23/11/2005

 

l'ETINCELLE N°10 (octobre 2005)



11:53 Écrit par PC Charleroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

A PROPOS DU PARC A CONTENEURS DE COUILLET ET DE SES NUISANCES

A PROPOS DU PARC A CONTENEURS DE COUILLET

ET DE SES NUISANCES

 

Interpellation de Malika El BOUREZGUI , conseillère communale ECOLO ,

membre du PARTI COMMUNISTE.

 

Les  riverains du parc à containeurs de Couillet ont de nouveau souhaité exprimer leur mécontentement au travers l’organisation d’une pétition. En effet, depuis l’installation de ce parc à conteneurs à la rue de Marcinelle à Couillet, ces riverains se sont vus imposer des nuisances quotidiennes telles que :

 

- une circulation croissante et dangereuse pour les personnes les plus vulnérables (enfants et personnes âgées) alors que ce quartier n’est pas adapté à cet important charroi et à la vitesse excessive des camions de l’ICDI ;

 

- les chutes quotidiennes de déchets sur la rue tels que branchages, briquaillons, PVC, bois, pneus,  en raison de l’état de la voirie et du chargement aléatoire des remorques.  Aussi, régulièrement des riverains subissent des crevaisons de pneus dues à la présence de clous ou d’objets tranchants sur la voirie.

 

Il est des jours et plus particulièrement le samedi à l’heure de l’ouverture où il est pratiquement impossible aux riverains de pouvoir se déplacer sans devoir s’insérer et patienter dans une file de véhicules attendant de pouvoir entrer au parc à conteneurs. Cette situation est d’ailleurs très marquée en période de printemps et d’été.

 

Pour rappel, les voiries d’accès au parc sont à double sens de circulation et s’il y a une file d’attente dans les deux sens, tout dépassement devient impossible et la situation engendre des tensions entre conducteurs.

 

Circuler devient par ailleurs un parcours de gymkhana lorsqu’en plus des cortèges de voitures accompagnant les enterrements, les mariages et les baptêmes tentent de quitter ou de rejoindre l’église Saint-Laurent située à proximité de l’entrée du parc.

 

Les riverains se plaignent également :

 

 

- des odeurs gênantes, de la prolifération de rats et de l’invasion de mouches en période de chaleur ;

- des vibrations dans les maisons dues au charroi et peut-être amplifiées par le passé minier du sous-sol ;

- de la dévaluation permanente du cadre de vie et des maisons alors que la plupart des habitants se sont fait un point d’honneur à restaurer leur maison pour tenter de réhabiliter leur quartier défavorisé.  Ils estiment leurs efforts contrariés par les nuisances subies et ont souvent le sentiment de vivre dans un quartier «poubelle».

 

Par ailleurs, les travaux de rénovation de la voirie promis pour septembre se font attendre.

 

Afin de réduire ces nuisances, voire d’en supprimer et sans vouloir ici remettre en question l’installation du parc à conteneurs, je vous propose d’envisager l’ouverture d’un autre accès au parc à conteneurs via le nouveau centre de tri, installé à la rue du Déversoir à Couillet et qui se trouve pratiquement à l’arrière du parc à conteneurs en question.

 

A cet endroit, il n’y a pas d’habitation et le centre de tri dispose à son entrée d’un espace parking pouvant facilement absorber les éventuelles files d’attente et éviter toute gêne au niveau de la circulation.

 

Des renseignements recueillis auprès de Mr TUILLIE, médiateur de la société ARCELOR, les terrains contigus et séparant le nouveau centre tri et le parc à conteneurs, sont devenus la propriété du Port Autonome de Charleroi. Ceux-ci appartenaient antérieurement à ARCELOR et SAMBRE & DYLE.

 

Une solution pourrait être négociée entre le Port Autonome et la Ville.

 

Si cette proposition pouvait se concrétiser, cela mettrait fin au mécontentement des riverains qui, je le rappelle, se sont déjà manifestés en 1994 dès l’ouverture du parc et en décembre 1999 en déposant une pétition contre l’installation d’un tri-broyeur de déchets encombrants.

 

Dans le courrier accompagnant cette pétition, les riverains exprimaient clairement leur sentiment d’être considérés « comme des citoyens de seconde zone ».

 

En 2003, l’ICDI a obtenu une autorisation de porter la capacité de traitement de 15.000 tonnes par an à 37.500 tonnes par an de l’unité de tri-broyage des déchets

 

 

encombrants, ce qui a encore augmenté le charroi et les nuisances pour les riverains.

 

D’autre part, les riverains s’étonnent encore du fait que l’on ait pu installer, juste à l’entrée du parc à conteneurs, une aire de basket exposant ainsi les petits enfants à des risques d’accident.

En effet, les enfants sont amenés à se faufiler entre les véhicules et les camions stationnés devant l’entrée du parc à conteneurs pour rejoindre ce terrain de basket et de part leur petite taille, ils ne sont pas toujours visibles pour les conducteurs.

Si jusqu’à présent, il n’y a pas encore eu d’accident, on le doit à la vigilance des mamans et des plus grands qui veillent à tour de rôle à la sécurité des enfants.

Cet espace basket aurait trouvé une meilleure place dans l’ancien terrain de la mine à la rue de Marcinelle. Un peu plus loin, à la rue du Cercle, se trouve un  petit parc en cul de sac qui aurait été mieux adapté pour l’installation de jeux pour petits enfants.

 

Dans sa réponse, Lucien Cariat, échevin de l'environnement et président de l'ICDI, a avancé une série de solutions, notamment :

 

-l'ouverture plus matinale du parc à conteneurs pour diminuer les files d'attente à l'entrée 

-l'affichage de panneaux à l'entrée du parc rappelant la nécessité de mettre des bâches sur les remorques pour éviter les chutes de déchets sur la voie publique

-le ramassage 2 fois par jour des déchets sur la voie publique si pas au moins quotidiennement

-l'installation de jeux pour petits enfants dans le petit parc de la rue du Cercle

 

Il propose d'examiner avec les services de police concernés l'éventualité d'instaurer un sens unique dans le quartier pour éviter les croisements problématiques et propose également d'envisager l'élargissement de l'entrée du parc pour permettre une meilleure absorption des files d'attente.

En primeur, il annonce l'ouverture prochaine d'un nouveau parc à conteneurs à la rue de Châtelet à Couillet, ce qui, selon lui, devrait soulager le quartier du village de l'afflux des usagers du parc à conteneurs de la rue de Marcinelle.  La demande de permis aurait été déposée le 25 octobre, soit 2 jours avant l'interpellation.

 

Il a rejeté la proposition de détourner le charroi vers une autre entrée, celle proposée était la rue du Déversoir à Couillet où se trouve un centre de tri de l'ICDI. Il le fait sans en expliquer clairement les raisons.

 

Quant à l'important trafic dans ce quartier et la circulation problématique à l'entrée du parc à conteneurs, il l'explique essentiellement par le fait que cette rue est une voie de délestage pour les usagers venant de Châtelet ou des 4 Bras de Couillet, point de vue qui paraît totalement erroné.

 

Il a également signalé que le parc à conteneurs avait perdu environ 6.000 usagers.

  

Devant cette rafale de solutions apportées, Malika El Bourezgui s'est réjouie de constater que les préoccupations des riverains étaient enfin entendues tout en estimant que la solution alternative proposée semblait plus cohérente (détournement de l'entrée et sortie du charroi).

Pour conclure, la conseillère ECOLO-PC tint à souligner qu'elle restait néanmoins ouverte à toute autre proposition. Elle termina en proposant au Collège échevinal, d'organiser une rencontre avec les riverains pour discuter sereinement des problèmes et rechercher avec les solutions les plus adaptées.

 La discussion reste donc ouverte.

 

La section de Charleroi du Parti communiste. 

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IL Y A BIEN DEUX PAYS AUX ETATS-UNIS

 IL Y A BIEN DEUX PAYS AUX ETATS-UNIS

 

Dans Libération, l'économiste Esther Duflo, professeur au Massachussets Institute of technology, aligne quelques statistiques éloquentes. Aux Etats-Unis, le taux de mortalité infantile (décès avant un an) chez les enfants noirs était de 14 enfants pour 1000 naissances durant l'année 2000. Le même pourcentage qu'au Kerela, Etat du Sud de l'Inde. Chez les enfants blancs, le taux de mortalité infantile était de six pour mille, un des plus bas du monde, presque deux fois et demie plus faible que chez le Noirs. "Cette détérioration s'explique essentiellement par l'absence d'un système de couverture santé universelle, analyse Edith Duflo. La plupart des Américains obtiennent leur assurance santé par l'intermédiaire de leur employeur. Ceux qui n'ont pas d'emploi fixe n'ont droit qu'à la couverture de santé minimum réservée aux démunis, le 'Medicaid'. Beaucoup n'y sont pas inscrits avant qu'une urgence ne les mène directement à l'hôpital. De plus, les soins couverts dans le  medicaid sont limités". Autre statistiques choc : les salaires des Noirs et des Blancs se sont rapprochés de 10% entre 1960 et 1970. Mais en 1990, un employé blanc gagnait en moyenne 35% de plus qu'un employé noir. Entre 1970 et 1990, le nombre de Noirs incarcérés a explosé. La proportion de Noirs en prison ou sans emploi est passée de 10% en 1970 à 18% en 1990. En 1990, 25% des Noirs sans qualification âgés de 20 à 30 ans étaient  en prison. Quand on prend en compte cette population, un Blanc moyen gagne 45 % de plus qu'un Noir moyen. Conclusion de l'économiste : "Il y a deux pays aux Etats-Unis".


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France : La crise des banlieues

France : La crise des banlieues

Né de parents africains dans une cité de l'Est parisien, il a une trentaine d'années et raconte sa montée en puissance dans les coulisses du "business" : "Mon père, qui était éboueur, est

mort d'une crise cardiaque lorsque j'avais 9 ans. Ma mère, qui parlait à peine le français, s'est retrouvée seule avec les allocations et ses sept enfants, obligée de faire la queue aux Restos du cœur. Dans le quartier, les grands ont commencé à se servir de mes frères pour leur business. Moi, je voyais les Manouches rouler des mécaniques à bord de voitures neuves. A 14 ans, j'ai commencé à voler dans les supermarchés. Je volais des CD et des bouteilles de whisky que je revendais aux grands. A 15 ans, j'ai pris la famille en charge. J'achetais le pain, soit huit baguettes par jour, et tout le reste. A 16 an , j'ai lâché l'école et je n'ai plus pensé qu'au business. Les premiers sous que tu as, tu t'en sers pour payer les factures de la maison. Tu les dépenses aussi. Après, tu apprends, tu gardes un fonds de roulement. Plus tard, au lieu de manger des sandwiches, tu vas au resto. Si tu as mal aux dents, tu vas chez le dentiste. Là, tu te sens vraiment dans le société. On te dit bonjour quand tu entres dans un magasin, au lieu de te faire comprendre que tu n'as rien à y faire. Si tu en doutais encore, tu acquiers le certitude que le respect passe par l'argent, surtout quand tu es black ou rebeu (arabe en verlan). L'argent, ça change la vie. Ça te permet d'être mieux, psychologiquement bien".

 Extrait du JDM

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Le coût de l'entrée de la Turquie

Le coût de l'entrée de la Turquie 

On n'a guère, semble-t-il, évalué le coût financier de l'entrée de la Turquie dans l'Union. Une étude allemande réalisée en 2004 rappelait que, comme tous les pays pauvres (son niveau de vie actuel ne représentait que le quart de la moyenne européenne), ce pays aura vocation à bénéficier des crédits de cohésion destinés à assurer la solidarité entre les Etats membres. Ces aides étaient plafonnées à 4% du produit national brut de l'Etat, soit ici 5 à 6 milliards d'euros. La Turquie serait alors la première bénéficiaire des crédits. En matière de politique agricole commune, elle viendrait en seconde position derrière la France, si du moins le PAC n'est pas drastiquement rabotée comme l'exigent certains pays tels la Grande-Bretagne.

 

Avec d'autres crédits, on arriverait à une somme de 12 à 13 milliards d'euros, faisant d'Ankara le premier ayant droit des subsides européens.

 

Un document confidentiel de la Commission européenne chiffre le coût net de l'adhésion quelque part entre 16,5 et 27,9 milliards par an en 2025. mais personne ne peut dire aujourd'hui où en sera économiquement la Turquie en 2015 ou en 2020. ni ce que seront les politiques communes dans cet avenir incertain. D'autant qu'aujourd'hui aucun accord budgétaire n'a pu être signé par les 25 sur le budget commun couvrant les années 2007 et 2013.

 

La Suède, les Pays-Bas et la Grande-Bretagne veulent une révision à la baisse de leur participation au pot commun. L'Allemagne estime qu'elle paie trop. L'Espagne ne veut pas voir diminuer ses crédits. L'accord sur la Turquie stipule donc que son entrée dans l'UE présentant de fortes conséquences financières, les négociations ne pourront être conclues avant la définition d'un budget "pour la période débutant en 2014".

Maurice Magis

Membre du Bureau politique du PC

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Ils l'ont dit !

Ils l'ont dit :

"A propos de la gauche de la gauche".

 

Dans trois grands pays européens, la France, l'Italie et l'Allemagne, existent désormais une gauche radicale – ou à tout le moins, à la gauche de la gauche gestionnaire – qui pèse 8 à 9 %. C'est du jamais vu. Même à la grande époque de mai 68. les gauchistes étaient très présents dans les débats, mais il ne faisaient pas le poids aux élections.

Un point limite a été atteint. Une fraction non négligeable de la population fonctionne désormais à contre-courant du discours dominant, prônant l'adaptation pure et simple à l'économie de marché. En Allemagne, si le nouveau parti de Lafontaine se structure bien, aux prochaine élections, il pourrait cette fois mordre sur l'électorat du SPD. Surtout si celui-ci va plus loin dans les réformes libérales qu'il a initiées.

Les problèmes liés à la réunification demeurent entiers. C'est évident quand on observe que le parti de gauche dépasse les 25% dans les régions de l'Est.

Marc Jacquemain : sociologue.

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Visages de la haine

Visages de la haine

 

Quand je siégeais au Bundestag, j'ai dû affronter plus de haine que jamais dans ma vie. Un jour cependant les autres partis ont dû se résoudre à ce qu'il existe un PDS ( Parti de la Gauche démocratique) à l'Est qui, au niveau national, rassemblait autour de 5% des électeurs. Aujourd'hui, nous avons une nouvelle situation : Oskar Lafontaine est pour eux un tout autre cas. Je ne suis pas vraiment un des leurs, mais lui, si. Il fut le président du SPD. Et il construit maintenant avec nous un parti, à gauche de la social – démocratie qui peut devenir un acteur politique d'un poids plus important que le PDS, seul, n'aurait jamais eu la chance de devenir. C'est cela que l'élite politique en Allemagne a apparemment grand-peine à digérer.

Gregor Gysi, ancien président du PDS


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La religion? L'oeuvre du diable

La religion?

L'œuvre du diable

"La religion, outre Atlantique, c'est l'œuvre du diable. Il n'y a peut-être pas de bon Dieu mais il y a sûrement un diable et sa passion dominante, c'est la religion des fondamentalistes protestants. Je crois que mon pays ( les USA) commence, à de nombreux égards, à ressembler à une théocratie. Par le biais de la télévision, les évangélistes lèvent des fonds considérables qu'ils investissent ensuite pour faire élire des obscurantistes attardés. Comme il n'y a pas de système d'éducation publique, la grande majorité de mes concitoyens est d'une ignorance a faire peur. Le pays le plus puissant du monde est en train de retourner à l'âge de pierre. Ils disent : "Nous avons été élus par les Dieux pour gouverner la planète". Mais la vérité, c'est qu'il s'agit surtout de mettre la main sur les dernières réserves de pétrole. Au lieu de trouver des énergies alternatives, nous cherchons à asservir des régions entières du monde".

Gore Vidal – Romancier américain.


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Epingle

EPINGLE

61 700 millionnaires en Belgique

Le nombre de particuliers disposant d'un patrimoine d'au moins un million de dollars, en dehors de leur résidence principale, a augmenté de 6,6 % en Belgique en 2004.

 Au total, le nombre de particuliers disposant d'au moins un million de dollars est 61 700, d'après l'étude conjointe de Merill Lynch et de Capgemini sur l'évolution de la richesse dans le monde

 A titre de comparaison la croissance du nombre de millionnaires en Europe n'a été en 2004 que de 4,1%, à l'exception de l'Espagne et la Grande-Bretagne qui ont enregistré respectivement des taux de 8,7% et 8,9% grâce au marché immobilier pour le premier et à un profil fiscal attractif pour le second.

Pour expliquer cette croissance subite  en Belgique, le quotidien "L'Echo" indique dans son édition de vendredi que le succès de la Déclaration Libératoire unique (DLU) a permis un retour  à la surface d'argent invisible. Le région du monde ayant enregistré la plus importante croissance du nombre de millionnaires en 2004 est l'Afrique (+13,7%), juste devant les Etats-Unis (+9,7%).

 

 


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