10/03/2006

L'Etincelle n° 15 mars 2006

 

29 avril 2006

 

La Fête à Nouvelles

 

MAISON DU PEUPLE

La Nouvelle Vigilance

Rue Jules Destrée, 11

6020 DAMPREMY

  

 

En janvier 2006 sortait le 100 ème numéro de notre petit bulletin mensuel. A l’époque, nous vous annoncions l’arrivée prochaine d’une formule améliorée, souhait exprimé par plusieurs de nos lecteurs. Depuis lors, vous aurez déjà constaté des efforts dans la mise en page. Le présent bulletin en témoigne d’ailleurs. Ce rajeunissement sera présenté lors de la fête organisée ce jour, fête où nous voulons également renouer avec notre traditionnelle veillée du 1 er mai.

 

Au programme :

 

Dès 17 h 30 :

 

Vernissage d’une exposition des couvertures de Nouvelles sur ces 10 années écoulées.

 

Dès 18 h :

 

Grande soirée africaine.

 

 

Conférence :

 

« Le Vaudou comme identité africaine »

présentée par Julien, le griot* d’Avrankou

 

Dès 19 h 30 :

 

Buffet africain

 

-          Pilons et ailes de poulet

-          Riz parfumé

-          Semoule béninoise sauce saka saka – épinards

-          Feuilles de manioc

-          Bananes plantain

 

Et pour ceux qui auraient peur : menu alternatif avec salade de macaronis froids avec jambon et mayonnaise

 

Dès 21 h 30 :

 

Soirée de chants et concert de djembé

avec Julien et ses djembistes

 du groupe bénino – togolais

MASSEY – GOHOU

 

Paf : 

 

5 € pour la conférence seule

5 € pour le concert seul

15 € pour l’ensemble des activités de la soirée

 

Réservations obligatoires à rentrer pour le 26  avril au plus tard.

 

*griot : En Afrique, membre de la caste des poètes musiciens, dépositaires de la tradition orale. «  Les griots m’ont chanté la légende véridique de ma race au son des hautes kôras (Senghor)

 


 

LE TRAVAIL DE NOS ELUS.

 

LES EXPULSIONS SAUVAGES

 

Interpellation développée par la conseillère communale communiste Malika El Bourezgui élue sur la liste ECOLO lors du Conseil communal de Charleroi du 23 février 2006.

 

L’expulsion sauvage qui s’est produite dernièrement à Charleroi, comme tant d’autres, est révélatrice des malaises de notre ville en matière de logement.

 

Que constatons nous ?

 

D’un côté, la précarité d’une jeune mère de famille à la merci d’un marchand de sommeil et sauvagement expulsée de son logement pour un mois de retard de loyer.

 

D’un autre côté, un propriétaire faisant profit de la misère humaine et s’arrogeant le droit de transgresser la législation, à savoir que toute mesure d’expulsion doit obligatoirement passer par une décision de justice.

 

Et d’autre part, l’inefficacité des policiers intervenus sur les lieux du litige.

 

En effet, il est incompréhensible que face à cette expulsion illégale, les policiers n’aient pas pris la peine de relever et verbaliser les voies de fait et les infractions pénales commises par le propriétaire comme par exemple : la violation de domicile, l’effraction, les menaces, l’encombrement de la voie publique ou autres.

 

Ces procédures qui relèvent bien des compétences et du rôle de la police locale, sont élémentaires pour pouvoir aboutir à des sanctions et éviter l’installation d’un sentiment d’impunité. Il faut souligner que peu de locataires entament des poursuites judiciaires contre les propriétaires hors la loi par manque de moyens et par découragement.

 

Au minimum, ces policiers ne devaient-ils pas réorienter la victime de l’expulsion vers les services d’aide sociale ?  Ici, se pose la question de la formation des agents de police à ce type d’intervention et de leur information sur les services sociaux existants.

Cet incident démontre aussi toute l’importance de l’aspect  prévention.

 

Nous pourrions citer encore d’autres exemples tels que ce citoyen qui a été radié de son domicile parce qu’il a été absent deux fois lors du passage de l’agent de quartier.

 

Il faudra encore combien d’expulsion et de familles à la rue pour que le pouvoir local prenne conscience de toute la dimension de la crise du logement qui nous frappe et applique rapidement des mesures drastiques à l’encontre des marchands de sommeil qui prolifèrent alors qu’une partie de la population s’enlise dans la précarité.

 

La société wallonne du logement est dépassée par la demande de logements sociaux estimée à plus de 40.000 avec une liste d’attente de 5 ans et certains bâtiments sont dans un état lamentable nécessitant des rénovations lourdes.  Le prix du loyer a flambé alors que le pouvoir d’achat d’une grande partie de nos citoyens s’affaisse. Le centre ville a besoin d’être réanimé et notamment par la restauration des étages vides et délabrés.  Les associations engagées dans la problématique du logement s’essoufflent à tenter de trouver des solutions et doivent être soutenues, renforcées ainsi que les services d’urgence sociale qui arrivent à saturation.

 

Trop de personnes et de familles vivotent entre maison de transit et maison d’accueil en attendant un logement décent.

 

Il est plus qu’urgent d’actionner et d’activer une véritable politique du logement d’envergure en partenariat avec tous les secteurs privés et publics impliqués dans ce domaine pour principalement impulser et favoriser une offre de logement locatifs de qualité à prix abordable, dans une optique de mixité sociale et renforcer la politique communale contre la l’insalubrité et les marchands de sommeil.

 

Bien sûr, des dispositifs sont mis en place et des choses sont faites, mais cela bouge trop lentement et les moyens semblent insuffisants face à l’ampleur de la tâche.

 

En décembre 2005, le Ministre DUPONT nous annonçait que Charleroi allait bénéficier d’un budget de 6.470.000 euros étalé sur 3 ans pour réaliser son contrat logement, application concrète du « plan logement de la politique des grandes villes » initié par le gouvernement fédéral afin de soutenir au sein des villes et communes, la mise en œuvre de projets originaux destinés à stimuler l’accès au logement de qualité pour tous.  A Charleroi, il a été décidé de concentrer ces moyens principalement sur la porte Ouest.

 

Dans le cadre des travaux de réhabilitation des bâtiments de la Porte Ouest, y a-t-il un plan de relogement prévu pour les habitants de ces immeubles et des garnis ?

 

Quel sera l’impact et la visibilité de ce programme pour les citoyens ? Quelles en seront les priorités ?

 

Le plan triennal d’action pour le logement 2004-2007 va se clôturer, peut-on considérer que les objectifs visés ont été atteints ?

 

Qu’en est-il de la loi ONKELINX sur la réquisition d’immeubles abandonnés ou inoccupés ?

 

Dans sa réponse, le Bourgmestre de Charleroi s’est principalement attaché à défendre les policiers mis en question.

 


 

ON EN PARLE À CHARLEROI.

 

Charleroi : les conflits sociaux :

 

Le seul point noir dans notre région : le TEC – Charleroi !

 

Auteur de Courriers du Crisp, le dernier était consacré à la grève de Splintex-Fleurus, Michel Capron a consacré ses recherches les plus récentes aux conflits dans les entreprises.

Dernièrement, la Faculté ouverte de politique économique et sociale de l’UCL organisait un colloque sur le thème du « Syndicalisme, concertation et conflit ». C’était l’occasion pour Michel Capron de tordre le cou d’un vieux canard : on ne compte pas plus de grèves en Wallonie qu’en Flandre. Les journées de grève en Belgique sont moins nombreuses que celles relevées, en moyenne, dans les autres pays de l’Union européenne. Certes, Charleroi et Liège, dans les années 70-80, ont connu des conflits sociaux longs et difficiles : ils résultaient des crises de l’acier, du verre, du charbon même. C’était des grèves pour conserver son travail.

Aujourd’hui, à Charleroi, où l’emploi a littéralement fondu en vingt ans, les grèves sont plus rares, elles n’entraînent plus d’action de solidarité : « la conjoncture est évidemment différente », souligne Michel Capron. Il épingle cependant les conflits récents en aéronautique, avec une grève assez longue chez Sabca, où même les employés ont arrêté le travail. Des actions plus ponctuelles à la Sonaca avec des syndicats « évitant la grève au finish, se bornant à poser les bonnes questions à la direction, à propos des risques de délocalisation », souligne encore notre interlocuteur.

Les interlocuteurs de Charleroi, c’est évident, ne pratiquent pas la gréviculture. Cependant, pour Michel Capron, le TEC carolo vit une situation conflictuelle quasi permanente et, pour lui, elle n’est pas liée qu’à la seule insécurité des chauffeurs. « Il y a là un problème de relations sociales entre direction et chauffeurs. A mon avis, conclut-il, les conditions de travail des chauffeurs ne sont pas assez prises en compte par la direction ».

 

Ch. B.

Extrait de la Nouvelle Gazette

 

 

Avoir un logement est un droit !

 

Suite à l’expulsion illégalement scandaleuse d’une locataire, une manifestation a été organisée le mercredi 15 février sur la place du Manège à Charleroi par le Groupe d’Action Droit au Logement pour dénoncer les pratiques illégales à répétition de nombreux propriétaires qui ne respectent pas les obligations légales à savoir que toute mesure d’expulsion doit obligatoirement passer par une décision de justice. Notre conseiller communal Jacques Coupez y participait. Une autre situation alarmante fut développée par les manifestants.

En effet, une vingtaine de locataires de l’immeuble situé rue de France n° 15/17 ont reçu, par arrêté communal, ordre d’évacuer leur logement pour des raisons d’insécurité en matière d’incendie et cela pour la fin du mois de février.  Interrogé à ce sujet lors du Forum social du samedi 04 février dernier, le bourgmestre Van Gompel aurait déclaré qu’il ne permettrait pas que l’arrêté soit appliqué tant que les locataires n’auront pas trouvé de solution de relogement.

Il faut aussi savoir que le propriétaire de cet immeuble a motivé la non-exécution des travaux prévus au planning par le fait qu’il a été informé de l’acquisition de son immeuble par l’Aménagement urbain de la ville de Charleroi pour juin 2006.  

Cette information peut-elle être confirmée ou infirmée ? Dans l’affirmative,  par qui et à quoi sera réaffecté ce bâtiment ? Nos conseillers attendent la réponse.

 

 


 

BREVES

 

772 euros par mois :

 

Environ 1,5 million de Belges vivent en dessous du seuil de pauvreté, selon l'annuaire pauvreté et exclusion sociale 2005, de l'université d’Anvers. Soit avec moins de 772 euros par mois pour un isolé. Cela concerne entre autres les bénéficiaires du revenu d'intégration (ex- minimex) qui ne touchent pas plus de 625 euros mensuels quand ils vivent seuls. Mais ceux qui se trouvent depuis plus d'un an au chômage courent aussi un risque accru de pauvreté.

Tout comme les moins diplômés : un quart de Belges qui n'ont pas étudié au-delà du secondaire inférieur sont menacés. Pis : désormais, même une frange des travailleurs, de 4 à 6 % vivraient sous ce seuil. Parce qu'ils n'ont décroché qu'un job à temps partiel, ou qu'ils ont de lourdes charges familiales.

Enfin, l'an dernier, 104.000 Belges ont fait appel aux services d'une banque alimentaire. Ces indicateurs situent le Belgique dans la moyenne européenne de la précarité.

 


 

Budget européen :

 

Le Hainaut recevra encore 577 millions d'euros pour aider la province à sortir de l’ornière.

Une manne financière à distribuer pour la période 2007-2013.

L'Europe des 25 se montre plus chiche dans son soutien : le montant alloué accuse une baisse de 10 % par rapport aux 645 million d'euros perçu par le Hainaut entre 2000 et 2006. La diminution est encore plus éloquente au vu des 730 millions d'euros qui lui ont été octroyés par l'Europe entre 1994 et 1999, dans le cadre du programme objectif 1. Il est vrai que l'élargissement de l'UE oblige : les régions en retard de développement se bousculaient au portillon. Et que les portions du gâteau financier à partager s'en trouvent forcément réduites.

Du coup, la Belgique, comme les autres anciens états membres de l'Union européenne, devra moins compter sue la générosité de l’UE. Au total, 2 milliards d'euros prévus pour 2007-2013 , soit une perte de 7 % par rapport à 2000-2006 .Du coup aussi, chacun dans son coin fait ses comptes .

Côté wallon, outre les 577 millions d'euros en faveur du Hainaut, 396 millions d'euros sont prévus pour soutenir la compétitivité régionale et l'emploi d'autres régions en difficulté reprises dans le nouvel objectif 2 (dont la zone Meuse Vesdre), et 70 millions d'euros au profit de zones frontalières, dans le cadre de l'objectif de coopération.

Verdict du Ministre Président wallon Elio Di Rupo : ces moyens cumulés au cofinancement apporté par la Région wallonne, devraient donc représenter un total de plus de 2 milliards d'euros en 7 ans, sans compter l'apport substantiel du secteur privé.

La Flandre politique aussi, joue du boulier compteur … et fait la grimace, estimant qu'elle recevra moins d'argent européen (de 70 à 80 millions d'euros en moins, soit une baisse de 37 à 39 %) en faveur de son développement rural, alors que, souligne le président du CD&V (dans l'opposition au fédéral), le soutien financier accordé au Hainaut permettra à l'agriculture wallonne de limiter ses pertes à 20 % …

Réplique du Premier Ministre Verhofstadt (VLD) : il est encore trop tôt pour chiffrer les pertes de la Flandre.

 


 

Douze ans après, ce n'est pas la grande forme

 

Voilà 12 ans que le Hainaut vit et tente de prospérer sous perfusion européenne.

Cela a commencé par un traitement supposé être de choc. Le remède, étalé de 1994 à 1999 : l'objectif 1 ® une pluie de milliards de francs belges, visant à doper le produit intérieur brut de la province hennuyère, limité en 1994 à 77,3 % de la moyenne communautaire . Le gouvernement avait obtenu que le Hainaut bénéficie d'un soutien financier qui n'est accordé qu'aux régions où le PIB par habitant ne dépasse pas 75 % de la moyenne communautaire.

Six ans plus tard, fini pour le Hainaut de bénéficier de ces largesses. Mais, histoire de ne pas abandonner une région convalescente, on lui applique depuis 2000 un " phasing out " : en clair, un " retrait progressif " qui permet d'éviter un arrêt brutal du soutien européen.

Où en est-on dans la guérison ?

Sur tablette, la dose injectée est impressionnante : ces 5 dernières années, 2.283 milliards d'euros déboursés sous forme d'aides communautaires européennes, d'investissements publics et privés belges. Plus de 300 projets soutenus, 583 entreprises aidées .Il y en a pour tous les goûts : l'économie, le recherche, le formation, la réinsertion professionnelle, l'agriculture, le tourisme, la réhabilitation des friches industrielles … De là à dire que le malade est remis sur pied … Il a d'abord fallu rectifier le tir, ajuster le traitement, resserrer les boulons pour éviter d'inutiles saupoudrages. Mais, aujourd'hui, des voix critiques s'élèvent : le Hainaut peine toujours à décoller, a encore du mal à créer de l'emploi et des entreprises au même rythme qu’ailleurs. Son revenu par habitant continue à baisser par rapport à la moyenne. Bref, ce n'est toujours pas la grande forme.

 

C'est Guy Spitaels, qui, dans les locaux du gouvernement provincial, nous a appris la bonne nouvelle, puisque la province du Hainaut venait de décrocher la manne céleste, qui, pendant 6 ans, allait renflouer les caisses à coup de milliards.

La province du Hainaut, si elle avait pu obtenir ces aides dans le cadre de l'objectif 1, c'est parce qu'elle était considérée comme très démunie.

Aujourd'hui, rien n'a changé, puisque nous en sommes toujours au même point.

 

Dans la zone IDEA, le taux de chômage avoisine les 30 %, et ce ne sont, ni la construction du PASS, ni le restauration des remparts de Binche, qui ont relancé la région.

Des solutions existent, mais il est grand temps que tous les parvenus s'en aillent, que l'on définisse de vrais projets et qu'on les mène à bien. Ce n'est qu'à ce prix qu'on pourrait s'en sortir.

 


 

Lors de la séance du mois de février du Conseil communal de Charleroi, notre Camarade Jacques COUPEZ, communiste, élu sur la liste ECOLO a développé une importante interpellation sur la qualité de l’air à Charleroi.

Nous la reproduisons intégralement ainsi que les tableaux officiels relevant les divers chiffres de la pollution qui s’est abattue sur la ville fin janvier et début février.

Merci à Jacques pour ce remarquable travail.

Nous attendons vos nombreuses remarques et appréciations.

 

L’air du temps

 

« Le temps est actuellement sous l'influence d'un anticyclone centré sur les îles britanniques qui dirige sur la Belgique des courants continentaux et stables provenant de l'Europe de l'Est  et la Cellule interrégionale de l'environnement (CELINE) a, à nouveau constaté dimanche, pour le troisième jour consécutif, des concentrations élevées de particules fines présentes dans l'air, et ce en différentes stations de mesures du pays.

Sur une échelle de 1 (excellente) à 10 (exécrable), l'indice de qualité de l'air a varié dimanche de 9 (très mauvais) à Charleroi à 7 (très médiocre) à Bruxelles, Anvers et Gand, tandis qu'à Liège il était de 8 (mauvaise) »

La Cellule avertit que la situation ne devrait pas s'améliorer avant un certain temps. Des concentrations élevées de particules fines dans l'air sont donc encore attendues pour les prochains jours.

« Il est conseillé aux personnes sensibles (jeunes enfants, personnes âgées ou souffrant de maladies pulmonaires et cardio-vasculaires), d'éviter les efforts physiques intenses. Le jogging est également déconseillé »

 

Voilà globalement ce que l’on pouvait lire et entendre dans la presse début de ce mois.

 

Si un tel communiqué attribuait cette situation au  phénomène atmosphérique que sont les inversions de températures et à une pollution venue de l’est, il n’en est pas moins vrai que l’industrie sidérurgique, les véhicules diesel, et des modes de chauffage domestiques contribuaient à charger l’atmosphère de Charleroi en particules fines (PM10).

 

La norme européenne fixe à 50 µg/m³, la quantité  de particules admises, alors que les relevés effectués montraient des pics à 188 µg/m³ sur Charleroi (Bd Général Michel) et une pointe de 360 µg/m³ à Marchienne au Pont  le 29/1 (Quai Sud).

 

En fait, du 21/1 au 6/2, soit durant 15 jours calendriers, l’air à Charleroi était qualifié par les spécialistes de « très médiocre à très mauvais ».

 

Voir tableau en annexe :

 

http://deus.irceline.be/~celinair/index/index_air.php?lan=fr

 

En 2003, le seuil de prévention pour la santé (50 microgrammes/M3/) a été dépassé plus de 100 jours dans les stations de mesure en zone industrielle et plus de 60 jours dans la zone résidentielle de Charleroi.

 

De 2005 à ce jour, les limites, avec des pics importants ont été dépassées 86 fois.

 

A titre de comparaison, l’objectif imposé par l’Union Européenne pour 2005 est de descendre sous les 35 jours de dépassement par an, et pour 2010 de descendre sous les 7 dépassements par an mais à 20 µg/m³ par an.

 

Si l’on n’agit pas aujourd’hui, nous serons très loin du compte, d’autant qu’un  récent  rapport de la commission européenne montre que les installations sidérurgiques de Marchienne et Marcinelle émettent quelque 3730 tonnes de particules fines (PM10) par an, soit 29% des émissions industrielles de particules fines de Belgique et 2,7% des émissions industrielles de particules fines de l’Union européenne! 

C’est le deuxième émetteur européen de ce polluant.

Les quartiers de Marchiennes et Dampremy (Porte Ouest) en savent quelque chose car ils ont en sus à supporter de véritables nuages de poussières « classiques » et des fumées qui, à certains moments, dépassent tout entendement.

La présence de la sidérurgie au cœur de la ville n’est pas possible à terme dans ces conditions. Nous devons intervenir pour que cette pollution soit ramenée au moins aux niveaux imposés.

 

L’Europe resserre les normes, c’est donc qu’il est possible  techniquement de les atteindre

 

Au vu des chiffres qui viennent d’être cités, il nous paraît nécessaire que les pouvoirs publics carolorégiens apportent leur concours à ces entreprises pour qu’elles puisent réduire significativement leurs émissions. Les sidérurgistes vivant une phase de bénéfices, le moment est peut-être venu de revendiquer des investissements pour réduire la pollution.

*

Ce serait positif, tant pour la santé des  travailleurs, des riverains, que pour et la ville elle-même.

Jacques Coupez demande ensuite que le Collège échevinal fasse de la rencontre qu’il a eue sur le sujet avec les sidérurgistes.

 

Il poursuit en exprimant la nécessité d’informer, de sensibiliser la population à la qualité de l’air sur la ville et propose

 

·        d’informer en temps réel l’indice de qualité (plus conseils mobilité…) via  de l’affichage électronique  sur les axes principaux d’entrée en ville.

 

·        de compléter l’information via un lien internet entre le site de la ville et celui de la Cellule Interrégionale de l'Environnement : CELINE-IRCEL  http://www.irceline.be/

 

·        de revoir, renforcer, créer certaines lignes TEC afin de favoriser le transport en commun car après l’industrie, l’automobile est le 2ème tiers polluant)

 

Il cite l’exemple le  vide de transport en commun entre le quartier du Bois du Cazier et le centre de la  ville

 

Enfin, il propose qu’à l’instar de ce qui se fera à la piscine Hélios, la ville promeuve une politique novatrice en matière de développement d’énergie douce pour la production d’eaux chaudes dans certains bâtiments publics, privés, industriels, groupes d’appartements,  hôtels… On pourrait ainsi y gagner X litres de combustible pour  la production et X quantité de particules fines en moins dans l’atmosphère. ( le chauffage étant le 3ème tiers polluant)

 

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09:59 Écrit par PC Charleroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |