16/02/2006

L'Etincelle n° 14 - février 2006

A retenir

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Le vendredi 3 mars, l’ASBL Le Progrès invite tous ses membres et sympathisants à une rencontre fraternelle.

 

Au programme :

 

= Projection d’un film tourné au moment de la dissolution du PCI et les réactions de nos camarades italiens face à ces changements : "Le communisme italien ou le pessimisme de la raison."

 

=  Un débat avec Nora TAGLIAZUCCHI, secrétaire de la Fédération "Benelux" de Refondation communiste qui nous parlera de l'évolution de la gauche de la «gauche" en Italie et plus particulièrement de son parti «  Refondation communiste «   membre comme le Parti communiste Wallonie-Bruxelles de la Gauche Unie Européenne.

 

A la veille de l’important scrutin électoral que vivra l’Italie en avril 2006, elle nous expliquera la stratégie électorale de R.C. et nous fera partager les espérances des militants communistes italiens.

 

Sa venue est d’autant plus importante que nos compagnone italiens vivant dans notre pays, pour la première fois, pourront voter pour des élections législatives dans les consulats italiens en Belgique.

 

= La soirée se terminera par la dégustation d’un spaghetti offert par l’ASBL « Le Progrès » à tous les participant(e)s. L’inscription est obligatoire. Téléphonez au 071/303912 en nous communiquant rapidement le nombre de participants.

 

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ELECTIONS COMMUNALES 2006

 

Les 10 premiers candidats de la liste ECOLO de Charleroi ont été désignés : nos camarades communistes Malika EL BOUREZGUI et Jacques COUPEZ occuperont respectivement les 2 ème et 7 ème places.

Diffusez cette information le plus largement possible.

 

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Charleroi 2020, itinéraire pour demain

 

Notre Camarade Malika El Bourezgui, membre du Parti communiste élue sur la liste Ecolo a envoyé au Bourgmestre de Charleroi la question d’actualité reprise in extenso ci-dessous.

 

En novembre dernier, j’ai eu le plaisir d’assister à la présentation du plan « Charleroi 2020, itinéraire pour demain ».

Nous ne pouvons que nous réjouir de cette initiative collective qui se profile comme étant un véritable projet de société et d’avenir pouvant mobiliser toutes les forces vives et la société civile, ce qui manquait à notre ville.

Cependant, à la lecture des 10 ambitions stratégiques, des 20 grands projets et des 184 actions prioritaires, il m’est apparu quelques lacunes me semble-t-il.

En effet, concernant la petite enfance, rien n’apparaît en matière de création de crèches qui manquent cruellement et qui sont indispensables pour accompagner la politique de développement économique, de l’emploi et de la formation annoncée dans les ambitions stratégiques.

Quant à nos seniors qui représentent plus de 17 % de la population, il me semble qu’ils pourraient également être acteurs dans ce grand projet d’avenir de par la capitalisation de connaissances, de savoir-faire et d’expériences que certains ont accumulés.  Ils pourraient, pour ceux qui le souhaitent, en faire bénéficier les générations suivantes par des échanges, des rencontres.  Cette démarche permettrait ainsi d’initier l’émergence d’une forme de passerelle culturelle entre les générations.

Par ailleurs, en matière d’intégration et de pluriculturalisme, personne ne peut encore nier qu’il existe toujours une discrimination à l’emploi pour les citoyens d’origine allochtone (hors CEE) et cela à compétence et à formation égales.   Comme beaucoup, je ne peux que constater que l’Administration publique et l’enseignement communal présentent un taux d’engagement très faible de cette population à des postes administratifs ou d’enseignant sauf pour les postes d’entretien ou de

professeur de religion islamique où ils sont souvent relégués.

Pourtant, la Ville étant le premier employeur pourrait être un exemple en matière d’intégration professionnelle de ces citoyens comme cela se fait dans les communes bruxelloises et s’engager dans ce sens, ce qui ne semble pas prévu dans le volet « Intégration-multiculturalité ». 

Aussi, dans le domaine du recrutement, l’information sur les postes à pourvoir à l’Administration ne devrait-elle pas être diffusée largement notamment sur le site Charleroi.be et faire systématique l’objet d’appel à candidatures tant à l’intérieur qu’à l’extérieur ?

 

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Ils ont osé le dire

Valéry Giscard d’Estaing, ancien président de la République.

 « Nous n’avons pas de misère en France. Ce que vous appelez les pauvres, je suis désolé de vous le dire, c’est des gens qui gagnent un peu moins d’argent. »

 

Nous, c’est qui ?

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Halte à la vie chère !

Plusieurs études parues récemment dans la presse démontrent la perte de pouvoir d’achat des ménages belges. Pas n’importe quel ménage : principalement les familles de travailleurs et les familles défavorisées. Ce sont elles les victimes toutes désignées de l’augmentation du coût de la vie et des manipulations diverses de l’index.

Ainsi, le Centre de Recherche et d’Information des Organisations de Consommateurs, le CRIOC, vient de présenter une étude fouillée dans laquelle il constate que cet appauvrissement des ménages populaires s’approfondit depuis une dizaine d’années. La cause est belle et bien politique et incombe aux différents gouvernements qui, s’ils n’ont pas supprimé la liaison des salaires à l’index, ont, à plusieurs reprises, pratiqué des "sauts d’index", "lissé l’index", expurgé certains produits susceptibles de trop influer l’index tout en bloquant les salaires.

Les exemples foisonnent qui démontrent les difficultés de vivre. Prenons-en quelques-uns parmi les plus vitaux.

  1. L’augmentation des produits pétroliers (+ 50 % d’augmentation) que l’on a enlevés de la liste de l’index est subie de plein fouet par les travailleurs et les familles défavorisées. Que ce soit l’essence pour la voiture ou le mazout de chauffage, il faut payer sans que les salaires ou les allocations ne soient adaptés aux augmentations.
  2. La note personnelle moyenne pour se soigner a augmenté de 41 % en six ans. Se soigner devient un luxe inaccessible pour certaines familles.
  3. Le prix des transports publics a augmenté en février. Les tarifs de la SNCB sont parmi les plus chers d’Europe.
  4. La Ligue des familles alerte l’opinion sur la cherté des études à tous les niveaux de la scolarité. L’enseignement « gratuit » impose des contributions de plus en plus importantes aux parents.
  5. 31 % du budget des familles défavorisées est accaparé par le poste loyer. Les loyers sont reconnus si chers que la Ministre Onkelinx a proposé d’en bloquer les augmentations...

Résultat : le pouvoir d’achat des salariés a diminué de 2,08 % et celui des familles défavorisées de 3,2 %. Et c’est encore à ceux-là que le patronat et le gouvernement socialiste libéral vont demander des sacrifices pour « accroître la compétitivité des entreprises ». Une autre étude récente montre que le Belge épargne de moins en moins, surtout les petits revenus évidemment, qui ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts.

Tout le monde n’a cependant pas subi les effets négatifs des politiques libérales. Ainsi, alors que les salaires n’ont progressé que de 19 %, les revenus financiers (placements,...) ont grimpé, eux, de 25 % de 1996 à 2005.

C’est à ces revenus là qu’il faut s’attaquer pour stimuler l’économie.

 

La Fédération de Charleroi du Parti communiste.

 

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LE PARTI COMMUNISTE S’EXPRIME à propos de l’OPA de Mittal STEEL.

 

L’OPA annoncée par le premier sidérurgiste mondial « MITTAL STEEL » sur son dauphin « ARCELOR » vient une fois de plus confirmer la volonté de concentration financière du capitalisme mondial. Cette concentration continue de se faire au détriment des économies nationales et régionales, de l’emploi et des finances publiques. Elle s’inscrit dans les options de l’OMC pour organiser une surpuissance financière des multinationales basée sur les déréglementations du marché mondial et les mises en concurrence salariales des peuples. Dans le même temps, nos dirigeants et les institutions antidémocratiques nées de Bretton Woods (OMC, FMI et Banque Mondiale) servent docilement la mondialisation capitaliste et continuent d’œuvrer à l’élimination progressive de toute concurrence au sein même du capital privé. Cette marche forcée donne naissance à de gigantesques multinationales (créant nombres d’oligopoles et de monopoles dans les secteurs clés de l’économie mondiale) qui imposent toujours plus facilement leurs prix aux citoyens afin de maximiser sans cesse davantage leurs profits. Avec l’OPA de SUEZ sur la Société Générale, en 1987, la Belgique a

pu mesurer l’ampleur de la décroissance de l’emploi industriel et de services tant à Bruxelles qu’en Wallonie. Récemment, il en fut de même dans le secteur de l’électricité avec la prise de contrôle d’Electrabel. Avec la concentration sidérurgique voulue par les gouvernements belge, espagnol et luxembourgeois, donnant naissance à ARCELOR, le mouvement syndical avait déjà pu constater les démantèlements programmés dans l’outil productif régional et les gâchis dans le domaine des compétences technologiques perdues et de l’emploi, ce compris dans les PME liées à l’activité des grands groupes. Tout ceci est vécu par les travailleurs du secteur depuis la fin des années’70 en Belgique, en France et dans bien d’autres pays européens. Ainsi, nous nous trouvons face à un scénario proprement scandaleux : d’un côté des milliers de travailleurs poussés au chômage et à la précarité et de l’autre une entreprise qui réalise des bénéfices insolents (2,3

milliards d’euros de bénéfices engrangés en 2004 soit une augmentation de 730 % par rapport à l’année précédente) et dont les actionnaires (dont pour une large partie, de gros investisseurs de la finance internationale et des fonds de pension) voient leurs dividendes exploser (augmentation de 71% sur la même période). L’accélération actuelle du processus de restructuration de l’acier européen pose de la sorte une triple question. · Celle de l’évanescence des pouvoirs élus dans la défense de l’intérêt collectif des populations qui les a chargées de cette responsabilité. Les politiques wallons ont vendu pour une croûte de pain l’avenir de milliers de travailleurs. Au-delà des gesticulations médiatiques, avec à peine 2% du capital d’Arcelor, la région se retrouve aujourd’hui impuissante face aux catastrophes sociales qui touchent les travailleurs et celles, plus importantes encore, qui les menacent. Le PC plaide pour un investissement public fort dans l’avenir industriel de la région, non au travers de nouvelles aides au monde patronal, ainsi que le prévoit le plan Marshall, mais par un soutien direct aux entreprises publiques existantes, par le rachat ou la nationalisation éventuelle de celles qui sont abandonnées ou pillées par les multinationales et par le financement au niveau local et régional d’entreprises publiques nouvelles (dans les technologies novatrices et soutenables, dans les entreprises susceptibles d’assurer une plus grande souveraineté alimentaire ou énergétique,…) · Nous dénonçons aussi les aides et cadeaux publics divers octroyés aux patrons de l’acier sans aucun engagement de leur part à garantir l’emploi et l’activité dans les bassins. Le PC exige un remboursement intégral des aides reçues par les entreprises bénéficiaires qui délocalisent leur production. · Catastrophique est également l’impact réel de la libéralisation totale prônée par le capitalisme international sur les populations du Sud mais aussi du Nord au travers des organismes non démocratiques servant sa cause (OMC, Banque Mondiale, FMI,…). Le PC se prononce pour le retour à un certain protectionnisme afin de s’opposer à cette stratégie. Il propose également des réglementations limitant la dictature actuelle des actionnaires. Plus globalement, le PC exige l’extension des droits démocratiques politiques et syndicaux dans la gestion des entreprises et une réelle transparence.

 

Le Bureau politique du PC

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LA CHASSE AUX COMMUNISTES A STRASBOURG

Ce mercredi 25 janvier, l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) a adopté par 99 voix pour, 42 contre, et 12 abstentions, la motion de Göran Lindblad député suédois du Parti Populaire européen.

 

La résolution est dirigée :

 

1. «  Contre les régimes communistes totalitaires » sont nommés ainsi tous les pays socialistes.

« Les partis communistes ou post-communistes de ses Etats membres » à qui elle demande «  de réexaminer l’histoire du communisme et leur propre passé, à prendre clairement des distances par rapport aux crimes commis par les régimes communistes totalitaires “ (article 13).       

 

2;     Elle criminalise la lutte ouvrière contre les patrons en affirmant que “les crimes ont été justifiés au nom de la théorie de la lutte des classes et du principe de la dictature du prolétariat.” (article 3)

 

Cependant la droite et l’extrême droite de l’APCE n’ont obtenu qu’une demi-victoire. Il leur fallait les 2/3 des voix pour que soient votées les recommandations incitant les pays membres à organiser cette chasse aux sorcières (comme celle organisée par le sénateur Mac Carthy dans les années 50 aux Etats-Unis). Ils ne les ont pas obtenus!

 

Les recommandations conseillaient :

 

1.       “D’organiser d’urgence un débat international sur les crimes commis par les régimes communistes totalitaires en vue de susciter de la compassion, de la compréhension et de la reconnaissance pour tous ceux qui ont été touchés par ces crimes. ”  (article 2).

2.       Aux anciens pays socialistes “de lancer une campagne nationale de sensibilisation aux crimes commis au nom de l'idéologie communiste,   à réviser les manuels scolaires,  à introduire un jour commémoratif pour les victimes du communisme et à ouvrir des musées (anti-communistes)” (article 4.5).

3.        « Demander au Comité des Ministres du Conseil de l’Europe de mettre en place une sorte de tribunal anti-communiste » (article 4.1.) et d’organiser  une “conférence

4.       internationale sur les crimes commis par les régimes communistes totalitaires avec la

5.       participation de représentants des gouvernements, des parlementaires, des universitaires, des experts et des ONG” (article 4.3.).

 

Mais, grâce à un large mouvement de protestation, ces recommandations n’ont pas passé la rampe de l’Assemblée. Une première série de signatures de résistants, intellectuels, artistes, syndicalistes, députés socialistes, de la Gauche Unie, des écolos et mêmes certains conservateurs de l’Europe entière, recueillis par l’initiative no2anticommunism.org, avait été remise au Président de l’APCE, Mr. René van der Linden, en même temps que des déclarations, résolutions et motions accompagnées de milliers de signatures provenant de toute l'Europe

 

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Jacques Coupez est présenté dans le Carolo service

 

Militant communiste et conseiller communal au sein du groupe Ecolo, Jacques Coupez assume ce double engagement avec cohérence.

 

Il n’est de meilleur témoin que son rôle de tout premier plan dans le combat mené par les riverains du Martinet à Roux. On y trouve à l’œuvre une force faite de conviction et de persévérance, de générosité et d’intelligence dans l’action collective. Un idéal et une pratique, en somme.

 

Jacques Coupez est né à Tournai en 1948. Il a une formation technique en automatisme et régulation, acquise à l’Université du Travail. Ses premières expériences professionnelles au bureau d’études des ACEC puis à Tractebel l’ont ainsi conduit à travailler pour les recherches pétrolières en Algérie et en…Iraq. En 1978, il se tourne vers l’enseignement : il est aujourd’hui professeur à l’Athénée de Gilly.

 

Comme toute une génération de progressistes, son engagement syndical et politique s’est affirmé au rythme des luttes et des mouvements sociaux des années 60. Il n’a rien perdu de l’enthousiasme des grandes mobilisations de l’époque pour la paix et la libération des peuples. Et l’expérience n’a pas entamé son attachement au progrès social.

 

Une intense activité politique et citoyenne n’empêche bien sûr ni la vie de famille, ni les curiosités intellectuelles, ni même une longue expérience de cyclotouriste : il est vrai qu’une bonne dizaine de participations aux itinéraires des grandes classiques, de Paris-Roubaix à Liège-Bastogne-Liège, constitue une belle école d’endurance.

 

Jacques Coupez est un homme de conviction mais c’est aussi un homme de dialogue. Il n’envisage l’action politique que menée collectivement, avec le souci d’aider les citoyens à porter leurs revendications vers le pouvoir communal. Cette action de proximité en collaboration avec le mouvement associatif  est à ses yeux le meilleur garant d’une démocratie communale renouvelée qui sache rendre à la population de notre ville confiance et espoir.

 

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NOUVEAU:

 

A partir du 22 février 2006,

Progrès et Culture accueillera

un point de vente des Magasins du Monde – Oxfam,

rue A. Lemaître, 1 à Courcelles.

Ouverture: chaque mercredi

de 9 h 30 à 12 h 30.

 

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Les permanences de l'UCPW  changeront

dès le 22 février: 

 

Pour Courcelles,

elles se tiendront chaque mercredi de 9 h 30 à 12 h 30.

 

Pour Trazegnies:

elles se tiendront le dernier vendredi de 17 h à 18 h chez Raymond Vilain, rue de l'Yser n° 3.

 

Pour Gouy,

ce sera le premier vendredi du mois de 17 h à 18 h

chez Jean Depasse, rue de Nivelles, 8.

15:42 Écrit par PC Charleroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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