18/05/2005

ILS L'ONT DIT!

GISCARD CONTENT DE LUI

Devant quelques centaines d'élèves des grandes écoles, l'académicien et président de la République en retraite Valery Giscard d'Estaing a eu ces mots pleins de modestie. Le traité est "facilement lisible, limpide et assez joliment écrit. Je le dis d'autant plus aisément que c'est moi qui l'ai rédigé ". Giscard, lui aussi, ne serait-il ni de gauche, ni de droite?

 

 

Même Busquin s'est tu

 On diabolise cette directive, qui serait le modèle de l'ultralibéralisme. Excusez-moi! C'est l'héritage de la Commission Prodi, dans laquelle il y avait une majorité de gauche! Et il n'y en a pas un qui a moufté lorsqu'ils étaient dans cette Commission-là, il y a évidemment des choses que je n'accepte pas…

(Louis Michel)

 

Une double morale

La société valorise la défense de l'intérêt personnel pour les élites du monde de l'entreprise, qui gagnent parfois des sommes gigantesques. Et dans le même temps, on exige des responsables politiques qu'ils considèrent leur tâche comme un véritable sacerdoce. Ils ne peuvent se permettre la moindre maladresse, sous peine d'être cloués au pilori. Lorsque certains grands patrons du privé commettent des fautes. Les enjeux financiers sont souvent considérablement plus importants. Mais cela suscite bien moins de remous, car on dit : 'C'est de l'argent privé'. On oublie un peu vite qu'un grand patron qui détourne 100 millions provoque des dégâts beaucoup plus considérables dans la société, en termes de casse économique, qu'un élu qui commet une maladresse. Certains médias ont consacré beaucoup plus de place au traitement de 'l'affaire' Arena qu'aux affaires Enron ou Vivendi à l'époque. D'un côté , une douche, dépense excessive, peut-être, mais dérisoire, de l'autre, des fraudes portant sur des millions d'euros. Sur le plan des principes, il est logique qu'on attende d'un gestionnaire politique qu'il se comporte de façon irréprochable.  Mais certains (pas seulement les médias, les citoyens aussi) , en arrivent à perdre tout sens des proportions. On oublie que les manipulations de ce que l'on appelle l'argent privé vont parfois plonger des milliers de gens dans la misère. On est très loin de la douche d'Arena.

Marc Jacquemain (sociologue)  - Extraits du Journal du Mardi

 

FAUTE D'ARGUMENTS, LES INSULTES.

 Le ministre britannique des affaires européennes Denis Macshane qui tenait meeting pour le Oui, le jeudi 24 mars, à Bordeaux, s'est emporté contre "les néo-communistes, les néo-cons qui tentent de vous persuader que voter NON au traité est une bonne chose!" et aussi contre les responsables du Parti Socialiste français "infectés" par "la maladie politiquement transmissible anti-européenne".

Extrait de Liberté-Hebdo.

 


13:27 Écrit par PC Charleroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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