27/10/2005

Mais où est donc passée la crise ?

Mais où est donc passée la crise ?

Après avoir multiplié par 9 ses bénéfices en 2004, Arcelor, n° 2 mondial de l’acier vient encore de les multiplier par 2 au premier semestre 2005 : 1,94 milliards €.

Le n° 1, lui aussi, Mittal Steel, se porte comme un charme. Ses bénéfices ont été multipliés par 4 l’an dernier et Lakshmi Mittal, son propriétaire, est devenu la 3ème fortune de la Planète.

 

Tout va donc pour le mieux pour le roi de l’acier, et il n’y a pas de trace de la prétendue crise de la sidérurgie qui, pendant 30 ans, revenait comme les champignons après la pluie. Elle avait en effet permis de justifier les licenciements et les aides massives de l’Etat aux maîtres de forges qui sont allés investir leurs capitaux ailleurs. Comme pour Albert Frère par exemple …

 

Finie la crise, la sidérurgie est redevenue largement bénéficiaire, sans que cela freine les suppressions d'emplois. Mittal a annoncé vouloir supprimer le quart de ses effectifs au niveau mondial, tandis qu'Arcelor, lui, par la bouche d'un dirigeant cité par « Le Républicain Lorrain » explique : « nous devons réussir le challenge de la réduction des coûts » ; et derrière les « réductions de coûts », il y a toujours des suppressions d’emplois.

Dans le même temps, le trust a réduit son, endettement de 700 millions €. Pour chacun des 98.000 salariés du groupe, cela pourrait représenter un enrichissement de 4.500 € par travailleur et par mois. Ce résultat « comble la Bourse », à en croire le journal patronal « Les Echos ».

 

Pour nous, il rend encore plus inacceptables toutes les suppressions d’emplois. Ce qui est à l’ordre du jour, ce sont les embauches et les augmentations de salaires !

12:41 Écrit par PC Charleroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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