23/11/2005

A PROPOS DU PARC A CONTENEURS DE COUILLET ET DE SES NUISANCES

A PROPOS DU PARC A CONTENEURS DE COUILLET

ET DE SES NUISANCES

 

Interpellation de Malika El BOUREZGUI , conseillère communale ECOLO ,

membre du PARTI COMMUNISTE.

 

Les  riverains du parc à containeurs de Couillet ont de nouveau souhaité exprimer leur mécontentement au travers l’organisation d’une pétition. En effet, depuis l’installation de ce parc à conteneurs à la rue de Marcinelle à Couillet, ces riverains se sont vus imposer des nuisances quotidiennes telles que :

 

- une circulation croissante et dangereuse pour les personnes les plus vulnérables (enfants et personnes âgées) alors que ce quartier n’est pas adapté à cet important charroi et à la vitesse excessive des camions de l’ICDI ;

 

- les chutes quotidiennes de déchets sur la rue tels que branchages, briquaillons, PVC, bois, pneus,  en raison de l’état de la voirie et du chargement aléatoire des remorques.  Aussi, régulièrement des riverains subissent des crevaisons de pneus dues à la présence de clous ou d’objets tranchants sur la voirie.

 

Il est des jours et plus particulièrement le samedi à l’heure de l’ouverture où il est pratiquement impossible aux riverains de pouvoir se déplacer sans devoir s’insérer et patienter dans une file de véhicules attendant de pouvoir entrer au parc à conteneurs. Cette situation est d’ailleurs très marquée en période de printemps et d’été.

 

Pour rappel, les voiries d’accès au parc sont à double sens de circulation et s’il y a une file d’attente dans les deux sens, tout dépassement devient impossible et la situation engendre des tensions entre conducteurs.

 

Circuler devient par ailleurs un parcours de gymkhana lorsqu’en plus des cortèges de voitures accompagnant les enterrements, les mariages et les baptêmes tentent de quitter ou de rejoindre l’église Saint-Laurent située à proximité de l’entrée du parc.

 

Les riverains se plaignent également :

 

 

- des odeurs gênantes, de la prolifération de rats et de l’invasion de mouches en période de chaleur ;

- des vibrations dans les maisons dues au charroi et peut-être amplifiées par le passé minier du sous-sol ;

- de la dévaluation permanente du cadre de vie et des maisons alors que la plupart des habitants se sont fait un point d’honneur à restaurer leur maison pour tenter de réhabiliter leur quartier défavorisé.  Ils estiment leurs efforts contrariés par les nuisances subies et ont souvent le sentiment de vivre dans un quartier «poubelle».

 

Par ailleurs, les travaux de rénovation de la voirie promis pour septembre se font attendre.

 

Afin de réduire ces nuisances, voire d’en supprimer et sans vouloir ici remettre en question l’installation du parc à conteneurs, je vous propose d’envisager l’ouverture d’un autre accès au parc à conteneurs via le nouveau centre de tri, installé à la rue du Déversoir à Couillet et qui se trouve pratiquement à l’arrière du parc à conteneurs en question.

 

A cet endroit, il n’y a pas d’habitation et le centre de tri dispose à son entrée d’un espace parking pouvant facilement absorber les éventuelles files d’attente et éviter toute gêne au niveau de la circulation.

 

Des renseignements recueillis auprès de Mr TUILLIE, médiateur de la société ARCELOR, les terrains contigus et séparant le nouveau centre tri et le parc à conteneurs, sont devenus la propriété du Port Autonome de Charleroi. Ceux-ci appartenaient antérieurement à ARCELOR et SAMBRE & DYLE.

 

Une solution pourrait être négociée entre le Port Autonome et la Ville.

 

Si cette proposition pouvait se concrétiser, cela mettrait fin au mécontentement des riverains qui, je le rappelle, se sont déjà manifestés en 1994 dès l’ouverture du parc et en décembre 1999 en déposant une pétition contre l’installation d’un tri-broyeur de déchets encombrants.

 

Dans le courrier accompagnant cette pétition, les riverains exprimaient clairement leur sentiment d’être considérés « comme des citoyens de seconde zone ».

 

En 2003, l’ICDI a obtenu une autorisation de porter la capacité de traitement de 15.000 tonnes par an à 37.500 tonnes par an de l’unité de tri-broyage des déchets

 

 

encombrants, ce qui a encore augmenté le charroi et les nuisances pour les riverains.

 

D’autre part, les riverains s’étonnent encore du fait que l’on ait pu installer, juste à l’entrée du parc à conteneurs, une aire de basket exposant ainsi les petits enfants à des risques d’accident.

En effet, les enfants sont amenés à se faufiler entre les véhicules et les camions stationnés devant l’entrée du parc à conteneurs pour rejoindre ce terrain de basket et de part leur petite taille, ils ne sont pas toujours visibles pour les conducteurs.

Si jusqu’à présent, il n’y a pas encore eu d’accident, on le doit à la vigilance des mamans et des plus grands qui veillent à tour de rôle à la sécurité des enfants.

Cet espace basket aurait trouvé une meilleure place dans l’ancien terrain de la mine à la rue de Marcinelle. Un peu plus loin, à la rue du Cercle, se trouve un  petit parc en cul de sac qui aurait été mieux adapté pour l’installation de jeux pour petits enfants.

 

Dans sa réponse, Lucien Cariat, échevin de l'environnement et président de l'ICDI, a avancé une série de solutions, notamment :

 

-l'ouverture plus matinale du parc à conteneurs pour diminuer les files d'attente à l'entrée 

-l'affichage de panneaux à l'entrée du parc rappelant la nécessité de mettre des bâches sur les remorques pour éviter les chutes de déchets sur la voie publique

-le ramassage 2 fois par jour des déchets sur la voie publique si pas au moins quotidiennement

-l'installation de jeux pour petits enfants dans le petit parc de la rue du Cercle

 

Il propose d'examiner avec les services de police concernés l'éventualité d'instaurer un sens unique dans le quartier pour éviter les croisements problématiques et propose également d'envisager l'élargissement de l'entrée du parc pour permettre une meilleure absorption des files d'attente.

En primeur, il annonce l'ouverture prochaine d'un nouveau parc à conteneurs à la rue de Châtelet à Couillet, ce qui, selon lui, devrait soulager le quartier du village de l'afflux des usagers du parc à conteneurs de la rue de Marcinelle.  La demande de permis aurait été déposée le 25 octobre, soit 2 jours avant l'interpellation.

 

Il a rejeté la proposition de détourner le charroi vers une autre entrée, celle proposée était la rue du Déversoir à Couillet où se trouve un centre de tri de l'ICDI. Il le fait sans en expliquer clairement les raisons.

 

Quant à l'important trafic dans ce quartier et la circulation problématique à l'entrée du parc à conteneurs, il l'explique essentiellement par le fait que cette rue est une voie de délestage pour les usagers venant de Châtelet ou des 4 Bras de Couillet, point de vue qui paraît totalement erroné.

 

Il a également signalé que le parc à conteneurs avait perdu environ 6.000 usagers.

  

Devant cette rafale de solutions apportées, Malika El Bourezgui s'est réjouie de constater que les préoccupations des riverains étaient enfin entendues tout en estimant que la solution alternative proposée semblait plus cohérente (détournement de l'entrée et sortie du charroi).

Pour conclure, la conseillère ECOLO-PC tint à souligner qu'elle restait néanmoins ouverte à toute autre proposition. Elle termina en proposant au Collège échevinal, d'organiser une rencontre avec les riverains pour discuter sereinement des problèmes et rechercher avec les solutions les plus adaptées.

 La discussion reste donc ouverte.

 

La section de Charleroi du Parti communiste. 

11:51 Écrit par PC Charleroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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