15/03/2005

Carburants : la grosse arnaque

Carburants : la grosse arnaque

 

Le pétrole, ce n'est pas le champagne. Quand le brut pétille, les consommateurs ne sont pas à la fête. Le baril, anormalement bas ces dernières années, a plus que triplé depuis plus de trois ans.

Régulièrement les médias nous servent la formule magique "nouvelle hausse du mazout de chauffage, de l'essence, du fuel ou du GPL". Ces prix sont la conséquence de la hausse des produits pétroliers sur les marchés internationaux.

Un peu courte, l'explication. En 1991, durant la guerre du Golfe comme en 1996, le prix du baril était déjà au plus haut. Au début des années 80, il flirtait avec les 40 dollars contre 30 aujourd'hui. Mais le prix des carburants est maintenant bien plus élevé qu'il ne l'était alors.

 

Et la baisse massive des prix du brut en 1998 n'a pas fait baisser à la pompe dans les proportions attendues. Résultat, le prix du mazout de chauffage a plus que doublé et le litre d'essence a largement passé la barre des 40 F. les prix du gaz, indexés depuis les années 70 sur les prix pétroliers, suivent "opportunément" le mouvement.

 

Plusieurs éléments jouent contre le "cochon de payant de consommateur" pour amplifier la hausse du baril.

 

1.       Les produits sont toujours négociés en dollars. L'euro, la nouvelle monnaie unique devait nous mettre à l'abri des spéculations monétaires. Depuis lors, pas davantage de diminution des coûts des produits pétroliers, malgré la chute du dollar qui vaut +/- 0,75% de l'euro.

 

2.       Il faut des semaines pour acheminer le brut des champs pétrolifères. 40 jours pour le faire venir du Golf. Mais il ne passe pas 24 heures entre l'annonce de la hausse des cours et la hausse des prix aux consommateurs. Les délais sont beaucoup plus longs quand les cours sont à la baisse. Ce sont les compagnies pétrolières qui touchent le jackpot dans ce jeu spéculatif.

 

3.        Les droits d'accises sont fixes. Mais la part de la TVA augmente au rythme de l'augmentation du prix. L'essentiel des sommes que nous laissons au pompiste rentrent dans les caisses de l'Etat. Or, quand les responsables gouvernementaux – qui ont exclu les produits pétroliers de l'index – et européens s'émeuvent, c'est pour évoquer des risques d'inflation, des hausses des taux d'intérêt… au risque de casser la croissance.

 

Une pétition à signer contre l'augmentation des coûts des produits pétroliers :

http://users.skynet.be/particommuniste.be/le_pc_en_mouvem...

 

 


 

SUPER 95

 

SUPER 98

DIESEL

LPG

Prix de base

18,84 FB

20,39 FB

25,54 FB

41,69 FB

Marge et coût de distribution

12,51 FB

12,21 FB

17,13 FB

40,96 FB

Prix hors accises

31,35 FB

32,60 FB

42,67 FB

82,65 FB

Accises et cotisation énergie

51,29 FB

50,05 FB

39,97 FB

0 FB

Total HTVA

82,64 FB

82,64 FB

82,64 FB

82,64 FB

TVA

17,36 FB

17,36 FB

17,36 FB

17,36 FB

Prix consommateur actuel

100 FB

100 FB

100 FB

100 FB

Total perçu par l'Etat

68,65 FB

64,41 FB

57,33 FB

17,36 FB


10:42 Écrit par PC Charleroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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