15/02/2005

Une délégation du Parti Communiste auprès les travailleurs d’AGC

Une délégation du Parti Communiste auprès les travailleurs d’AGC

 

 

Vendredi 14 janvier, 10 heures. Des dizaines de gars battent la semelle sous le soleil pâle de janvier. Depuis le 2 décembre, les travailleurs d’AGC Automotive Fleurus (ex-Splintex) –en front commun- occupent l’usine pour s’opposer au licenciement de près de 300 d’entre eux. Pour ces travailleurs, cette première volée d’emplois perdus, c’est l’annonce d’une délocalisation voulue par la direction. Inacceptable quand on sait que le cahier de commandes est plein jusqu’en 2008. Ca bloque au niveau de la négociation. Les délégués principaux sont à Bruxelles pour répondre à l’invitation de la Ministre du travail Freya Vandenbossche...

Pour Robert Tangre, qui conduit la délégation, pour Sandro Baguet et Jean-Pierre Michiels, tous trois chargés de sachets emplis de croissants, un tout petit geste amical de soutien, l’accueil est chaleureux. On est content d’être là et on a l’impression que les gars sont contents qu’on soit là ; ces retrouvailles sont fraternelles. De nombreuses délégations sont venues étoffer le piquet. Des gars de Volkswagen, des métallos d’Herstal, les voisins dont notre camarade Dalvy, nouvel adhérent du PC qui fait déjà partie de la famille... Des anciens militants de Gauches Unies... On s’arrache le 1er N° d’Etincelle, le bulletin de la fédé de Charleroi qui reparaît et fait un large écho au conflit d’AGC. Les groupes se font, se défont au gré des conversations.

Putain ! Ces astreintes, quel scandale ! De quel DROIT, la justice vient-elle s’immiscer dans un conflit social ? ... Si ce n’est un droit bourgeois à la botte du patronat. Qu’attendent les socialistes au gouvernement pour réagir? Eh, Laurette, tu profiterais pas de l’occase pour mettre un terme à ce dénis de justice, à  cette atteinte immorale au droit de grève ? Non mais ! Cinq mille euros par personne empêchée d’accéder à son travail !!! Et si, aux patrons, on leur imposait cinquante mille euros pour tout travailleur licencié ; avec une majoration si ledit patron a reçu des aides publiques. Démagogie ? Evidemment, ça en jette mal quand le gouvernement propose d’encore réduire certaines charges patronales pour débloquer les négociations entre partenaires sociaux. Dans un récent communiqué le PC rappelle une de ses
anciennes revendications : « Les communistes considèrent qu'une relance de l'action sociale, nettement  plus combative passe par la construction de réponses législatives tant au plan régional, national qu'européen. Il s'agit d'aller bien au-delà de la "  loi Renault ", d'en revenir aux notions de mise sous séquestre des entreprises qui spéculent, qui délocalisent. Il s'agit aussi de conquérir de nouveaux droits syndicaux pour intervenir dans les gestions des fonds de pension comme pour dynamiser les structures syndicales d'entreprises européennes. »

Mais quand fera-t-on le compte des gaspillages qu’ont constitués ces aides aux entreprises sans contrôle ? Colère à fleur de peau quand on y pense !

   

Jean-Pierre Michiels




12:22 Écrit par PC Charleroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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