20/04/2005

Etincelle N°4

l'ETINCELLE N°4
Avril 2005


14:30 Écrit par PC Charleroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

En France comme chez nous.

En France comme chez nous.

 

Trois questions  à Bruno Gosselin, secrétaire de la section d’Avion (Pas-de-Calais) du PCF.

 

Pourquoi un « NON » positif au projet de constitution européenne ?

 

Tout simplement pour dire que rejeter le projet de constitution européenne, c’est vouloir rejeter un texte qui n’est non seulement pas à la hauteur des besoins humains - en nous faisant miroiter la charte des droits fondamentaux - mais parce qu’il faut en même temps exiger une renégociation pour obtenir des garanties sociales et économiques nouvelles, face aux grands patrons du MEDEF qui nagent dans les surprofits et méprisent les salariés.

 

Voter « NON » ce ne sera donc pas la  catastrophe?

 

La précipitation de Chirac qui avance le jour du vote face à la montée du « NON » dans les sondages, la maigre participation des Espagnols ou les médias envahis par les partisans du projet démontrent que la «peur» gagne les patrons et la droite de voir tomber ce projet qu’ils appellent de leurs voeux. Un projet qui nous soumettra totalement à la loi des marchés financiers. La catastrophe c’est donc avec ce projet tel qu’il est aujourd’hui et rendra difficile une véritable politique de gauche en France.

 

Faire gagner le « NON » c’est donc possible?

 

Tout à fait! C’est pourquoi le PCF, les communistes d’Avion vont multiplier les informations sur les insuffisances et les dangers du projet de constitution européenne et avancer leurs propositions. Ne pas aller voter « NON » ce serait laisser faire les tenants du «oui». L’Europe ne doit pas être laissée entre les mains des pourfendeurs des droits des salariés. La population doit s’occuper de l’Europe.

La victoire du « NON » ce sera une véritable bouffée d’oxygène pour tous ceux qui souhaitent que cela change.

 

La précarité pour les uns…

 

* En France, plus de 50% des salariés gagnent moins de 1460 euros nets

* 80% des rémunérations minimales sont inférieures au SMIC

* Le coût horaire en France est inférieur à ceux du Danemark des Pays-Bas, de L’Allemagne et des Etats-Unis

* 4 millions de personnes vivent dans la pauvreté et plus d’un million sont en même temps salariés

 

* 8% des richesses créées par les entreprises françaises sont passées des salaires vers les profits et les dividendes aux actionnaires

 

...la richesse pour les autres


* Chez Renault 2,1%  l’augmentation pour les salariés et + 29% pour les actionnaires

* Les profits explosent comme à Total + 23%, BNP + 24%, L’Oréal + 143%, Renault + 55%, Arcelor + 872%, Danone + 10%, Schneider + 30%, Bouygues + 41%, etc
* Salaire du PDG de L’Oréal : 6 000 000 d’euros par an « une misère » .




14:29 Écrit par PC Charleroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

CHARLEROI, ville « non AGCS »

CHARLEROI, ville « non AGCS »

 


Charleroi est venue s’ajouter à la liste ô combien importante et significative de toutes ces villes des cinq continents qui en chœur rejettent l’indigeste plat concocté par l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce), visant à   "libéraliser", pour ne pas dire privatiser la quasi totalité des services régis par l’économie  et qui plus est, ceux offerts par l’ensemble des services publiques. Donc implicitement ceux fournis par l’état, la région ,les villes et des communes.

 

L’AGCS (Accord Général sur le Commerce et les Services) est un accord sans précédent ni équivalent juridique.

Il contraint les pays membres de l’OMC à négocier périodiquement jusqu’à la privatisation de tous les secteurs dits de service. Il oblige, selon les règles internes, chaque pays ou groupe de pays engageant des secteurs à la privatisation à considérer ces engagements comme irréversibles.  Il remet en cause le modèle social développé dans la plupart des pays. Il  menace la démocratie, devenue un obstacle à la recherche du profit.

 

L’AGCS un fantasme…voyez  s’il était  appliqué !

 

Il s’attaque  à la santé ( fin des hôpitaux publics) comme l'ISPPC, au secteur combien essentiel de l’eau (privatisation des intercommunales de distribution, des régies…)

Au secteur de l’énergie, à l’éducation, à l’enseignement, au logement, à la gestion des déchets, (ICDI),aux transports et donc le TEC et la SNCB, aux services postaux, les télécommunications, la radio, la télévision, aux services environnementaux, l’aménagement du territoire, aux services d’études, (IGRETEC), aux services sociaux, à la sécurité sociale, aux intercommunales et aux régies …

 

Bref, l’AGCS ne reconnaît pas la notion de service public, elle ignore la notion de « service universel »

 L’AGCS menace le modèle social

 

Le paragraphe 2 de l’article 1 relatif au mode  de fourniture des services et à la mobilité des personnes physiques va interdire aux pouvoirs publics de faire respecter les normes et de garantir les conventions collectives qui donnent vie à ce modèle social.

Au travers du projet de directive Bolkestein  qui, sous la pression de centaines de milliers d’opposants, le sommet de Bruxelles a réussi hier à imposer le retrait, cela aurait pu mettre en concurrence du personnel de chez nous avec des travailleurs venus à titre temporaire d’autres pays auxquels on aurait pu appliquer les normes salariales et sociales du pays d’origine.

Il ne faut pas non plus ignorer le fait que d’une manière générale,  le salaire minimum et la sécurité sociale sont considérés  par l’OMC comme des « obstacles techniques potentiels au commerce ».

Certes, si la copie est revue, elle le sera dans un contexte tout aussi libéral car discutée par les mêmes personnes. La résistance ne peut donc faiblir, et la vigilance reste de mise.

 

L’article 6 relatif aux réglementations intérieures donne mandat à l’OMC d’élaborer des « disciplines » afin que les législations et les réglementations nationales, régionales et locales ne présentent pas un contenu éthique, sanitaire, social, environnemental « plus rigoureux que nécessaire » qui serait de nature à entraver la libre concurrence. Avec ces « disciplines », l’OMC aura le pouvoir de démanteler les protections sanitaires, sociales, environnementales et culturelles décidées dans chaque pays, à chaque niveau de pouvoir.

 

L’AGCS et la transparence,… connaît pas !

 

Il faut en effet savoir que la négociation sur la mise en œuvre  est confiée à des procédures confidentielles non contrôlées démocratiquement, d’abord au niveau des institutions européennes et ensuite au niveau de l’Organisation Mondiale du Commerce et que ni les citoyens, ni les élus fédéraux (sénateurs et députés) ne sont en mesure d’exercer sur cette mise en œuvre le moindre contrôle démocratique alors qu’ils sont directement concernés. L’article 19 de l’AGCS consacre son  caractère évolutif en indiquant que «des séries de négociations successives auront lieu périodiquement en vue d’élever le niveau de libéralisation. »  La prochaine aura lieu à Hong-Kong en décembre et chaque pays devra désigner un des services qu’il entend « donner au marché ». Sur les 125 pays signataires, 42 ont déjà fait offre, 50 se font tirer l’oreille pour leur passivité. Cette pression est inacceptable, car il appartient à chaque état de définir lui-même quels services relèvent de l’intérêt général et du libre choix de les retirer du jeu de la concurrence et des procédures du marché public.

 Aucun pouvoir supra-national, voire supra-européen  ne peut s’arroger le droit de remettre en cause le modèle social développé depuis 150 dans certains pays européens et menacer par là même  les droits démocratiques des citoyens.

 

Bref , un projet dangereux

Qui rendrait les pays, les régions, les villes et communes  comme une marqueterie de féodalités économiques régies par la loi du moins-disant social et environnemental, au nom de la libre concurrence !

Après les paradis fiscaux, où l’argent échappe aux principes de responsabilité et de solidarité, voici venir les enfers sociaux ou environnementaux.

Ne perdons surtout pas de vue que les règles de l' A.G.C.S. s'appliqueront à tous les échelons de décisions politiques. Les États seront dessaisis de tout pouvoir sur les secteurs libéralisés. Mais, aussi, les régions, départements et même les communes.

En notre qualité de responsables politiques, soucieux du droit des gens, d’ailleurs garanti au travers de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, de Pactes internationaux relatifs aux droits économiques, sociaux et culturels,  aux droits civils et politiques, nous ne pouvons admettre l’injuste dichotomie de « l’économiquement rentable au privé » et « les missions qui coûtent au public. » avec pour les citoyens, l’insécurité, l’opacité, les effets  désastreux pour l’emploi et l’accroissement des inégalités et le risque de perdre des droits fondamentaux.

Certes, le vote est intervenu  n’aura qu’une portée symbolique, mais à l’instar  de Paris, Genève, Vienne, Vancouver, Melbourne…,  c'est l'expression démocratique du refus de voir amputer la liberté de choisir son mode de vie en commun qui est mis en évidence.

La motion  qui a été  présentée  a également un caractère pédagogique : celui de fournir  l’information au  citoyen, celui de dénoncer le fait que les gouvernements et la Commission Européenne  gardent l’information aussi secrète que possible, celui de créer les conditions politiques à ce que  les gouvernements, les députés européens  amènent les négociateurs à revoir le mandat néolibéral conféré à la commission européenne.

 

La défense du service public est à ce prix !

 

Jacques Coupez, membre du Parti communiste, élu sur la liste ECOLO.

Cette motion a été votée à l'hunanimité des présents. Charleroi sera ainsi la 2ème commune à devenir "Commune hors AGCS" Etonnant ? Non car dans ces deux communes, le débat a été introduite par des conseillers communaux communistes.






14:15 Écrit par PC Charleroi | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Primero de mayo atlternativo

PRIMERO DE MAYO ALTERNATIVO

(1er mai)

Au Cercle Horticole, 300 Chaussée Houtart, Houdeng-Goegnies (LA LOUVIERE), Province du Hainaut, Belgique.

 10h  (Petite salle)

Le débat. Rencontre coup de gueule

On a raison de se révolter

avec

Jean Paul Procureur : journaliste et député CDH Fabrice Collignon : coordinateur du forum Social de Belgique  - Yves Hellendorf : permanent national CNE/ CSC pour le secteur non-marchand - Hamdan Al Damiri : militant palestinien, Association Belgo-Palestienne - France Arets : Collectif de Résistance aux Centres pour Etrangers - Pierre Eyben : Parti Communiste & Jeunes à Contre Courant - Olga Zrihen: sénatrice socialiste - Fabien Rondal: militant Bombe-spotting  et Vredesactie.  -Christiane Maigre des Marches Européennes.

13h (grande salle)

FESTIVAL

CHANTS PARTISANS ,Bruxelles.
 
PRETCHELDAVE reggae, Bruxelles
 ARINNA pop- rock http://www.arinnarock.com/  
 
DRIVING DEAD GIRL rock garage http://www.drivingdeadgirl.be.tf/ 
 MIRRORBALL rock  http://www.mirrorball.be/
 TECHNO KICK BOXING Démo(B)
LEL PUEBLO DE LA LLUVIA Latino - festif, ex-Kikunpaï
THE MUTANTS WOLFS Psycho-Surf-rock (B)
THE BLUES SHAKERS Blues-Rock (B)
 LES TRAVAILLEURS DE LA NUIT http://www.ltdln.propagande.org/  
Ska urbain militant, Paris, France ! 

Petite salle:

16h00 : AC BONSA, danse afro !

De 17h00 à 19h00,  

cabaret wallon "les panias volants"
proposé par la troupe de théâtre dialectale de Gilly (les disciples de Chénier)

5 euros seulement !!

Et aussi: stands du monde, militants et ludiques,

petite restauration, expo(s) et autres surprises


14:11 Écrit par PC Charleroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Intervention de Madame EL BOUREZGUI Malika

Intervention de
Madame EL BOUREZGUI Malika

 

(lettre adressée à Monsieur le Bourgmestre Jacques VAN GOMPEL), concernant la PREVENTION DE L'USAGE DE DROGUES ET DE SES EFFETS NOCIFS)

 

Comme partout ailleurs, notre ville n'échappe pas à la problématique de la toxicomanie et de ses dommages au niveau social, de la santé et de la sécurité.


 

Comme le constate les Fédérations bruxelloise francophone et wallonne des Institutions pour Toxicomanes (FEDITO) qui fédère des institutions actives dans la prévention, la réduction des risques et les soins relatifs aux assuétudes, la place qu' occupent les drogues dans notre société a de quoi faire réfléchir.  

 

En l'espace d'une génération, nous avons assisté à l'expansion "stupéfiante"  du marché des produits psychotropes en termes de consommation et de produits disponibles.  L'utilisation de drogues illégales s'est banalisée auprès de larges tranches de la population, s'ajoutant à la liste de drogues légales déjà disponibles dans le commerce. Il ne faut pas se voiler la face , les assuétudes concernent des pans entiers de la population et les personnes fréquentant les institutions spécialisées ne représentent que la pointe d'un grand iceberg.   Qu'on le veuille ou non, le cannabis, par exemple, est entré dans notre culture.

 

Il faut savoir que la consommation régulière ou abusive de cannabis est une des principales causes de décrochage scolaire et qu'à la prison de Lantin, près de 90 % des détenus sont consommateurs réguliers de drogues.  Aussi derrière chaque toxicomane, il y a un exploiteur de naïveté et de détresse humaine.

 

 Dans ce contexte, nous ne pouvons que saluer et soutenir les structures mises en place pour fournir assistance aux usagers problématiques de drogues et lutter contre la toxicomanie et ses dommages sur la vie urbaine que ce soit par la Ville via la division  "Prévention Drogue "  mise en place dans le cadre du Contrat de Prévention et de Sécurité dont l'un des objectifs porte sur la réduction des risques ou par des associations telles que l'asbl Transition - Diapason et Trempoline, entre autres.

 

Cependant,  il est évident que des moyens supplémentaires sont nécessaires pour renforcer, consolider ces structures, développer des synergies et faire face à des besoins croissants en matière de prévention, d'assistance et d'accompagnement pour la réinsertion sociale et professionnelle. Les travailleurs oeuvrant dans ces contexte particulier, devraient bénéficier de contrats à durée indéterminée permettant l' établissement de projets dans le long terme en vue d'une prévention de qualité.

 

L'asbl Transition, qui est un centre de sevrage et de crise subventionné en grande partie par l'INAMI, ne dispose que de 8 lits et il y a une liste d'attente de 6 mois. Trempoline ne dispose que d'une quarantaine de lits en post-cure, c'est-à-dire après sevrage complet.

Des lacunes sont également ressenties, comme par exemple, l'absence de centre de jour occupationnel pour les toxicomanes en traitement, un service de sevrage ambulatoire ainsi que des appartements supervisés comme cela existe à Bruxelles pour favoriser la réinsertion sociale.

 

Quant à la prévention, elle reste insuffisante alors qu'elle devrait être une priorité de santé publique.  Je suis de ceux et de celles qui pensent que plus on parlera publiquement de l'usage problématique des drogues, plus les consommateurs se remettront en question.

 

La consommation de drogue ne doit pas être banalisée car il existe un risque réel pour la santé. Il faut expliquer, informer des conséquences et des dangers que cela peut impliquer.

 

Ne pourrait-on pas se donner les moyens d'impulser une véritable campagne de prévention, de sensibilisation et d'information objective et claire qui soit visible dans l'espace publique, mener de façon systématique des projets d'information pédagogique sans dramatisation dans les écoles aussi bien à l'attention des élèves que des adultes ?

 

Les administrations, le CPAS, les écoles, les maisons de jeunes, les bibliothèques, le Palais de justice, etc ... pourraient être des espaces propices pour diffuser cette campagne d'information par des affiches, des brochures et autres.

 

D'autre part, en amont, une synergie devrait être développée avec les différents secteurs d'interventions psycho-sociales existant dont les acteurs sont amenés à rencontrer les familles et leurs enfants dans les différents moments de leur vie et qui pourraient observer, entendre ou dépister les situations à risque.

 

Au centre ville, le long de la Sambre, on peut constater au sol, la présence de nombreuses seringues utilisées pour l'injection de drogues, seringues que les éducateurs de rue n'ont de cesse de ramasser.  A ce sujet, la FEDITO préconise, dans le cadre de la politique de réduction des risques, le développement d'initiatives telles la création de salles d'injection et des campagnes de vaccination contre l'hépatite B, ciblant le groupe à risque que constituent les usagers de drogues par voie intraveineuse.

 

Quant aux agents de police qui sont appelés à gérer des situations de consommation problématique sur le terrain et à rencontrer des familles en détresse, sont-il bien formés à ce type d'intervention et informés des structures existant pour pouvoir les relayer ?

 

Malika, membre du Parti Communiste, élue sur la liste ECOLO

 


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