21/06/2005

L'Etincelle n°6 (juin 2005)

l'ETINCELLE N°6


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Charleroi paralysée à plusieurs reprises suite aux grèves du TEC

Charleroi paralysée à plusieurs reprises suite aux grèves du TEC

Depuis le début du mois de mai, les agents du TEC Charleroi font connaître leur mécontentement en déclenchant des actions de grèves, arrêts de travail annoncés dans certains cas, grèves spontanés dans d'autres. Pour en savoir plus, nous avons demandé à notre camarade Georges Cambier, délégué syndical CSC de nous en dire plus sur ce conflit qui s'éternise.

 

Georges, la direction de la SRWT a rencontré les organisations et leur a avancé un certain nombre de propositions qui ont été rejetées en bloc. Pourquoi?

Nous avons jugé ces propositions insuffisantes eu-égard au cahier de revendications introduit et défendu par les négociateurs syndicaux CSC.

En effet, la programmation sociale accordée aux travailleurs doit contenir, en plus des avancées reprises dans la proposition, une augmentation plus significative du pouvoir d'achat, soit :

- une augmentation des barèmes de l'ordre de 0,15  euros par heure,

- un sursalaire de 25% pour le travail du samedi

- une distribution aux travailleurs de 50% de l'enveloppe financière acquise par l'augmentation des recettes en 2005-2006 liées à l'augmentation de la productivité des travailleurs par l'application du REB.

 

Vous n'êtes donc pas satisfaits. Pourtant, la Libre Belgique a publié des chiffres "éloquents" sur les salaires des conducteurs. Pourquoi donc, vous plaignez-vous?

 

Les éléments avancés par ce journal ne sont qu'un copier-coller d'informations fournies par la SRWT. Or, les premiers éléments que nous avons réunis situent le salaire moyen d'un conducteur à 1250 euros (soit 50 000 Fb) , on est loin de l'eldorado présenté par les dirigeants de la

 

 

SRWT. Nuançons toutefois pour dire que ce salaire est atteint par un conducteur ayant au minimum 10 années d'ancienneté à la société.

 

Comment jugez-vous les déclarations du Ministre Antoine qui a la responsabilité des transports dans ses attributions?

Nous sommes surpris pour ne pas dire consternés par les déclarations matamoresques et non vérifiées à posteriori du Ministre qui a le transport en charge au sein du gouvernement wallon. Son intervention faite dans les médias sur les salaires des conducteurs, démontre sa méconnaissance la plus totale du mode des rémunérations du personnel.

 

Doit-il laisser agir les dirigeants de la SRWT ou intervenir dans le conflit?

Laisser le champ totalement libre à la SRWT pour négocier avec les organisations syndicales est, selon nous, une seconde erreur commise par le Ministre. Il ne peut ignorer qu'il se doit de jouer un rôle dans tout ce qui relève du dialogue social au sein du groupe TEC-SRWT, tel qu'initié par son prédécesseur. Contrairement, à la prudence dont il fait preuve et son manque d'audace surprenant alors qu'il est tout le contraire en politique, il est celui qui doit fixer le cadre politique dans lequel le transport wallon doit se promouvoir et ce, sur tous ses aspects y compris celui qui doit assurer un dialogue social serein au sein du secteur. C'est le Ministre responsable et le gouvernement qui décident sur tous les aspects des politiques à mener et il n'est jamais sain pour la démocratie que d'autres se substituent à la légitimité détenue par les seuls représentants politiques élus démocratiquement.

 

Les deux principales organisations syndicales semblent dépassées par leur base vu le nombre d'actions déclenchées spontanément?

Effectivement sur les actions de grève, il y a un front commun mais il en est tout autrement en ce qui concerne les actions à mener sur le terrain. Les travailleurs n'y comprennent plus rien et n'acceptent pas que dans la rue, chaque délégation syndicale descende séparément pour défendre son propre cahier revendicatif.

 

En conclusion?

Nous avons la volonté de préserver la solidarité des travailleurs.

 

PROPOSITIONS COMPRISES DANS LA MARGE SALARIALE DE 6% MAXIMUM FIXEES PAR LA SRWT:

 

 

Augmentation de la marge salariale ;

Augmentation des barèmes de 0,60% à partir du 01/01/2005. Cette augmentation sera appliquée sur les rémunérations du mois de juin et l'effet rétroactif du 01/01/05 au 01/05/05 sera versé aux travailleurs le 01/09/05.

Prestations du samedi :

Le travail du samedi générera un sursalaire de 15% à dater du 01/01/05. les arriérés seront payés le 01/09/05.

Si pendant la période couverte par la convention (2005-2006) les indexations appliquées aux rémunération n'atteignent pas les 3,3% fixé par la SRWT dans le maximum de 6% de marge, la différence sera payée avant le 31/12/2006.

Exemple : octroi seulement d'une indexation de 2% sur 2005-2006, la différence 3,3% – 2% = 1,3% sera appliquée aux barèmes au terme de 2006.

 

Le Parti Communiste rappelle que :

le pouvoir d'achat des travailleurs s'est amoindri depuis le passage à l'euro, les prix à la consommation ayant pris l'ascenseur.

Ce pouvoir d'achat est à nouveau mis à mal par l'augmentation des coûts des produits    pétroliers*

 

Pour ces raisons, e PC appuie la principale revendication des travailleurs du TEC à savoir une réévaluation salariale conséquente, seule, susceptible de relancer la consommation des ménages et par conséquent permettre la création de nouveaux emplois.

 

Une pétition s'opposant à l'augmentation des coûts des produits pétroliers est à signer à l'adresse suivante :


 http://users.skynet.be/particommuniste.be/le_pc_en_mouvem...


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Le travail de nos élus au Conseil communal de Charleroi.

Le travail de nos élus au Conseil communal de Charleroi.

 

Lors du Conseil communal du 28 avril 2005, le groupe ECOLO par la voix de notre Camarade Jacques COUPEZ, représentant du Parti Communiste a fait la déclaration suivante à propos du  règlement de police sur la mendicité.

 

"Notre groupe politique voudrait d’abord souligner l’évolution positive du règlement de police qui est présenté aujourd’hui, notamment par l’introduction de :

 

-L’article 7 : qui interdit la mendicité en compagnie de mineurs âgés de moins de 16 ans.

-L’article 11 : qui stipule que nul ne peut se livrer  à la mendicité pour le compte d’autrui

-L’article 13 : concernant le devoir des intervenants de police de s’assurer que les personnes qui mendient ont bien connaissance de leurs droits et de toutes les informations  en matière d’aide sociale.

 

En regard de ces articles, notre groupe estime que tous les autres tombent sous le coup des articles 50 et 51 du règlement actuel qui concernent d’une manière générale : l’ordre public, la sécurité, la tranquillité, la salubrité publique, la possession d’animaux, etc…, que l’article 43 porte sur les mêmes aspects mais est à l’adresse des nomades

 

Nous estimons qu’il aurait été plus judicieux d’étoffer le règlement existant par les accents sociaux des articles 7,11,13.

Car que l’on soit riche, nomade ou mendiant, on est citoyen, avec des droits mais aussi des devoirs et nous pensons que l’on ne peut catégoriser une réglementation de police.

 

Tout citoyen ne peut en effet perturber l’ordre public, entraver les voies d’accès aux édifices, entraver la circulation, celles des passants, être agressif, harceler, exhiber des objets de nature à effrayer le public, compromettre la tranquillité et la salubrité publique…

 

Notre remarque est également fondée par le fait que le PV des réunions préparatoires à ce règlement du 20 et 26/1 fait référence à une présence régulière de SDF et de « Roumains ».

Même dans la précarité, il n’y a que des citoyens !

 

 Sous la forme présentée, notre groupe ne votera donc pas le règlement !

 

Il souhaite par contre que soit relancée  une table ronde de la pauvreté, de la précarité  à l’échelle de la communauté urbaine que les services d’aides 24h/24, les accueils de jour, restos du cœur, urgences sociales, hébergement,.. fonctionnent tous à la dimension de cette même communauté et que l’on renforce la démarche entreprise par le relais social avec le monde associatif présent sur le terrain, dans une perspective de prévention.

 

Le groupe s’associera également à toutes les mesures et prendra toutes les initiatives qui s’attaqueront  aux causes de la pauvreté.

 

En conclusion, Jacques Coupez fait encore remarquer que les raisons du vote négatif de ce règlement, le sont pour des motifs totalement différentes du groupe MR.

Par rapport au MR, il a tenu à souligner que bien qu’étant « aux affaires », au plus haut niveau du pays, ce groupe politique ne présente  pas la moindre proposition pour remédier aux causes de la pauvreté.

Finalement on pourrait résumer la position du MR en une phrase :

« Cachez-moi ces pauvres que je ne peux point voir ! »


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Ils l'ont dit !

Ils l'ont dit !

 

NOUS SAVONS POUR EUX!

 

…. (nous sommes opposés) au détournement de cette pratique démocratique. Cette Constitution est un sujet complexe et qui n'a jamais fait l'objet d'une attention pédagogique, tant de la part des politiques que de la majorité des médias. C'est aux élus d'assumer leurs responsabilités. Nous avons opté pour un débat parlementaire. Une majorité de nos concitoyens ne comprend pas de quoi on parle. Dès lors, poser une question sur un tel sujet, c'est ouvrir une voie royale à ceux qui veulent parler d'autre chose. A savoir, en France, la contestation au sein du PS, la guerre entre les clans de la droite, la politique gouvernementale, l'entrée de la Turquie dans l'Union, ou le lundi de Pentecôte.

 

Elio Di Rupo (Le Monde 25/04/05)

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Une nouvelle donne pour Courcelles ?

Une nouvelle donne pour Courcelles ?

 

L’UCPW a pris connaissance des résultats du poll socialiste courcellois et mesure à sa juste valeur l'importance du vote des militants et membres appelés à désigner la tête de liste qui conduira le Parti socialiste local, lors des élections communales de 2006.

 

Il y a un mois encore, les choses semblaient faites, puisqu’ une seule candidature avait été déposée, celle de Christian Hansenne, actuel échevin des travaux. C’était sans compter sans l’arrivée du jeune outsider, Axel Sœur, à qui l’on prédisait au mieux 25 % des voix des militants courcellois.

 

Et ce sont ceux-ci qui ont fait la différence, en désignant avec un score sans appel, le jeune président socialiste de la section de Gouy.

 

Sans remettre en cause la popularité ni la compétence de l’actuel échevin des travaux, c'est au travers de sa personne , qu'ils ont voulu sanctionner le Collège échevinal pour sa gestion sclérosée, axée  sur le court terme, sans plan de travail,  réglant les problèmes dans l’urgence, sans volonté d’ouverture, ni de partage de pouvoir,  tout en limitant l’information et laissant transparaître une crainte de mise en œuvre de la démocratie participative.

 

Ce sont sans doute toutes ces raisons qui ont amené les militants à privilégier le nouveau meneur, dont l'âge leur permet d'augurer d'une volonté de changement. 

 

L’UCPW prend bonne note de cette désignation, car cela rejoint les souhaits très souvent exprimés par ses élus: la fin du clientélisme, la volonté de transparence, la nécessité de l’information et le besoin de rendre la démocratie vivante.

 

L’UCPW pense que c’est avec des personnes, intimement convaincues du bien-fondé des valeurs de gauche comme Axel Sœur – qui n'est d'ailleurs pas seul au sein du PS local - que pourra s’élaborer une politique conforme aux attentes des Courcelloises et Courcellois.

 

L’UCPW espère que de nouveaux réflexes interviendront, et que le nouvel élu sera l’initiateur local d’un rassemblement des forces de progrès, seul capable de redonner confiance et espoir, contrer la continuelle ascension des forces de droite, dénoncer la démagogie de certains et empêcher l'émergence de partis populistes ou d'extrême droite. 

Le Comité de l'Union Communale Progressiste et Wallonne.

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Les Wallonnes et les Wallons aussi ont le droit de s’exprimer !

Les Wallonnes et les Wallons aussi ont le droit de s’exprimer !

 

Confirmant les sondages qui depuis des semaines annonçaient la victoire du NON au projet de traité constitutionnel européen, les Françaises et les Français se sont largement mobilisés pour participer à ce référendum. 70 % d’entre eux se sont prononcés, ce qui dépasse et de loin, les taux de participation aux derniers scrutins électoraux.

 

Après des semaines de débats riches, intenses, passionnés au cours desquels les citoyens se sont ré-emparé de la politique, 55 % ont choisi de rejeter ce projet ultra-libéral. Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Les Françaises et les Français ont parfaitement fait le lien entre ce projet et leurs conditions de vie et de travail actuels ; ils ont parfaitement compris que ce qu’on leur proposait c’était de figer une bonne fois pour toutes les règles du libéralisme.

 

Indépendamment du résultat qui, certes, nous réjouit, il faut saluer le vaste chantier démocratique que fut le débat autour du traité. La parole a été effectivement donnée au peuple.

 

C’est un exemple remarquable de démocratie directe et participative. Rien à voir avec les effets d’annonce de certaines de nos édiles, Elio Di Rupo bien sûr, mais aussi Joëlle Milquet  qui se sont opposés à l’organisation d’une consultation populaire et ont préféré un vote à la sauvette, sans débat, au Sénat et à la Chambre.

 

Il n’est pourtant pas trop tard pour demander l’avis des Wallonnes et des Wallons. Le parlement wallon doit encore se prononcer. Rien ne l’oblige à le faire dans la précipitation. Il peut organiser une consultation régionale. Les communistes du Hainaut se joignent dont à celles et ceux qui demandent au Président du parlement wallon, Monsieur José Happart*, pour qu’il organise cette consultation.

Le 30 mai 2005.

Les Fédérations hennuyères du Parti Communiste

 

*José HAPPART

En Féronstrée, 23 -  4000 LIEGE

FAX/ 081/231220 - mail@parlement-wallon.be

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Des oui cotés en Bourse

Des oui cotés en Bourse

On connaissait l’ "Appel des 200" lancé par la Fondation Copernic, et qui a servi de support à la création de nombreux collectifs pour le "non" dans toute la France.

Le "oui" peut désormais, lui aussi, s’appuyer sur un Appel prestigieux : certes il ne comporte que 100 signataires, mais des signataires qui « pèsent » des centaines de milliards d’euros. L’Institut de l’entreprise, filiale du Medef, a en effet mobilisé son prestigieux carnet d’adresses pour soutenir un texte intitulé "Les entreprises et le référendum constitutionnel".

Parmi ces citoyens (il n’y a en effet que des hommes) qui signent vraisemblablement là leur première pétition, on relève les noms des Lindsay Owen-Jones PDG de L’Oréal 6, 6 millions d’euros - Antoine Zacharias PDG de Vinci 3,43 millions d’euros -  Thierry Desmarest PDG de Total 2,79 millions d’euros  et dont le groupe a dégagé l’an dernier un bénéfice de 10 milliards d’euros, soit 5 fois le montant de la retenue du lundi de Pentecôte - Jean-François Dehecq PDG de Sanofi Aventis 2,74 millions d’euros - Henri de Castries PDG d’Axa 2,54 millions d’euros - Henri Lachman PDG de Schneider Electric 2,16 millions d’euros - Michel Pébereau président de BNP Paribas et de l’Institut de l’entreprise 1,93 million d’euros .

 

On arrête là ces emprunts au Bottin mondain.

Sans dire explicitement que « L’Europe sociale passe par le oui », l’Appel précise que « les entreprises françaises savent qu’elles doivent rester compétitives, mais elles savent aussi que, pour le rester, elles doivent contribuer à la préservation du modèle social français auquel sont attachés leurs salariés ».

 

En somme une « économie sociale de marché hautement compétitive » comme le dit la Constitution. On notera que ces PDG semblent réserver à leurs seuls salariés l’attachement au modèle social français. Qu’en pensent-ils eux-mêmes?

Jack Lang avait constitué un très chic comité « paillettes » qui n’a pas peu fait pour enraciner le « oui » dans les milieux populaires. Avec son « Appel des cent », Michel Pébereau poursuit cet effort d’élargissement de la base sociale du soutien à la Constitution.

Bernard Cassen

 

Titulaire d'une chaire européenne Jean-Monnet de sciences politiques, professeur émérite à l'Institut d'études européennes de l'université Paris 8. Il est par ailleurs journaliste et directeur général du "Monde diplomatique" et Président d'honneur d'Attac.

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Peter Shiff, grand patron de Euro Pacific Capital s'exprime

Peter Shiff, grand patron de Euro Pacific Capital s'exprime sur les conséquences du rejet du dollar par les nouvelles puissances mondiales …

 

Le dollar chutera bien plus qu'il ne l'a fait jusqu'à présent, perdant peut-être jusqu'à 50% face aux monnaies asiatiques. A ce stade, quelles que soient les mesures prises par l'administration, les ménages américains n'auront d'autre choix que de consommer beaucoup moins. Or, c'est cette consommation intérieure effrénée, essentiellement financée par l'emprunt, qui soutient la croissance économique américaine actuelle.

 

Nous vivons dans une société qui vit bien au-dessus de ses moyens, et ce, depuis beaucoup trop longtemps. Ces cinq dernières années, cette soif de dépenses est devenue incontrôlable. Dans un futur proche, peut-être même cette année, nous serons confrontés à nos propres erreurs.

 

Nos créditeurs cesseront de nous prêter les fonds nécessaires à notre consommation car, à un moment ou à un autre , ils réaliseront que nous sommes incapables de les rembourser  (Extrait du JDM)


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