31/05/2006

L'Etincelle n° 17

 

Aidez-nous à reconstituer notre fichier d'adresses.

 

Suite à une erreur de manipulation, nous avons effacé notre important fichier d'adresses électroniques. Soyez sympa, envoyez-nous un petit message sur : robert.tangre@skynet.be afin de nous permettre de le reconstituer et ainsi pouvoir  vous prévenir lors de la sortie de nouvelles informations ayant rapport au Parti Communiste. Grand merci.

Henri Wauthier

 


Activité économique et environnement

 

Interpellation développée par Jacques Coupez, conseiller communal ECOLO, secrétaire de la Fédération de Charleroi du Parti communiste.

 

Il y a une dizaine de jours se clôturait  l’enquête publique concernant la  SPRL FRECAR RECYCLING qui sollicitait des autorités communales  le  renouvellement d’un permis unique de classe 2 qui, du point de vue urbanistique concernait l’implantation d’un hall de stockage, le dépôt et le traitement de déchets inertes, le forage d’une prise d’eau souterraine pour une capacité de 10.000 m³/an mais qui, du point de vue environnemental visait à maintenir en activité un centre de regroupement, de tri et de pré-traitement de déchets inertes pour une capacité annuelle de 100.000 t / an.

 

Quel ne fut pas l’émoi des riverains proches du chantier, d’apprendre l’existence de cette nouvelle

demande. Ils sont certes peu nombreux, mais il en fut de même pour ceux qui se situent le long des trajets empruntés par  les camions et tracteurs convoyant d’imposantes remorques tout comme pour les utilisateurs habituels de la rue de Gosselies, du RAVEL 3 à Roux ou encore ceux de la rue Sous le Bois qui doivent subir journellement les poussières et le bruit infernal d’un concasseur.

 

Cela  fait cette fois beaucoup de monde !

 

Vous le savez maintenant, Monsieur le Bourgmestre, Monsieur l’Echevin, plusieurs centaines de signatures et bon nombre de remarques  vous ont été remises pour s’opposer au renouvellement du permis. En effet, par rapport au peu de temps qu’a duré l’exploitation, contrainte de cesser ses activités pour non-respect  du cahier des charges et des dispositions légales en vigueur, l’activité du centre de tri a laissé des traces au propre si je puis dire et au figuré dans plusieurs quartiers de la commune.

 

Quand ce ne sont pas les lourds engins qui traversent à des vitesses folles  les rues totalement inadaptées de la cité de la Lâche (en zone 30 – limitée  à 5 tonnes) ou les rues Léman, de la Liberté, des Alliés  et autres, c’est soit des paquets de boues ou des nuages de poussière qui assurent la traçabilité d’une exploitation mal tenue.

 

Quant aux habitants du quartier de Sart les Moines, ils ont  compté à certains moments de la journée entre 600 et 700 véhicules à l’heure et jusqu’à 273 camions. Le trafic a atteint ces sommets  surtout depuis l’ouverture du chantier Frécar.

 

S’étant adressés au Bourgmestre par courrier et pétition, ils souhaiteraient aujourd’hui  présenter un projet très intéressant pour dévier la circulation sans la reporter sur d’autres riverains. Je demande donc toute l’attention du Collège échevinal pour en étudier la faisabilité.

(Il s’agirait d’emprunter l‘aire  abandonnée (+/- 6 m de large) du raccordement de Glaverbel au réseau SNCB pour rejoindre le prolongement de la rue Winston Churchill, à hauteur de la Station Texaco et les Ets. Bullman à Courcelles)

 

Pour ce qui concerne le bruit généré par Frécar, un sonomètre placé par la SOWAER pour les activités de l’aéroport, enregistre en permanence les niveaux de bruit. Les relevés et rapports concluent à un bruit de fond très important dû aux  activités sur le chantier précité.

 

Pour les riverains de la rue Sous le Bois, aussi  «  sous »  les vents dominants et  là où le sonomètre se trouve, le bruit et les poussières dépassent tout entendement. Ils restent donc perplexes quant à l’implantation d’un  hangar pour le concassage des déchets et ont surtout l’impression que ce bâtiment constitué principalement d’un bardage en acier se comportera comme une superbe « caisse de résonance »

 

Le nouveau projet présenté mentionne aussi le  forage  et le pompage dans la nappe aquifère de quelques 10.000 m³ d’eau / an. A ce sujet, quelles sont les responsabilités et garanties présentées concernant la préservation de la qualité de la nappe souterraine?

 

Une autre question est aussi posée : la stabilité du sol alors que le pompage aura lieu en terrain argileux notamment. (proximité cité de la Lâche, ligne SNCB, pont…)

 

Quant aux eaux usées et pluviales, l’Igretec refuse le rejet via le réseau d’égouttage.

L’élimination se ferait alors via le ruisseau « Le Piéton » Sur les plans, rien de clair n'est signalé en ce qui concerne le traitement des eaux avant rejet.

 

N’oublions pas non plus que l’on va manipuler des quantités de chaux pulvérulente, que celle-ci sera mélangée à des terres sur lesquelles il pleuvra, et qu’à terme des quantités de chaux se retrouveront dans le sous-sol, dans la nappe aquifère et dans le « Piéton »

 

Comme vous le voyez, rien ne plaide en faveur d’un renouvellement du permis sollicité par Frécar, surtout si l’on ajoute le fait qu’une partie du site d’exploitation qui se trouve en zone verte jouxte sur 150 m le Ravel et le chemin de halage.

Tout effort de la ville qui a grandement besoin d’améliorer son image est ici annihilée par une activité incompatible avec l’environnement immédiat.

 

Pour toutes les raisons évoquées, je vous suggère, Monsieur l’Echevin, Monsieur le Bourgmestre de ne pas accorder le renouvellement du permis, mais de profiter de l’occasion pour rechercher un site  qui conviendrait  au candidat exploitant afin de maintenir son activité et garantir l’emploi. L’espace libéré pourrait alors accueillir une autre activité économique, cette fois compatible avec l’ensemble des lieux environnants. Il n’est pas trop tard pour réagir, mais c’est à mon sens le bon moment.

 

Tous les riverains et signataires des pétitions sont favorables au développement économique et particulièrement à celui de leur quartier, mais ils attirent votre attention sur le fait que ce développement et le trafic engendré ne peuvent  nuire lourdement au quartier de Sart les Moines, aux rues inadaptées des quartiers voisins de l’exploitation, du centre de Roux ainsi qu’au maintien des rares commerces.

Sans mauvais jeu de mots, tous les habitants concernés se trouvent déjà en zone C’et D’ pour les nuisances aéroports, j’y ai vu lors de la conférence de presse des gens totalement  désemparés, vivant dans des maisons qui se lézardent et ne sachant à qui demander réparation.

Pour tous, pour eux, je sollicite donc une attention toute  particulière  pour garantir l’équilibre entre activité économique et environnement.

 

Enfin, à titre d’information, je tiens à vous signaler que sur un axe de  +/- 3 km, on recense un CET et sur Roux, la présence de 3 centres de tri.

 


 

Courcelles: L'UCPW demande des Informations sur l'Intercommunale ICDI.

 

Après le reportage diffusé par la RTBF et les articles parus dans la presse, en tant que citoyen courcellois mais aussi en tant qu' élu, je me sens très interpellé par les faits dénoncés. Que ceux-ci soient justes ou faux, le problème soulevé révèle un véritable problème d'information, de transparence et de démocratie.

 

J'exerce un mandat communal depuis bientôt 18 ans et très souvent, au nom de l'Union Communale Progressiste et Wallonne, j'ai exprimé mon agacement devant la gestion peu démocratique de diverses intercommunales. En effet, l'information se noie entre les strates du pouvoir.

Partant du Conseil communal qui élit des délégués à l'assemblée générale (avez-vous déjà perçu un son de cloche différent à ce niveau?) et un ou des représentants aux conseils d'administrations, il semblerait que ces derniers eux-mêmes disposent de peu d'informations également s'ils ne font pas partie du sacro-saint lieu de décision à savoir le comité de gestion ou comité directeur quand celui-ci n'est pas chapeauté d'un organisme non élu.

 

Les critiques avancées contre la gestion de l'ICDI vont dans ce sens. Des décisions sembleraient prises sans que ne soient consultés les administrateurs. Après l'histoire de la Carolorégienne, cette nouvelle affaire ne peut être que profitable au vote d'abstention ou au vote de sanction du "politique EN GENERAL"; Que derrière la dénonciation de faits qui seraient délictueux puisqu'une instruction judiciaire serait ouverte, il y ait des motivations partisanes ne doit pas nous réjouir car la dénonciation de ces faits s'ils sont avérés aurait dû l'être depuis bien longtemps et non dans la proche perspective des élections communales. En effet, les membres d'un Conseil d'Administration s'ils sont informés de dérapages ont le droit mais surtout le devoir d'interroger, d'exiger des comptes. En cette affaire, tous partis confondus, tous semblaient approuver la bonne gestion de l'ICDI et vanter la gestion du président de l'intercommunale en question.

 

En ce qui concerne notre mouvement, l'UCPW, qui peut, certes, assister aux assemblées générales de l'intercommunale mais sans droit de vote, nous avons toujours exprimé notre méfiance depuis 18 années contre la gestion actuelle de la récolte et de l'élimination des déchets. Chaque année, nous nous sommes toujours opposés à la collecte par les sacs-poubelles et notre ras-le-bol a été atteint lors de l'instauration de la taxe forfaitaire, qui en l'occurrence ne servait pour la majorité courcelloise qu'à permettre l'équilibre des finances communales. Le coût de la collecte, du ramassage, du traitement, de l'élimination et du recyclage des déchets atteint des sommets toujours dépassés année après année.

 

Alors comme tout Courcellois, je m'interroge donc lorsqu'une émission me dit que des voitures luxueuses seraient mises gratuitement à disposition de personnes ayant des revenus propres importants, lorsque la société, sortant de son objet social travaillerait dans l'immobilier ou qu'elle sponsoriserait des clubs sportifs. Si cela s'avère vrai, c'est inadmissible car cela ne pourrait être réalisé que par l'apport des finances des communes affiliées dont la nôtre, Courcelles, qui détient quelque 16 000 parts financières dans l'ICDI.

 

Le monde politique semble dire que trop c'est trop et c'est ainsi que le Bourgmestre des Charleroi posera des questions lors de l'assemblée générale de l'ICDI du 31 mai prochain. Comme notre conseil communal se réunira quelques jours plus tard, je souhaite que le représentant de notre commune soit à même de répondre aux questions que je lui poserai lors de cette séance en espérant que pour lui aussi, toute la clarté aura été faite.

Robert Tangre

Congrès au PCF

 

Transformer l’essai du 29 mai 2005

 

C'est le 23 mars dernier, après avoir réuni cellules de base, sections puis ses fédérations, que le PCF a tenu ses assises dans les vastes espaces du Bourget en Seine-Saint-Denis.

Quelque 950 délégués, sous le regard de 130 invités y ont débattu de l’avenir immédiat de leur parti.

 

21 avril 2002 : la cata

La descente aux enfers du PCF a atteint son niveau d’étiage le soir même de la proclamation des résultats de l’élection présidentielle. La gauche défaite, abasourdie. Jospin est relégué au 3ème rang, et le duel final oppose Chirac et Le Pen.

Une gauche sinistrée, et un PCF knock-out, à 3,4 % des voix. Des militants qui ont mal à leur parti élisent en mai 2002 une nouvelle direction et chargent Marie-George Buffet de la tâche oh ! combien difficile et ardue de la reconstruction.

Il faut reconstruire un parti, et cela ne peut se faire que dans la proximité, celle des militants d’abord, celle des gens, du peuple ensuite.

Le PCF retrouve la voix des quartiers, des cités, des banlieues.

Les communistes doivent se mobiliser collectivement pour redonner un sens à leur action.

 

Ensuite, il y a le 29 mai 2005 : la bataille référendaire.

 

Le PCF organise unitairement avec la gauche plurielle, des forums, des centaines de débats dans tout le  pays. Le NON à la Constitution européenne en sort victorieux, laissant pantoises la droite et la démocratie sociale libérale.

Ouverture en manif

 

Sous la banderole réclamant une « union populaire », le Congrès manifeste par une brave ovation sa volonté de participer à l’immense manifestation qui

 

se prépare à Paris.

Tous les congressistes ne peuvent imaginer que leur parti ne puisse être dans la rue aux côtés de ceux qui luttent, et poursuive, hors de la réalité du terrain, des travaux qui ne s’appuieraient pas sur le réel. Le Congrès n’est donc pas une bulle, et sort dans la rue aux côtés de ceux qui combattent le CPE. Le parti doit se battre aux côtés de la jeunesse, car le gouvernement est en recul, et le leitmotiv qui sera répété par l’ensemble des congressistes sera la volonté d’exiger le retrait des mesures gouvernementales.

Il va falloir souffler fort

Lors de la reprise des travaux, Marie-George Buffet entame d’emblée le vif du sujet : « Ne plus décevoir les attentes ». A trois reprises, la gauche a déçu, et s’est vu sanctionnée par le vote du 21 avril.

Comme les jeunes qui manifestent pour leur avenir, la population veut des réponses tout de suite, mais des réponses durables.

Rappelant la victoire du 29 mai, la secrétaire générale déclare qu’  « à gauche, il va falloir souffler fort, car le libéralisme, même quand il se prétend social, continue d’imprégner une partie de la gauche ».

La dynamique est en route, et il ne faut surtout pas la laisser tomber : « La dynamique est là dès qu’on ouvre des espaces pour contester le libéralisme, construire une alternative. A nous de proposer une démarche, des contenus pour faire souffler le vent du 29 mai ». En effet « les divergences sont vives », divergences sur l’ambition concrète de la politique à mener, divergences sur les moyens financiers à dégager, divergences sur le rassemblement majoritaire de la population, car c’est le peuple qui doit être vecteur et décideur de la politique à mettre en œuvre.

Pour affronter les logiques libérales, il faut « répondre aux besoins et aux attentes », M. G. B pose alors la question de savoir s’il existe une « bonne » gauche d’un côté, et une « mauvaise » de l’autre ?

A la LCR, elle déclare : " Si nous voulons être majoritaires … il faut aussi être prêt à prendre ses responsabilités pour que les choses bougent, et rompre avec les logiques libérales."

Du PS, elle dit que ce parti « présentera un candidat en dehors de toute rupture avec les expériences passées ».

Le rôle du PCF est donc de  faire bouger toute la gauche sur des choix transformateurs.

Enfin, pour l’échéance des élections législatives et présidentielles de 2007, elle invite le PCF à mener « une campagne à plusieurs voix », et propose la candidature d’un homme ou d’une femme du PC.

En terminant son discours, M. G. B propose une conférence nationale du PCF en octobre, et donne rendez-vous à ses militants le 29 mai pour élaborer le programme.

Le débat

 

La proposition de la direction d’élaborer un projet antilibéral, et de construire le mouvement qui le portera, est toutefois apprécié différemment par les uns et les autres.

Pour une minorité des délégués, c’est le député-maire de Vénissieux, André Gérin, qui s’exprime le plus clairement «"Confusion, dilution et abandon de l’identité communiste marquent la base commune du rapport. Je préfère une traversée du désert, plutôt que de nous effacer, d’avoir un programme à l’eau tiède qui favorise le vote utile au Parti socialiste."

En écho, un militant des Bouches du Rhône rétorque : « Accepter une traversée du désert, se recroqueviller sur nous-mêmes, ne s’occuper que de notre identité, c’est se mettre hors jeu ».

Nombreux autres intervenants estiment qu’il faut créer une union populaire qui a comme objectif de gagner les élections avec des candidatures communes aux législatives, et que, pour la présidentielle, une seule candidature, issue du PCF, la plus efficace sans doute, peut être envisagée, celle de M. G. B.

 

Une union populaire, des candidatures unitaires.

 

Au lendemain de 3 jours de débats, c’est 67,62 % des congressistes qui ont approuvé la stratégie du parti visant à créer « une union populaire pour une majorité politique qui porte le choix d’une autre politique, rompant avec les logiques libérales capitalistes ».

Les communistes sont ainsi appelés à redoubler d’efforts pour avoir le débat public « avec les femmes et les hommes, les forces politiques, sociales et citoyennes qui auront le choix de travailler à cette union populaire ».

Il faut signaler que, parmi les partisans de cette démarche majoritaire, aucun délégué n’a avancé l’idée que, pour être unitaire, il ne fallait pas que la candidature soit issue du PCF.

Une direction confortée

 

Au 4ème jour des débats, une liste commune aux différentes sensibilités, a été présentée par le Bureau aux délégués. Cette liste comportait 220 noms à parité hommes-femmes.

Cependant, une liste minoritaire, conduite par André Gérin, maire de Vénissieux, fut présentée par les groupes « Fiers d’être communistes », « Colère et espoir » et « Mettre le PCF sur les rails de la lutte des classes ». Celle-ci subit un sévère revers en obtenant 8,72 % des voix exprimées, tandis que la liste de M.G.B. recueillait un succès important, en rapportant 91,27 % des voix exprimées.

La secrétaire générale disposera d’une majorité confortable qui lui permettra de mettre en œuvre la stratégie décidée par le Congrès.

Robert Tangre - Délégué pour le PC (W - B)

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15/05/2006

L'Etincelle n° 16

 

 

La propreté

Jamais il n’y a eu autant de moyens humains, machines sophistiquées ou encore de campagnes « grand nettoyage » pour tenter de donner un éclat à la ville. Pourtant la métropole est sale, de plus en plus sale comme ne semblait ne pas l’être le « Pays Noir ».

J’identifierai les causes  sans priorités, car elles sont conjuguées et contribuent chacune à leur manière à ternir l’image de la ville.: l’industrie sidérurgique, certaines activités industrielles, chantiers, les incivilités, le manque de moyens et un certain laxisme des autorités. Pourtant les dispositions ne manquent pas contraindre les industriels à garantir un environnement propre dans et autour de leur activité.

Ce sont les conditions d’exploitation imposées à la délivrance des permis d’exploiter ainsi que  les normes  de rejets.

 

Contraindre au strict  respect de celles-ci sous peine de sanctions appliquées contribuera à mon sens à garantir un meilleur environnement.

 

Quant aux incivilités (jets de cannettes, de sacs  et autres encombrants) après la ènième campagne de prévention, il serait temps d’agiter le bâton !

 

Dans une ville, la propreté renforce le sentiment de sécurité, allons donc aussi pour refaire des trottoirs, « garnir »  les vitrines des commerces abandonnés.

 

Jacques Coupez ( paru dans le Carolo service)

 


 

Pollution atmosphérique : à qui profite le crime ?

 

En février dernier j’intervenais au conseil communal sur la qualité de l’air à Charleroi et donnais des informations notamment  en ce qui concerne les particules fines (PM10) pour lesquelles des dépassements importants des normes étaient mesurés à la station de Marchienne-au-Pont. Cette station est située au pied du pont enjambant la Sambre, dans un quartier habité, voisin d’établissements scolaires et d’un centre hospitalier.

 

Aujourd’hui, je me propose de vous dresser ci-joint, un récapitulatif pour le mois de mars.

 

On peut y voir :

 

- qu’à Charleroi, la station de mesure au Boulevard Michel a enregistré 8 dépassements sur le mois

 

- qu’à Marchienne, 19 dépassements ont été enregistrés avec des moyennes journalières allant du double à 3,5 fois les normes admissibles dont des pics à 4 fois supérieurs

 

- que du 1er janvier au 31 mars, soit 90 jours calendrier, il y a eu 62 jours de dépassement de la norme en émission de PM10 à Marchienne.

 

Cela démontre qu’il y a un réel problème technique de filtrage des émissions de poussières, et plus particulièrement à « l’agglomération de minerais » située le long de la route de Mons.

J’affirme qu’il est  techniquement possible de réduire les émissions aux normes européennes en vigueur, d’autres sidérurgistes s’y conforment.

 

Pour rappel, en ce qui concerne les PM10, l’Europe impose une limite de 50 µgr/m³ d’air et admet 35 dépassements/an. En 2007 la norme sera plus sévère avec 20µgr/m³ d’air et 7 dépassements annuels.

 

Il faudra donc bien investir ! La période est d’ailleurs propice car les bénéfices sont plantureux !

 

Tout est donc question de volonté…ou de profit, au détriment de la population !

 

Jacques Coupez

 


 

SITUATION DE LA MAISON DES JEUNES « JEUNES MANIAS » A MARCINELLE

 

Interpellation développée par la conseillère communale ECOLO, Malika EL BOUREZGUI, membre du Parti communiste.

 

La maison des jeunes de Marcinelle gérée par l’asbl Jeunes Mania est installée dans un local du bloc 8 à l’avenue du Chili à Marcinelle.  Cet immeuble appartient à la société de logement social le Foyer marcinellois.

 

Voici quelques temps déjà que les jeunes, notamment de la cité parc qui fréquentent cette maison des jeunes se plaignent de son manque d’hygiène et de sécurité.

 

En effet, une odeur nauséabonde infeste le local à cause des égouts et des canalisations de WC des logements supérieurs qui traversent la pièce.  

Aucune issue de secours n’est accessible et la porte d’entrée vitrée est cassée.  Des morceaux de double vitrage cassé pendent toujours sur cette porte alors que des dizaines d’enfants la franchissent chaque jour et risquent de se blesser.

 

C’est triste à dire, mais les jeunes sont accueillis dans un local exigu, pratiquement insalubre, dangereux et qui ne contient rien d’autre qu’une table de ping-pong pour tout le quartier et des déchets.

 

L’insalubrité de ce local, une absence totale de matériel, un manque d’activité pour les plus de 14 ans, un encadrement qui laisse souvent à désirer ainsi qu’une pression permanente des locataires du bloc 8, ont fait réagir l’ensemble du conseil de jeunes qui ont pris l’initiative de le faire savoir via une pétition. Un seul projet destiné aux plus de 14 ans a vu le jour, c’est l’équipe de football.

 

Au travers cette pétition, les jeunes revendiquent d’être accueillis dans un local mieux adapté à leurs besoins et répondant aux normes d’hygiène et de sécurité minimum ainsi que de pouvoir participer à des activités autre que le foot et proposer des projets.

 

Monsieur le Bourgmestre, pourriez-vous nous faire savoir quelles mesures vous comptez prendre pour répondre aux attentes légitimes de ces jeunes ?   Le département de la Jeunesse ne pourrait-il pas trouver et mettre à leur disposition un local décent pour les accueillir ?


Qui peut encore assurer le respect de la légalité comptable ?

Rappel : Lors du Conseil communal du 14 novembre 2005, le compte communal 2004 fut approuvé par  15  voix, 11  abstentions, et une contre, celle de Robert Tangre, élu UCPW.

Dans les jours qui suivirent, ce dernier introduisit un recours auprès de la Députation permanente du Hainaut, recours que nous reproduisons ci-dessous

 

Recours contre le compte communal 2004  et la  3 ème modification budgétaire 2005

 

Pour faire suite à la suggestion du receveur communal faite en séance publique du Conseil communal du 14 novembre, de transmettre une réclamation au sujet du compte 2004 si je le contestais, j’ai l’honneur de vous informer que je dépose réclamation contre le compte susmentionné.

J’ai établi une comparaison entre le budget initial 2004, les modifications subséquentes et le compte 2004.

Je constate, dans le compte, ET POUR NE PARLER QUE DE 2 POSTES :

 

- Que les diminutions des fonds de réserve inscrites en dépenses extraordinaires n’ont pas été compensées par une majoration des recettes ordinaires (36.437,33 €)

- Que les subsides de fonctionnement de l’enseignement n’ont pas été inscrits : (528.954,46 €) 

 

J’en veux pour preuve que ces montants sont inscrits dans la nouvelle 3e modification budgétaire 2005, soumise au point suivant de l'ordre du jour du Conseil communal du 14 novembre.

 

La modification budgétaire sert donc à corriger un compte inexact parce qu’incomplet. ( plus de 22 millions de FB)

 

Jusqu'à présent la modification budgétaire  devait servir à entériner les chiffres du compte… MAINTENANT ELLE CORRIGE LE COMPTE ! Je considère en outre pour le moins anormal qu’un compte soit soumis au Conseil en novembre alors qu'il aurait dû nous être présenté pour le 31 mars au plus tard).

 

La démonstration est faite que le compte est incorrect. Puisque le Collège a proposé au Conseil de voter un compte qu’il sait inexact. J’ai demandé en séance du Conseil un vote nominatif. Sans surprise la

 

 

 

majorité, toute honte confondue, s’est prononcée pour !

 

En sus des 2 cas dénoncés, j’ai constaté plus de 10 ANOMALIES dans le compte 2004.  Toutefois, comme l’a précisé le Bourgmestre en séance publique: « Il appartient au pouvoir de tutelle de prendre ses responsabilités »

 

Je me range bien évidemment à la position du Bourgmestre : "Il appartient à vos services

d’examiner sans complaisance un compte communal soumis à votre approbation".

 

Les suites données par la Députation provinciale à ce recours.

 

L’analyse de ce recours fut réalisé en deux temps par les autorités provinciales, qui ont, en premier lieu, approuvé la 3ème modification budgétaire 2005.

Ceci fait, il ne restait plus à ce pouvoir que d’approuver, par la suite quelques semaines plus tard donc, le budget 2004.

 

Réflexions désabusées :

 

Quel réviseur d’entreprise accepterait de légaliser, par sa signature un bilan comptable FAUX ?

 

C’est ce que fait pourtant le Collège provincial, en approuvant les comptes de l’exercice 2004.

 

Toutefois, ne pouvant pas tout avaliser, il signale au Collège des Bourgmestre et Echevins de Courcelles qu’il a cependant relevé des écritures contraires aux dispositions de l’Arrêté royal, portant le règlement de la comptabilité communale : différents engagements du service ordinaire sont intervenus en dépassement des crédits budgétaires votés par votre Conseil communal. Cette pratique contrevient aux dispositions de l’article 10 du R.G.C.C. qui stipule notamment que les crédits de dépenses sont limitatifs, à l’exception de ceux relatifs à des dépenses prélevées d’office.

 

En conclusion, le Collège provincial recommande toutefois au Collège échevinal de Courcelles d’être, à l’avenir scrupuleusement respectueux des règles comptables.

Conclusion :

 

Le Collège provincial reconnaît que certaines écritures comptables sont contestables, mais il ne l’avoue que partiellement.

Les amis … quand même ! On ne peut leur faire de peine en cette veille d'élections!

 

Le comité de l'UCPW

 


 

Rénover 70.000 logements en Wallonie et à Bruxelles

 

Les chiffres du chantier citoyen

 

Pierre Beauvois (Espace citoyen) et le sénateur Pierre Galand (PS) veulent un financement par les Fonds de pension.

 

Récemment, à Charleroi, l'expulsion sauvage d'une jeune femme a mobilisé des associations, des syndicats et des élus, mettant une fois de plus en lumière le problème crucial du logement. Ce dossier est au cœur de la vie des gens, comme de celle des villes. certes, des politiques sont mises en oeuvre : in milliard d’euros investis dans la rénovation du

 

logement social par la Région wallonne, cela compte.

 

Ainsi que les efforts de certaines communes pour développer les AIS (agences immobilières sociales), entre autres projets de réhabilitation et pistes innovantes, comme les expériences pilotes de commission paritaire locative entre propriétaires et locataires.

C’est dans cette actualité que Pierre Beauvois (ASBL Espace citoyen) et Pierre Galand (sénateur PS) ont présenté à Charleroi leur dossier hors norme. Son titre constitue tout un programme : « Donner au logement une centralité comme système de relance économique et sociale ». Intéressant, notamment pour contrer les votes allant à l’extrême droite …

Passer à la phase concrète

La grande idée est de financer un programme de réhabilitation des dizaines de milliers de logements et bâtiments abandonnés, gangrenant villes et communes. Il faut donc aller chercher l’argent là où il reste disponible. Les pouvoirs publics étant à la limite, le recours aux fonds de pension est apparu comme naturel à Pierre Beauvois. Ceux-ci, rien que pour le privé, représentent de 12 à 14 milliards d’euros. Il suffirait que leurs gestionnaires (les syndicats sont aussi représentés dans ces fonds … ) souscrivent à un emprunt obligatoire émis par les Régions (Wallonie et Bruxelles), pour permettre une opération financière citoyenne de grande envergure relançant l’économie et l’emploi.

Depuis 2004, des colloques amenant les représentants des divers secteurs se sont déroulés à La Louvière, Liège, Bruxelles et Charleroi.  Toutes les questions ont été posées. Personne n’a condamné le projet, qui est techniquement très délicat à réaliser. Les obstacles sont légion. Pour réussir, il faut désormais une volonté politique. Admettre le principe d’une structure publique-privée réinjectant du logement là où les citoyens doivent continuer à vivre, malgré la redoutable pression immobilière plaçant des dizaines de milliers de gens dans la précarité.

Cette idée vaut la peine d’être analysée, décortiquée, soumise au feu des critiques, évaluée, peut-être revue et corrigée ou adaptée, mais elle a le mérite immense d’exister. Lors de la conférence de presse carolorégienne, la présence de l’échevin du logement, Marc Parmentier, n’était pas anecdotique. Comme le disait Jacques Coupez, conseiller communal carolo (communiste élu sur la liste Ecolo), « le travail doit réunir un maximum de personnes décidées à voir les choses bouger ».

 

M. Leroy

 


 

REPERES

 

Le projet devrait être porté par les structures régionales spécialisées dans le logement, sur l'initiative de tripôles communaux, constitués des CPAS, agences immobilières sociales et régies foncières. L’idée est désormais soutenue par des chiffres.

Objectif : réhabiliter 50.000 logements en Wallonie et 20.000 à Bruxelles, en 10 ans, sur la base d’un inventaire des logements et bâtiments vides.

Coût : la rénovation lourde étant estimée à 1.000 euros/m³, le coût total serait de 4,375 milliards d’euros, soit 437,5 millions d’euros par an à financer par les deux régions.

Financement : les recettes diverses proposées (loyers, aides régionales, remise au travail de 11.000 chômeurs), couvrent 237,225 millions d’euros par an ou 2 milliards d’euros en dix ans.

Emprunt obligatoire : les deux régions émettraient un emprunt obligatoire (taux net de 4,1 %) représentant 200 millions d’euros par an. Les fonds de pension des entreprises privées et autres y souscriraient.

Péréquation cadastrale : cette opération n’a plus été réalisée depuis début 80. Elle devrait rapporter aux communes 180 millions d’euros par an. Au total, selon les chiffres de Pierre Beauvois, l’opération financière serait blanche pour les pouvoirs publics.

M. Leroy

 


Beauvois : « Un débat pour les communales »

Président du Parti communiste et ingénieur civil, Pierre Beauvois travaille depuis de longues années sur ce projet lié au logement et à la rénovation.

La perspective des élections communales joue-t-elle dans le projet ?

Depuis plus de vingt ans, notamment dans la région du Centre, le PC travaille sur le logement en dénonçant problèmes et abus. Il fallait aller plus loin : proposer un projet concret, chiffré. Nous avons organisé des colloques, des rencontres, mis les partenaires potentiels en présence, consulté les gestionnaires des Fonds de pension, vérifié tous les points du dossier, réalisé une synthèse étayée  de chiffres. Désormais, il faut monter d’un échelon, interpeller les politiques. Au Sénat, Pierre Galand (candidat d’ouverture élu avec le PS) effectue ce travail.

Les affaires qui ont secoué le logement social, après les révélations de la Carolorégienne, ont-elles freiné votre démarche ?

Il a été difficile, pendant quelques mois, d’aborder des dossiers portant sur le logement. Heureusement, notre idée ne se développe pas dans le cadre du logement social, mais porte sur la rénovation de bâtiments vides. Notre expérience sur le terrain nous avait permis de voir que la gestion des sociétés de logement était loin                 d’être claire. D’où l’idée de partir sur une autre base.

La plus grande difficulté ?

Démontrer que ce projet est réaliste.     Certes, il réclame une volonté politique. Aujourd’hui, il faut oser avancer. Les Fonds de pension ont des milliards

d’euros disponibles, ont besoin de placements sûrs, pourquoi ne pas les utiliser ? Les gestionnaires sont attentifs.

Propos recueillis par M. Leroy

Extrait du Soir

 

 

16:25 Écrit par PC Charleroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |