15/05/2006

L'Etincelle n° 16

 

 

La propreté

Jamais il n’y a eu autant de moyens humains, machines sophistiquées ou encore de campagnes « grand nettoyage » pour tenter de donner un éclat à la ville. Pourtant la métropole est sale, de plus en plus sale comme ne semblait ne pas l’être le « Pays Noir ».

J’identifierai les causes  sans priorités, car elles sont conjuguées et contribuent chacune à leur manière à ternir l’image de la ville.: l’industrie sidérurgique, certaines activités industrielles, chantiers, les incivilités, le manque de moyens et un certain laxisme des autorités. Pourtant les dispositions ne manquent pas contraindre les industriels à garantir un environnement propre dans et autour de leur activité.

Ce sont les conditions d’exploitation imposées à la délivrance des permis d’exploiter ainsi que  les normes  de rejets.

 

Contraindre au strict  respect de celles-ci sous peine de sanctions appliquées contribuera à mon sens à garantir un meilleur environnement.

 

Quant aux incivilités (jets de cannettes, de sacs  et autres encombrants) après la ènième campagne de prévention, il serait temps d’agiter le bâton !

 

Dans une ville, la propreté renforce le sentiment de sécurité, allons donc aussi pour refaire des trottoirs, « garnir »  les vitrines des commerces abandonnés.

 

Jacques Coupez ( paru dans le Carolo service)

 


 

Pollution atmosphérique : à qui profite le crime ?

 

En février dernier j’intervenais au conseil communal sur la qualité de l’air à Charleroi et donnais des informations notamment  en ce qui concerne les particules fines (PM10) pour lesquelles des dépassements importants des normes étaient mesurés à la station de Marchienne-au-Pont. Cette station est située au pied du pont enjambant la Sambre, dans un quartier habité, voisin d’établissements scolaires et d’un centre hospitalier.

 

Aujourd’hui, je me propose de vous dresser ci-joint, un récapitulatif pour le mois de mars.

 

On peut y voir :

 

- qu’à Charleroi, la station de mesure au Boulevard Michel a enregistré 8 dépassements sur le mois

 

- qu’à Marchienne, 19 dépassements ont été enregistrés avec des moyennes journalières allant du double à 3,5 fois les normes admissibles dont des pics à 4 fois supérieurs

 

- que du 1er janvier au 31 mars, soit 90 jours calendrier, il y a eu 62 jours de dépassement de la norme en émission de PM10 à Marchienne.

 

Cela démontre qu’il y a un réel problème technique de filtrage des émissions de poussières, et plus particulièrement à « l’agglomération de minerais » située le long de la route de Mons.

J’affirme qu’il est  techniquement possible de réduire les émissions aux normes européennes en vigueur, d’autres sidérurgistes s’y conforment.

 

Pour rappel, en ce qui concerne les PM10, l’Europe impose une limite de 50 µgr/m³ d’air et admet 35 dépassements/an. En 2007 la norme sera plus sévère avec 20µgr/m³ d’air et 7 dépassements annuels.

 

Il faudra donc bien investir ! La période est d’ailleurs propice car les bénéfices sont plantureux !

 

Tout est donc question de volonté…ou de profit, au détriment de la population !

 

Jacques Coupez

 


 

SITUATION DE LA MAISON DES JEUNES « JEUNES MANIAS » A MARCINELLE

 

Interpellation développée par la conseillère communale ECOLO, Malika EL BOUREZGUI, membre du Parti communiste.

 

La maison des jeunes de Marcinelle gérée par l’asbl Jeunes Mania est installée dans un local du bloc 8 à l’avenue du Chili à Marcinelle.  Cet immeuble appartient à la société de logement social le Foyer marcinellois.

 

Voici quelques temps déjà que les jeunes, notamment de la cité parc qui fréquentent cette maison des jeunes se plaignent de son manque d’hygiène et de sécurité.

 

En effet, une odeur nauséabonde infeste le local à cause des égouts et des canalisations de WC des logements supérieurs qui traversent la pièce.  

Aucune issue de secours n’est accessible et la porte d’entrée vitrée est cassée.  Des morceaux de double vitrage cassé pendent toujours sur cette porte alors que des dizaines d’enfants la franchissent chaque jour et risquent de se blesser.

 

C’est triste à dire, mais les jeunes sont accueillis dans un local exigu, pratiquement insalubre, dangereux et qui ne contient rien d’autre qu’une table de ping-pong pour tout le quartier et des déchets.

 

L’insalubrité de ce local, une absence totale de matériel, un manque d’activité pour les plus de 14 ans, un encadrement qui laisse souvent à désirer ainsi qu’une pression permanente des locataires du bloc 8, ont fait réagir l’ensemble du conseil de jeunes qui ont pris l’initiative de le faire savoir via une pétition. Un seul projet destiné aux plus de 14 ans a vu le jour, c’est l’équipe de football.

 

Au travers cette pétition, les jeunes revendiquent d’être accueillis dans un local mieux adapté à leurs besoins et répondant aux normes d’hygiène et de sécurité minimum ainsi que de pouvoir participer à des activités autre que le foot et proposer des projets.

 

Monsieur le Bourgmestre, pourriez-vous nous faire savoir quelles mesures vous comptez prendre pour répondre aux attentes légitimes de ces jeunes ?   Le département de la Jeunesse ne pourrait-il pas trouver et mettre à leur disposition un local décent pour les accueillir ?


Qui peut encore assurer le respect de la légalité comptable ?

Rappel : Lors du Conseil communal du 14 novembre 2005, le compte communal 2004 fut approuvé par  15  voix, 11  abstentions, et une contre, celle de Robert Tangre, élu UCPW.

Dans les jours qui suivirent, ce dernier introduisit un recours auprès de la Députation permanente du Hainaut, recours que nous reproduisons ci-dessous

 

Recours contre le compte communal 2004  et la  3 ème modification budgétaire 2005

 

Pour faire suite à la suggestion du receveur communal faite en séance publique du Conseil communal du 14 novembre, de transmettre une réclamation au sujet du compte 2004 si je le contestais, j’ai l’honneur de vous informer que je dépose réclamation contre le compte susmentionné.

J’ai établi une comparaison entre le budget initial 2004, les modifications subséquentes et le compte 2004.

Je constate, dans le compte, ET POUR NE PARLER QUE DE 2 POSTES :

 

- Que les diminutions des fonds de réserve inscrites en dépenses extraordinaires n’ont pas été compensées par une majoration des recettes ordinaires (36.437,33 €)

- Que les subsides de fonctionnement de l’enseignement n’ont pas été inscrits : (528.954,46 €) 

 

J’en veux pour preuve que ces montants sont inscrits dans la nouvelle 3e modification budgétaire 2005, soumise au point suivant de l'ordre du jour du Conseil communal du 14 novembre.

 

La modification budgétaire sert donc à corriger un compte inexact parce qu’incomplet. ( plus de 22 millions de FB)

 

Jusqu'à présent la modification budgétaire  devait servir à entériner les chiffres du compte… MAINTENANT ELLE CORRIGE LE COMPTE ! Je considère en outre pour le moins anormal qu’un compte soit soumis au Conseil en novembre alors qu'il aurait dû nous être présenté pour le 31 mars au plus tard).

 

La démonstration est faite que le compte est incorrect. Puisque le Collège a proposé au Conseil de voter un compte qu’il sait inexact. J’ai demandé en séance du Conseil un vote nominatif. Sans surprise la

 

 

 

majorité, toute honte confondue, s’est prononcée pour !

 

En sus des 2 cas dénoncés, j’ai constaté plus de 10 ANOMALIES dans le compte 2004.  Toutefois, comme l’a précisé le Bourgmestre en séance publique: « Il appartient au pouvoir de tutelle de prendre ses responsabilités »

 

Je me range bien évidemment à la position du Bourgmestre : "Il appartient à vos services

d’examiner sans complaisance un compte communal soumis à votre approbation".

 

Les suites données par la Députation provinciale à ce recours.

 

L’analyse de ce recours fut réalisé en deux temps par les autorités provinciales, qui ont, en premier lieu, approuvé la 3ème modification budgétaire 2005.

Ceci fait, il ne restait plus à ce pouvoir que d’approuver, par la suite quelques semaines plus tard donc, le budget 2004.

 

Réflexions désabusées :

 

Quel réviseur d’entreprise accepterait de légaliser, par sa signature un bilan comptable FAUX ?

 

C’est ce que fait pourtant le Collège provincial, en approuvant les comptes de l’exercice 2004.

 

Toutefois, ne pouvant pas tout avaliser, il signale au Collège des Bourgmestre et Echevins de Courcelles qu’il a cependant relevé des écritures contraires aux dispositions de l’Arrêté royal, portant le règlement de la comptabilité communale : différents engagements du service ordinaire sont intervenus en dépassement des crédits budgétaires votés par votre Conseil communal. Cette pratique contrevient aux dispositions de l’article 10 du R.G.C.C. qui stipule notamment que les crédits de dépenses sont limitatifs, à l’exception de ceux relatifs à des dépenses prélevées d’office.

 

En conclusion, le Collège provincial recommande toutefois au Collège échevinal de Courcelles d’être, à l’avenir scrupuleusement respectueux des règles comptables.

Conclusion :

 

Le Collège provincial reconnaît que certaines écritures comptables sont contestables, mais il ne l’avoue que partiellement.

Les amis … quand même ! On ne peut leur faire de peine en cette veille d'élections!

 

Le comité de l'UCPW

 


 

Rénover 70.000 logements en Wallonie et à Bruxelles

 

Les chiffres du chantier citoyen

 

Pierre Beauvois (Espace citoyen) et le sénateur Pierre Galand (PS) veulent un financement par les Fonds de pension.

 

Récemment, à Charleroi, l'expulsion sauvage d'une jeune femme a mobilisé des associations, des syndicats et des élus, mettant une fois de plus en lumière le problème crucial du logement. Ce dossier est au cœur de la vie des gens, comme de celle des villes. certes, des politiques sont mises en oeuvre : in milliard d’euros investis dans la rénovation du

 

logement social par la Région wallonne, cela compte.

 

Ainsi que les efforts de certaines communes pour développer les AIS (agences immobilières sociales), entre autres projets de réhabilitation et pistes innovantes, comme les expériences pilotes de commission paritaire locative entre propriétaires et locataires.

C’est dans cette actualité que Pierre Beauvois (ASBL Espace citoyen) et Pierre Galand (sénateur PS) ont présenté à Charleroi leur dossier hors norme. Son titre constitue tout un programme : « Donner au logement une centralité comme système de relance économique et sociale ». Intéressant, notamment pour contrer les votes allant à l’extrême droite …

Passer à la phase concrète

La grande idée est de financer un programme de réhabilitation des dizaines de milliers de logements et bâtiments abandonnés, gangrenant villes et communes. Il faut donc aller chercher l’argent là où il reste disponible. Les pouvoirs publics étant à la limite, le recours aux fonds de pension est apparu comme naturel à Pierre Beauvois. Ceux-ci, rien que pour le privé, représentent de 12 à 14 milliards d’euros. Il suffirait que leurs gestionnaires (les syndicats sont aussi représentés dans ces fonds … ) souscrivent à un emprunt obligatoire émis par les Régions (Wallonie et Bruxelles), pour permettre une opération financière citoyenne de grande envergure relançant l’économie et l’emploi.

Depuis 2004, des colloques amenant les représentants des divers secteurs se sont déroulés à La Louvière, Liège, Bruxelles et Charleroi.  Toutes les questions ont été posées. Personne n’a condamné le projet, qui est techniquement très délicat à réaliser. Les obstacles sont légion. Pour réussir, il faut désormais une volonté politique. Admettre le principe d’une structure publique-privée réinjectant du logement là où les citoyens doivent continuer à vivre, malgré la redoutable pression immobilière plaçant des dizaines de milliers de gens dans la précarité.

Cette idée vaut la peine d’être analysée, décortiquée, soumise au feu des critiques, évaluée, peut-être revue et corrigée ou adaptée, mais elle a le mérite immense d’exister. Lors de la conférence de presse carolorégienne, la présence de l’échevin du logement, Marc Parmentier, n’était pas anecdotique. Comme le disait Jacques Coupez, conseiller communal carolo (communiste élu sur la liste Ecolo), « le travail doit réunir un maximum de personnes décidées à voir les choses bouger ».

 

M. Leroy

 


 

REPERES

 

Le projet devrait être porté par les structures régionales spécialisées dans le logement, sur l'initiative de tripôles communaux, constitués des CPAS, agences immobilières sociales et régies foncières. L’idée est désormais soutenue par des chiffres.

Objectif : réhabiliter 50.000 logements en Wallonie et 20.000 à Bruxelles, en 10 ans, sur la base d’un inventaire des logements et bâtiments vides.

Coût : la rénovation lourde étant estimée à 1.000 euros/m³, le coût total serait de 4,375 milliards d’euros, soit 437,5 millions d’euros par an à financer par les deux régions.

Financement : les recettes diverses proposées (loyers, aides régionales, remise au travail de 11.000 chômeurs), couvrent 237,225 millions d’euros par an ou 2 milliards d’euros en dix ans.

Emprunt obligatoire : les deux régions émettraient un emprunt obligatoire (taux net de 4,1 %) représentant 200 millions d’euros par an. Les fonds de pension des entreprises privées et autres y souscriraient.

Péréquation cadastrale : cette opération n’a plus été réalisée depuis début 80. Elle devrait rapporter aux communes 180 millions d’euros par an. Au total, selon les chiffres de Pierre Beauvois, l’opération financière serait blanche pour les pouvoirs publics.

M. Leroy

 


Beauvois : « Un débat pour les communales »

Président du Parti communiste et ingénieur civil, Pierre Beauvois travaille depuis de longues années sur ce projet lié au logement et à la rénovation.

La perspective des élections communales joue-t-elle dans le projet ?

Depuis plus de vingt ans, notamment dans la région du Centre, le PC travaille sur le logement en dénonçant problèmes et abus. Il fallait aller plus loin : proposer un projet concret, chiffré. Nous avons organisé des colloques, des rencontres, mis les partenaires potentiels en présence, consulté les gestionnaires des Fonds de pension, vérifié tous les points du dossier, réalisé une synthèse étayée  de chiffres. Désormais, il faut monter d’un échelon, interpeller les politiques. Au Sénat, Pierre Galand (candidat d’ouverture élu avec le PS) effectue ce travail.

Les affaires qui ont secoué le logement social, après les révélations de la Carolorégienne, ont-elles freiné votre démarche ?

Il a été difficile, pendant quelques mois, d’aborder des dossiers portant sur le logement. Heureusement, notre idée ne se développe pas dans le cadre du logement social, mais porte sur la rénovation de bâtiments vides. Notre expérience sur le terrain nous avait permis de voir que la gestion des sociétés de logement était loin                 d’être claire. D’où l’idée de partir sur une autre base.

La plus grande difficulté ?

Démontrer que ce projet est réaliste.     Certes, il réclame une volonté politique. Aujourd’hui, il faut oser avancer. Les Fonds de pension ont des milliards

d’euros disponibles, ont besoin de placements sûrs, pourquoi ne pas les utiliser ? Les gestionnaires sont attentifs.

Propos recueillis par M. Leroy

Extrait du Soir

 

 

16:25 Écrit par PC Charleroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.