15/02/2005

  l'ETINCELLE N°2  février 2005

 
 
l'ETINCELLE N°2 
février 2005



12:55 Écrit par PC Charleroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Une délégation du Parti Communiste auprès les travailleurs d’AGC

Une délégation du Parti Communiste auprès les travailleurs d’AGC

 

 

Vendredi 14 janvier, 10 heures. Des dizaines de gars battent la semelle sous le soleil pâle de janvier. Depuis le 2 décembre, les travailleurs d’AGC Automotive Fleurus (ex-Splintex) –en front commun- occupent l’usine pour s’opposer au licenciement de près de 300 d’entre eux. Pour ces travailleurs, cette première volée d’emplois perdus, c’est l’annonce d’une délocalisation voulue par la direction. Inacceptable quand on sait que le cahier de commandes est plein jusqu’en 2008. Ca bloque au niveau de la négociation. Les délégués principaux sont à Bruxelles pour répondre à l’invitation de la Ministre du travail Freya Vandenbossche...

Pour Robert Tangre, qui conduit la délégation, pour Sandro Baguet et Jean-Pierre Michiels, tous trois chargés de sachets emplis de croissants, un tout petit geste amical de soutien, l’accueil est chaleureux. On est content d’être là et on a l’impression que les gars sont contents qu’on soit là ; ces retrouvailles sont fraternelles. De nombreuses délégations sont venues étoffer le piquet. Des gars de Volkswagen, des métallos d’Herstal, les voisins dont notre camarade Dalvy, nouvel adhérent du PC qui fait déjà partie de la famille... Des anciens militants de Gauches Unies... On s’arrache le 1er N° d’Etincelle, le bulletin de la fédé de Charleroi qui reparaît et fait un large écho au conflit d’AGC. Les groupes se font, se défont au gré des conversations.

Putain ! Ces astreintes, quel scandale ! De quel DROIT, la justice vient-elle s’immiscer dans un conflit social ? ... Si ce n’est un droit bourgeois à la botte du patronat. Qu’attendent les socialistes au gouvernement pour réagir? Eh, Laurette, tu profiterais pas de l’occase pour mettre un terme à ce dénis de justice, à  cette atteinte immorale au droit de grève ? Non mais ! Cinq mille euros par personne empêchée d’accéder à son travail !!! Et si, aux patrons, on leur imposait cinquante mille euros pour tout travailleur licencié ; avec une majoration si ledit patron a reçu des aides publiques. Démagogie ? Evidemment, ça en jette mal quand le gouvernement propose d’encore réduire certaines charges patronales pour débloquer les négociations entre partenaires sociaux. Dans un récent communiqué le PC rappelle une de ses
anciennes revendications : « Les communistes considèrent qu'une relance de l'action sociale, nettement  plus combative passe par la construction de réponses législatives tant au plan régional, national qu'européen. Il s'agit d'aller bien au-delà de la "  loi Renault ", d'en revenir aux notions de mise sous séquestre des entreprises qui spéculent, qui délocalisent. Il s'agit aussi de conquérir de nouveaux droits syndicaux pour intervenir dans les gestions des fonds de pension comme pour dynamiser les structures syndicales d'entreprises européennes. »

Mais quand fera-t-on le compte des gaspillages qu’ont constitués ces aides aux entreprises sans contrôle ? Colère à fleur de peau quand on y pense !

   

Jean-Pierre Michiels




12:22 Écrit par PC Charleroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

La parole au Parti Communiste

La parole au Parti Communiste



Trois entreprises wallonnes sont, depuis plusieurs semaines, menacées de fermeture ou de restructuration lourde . Durobor, à Soignies, une des trois dernières usines de production de verre creux en Wallonie, est gérée par des administrateurs désignés par la SRIW, la Région détenant la quasi totalité du capital. L'emploi, en dix ans, y a été réduit de plus d'un tiers.     L' angoisse actuelle du demi millier des travailleurs restant vient d'une détérioration de l'outil de production, des fours en particulier, l'ancienne direction ayant choisi, fin des années '90, de  racheter pour quelque 300 millions de FB, une usine similaire au Royaume- Uni. L'usine fut d'ailleurs mise en faillite quelques années après. Bref, une faute de gestion invraisemblable.


A Charleroi, on connaissait " Splintex ", producteur de pare-brise, une des rares unités rescapées d'un quart de siècle de démantèlement du secteur du verre plat belge.  Glaverbel,  de l'orbite de la Société générale à celle du groupe français  BSN-Danone, puis à celle du groupe anglais Pilkington, puis sous domination financière japonaise se prépare à transférer ses activités vers l'Europe de l'Est. On investit massivement en Russie et l'on trouvera bien une unité verrière en Tchéquie pour fournir l'auto-montage en vitres bombées de qualité avec des coûts salariaux  cinq fois moindre.


Eurofoil, ex-Péchinet, ex-Phénix Work ne résiste pas plus au vent des concentrations financières internationales. L'aluminium canadien vient d'avaler un des fleurons historiques de l'industrie métallurgique française . N'en déplaise au Président Chirac qui , après avoir laisser-faire, se découvre un discours d'opportunité concernant une " nécessaire " politique industrielle française.


Bref, trois exemples subis par la Région Wallonne, avec un bi-décennal consentement puisque, comme le répètent à l'envi les exécutifs wallons depuis 1985, le " politique " n'a pas à intervenir dans l'économie de marché. Sauf comme béquille du capital, dans une servilité complète envers les grands actionnaires et les managers.
Le 21 décembre, des dizaines de milliers de manifestants ont défilé simplement pour dire que la pérennité des pensions, des soins et d'une protection sociale accessible à tous passaient par une relance de l'emploi et des salaires, en tous les cas pas par la poursuite de l'hémorragie sociale, ici et dans le reste de l'Europe. La montagne ministérielle belge a accouché, après Vilvorde, d'une souris intitulée " loi Renault ". Après le désastre de la Sabena, la programmation avalisée de la casse en sidérurgie, le nettoyage en cours des agences bancaires, la classe politique n'enfante même plus de vermisseaux. Et comme l'imagination d'une pléthore de ministres et de députés, au demeurant de plus en plus " héréditaires ", n'est pas vraiment au pouvoir, il se trouve un ministre wallon pour  proposer au bon peuple une "  boite à idées ".  Citoyens, allons mettre dans l'urne nos missives proposant des solutions pour sortir du marasme ! Mais attention : pas de remise en cause des dividendes à deux chiffres pour les principaux actionnaires, pas de transparence sur les cumuls de mandats de nos élus, pas de discours pervers contre une constitution européenne qui sacralise les stratégies mondiales du capital financier. " La meilleure manière de faire régner la paix sociale est que
le peuple ait le sentiment de son impuissance ", disait Barrès. On y est ! Sauf si le mouvement syndical se ressource. Sauf si l'esprit critique renaît dans une gauche nouvelle. Sauf si l'on écoute plus les gens que les communicateurs. Sauf si l'on élimine enfin les causes qui font la montée du Vlaamse Belang et du Front national : la désillusion, le sentiment d'impuissance à changer les règles du jeu social, l'acerbation des difficultés et des insécurité sociales.


Les communistes considèrent qu'une relance de l'action sociale, nettement plus combative passe par la construction de réponses législatives tant aux plans régional, national qu'européen. Il s'agit d'aller bien au-delà de la "  loi Renault ", d'en revenir aux notions de mise sous séquestre des entreprises qui spéculent, qui délocalisent. Il s'agit aussi de conquérir de nouveaux droits syndicaux pour intervenir dans les gestions des fonds de pension comme pour dynamiser les structures syndicales d'entreprises européennes.


Le secrétariat du Parti communiste



12:18 Écrit par PC Charleroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Motion au Conseil communal de Courcelles

Motion

A l'initiative des conseillers UCPW, Magali MOREAU et Robert TANGRE, le Conseil communal de Courcelles a voté une motion dénonçant les conséquences de l'augmentation incessante des produits pétroliers et a présenté la motion reprise ci-après, motion qui a été votée à l'unanimité des présents.

 

Motion: réintroduire les produits pétroliers dans l'index des prix à la consommation.

 

Le Conseil communal de Courcelles réuni le lundi  23 décembre 2004,

Vu l’augmentation des coûts pétroliers causée principalement par la spéculation sur les valeurs boursières,

Vu la croissance des droits d’accises, ceux-ci représentant quelque 50 % du coût payé pour l'essence et 40 % sur le diesel routier;

Vu la croissance proportionnelle des revenus de l’Etat liés à la perception de la TVA ;

Vu  que le Conseil communal d’octobre dernier a complété les directives du gouvernement fédéral en octroyant  à nos concitoyens à faibles revenus une allocation de chauffage;

Vu que la commune a posé, par solidarité avec les plus démunis,  un geste supplémentaire en augmentant sur fonds propres ce montant de 15 %

Estimant que les citoyens ne peuvent payer

les faveurs que s’octroient les spéculateurs et les conséquences de guerres qui ne sont pas les leurs,

Estimant que le Gouvernement fédéral voit une recette providentielle tomber dans son escarcelle et ne peut en abuser en augmentant les droits d’accises comme il l’a encore fait récemment;

Estimant que toute limite a été dépassée car nombreux sont les ménages dont les revenus  excèdent de peu le plafond fixé ;

Estimant que ces citoyens seront rejetés sous le seuil de pauvreté.

 

En conséquence :

 

Le Conseil unanime estime que la mesure la plus équitable pour empêcher une diminution des revenus de nos concitoyens est de réintroduire le coût des produits pétroliers dans l’index des prix à la consommation.

Et que d'autre part une diminution proportionnelle des droits d'accises devait intervenir immédiatement parallèlement à l'annonce d'une diminution des coûts des produits pétroliers.

Cette motion sera communiquée aux autorités fédérales, à toutes les communes francophones leur demandant de voter une motion semblable , à la presse et pour information aux Courcellois (e)s au travers du bulletin communal.



12:13 Écrit par PC Charleroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Equilibre ?

Mines quelque peu figées après des semaines de négociations, les interlocuteurs sociaux semblent s’être donné le mot pour juger « équilibré » le pré-accord tombé dans la nuit du 18 janvier. Doux euphémisme quand on met dans la balance les avantages que recevront les uns et les autres ; quand on met dans la balance les concessions faites par les uns et par les autres...

Deux points forts sont à  retenir de ce pré-accord :

 

 1° Une indéniable avancée pour le principe de flexibilité des travailleurs : les possibilités d’avoir recours aux heures supplémentaires sont doublées, passant de 65 à 130 heures. La FEB se réjouit de cette « amélioration » qui va favoriser la flexibilité. Elle a doublement raison car c’est un pas vers l’allongement de la durée du temps de travail (un recul indéniable pour les travailleurs) et surtout l’essentiel de cette mesure va être payée par l’Etat qui accordent aux employeurs des mesures d’allègements fiscaux. Naguère, les syndicats considéraient que les heures supplémentaires nuisaient à l’emploi : la concession n’en est que plus douloureuse. Quant aux 200.000 emplois promis par le gouvernement, cela reste du vent !

 

2° Un blocage des salaires en perspective : la norme salariale est ramenée à 4,5 % (elle était à 5,9 % en 1999-2000 ; 7 % en 2001-2002 ; 5,4 % en 2003-2004). Compte tenu de la hausse de l’index estimée à 3,3 %, cela laisse une marge d’à peine 1,2 % pour des hausses de salaires. Dérisoire ! Seuls les bas salaires seront sensiblement valorisés, mais une fois de plus... grâce à l’intervention de l’Etat.

 

Au total, cet accord coûtera quelque 252 millions € à l’Etat. Compte tenu des défiscalisations octroyées aux entreprises, ce sont essentiellement les petits et moyens contribuables (c’est-à-dire les travailleurs) qui le financeront. Cette mesure ne sera pas sans effet sur d’autres choix politiques, on pense au financement de la sécurité sociale, par exemple, qui lèseront exclusivement... les travailleurs.

 

Au fait, le Pacte de stabilité « imposé » par l’Europe bloque toute dépense pour des politiques sociales et publiques mais manifestement pas pour des cadeaux au patronat.

Ce résultat n’est pas né du hasard. Il répond logiquement à la stratégie de la droite libérale et du patronat vise à soulager les entreprises de toute contrainte qui risque de mettre en « péril »

la sacro-sainte compétitivité. Une stratégie qui sera scellée à jamais si d’aventure le projet de constitution ultra-libérale européenne est adopté.

Et que l’on cesse de nous bassiner en prétendant que c’est « pour sauver l’emploi ». La belle affaire ! Au moment même où le pré-accord entre partenaires sociaux se conclut, après la menace des astreintes, le piquet de grève d’AGC à Fleurus est démantelé manu-militari.

« Equilibre », disiez-vous ? Dans ce cas-ci aussi, la balance de la justice de classe a furieusement tendance à pencher favorablement du côté des liquidateurs d’emplois, des délocaliseurs, des forces de l’ordre.

 

Parti Communiste -19 janvier 2005

 

12:11 Écrit par PC Charleroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Fête annuelle du Progrès

Samedi 19 février 2005 à 17h00.

Fête annuelle du Progrès 
Salle de la Nouvelle Vigilance

Rue Destrée 11 à 6020 Dampremy

1° Projection du film "Camarades"  Il était une fois les communistes français, un film de Yves Jeuland.

 

La culture des camarades a imprégné la société française. Que reste-t-il de cette France-là? Que reste-t-il après qu'on a tout donné ?

 

2° Débat: " ETRE COMMUNISTE, AUJOURD'HUI"

Avec la présence de membres de la famille CHERET, interviewés dans le film, militants de la fédération du Nord du PCF, militants de la CGT, élus de la ville d'Avion (Pas-de-Calais).

Sous la présidence de Maurice Magis.

3° Souper : spaghetti offert

Inscriptions obligatoires : en tel au 071/30.39.12.

4° Remise des cartes pour les membres du PC.



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EDITORIAL L'Etincelle n°1

l'ETINCELLE N°1 -  Janvier 2005
 
 

C'est avec grand plaisir que nous vous envoyons le premier numéro de la lettre électronique de la Fédération de Charleroi du Parti Communiste. ( " L'Etincelle " ) .

 

Une renaissance après tant d'années !

En effet, " L'Etincelle ", dans le temps passé, fut le périodique du Parti Communiste dans la région de Charleroi.

Ce journal connut bien des avatars ! Sa parution fut interrompue à diverses reprises, et les derniers numéros ont été imprimés fin des années 50.

 

Nous demandons actuellement à des historiens de nous dresser l’historique de ce journal.

Vous comprendrez qu’il est important pour nous de récupérer ce titre, et de publier dorénavant une lettre électronique mensuelle , dans un premier temps, et à une cadence peut-être plus fréquente ultérieurement.

 

Nous vous en souhaitons bonne lecture, et attendons que vous nous communiquiez vos remarques et réflexions .

La Rédaction







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La casse de la SNCB se pousuite !

 

 

Après la scission de la SNCB décidée en mars dernier, fermetures de gares ou de guichets, réduction des services dans les stations, vente des bâtiments pour de toute autres affectations,… sont autant de nouvelles agressions contre le chemin de fer. Autant de mesures qui démontrent l’indéniable processus de privatisation dans lequel le gouvernement Verhofstad (VLD), notamment son ministre Vande Lanotte (SP.A) et la direction de la SNCB ont engagé ce service public.

Ce plan de restructuration annoncé qui devrait être finalisé au début de 2005 contribuera immanquablement à éloigner encore les usagers de ce mode de transport. Cela ne peut qu’avoir un effet d’enchaînement : moins d’usagers entraînant moins de rentrées et donc de nouvelles restructurations… Vraisemblablement, les émoluments des administrateurs de la SNCB ne sont pas à l’avenant de la misère dans laquelle ils plongent le chemin de fer !

Il ne faut pas être grand clerc pour imaginer que cette nouvelle casse entraînera une augmentation du vandalisme et accroîtra encore le climat d’insécurité dans ces quartiers. La course à la rentabilité financière qui motive de telles restructurations conduit à des conséquences désastreuses sur les plans social, environnemental et politique.

Les communistes s’élèvent contre ces mesures ultra-libérales. Ils exigent le maintien du service public à la SNCB.

Ils expriment leur solidarité avec les agents et les usagers et les invitent à manifester clairement leur réprobation.

Aidez-nous à diffuser " L'Etincelle" par internet!



11:12 Écrit par PC Charleroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Des communistes siègent au conseil communal de Charleroi

 

Des communistes siègent à nouveau au conseil communal de Charleroi.

Lors des élections d'octobre 2000, le Parti Communiste n'avait pas déposé de liste propre aux élections communales . Il avait signé un accord avec le Parti Ecolo qui proposait à ce moment l'ouverture de sa liste à des candidats progressistes .

Dans un premier temps, malgré un bon score en voix de préférence, nos candidats ne furent pas élus directement à cause du système de dévolution des sièges. Cependant, plusieurs démissions de candidats Ecolo et de certains de leurs suppléants furent enregistrées, ce qui permit d'ouvrir la porte toute grande à Malika El Bourezgui et Jacques Coupez, que nous avons le plaisir de vous présenter .

 

La Rédaction


Malika EL BOUREZGUI se présente dans le Carolo – Service

 

Née à Charleroi, Malika EL BOUREZGUI est fille d’ouvrier mineur issu de l’immigration maghrébine. Elle est actuellement employée à l’Administration centrale de l’Agence Wallonne pour l’Intégration des Personnes Handicapées (AWIPH).

 

1ère suppléante sur la liste Ecolo, en tant que candidate d’ouverture, elle accède au Conseil communal ce 23 septembre 2004 suite à la démission de Cécile OLIVIER, Chef de groupe Ecolo.

Après avoir été attachée parlementaire auprès du groupe socialiste de 1996 – 1998 et active dans le milieu associatif, c’est auprès du parti communiste progressiste qu’elle rencontre les idées auxquelles elle aspire : lutte contre toutes formes d’exploitation, critique d’une société dont les lois seraient dictées par la recherche du profit au détriment du respect des valeurs humaines, fondements d’une société viable pour tous. Femme de dialogue et d’ouverture, elle recherche le débat public permettant une véritable réflexion sur nos problèmes de société.

Dans le respect des accords passés avec Ecolo, elle espère contribuer, en concertation avec toutes les bonnes volontés politiques qui le souhaitent, à développer plus de moyens et d’outils pour : promouvoir le logement, préserver l’environnement, soutenir l’intégration des personnes d’origine étrangère, favoriser la création d’espaces de vie et de parole. Elle est particulièrement sensible au phénomène de la drogue et la toxicomanie qui touche de plus en plus nos jeunes adolescents et dont on peut constater les conséquences désastreuses au niveau humain, social, sécuritaire et de la santé mentale.

Elle souhaite que l’on prenne conscience de toute la dimension de cette problématique et qu’une réflexion soit menée pour y apporter des solutions adaptées. Quant à la montée de l’extrême droite, elle rappelle les évènements douloureux du passé et l'aboutissement inéluctable des régimes totalitaires et d'oppression. 

Pour elle, être véritablement à l'écoute des préoccupations du citoyen, accepter la remise en question des différentes politiques menées jusqu'à présent, lutter contre l'ignorance par l'éducation et l'information permettront d'y faire face.


Jacques COUPEZ a prêté serment ce jeudi 28 novembre.

En septembre dernier, nous n'imaginions pas que les événements seraient aussi rapides et permettraient l'installation d'un nouveau conseiller communal membre du Parti communiste élu sur la liste ECOLO. En effet, suite à la démission de la Camarade Nicole Vandermael, candidate d'ouverture également mais membre du POS et de sa suppléante, Jacques se voit grandes ouvertes les portes du Conseil communal de Charleroi.

Il va ainsi rejoindre notre camarade Malika qui se réjouit de pouvoir compter sur un partenaire de poids. En effet, qui ne connaît Jacques à Charleroi pour le travail militant inlassable qu'il mène depuis son adhésion au PC?

Jacques, écologiste avant l'heure, n'aura ainsi aucune peine à respecter l'accord électoral conclu avec ses partenaires comme il n'aura aucune difficulté à mettre en évidence et dénoncer les puissances d'argent assoiffées de profit contre lesquelles, lui et ses compagnons du Martinet ont gagné quelques belles batailles.

 

Rappelons-en quelques-unes:

 

-          La lutte pour la sauvegarde et le classement de cet inestimable lieu de verdure que représente le terril du Martinet;

-          L'opposition victorieuse à la pénétration d'une autoroute reliant la R 3 à la A 54 ce qui aurait causé la destruction de centaines d'habitations à Roux et à Jumet;

-          La création avec 15 comités de Wallonie de la Coordination des Comités de Défense des Terrils et la lutte victorieuse qu'ils ont remportée contre la Ryan Europe.

-          L'aide apportée à l'ADEM, comité de Défense de Monceau, opposé à l'extension d'un CET sur le Trou Beaumont;

-          L'offensive contre un société pétrolière désirant s'implanter dans une zone fortement urbanisée sans posséder le moindre permis d'exploiter;

-          L'opposition à l'implantation d'un centre de tri aux abords d'une  réserve naturelle,  encore une fois, une multinationale, la Shanks and Waste ( anciennement Page conteneurs).

 

Cela pour les combats les plus importants sans oublier sa présence au quotidien dans d'autres combats comme celui mené pour un enseignement de qualité ouvert à tous.

 

Malika et Jacques, vos camarades n'ignorent pas que vous serez le dignes successeurs de  Maurice Magis, ce grand homme qui nous  a représentés durant tant d'années au Conseil communal de Charleroi et que vous serez les porteurs des mêmes valeurs qui l'animaient à savoir le dialogue et la tolérance tout en affirmant et défendant becs et ongles son identité de communiste.

Robert TANGRE

 

La casse de la SNCB se poursuit !


 

Après la scission de la SNCB décidée en mars dernier, fermetures de gares ou de guichets, réduction des services dans les stations, vente des bâtiments pour de toute autres affectations,… sont autant de nouvelles agressions contre le chemin de fer. Autant de mesures qui démontrent l’indéniable processus de privatisation dans lequel le gouvernement Verhofstad (VLD), notamment son ministre Vande Lanotte (SP.A) et la direction de la SNCB ont engagé ce service public.

Ce plan de restructuration annoncé qui devrait être finalisé au début de 2005 contribuera immanquablement à éloigner encore les usagers de ce mode de transport. Cela ne peut qu’avoir un effet d’enchaînement : moins d’usagers entraînant moins de rentrées et donc de nouvelles restructurations… Vraisemblablement, les émoluments des administrateurs de la SNCB ne sont pas à l’avenant de la misère dans laquelle ils plongent le chemin de fer !

Il ne faut pas être grand clerc pour imaginer que cette nouvelle casse entraînera une augmentation du vandalisme et accroîtra encore le climat d’insécurité dans ces quartiers. La course à la rentabilité financière qui motive de telles restructurations conduit à des conséquences désastreuses sur les plans social, environnemental et politique.

Les communistes s’élèvent contre ces mesures ultra-libérales. Ils exigent le maintien du service public à la SNCB.

Ils expriment leur solidarité avec les agents et les usagers et les invitent à manifester clairement leur réprobation.

Aidez-nous à diffuser " L'Etincelle" par internet!


 

 

Née à Charleroi, Malika EL BOUREZGUI est fille d’ouvrier mineur issu de l’immigration maghrébine. Elle est actuellement employée à l’Administration centrale de l’Agence Wallonne pour l’Intégration des Personnes Handicapées (AWIPH).

 

1ère suppléante sur la liste Ecolo, en tant que candidate d’ouverture, elle accède au Conseil communal ce 23 septembre 2004 suite à la démission de Cécile OLIVIER, Chef de groupe Ecolo.

Après avoir été attachée parlementaire auprès du groupe socialiste de 1996 – 1998 et active dans le milieu associatif, c’est auprès du parti communiste progressiste qu’elle rencontre les idées auxquelles elle aspire : lutte contre toutes formes d’exploitation, critique d’une société dont les lois seraient dictées par la recherche du profit au détriment du respect des valeurs humaines, fondements d’une société viable pour tous. Femme de dialogue et d’ouverture, elle recherche le débat public permettant une véritable réflexion sur nos problèmes de société.

Dans le respect des accords passés avec Ecolo, elle espère contribuer, en concertation avec toutes les bonnes volontés politiques qui le souhaitent, à développer plus de moyens et d’outils pour : promouvoir le logement, préserver l’environnement, soutenir l’intégration des personnes d’origine étrangère, favoriser la création d’espaces de vie et de parole. Elle est particulièrement sensible au phénomène de la drogue et la toxicomanie qui touche de plus en plus nos jeunes adolescents et dont on peut constater les conséquences désastreuses au niveau humain, social, sécuritaire et de la santé mentale.

Elle souhaite que l’on prenne conscience de toute la dimension de cette problématique et qu’une réflexion soit menée pour y apporter des solutions adaptées. Quant à la montée de l’extrême droite, elle rappelle les évènements douloureux du passé et l'aboutissement inéluctable des régimes totalitaires et d'oppression. 

Pour elle, être véritablement à l'écoute des préoccupations du citoyen, accepter la remise en question des différentes politiques menées jusqu'à présent, lutter contre l'ignorance par l'éducation et l'information permettront d'y faire face.


Jacques COUPEZ a prêté serment ce jeudi 28 novembre.

En septembre dernier, nous n'imaginions pas que les événements seraient aussi rapides et permettraient l'installation d'un nouveau conseiller communal membre du Parti communiste élu sur la liste ECOLO. En effet, suite à la démission de la Camarade Nicole Vandermael, candidate d'ouverture également mais membre du POS et de sa suppléante, Jacques se voit grandes ouvertes les portes du Conseil communal de Charleroi.

Il va ainsi rejoindre notre camarade Malika qui se réjouit de pouvoir compter sur un partenaire de poids. En effet, qui ne connaît Jacques à Charleroi pour le travail militant inlassable qu'il mène depuis son adhésion au PC?

Jacques, écologiste avant l'heure, n'aura ainsi aucune peine à respecter l'accord électoral conclu avec ses partenaires comme il n'aura aucune difficulté à mettre en évidence et dénoncer les puissances d'argent assoiffées de profit contre lesquelles, lui et ses compagnons du Martinet ont gagné quelques belles batailles.

 

Rappelons-en quelques-unes:

 

-          La lutte pour la sauvegarde et le classement de cet inestimable lieu de verdure que représente le terril du Martinet;

-          L'opposition victorieuse à la pénétration d'une autoroute reliant la R 3 à la A 54 ce qui aurait causé la destruction de centaines d'habitations à Roux et à Jumet;

-          La création avec 15 comités de Wallonie de la Coordination des Comités de Défense des Terrils et la lutte victorieuse qu'ils ont remportée contre la Ryan Europe.

-          L'aide apportée à l'ADEM, comité de Défense de Monceau, opposé à l'extension d'un CET sur le Trou Beaumont;

-          L'offensive contre un société pétrolière désirant s'implanter dans une zone fortement urbanisée sans posséder le moindre permis d'exploiter;

-          L'opposition à l'implantation d'un centre de tri aux abords d'une  réserve naturelle,  encore une fois, une multinationale, la Shanks and Waste ( anciennement Page conteneurs).

 

Cela pour les combats les plus importants sans oublier sa présence au quotidien dans d'autres combats comme celui mené pour un enseignement de qualité ouvert à tous.

 

Malika et Jacques, vos camarades n'ignorent pas que vous serez le dignes successeurs de  Maurice Magis, ce grand homme qui nous  a représentés durant tant d'années au Conseil communal de Charleroi et que vous serez les porteurs des mêmes valeurs qui l'animaient à savoir le dialogue et la tolérance tout en affirmant et défendant becs et ongles son identité de communiste.

Robert TANGRE

 








11:10 Écrit par PC Charleroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

LE VERRE BRISE NE PORTE PAS BONHEUR

284 emplois sur 800 sont menacés à AGC Automotive Fleurus (Ex Splintex). Derrière les arguments fallacieux de la direction pointe la réelle menace d'une délocalisation.

Alors que les actionnaires américains en étaient encore à digérer leur dinde aux airelles de Thanksgiving, les travailleurs de l'entreprise AGC Automotive à Fleurus, plus connue sous son ancien nom de Splintex, ne pouvaient que se demander à quelle sauce ils allaient être mangés. 284 emplois sur les 800 encore en place sont ainsi menacés suite à une annonce faite par la direction européenne du groupe mondial nippo-américain, Asahi AGC, qui produit des verres pour l'industrie automobile. Cette nouvelle a

d'autant plus étonné que le carnet de commandes d'AGC Fleurus est rempli jusqu'en 2008. Prévenu de ce nouveau dégraissage (voir "un lourd antécédent"), ce deux décembre, le personnel décidait immédiatement de prendre le contrôle des opérations, avec le soutien de ses représentants syndicaux. Après s'être emparé de l'entreprise et en avoir bloqué les accès (faut-il le rappeler, l'outil de travail appartient in fine au travailleur), le personnel de Splintex séquestrait la direction dans ses locaux. Le lendemain, il la libérait. Un geste de combat devenu rare, et qui n'a dès lors pas manqué, au minimum, d'attirer l'attention des médias sur le drame qui se joue à Fleurus. Car il s'agit bien de plus d'un tiers de l'emploi qui est ici susceptible de passer à la trappe, au plus tard à la fin 2006, un charcutage qui n'est de plus quasiment motivé par aucun argument valable de la part de la direction.

Continuellement avancé, le prétexte du manque de productivité du site fleurusien ne tient pas la route, pour peu que l'on confronte l'affirmation du patronat à la situation réelle vécue sur le terrain et relayée par les représentants du personnel.

Jusqu'il y a peu, Splintex était le site habituel de développement de nouveaux produits du groupe Asahi pour le marché européen. De plus, l'entreprise de Fleurus reste celle des trois entreprises (une en Italie, une en Tchéquie) qui produit les verres automobiles les plus perfectionnés (pare-brise feuilleté, verre formé, etc...).

Ce sont bien là deux activités qui ne peuvent pas apporter un "rendement productif", surtout en comparaison avec les produits plus "simples" (vitres plates, latérales) qui sortent des deux autres usines européennes du groupe. Diviser pour mieux régner, la maxime est évidemment appliquée par la direction européenne qui n'hésite donc pas à comparer l'incomparable pour soutenir son projet de restructuration.

 

LA VALSE DES DIRIGEANTS

Deuxième (et pour ainsi dire, second) argument avancé par la direction : le climat social est depuis bien longtemps détestable à Splintex. Là encore, selon que l'on se soucie plus de la dignité humaine ou de la grosseur de son portefeuille, la situation prend un tout autre éclairage.

Car, de l'aveu même des délégués syndicaux, les travailleurs procèdent probablement plus souvent à des arrêts de travail ici qu'ailleurs. Néanmoins, les syndicalistes avancent plusieurs points.

D'abord, l'entreprise est en "négociation constante" car le personnel de Splintex est à la limite du "tout flexible", un ouvrier qui travaille sur telle machine dans telle partie du bâtiment à fabriquer tel type de verre selon tel  horaire peut parfaitement d'un jour à l'autre se retrouver assigné à un tout autre outil, dans un autre lieu de l'usine, à un horaire différent et vice-versa. Ensuite, depuis les événements de 2000 (voir "un lourd antécédent"), le personnel a connu d'incessants changements de dirigeants. Chacun revenant sur des décisions prises avec l'équipe dirigeante précédente, forçant des "retrouvailles" autour de la table de négociations.

De plus, s'inquiétent aujourd'hui les représentants syndicaux, les deux précédents dirigeants assignés par le groupe Asahi à Splintex ne provenaient ni du secteur de l'automobile, ni de celui du verre. "On aurait voulu préparer la chute de Fleurus, on ne s'y serait pas mieux pris", soupçonne désormais une bonne partie des travailleurs, ouvriers et employés solidaires depuis le début de l'action.

UNE DELOCALISATION DEGUISEE ?

Finalement derrière ce licenciement collectif décidé sans respect de la procédure Renault (implémentée en Belgique depuis la fermeture de Vilvoorde et qui impose aux directions d'entreprise un minimum de devoirs sociaux à accomplir en cas de perte d'emplois massive), se profile de plus en plus nettement une volonté de délocaliser le site fleurusien. La pratique est malheureusement devenue trop courante pour encore étonner. La direction vide un site de ses ressources, humaines d'abord, matérielles ensuite, prétextant une conjoncture défavorable, une productivité insuffisante, voire pour les moins hypocrites (mais qui sont incidemment les plus cyniques), des charges sociales qui alourdissent trop la masse  salariale.

Ensuite, elle ouvre une nouvelle usine ailleurs, à l'Est ou au Sud, où les ressources humaines sont littéralement plus "exploitables". Et si l'on en croit les échos relayés par les représentants des travailleurs de Splintex, la "sous-direction" européenne d'Asahi aurait reçu des instructions de la direction générale du groupe mondial d'explorer des pistes pour ouvrir un nouveau site en Roumanie ou en Turquie… au détriment de Fleurus ?

Un premier bureau de conciliation entre syndicalistes et patrons s'est soldé par un échec, ce mardi 7 décembre. Il faut préciser que jusqu'ici, les syndicalistes n'ont toujours eu en face d'eux, au mieux, que les dirigeants européens du groupe mondial Asahi. Il faut malheureusement se demander si les dirigeants japonais et américains ne considèrent pas la situation terrible de Fleurus comme rien de plus qu'un petit nid de poule fâcheux sur l'autoroute du profit…

A Fleurus, les travailleurs sont au moins certains d'une chose, ce plan de restructuration ne se justifie pas par des raisons économiques objectives. Un nouveau bureau de conciliation est prévu pour ce mercredi 15 décembre.

UN LOURD PRECEDENT

L'action des travailleurs de Splintex, si elle s'explique par un climat social perpétuellement tendu, trouve également sa source dans des événement survenus il y a quatre ans. En 2000, un licenciement de grande envergure avait déjà été décidé, et mené à son terme, par la direction de l'époque, alors que l'entreprise fleurusienne faisait déjà partie du groupe mondial de production de verres pour automobiles, Asahi AGC. Quelque 300 travailleurs avaient alors perdu leur emploi mais la pilule était plus ou moins passée, sous promesse de la direction d'alors que ce dégraissage massif assurerait la pérennité du site fleurusien. Aujourd'hui il apparaît

donc clairement que ce n'est pas le cas… Pour les délégués syndicaux, le constat est simple, le plan de restructuration de 2000, qui était probablement justifié, contrairement à celui-ci, n'a pas été suivi par la direction qui l'avait mis sur pied puisque, un mois plus tard, Splintex réembauchait dans les mêmes proportions.

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L'INTERNATIONALE SAINT-NICOLIENNE

Derrière chaque emploi supprimé se tient un travailleur, un être humain et derrière chaque travailleur se tient, bien souvent, une famille, un foyer, des enfants. La suppression d'emplois à AGC Automotive Fleurus (Splintex) a été décidée alors que le carnet de commandes est plein jusqu'en 2008 mais surtout elle a été annoncée au personnel après lui avoir demandé de prester des heures supplémentaires en vue de reconstituer des stocks (en prévision de la grève qui n'allait pas manquer après l'annonce du licenciement?). Et encore plus dramatique, la mauvaise nouvelle a été apportée aux travailleurs au début décembre, mois toujours délicat, dédié habituellement aux fêtes de fin d'année, aux rassemblement familiaux, à la paix sur terre aux hommes de bonne volonté. Il n'était en tout cas pas question dans l'esprit des travailleurs que le drame qui se noue actuellement n'interfère avec la fête de Saint-Nicolas annuellement offerte aux enfants des travailleurs. La scène avait de quoi faire sourire, ou même reprendre espoir. Ce matin du lundi 6 décembre, le grand saint, tout de rouge vêtu, avec sa mitre, sa crosse et sa longue barbe a rendu visite, comme prévu, à l'entreprise fleurusienne. Là, les grévistes, accompagnés pour l'occasion de leurs enfants, l'ont reçu et, dans un mélange des genres réjouissant, ont chanté, en guise de bienvenue à saint Nicolas, l'Internationale.



10:56 Écrit par PC Charleroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |