… Mais rassurez-vous braves gens ; dormez en paix. La sécurité veille : la bande de terroristes qui ne respectaient pas les conditions de leur libération est sous les verrous.

On en rirait si cet acharnement n’était l’occasion pour le pouvoir et la presse de faire tous les amalgames susceptibles de troubler l’opinion : terrorisme, marxisme, parti communiste, attentats,… tout fait farine au moulin.

Le Parti Communiste s’insurge contre ces confusions savamment entretenues !

* dès le premier attentat, le Parti Communiste avait fermement condamné ces actes, aux antipodes de l’action politique qu’il a toujours mené ;
* à l’époque, l’arrestation soudaine des CCC, après des mois passés dans un climat tendu et un quasi couvre-feu, avait été un bon prétexte pour ne pas mener une enquête parlementaire qui aurait peut-être démontré de possibles manipulations des auteurs de ces attentats par la sécurité elle-même ;
*  le marxisme n’a rien à voir avec ces méthodes pseudo révolutionnaires qui divisent le monde du travail plutôt qu’elles ne l’unifient et qui donnent du grain à moudre à l’appareil répressif.

Et c’est précisément ce qu’il y a à craindre avec ces nouvelles péripéties anti-terroristes : un renforcement de la répression des militants politiques, syndicaux et associatifs qui luttent contre l’ultra-libéralisme ambiant ; un durcissement de la répression contre les grévistes avec un recours de plus en plus systématique aux astreintes contre les piquets de grèves ; un recul de la démocratie.

Le moment choisi n’est peut-être pas innoce, quand monte l’exaspération d’une population de plus en plus confrontée aux difficultés de vivre ; quand ce mécontentement se traduit par des démonstrations de forces comme on l’a vu ces derniers jours à Liège, à Anvers, dans le Hainaut,…

Bureau politique du Parti Communiste


  
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Ils l'ont fait ! Ils ont dit massivement NON à l'Europe des élites !     

Les Irlandais ont dit NON au projet des élites européennes, un projet strictement économique et d’inspiration ultralibérale qui nie la dimension sociale de l’Europe, qui fait la part belle au « tout au marché » et est en deçà des normes sociales nationales, un projet qui lie l’Europe à l’OTAN et rejette sa dimension pacifiste.  Seul peuple consulté par referendum les Irlandais ont confirmé ce que déjà Français et Hollandais avaient exprimé : les citoyens européens, nous, ne voulons pas de cette Europe-là !   

Le fort rejet de la part des couches modestes de la population montre bien que c’est sur base de la précarisation réelle qu’ils subissent dans cette compétition mondialisée dont l’UE se fait aujourd’hui le cheval de Troie que les citoyens ont rejeté ce texte. 

Furieux de ce que le peuple leur rappelle ce qu’est la démocratie, les élites qui ont tenté un peu partout en Europe de contourner par tous les moyens les consultations, commencent déjà à se déchaîner.  Sans doute estiment-ils que l’on est appelé à ratifier mais pas à s’opposer. Egoïstes, europhobes, idiots même, les Irlandais n’auraient rien compris et les qualificatifs injurieux pleuvent. Le non de gauche est totalement nié.

Déjà revient également la tarte à la crème des oui-ouistes : le plan B.  Et bien il existe.  Bloquer une dégradation de la situation, c’est un premier pas.  Ensuite, il faut que les peuples commencent à oser traduire dans les urnes leur opposition au capitalisme, car c’est bien de cela qu’il s’agit.  La première étape, consiste à donner dès 2009 aux partis membre du Parti de la Gauche Européenne (PGE), seule force politique progressiste à s’être opposée en bloc à ce Traité, une place plus importante au Parlement Européen.  C’est en donnant plus de poids au PGE que l’on peut réveiller enfin la gauche, toute la gauche.  Mais bien évidemment, l’Europe c’est aussi les Etats et il est important de donner plus de poids à la gauche de gauche aussi au niveau national.

Tout ce combat montre également le rôle néfaste très important des médias (en particulier privés) qui ont massivement combattu en faveur du « OUI » et qui aujourd’hui tentent de dénaturer le sens du « NON ».  Au sortir de la guerre en France, les résistants, parmi lesquels de nombreux communistes, se sont posé avec force la question des médias publics.  Une démocratie véritable signifie des médias indépendants et libres.  Aujourd’hui, force est de constater que leur acquisition progressive par de grands industriels n’est pas sans conséquence.
 
Le Bureau politique du Parti communiste


Tout comme l'élite européenne, la majorité des élus belges a eu peur du peuple.

Nous, Belges, comme les habitants de 26 pays européens sur 27 n'avons pu voter en faveur ou contre le mini-traité de Lisbonne. Seul, le peuple d'Irlande où le référendum est inscrit dans la constitution a pu s'exprimer par la voie des urnes.

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53,4 % des Irlandais se sont opposés pour la seconde fois aux traités, aujourd'hui celui de Lisbonne, hier, celui de Nice. 

Thank you!

Pour nous et les autres peuples européens, le combat continue.

Non à l'Europe du grand marché et de la libre concurrence.

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Oui à l'Europe de la justice sociale, à l'Europe de la solidarité, à l'Europe du plein emploi, à l'Europe de la paix.


 La manifestation de Mons fut une réussite: l'action doit continuer !

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Les communistes hennuyers saluent le succès de la manifestation provinciale qui s'est tenue ce mardi 10 juin à Mons. Elle était organisée par le front commun pour exiger le renforcement du pouvoir d'achat et de la solidarité.

Cette première action réussie traduit la montée de l'exaspération croissante des travailleurs confrontés à  des conditions de vie et de travail de plus en plus difficiles. Plus préoccupé par les questions communautaires que par le bien-être de la population, le gouvernement Leterme a quand même trouvé le moyen d'aggraver la chasse aux chômeurs qui prive des centaines de demandeurs d'emploi de leur allocation et se débarrasse sur les CPAS de son devoir de solidarité. Leterme dit que les caisses sont vides, mais son gouvernement, libéraux en tête, refuse de s'attaquer à la grande fraude fiscale, aux salaires scandaleusement élevés des grands patrons, à l'ingénieurie fiscale qui permet aux grandes entreprises de contourner l'impôt,... Les inégalités sociales croissent honteusement.

Cette manifestation ne peut donc rester sans lendemain. La pression doit être maintenue sur ce gouvernement qui risque de se saborder uniquement pour des querelles institutionnelles alors que les solutions aux problèmes sociaux resteront au frigo.

Les communistes hennuyers appellent à poursuivre le mouvement. La décentralisation des manifestations dans les provinces ayant été un succès ; elle peut se prolonger dans les villes principales pour permettre de les élargir aux familles, aux locataires des cités, aux jeunes, aux chômeurs,...

L'interfédérale hennuyère du Parti communiste.


Bonne nouvelle, le chômage diminue…,
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Mais à un niveau supérieur et à un rythme plus lent que ceux habituellement  publiés dans la presse.

Ainsi, début mai, il est probable qu’en Région wallonne,  le nombre des demandeurs d’emploi qui sera diffusé tourne autour des 210.000 personnes ; une nouvelle fois une diminution importante – de l’ordre de 10%, par rapport au même mois de l’année précédente, sera constatée.

Le nombre des demandeurs d’emploi ainsi annoncé n’est en rien arbitraire ; il découle d’un processus d’harmonisation des statistiques du chômage, notamment, mis en place au début des années 1980 par l’Office Statistique des Communautés Européennes et auquel la Belgique a souscrit au même titre que les autres pays membres de l’Union Européenne. L’information de base de ce processus, en matière de chômage, est donnée par les statistiques fournies par les services publics nationaux et régionaux de l’emploi.

Pour la Belgique, l’adoption de la « Statistique harmonisée » du chômage a conduit à ne considérer que trois des éléments  constitutifs de l’ensemble des demandeurs d’emploi régulièrement inscrits auprès de ces services. Les chiffres officiels du chômage résultent de cette adoption.

Parmi ces trois éléments, le plus important (plus de 85 %) est celui des chômeurs complets indemnisés .

En plus de ces trois éléments, il existe aujourd’hui (en Région wallonne) plus de trente autres éléments dont il n’est nullement tenu compte, ne fut-ce que partiellement, dans l’évaluation de la définition standardisée du chômage ;

Pourtant,

- les demandeurs d’emploi inscrits obligatoirement (comme les chômeurs complets indemnisés exclus temporairement de leur droit aux allocations de chômage)

- les demandeurs d’emploi qui cherchent du travail à temps plein ou à temps réduit (comme les chômeurs temporaires)

- ou les demandeurs d’emploi dispensés (comme les chômeurs complets indemnisés de 50 ans et plus dispensés de recherche active d’emploi)
ne recherchent-ils pas aussi un emploi ?

Si l’on tenait  compte des premiers cités, le niveau de chômage s’élèverait à, plus ou moins, 230.000 unités ; et si l’on tenait compte des deux autres catégories, ce niveau s’établirai alors à 320.000 personnes.

De la sorte, ce sont plus de 110.000  personnes, soit plus de 50 % par rapport au nombre de chômeurs correspondant à la définition standardisée, qui, dans la seule Région wallonne,

- ne sont pas intégrées dans les analyses économiques du marché de l’emploi
- ne sont pas, majoritairement, prise en compte dans le cadre des politiques de l’emploi

Les deux autres régions du pays pratiquent, en cette matière, une politique similaire, si bien que ce sont plus de 300.000 demandeurs d’emploi qui sont, en Belgique,  doublement exclus :

- une première fois du marché de l’emploi
- une seconde fois des statistiques du marché de l’emploi

Il n’est peut-être pas inutile, aujourd’hui, de les exhumer des limbes de ces statistiques où ils sont répertoriés dans une ’indifférence collective quasi totale. A eux seuls, ces 300.000 demandeurs d’emploi représentent 7,7 % des actifs occupés en Belgique et    8,9 % des actifs occupés en Région wallonne.

En termes de variation annuelle, les chiffres officiels du chômage (basé sur la définition standardisée)  mentionnent un taux de décroissance de l’ordre de 10 % ; si l’on tient compte des éléments supplémentaires mentionnés ci-dessus, cette décroissance est réduite de moitié.

L’enjeu ici n’est pas d’opposer une vision « Large » du chômage en Belgique tenant compte de tous les travailleurs salariés sans emploi à une vision « Etroite » s’alignant sur les critères  européens mais de pouvoir, précisément et sûrement, évaluer la quantité exacte des ces travailleurs et leurs capacités et leur degré de mobilité professionnelles,  leurs savoir-faire et leur localisation géographique.

Cet exercice s’inscrit dans le cadre de la mesure, à l’échelle régionale et nationale, des ressources réelles et potentielles de main-d’œuvre disponibles pour participer aux activités économiques actuelles ou à venir.

Exercice périlleux à ce point que l’Union Européenne recourt, par voie de sondages,  depuis plus de vingt ans à ses propres estimations des actifs inoccupés dans tous les pays membres et dans chacune de leurs régions. A la lecture des derniers résultats  de ceux-ci, le chômage  en Région wallonne est estimé à un peu moins de 156.000 unités au troisième trimestre 2007, soit en diminution de 4,1 % par rapport au même trimestre de l’année précédente.

Non seulement ces différentes mesures ont un impact  sur le calcul de la population active totale et sur les calculs des taux d’activité, de chômage et d’emploi mais, en présence de trois évaluations différentes (156, 210 et 320 milliers de personnes) pour une même variable économique (le chômage),  pour une même période et pour une même région, l’honnête homme, comme le scientifique, sera inéluctablement conduit à se poser quelques questions.
 
1- En considérant tour à tour chacune des trois mesures précédentes du chômage comme la « Vraie » valeur, on obtient les erreurs relatives  suivantes :

Recensement (sensu stricto) Rs Recensement (sensu lato) Rl Sondage (enquête sur les forces de travail) S

Rs 1 .3438 .3466
Rl .5238 1 1.0519
S .2574 .5127 1

Statistique, science de l’erreur, soit mais de l’erreur minimale s’entend.
Considérée le plus souvent aux seuils de 1% ou de 5% ; les marges d’erreur indiquées par ce tableau sont hors normes et conduiront les statisticiens du travail à revoir leur méthodologie .

2-  Si, en économie de marché, les prix sont le gouvernail de l’économie, leur ordre de grandeur et leurs variations doivent pouvoir être analysés à l’aune des variations des quantités échangées sur ce marché.
 Le marché de l’emploi ne fait pas exception à cette  règle, le taux de salaire doit pouvoir être mis en relation, notamment, avec l’offre de travail non absorbée dans le circuit, marchand et non-marchand, de l’économie. Pour être crédible, le volume de cette offre excédentaire de travail doit être précis, fiable et cohérent avec les autres variables démographiques.

3- Renvoyer aux décideurs  des données économiques dont l’étendue est aussi grande que la mesure elle-même n’est pas leur donner le signal qu’ils attendent pour définir les politiques de l’emploi et prendre les mesures adéquates à l’amélioration de l’efficacité du marché de l’emploi.
Comment en effet définir une telle politique sur un diagnostique basé sur l’élément essentiel qu’est le volume du chômage, poli, limé, fraisé, années après années,  au  gré des « Tailleurs de chiffres sur mesure ».

Le Furet


Toutes et tous à Mons le 10 juin !

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Défendre le pouvoir d'achat et la solidarité.

 
Le front commun syndical FGTB-CSC-CGSLB organise, dans le cadre d'une semaine d'action nationale, une manifestation provinciale pour renforcer le pouvoir d'achat et la solidarité, le mardi 10 juin prochain à Mons.
 
Certaines comparaisons avec le passé pour les travailleurs actifs, comme une étude récente le fait, sont incomplètes si n'est pas prise en compte l'addition de besoins nouveaux transformés en autant d'absolues nécessités (logement, transport, habillement, énergie,...), qui viennent grever le budget des ménages. Les communistes carolos expriment leur totale solidarité avec les travailleurs actifs et les allocataires sociaux, de plus en plus confrontés aux fins de mois difficiles.
 
Ils participeront à la manifestation et appellent à une très large mobilisation pour faire pression sur un gouvernement plus enclin à se quereller sur des questions institutionnelles qu'à résoudre les problèmes sociaux.
 
Charleroi, le 2 juin 2008
Fédération de Charleroi  du Parti
Communiste


Créons des emplois. 

ReyndersEncore un coup à la Didier R.: le gouvernement supprime les 20 euros de réduction pour les télédéclarants... (Déclaration par Internet).

Faites donc tous votre déclaration sur papier cette année!

Si tout le monde suit, ils seront obligés d'embaucher pour faire encoder nos feuilles.

Nous au moins on créera peut-être des emplois!!!!

Faites passer à tous vos contacts!


16:25 Ecrit par PC Charleroi dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |  Facebook