10/12/2006

 L'Etincelle n° 18

LE TRAVAIL DE NOS ELUS

 

CHARLEROI

 

L' amiante dans les bâtiments communaux..

 

Durant de nombreuses années, l’amiante était utilisée dans la composition de bon nombre de matériaux de construction. On le sait, le matériau est surtout dangereux pour la santé des personnes lorsque ses fibres microscopiques sont inhalées. Puisque construits à une époque donnée, beaucoup de bâtiments communaux recèlent probablement cette matière.

Sur ces présences d’amiante, Monsieur l’Echevin pourrait-il m’informer de l’état d’avancement de l’étude qu’il a mise en place sur l’ensemble des bâtiments et plus particulièrement sur le bâtiment 13 situé au « Technopole  Vilette ». Durant une journée, un sas a en effet été placé devant une porte avec la mention « Danger  Amiante ».

 

Jacques Coupez

Conseiller communal


 

Occupation du bâtiment COS2 (complexe La Garenne)

 

L’Asbl MEDINA SET, 69 Chaussée de Fleurus, a dans sa panoplie d’activités celle de s’occuper de jeunes en provenance de divers quartiers de Charleroi.

Ainsi, encadrés par plusieurs responsables spécialisés et  bénévoles, ce sont chaque samedi matin, de 9h00 à midi, plus d’une vingtaine de jeunes qui sont pris en charge pour s’adonner à la pratique de leur sport favori, plutôt que d’aller « zoner » à Ville 2, comme ils ont  plaisir à le dire.

Il s'agit en quelque sorte, d'une intégration par le sport qui ne dit pas son nom, mais qui est en tout cas le but recherché par Médina Set.

Selon les responsables, la salle COS2 qu’ils occupaient le samedi ne leur est plus attribuée car un litige concernant le loyer (100 € / mois tvac) est toujours pendant, alors qu’au même moment elle serait « squattée gratuitement » par une autre organisation.

Les questions que j'adresse à Monsieur l’Échevin sont les suivantes ;

 

Pourriez-vous m’informer de la situation exacte en matière d’occupation et de loyer pour le créneau repris ci-dessus ?

 

Afin de réduire au strict minimum le coût de la participation pour les jeunes provenant majoritairement de milieux défavorisés, l’Asbl a introduit depuis plusieurs mois une demande de subsides auprès de la ville. A ce jour, aucune réponse ne fut envoyée.

 

Pourriez-vous m’informer de l’état d’avancement du dossier ?

 

A la recherche d’une solution pour continuer leur « action  sociale de terrain » et régler les litiges, les responsables de l’Asbl souhaiteraient pouvoir vous rencontrer.

 

A votre convenance, pourriez-vous répondre à leur sollicitation ?

 

Jacques Coupez

 


 

FRECAR RECYCLING.  

 

Il y a une dizaine de jours se clôturait  l’enquête publique concernant la  SPRL FRECAR RECYCLING qui sollicitait des autorités communales  le  renouvellement d’un permis unique de classe 2 qui :

- du point de vue urbanistique concernait l’implantation d’un hall de stockage, le dépôt et le traitement de déchets inertes, le forage d’une prise d’eau souterraine pour une capacité de 10.000m³/an

- du point de vue environnemental visait à maintenir en activité un centre de regroupement, de tri et de pré-traitement de déchets inertes pour une capacité annuelle de 100.000 t/an.

 

Quel ne fut pas l’émoi des riverains, proche du chantier, d’apprendre l’existence de cette nouvelle demande. Ils sont certes peu nombreux, mais il en fut de même pour ceux qui se situent le long des trajets empruntés par  les camions et tracteurs convoyant d’imposantes remorques. Idem pour les utilisateurs habituels de la rue de Gosselies, du RAVEL 3 à Roux, comme ceux de la rue Sous le Bois qui devaient subir journellement les poussières et le bruit infernal d’un concasseur.

Cela  fait cette fois beaucoup de monde !

 

Vous le savez maintenant, Monsieur le Bourgmestre, Monsieur l’Échevin, plusieurs centaines de signatures et bon nombre de remarques  vous ont été remises pour s’opposer au renouvellement du permis. En effet, par rapport au peu de temps qu’a duré l’exploitation, contrainte de cesser ses activités pour non-respect  du cahier des charges et des dispositions légales en vigueur, l’activité du centre de tri a laissé des traces au propre si je puis dire et au figuré dans plusieurs quartiers de la commune.

Quand ce n’était pas les lourds engins qui traversaient à des vitesses folles  les rues totalement inadaptées de la cité de la Lâche (en zone 30 – limitée  à 5 tonnes) ou les rues Léman, de la Liberté, des Alliés  et autres, c’était  soit des paquets de boues ou des nuages de poussières qui assuraient la traçabilité d’une exploitation mal tenue.

Quant aux habitants du quartier de Sart les Moines, ils ont  compté à certains moments de la journée entre 600 et 700 véhicules à l’heure et jusqu’à 273 camions. Le trafic a atteint ces sommets  surtout depuis l’ouverture du chantier Frécar.

S’étant adressés au Bourgmestre par courrier et pétition, ils souhaiteraient aujourd’hui  présenter un projet très intéressant pour dévier la circulation sans la reporter sur d’autres riverains.

Je demande donc toute l’attention du collège pour en étudier la faisabilité.

(Il s’agirait d’emprunter l‘aire  abandonnée (+/- 6m de large) du raccordement de Glaverbel au réseau SNCB pour rejoindre le prolongement de la rue Winston Churchill, à hauteur de la Station Texaco et les Ets.Bullman à Courcelles)

Pour ce qui concerne le bruit généré par Frécar, un sonomètre placé par la SOWAER et qui concerne les activités de l’aéroport, enregistre en permanence les niveaux de bruit.

Les relevés et rapports concluent à un bruit de fond très important dû aux  activités sur le chantier précité.

Pour les riverains de la rue Sous le Bois, aussi «  sous »  les vents dominants et  là où le sonomètre se trouve, le bruit et  les poussières dépassent tout entendement.

Ils restent donc perplexes quant à l’implantation d’un  hangar pour le concassage des déchets, et ont surtout l’impression que ce bâtiment constitué principalement d’un bardage en acier se comportera comme une superbe « caisse de résonance »

 

Le nouveau projet présenté mentionne aussi le  forage  et le pompage dans la nappe aquifère de quelques 10.000 m³ d’eau/an. A ce sujet, quelles sont les responsabilités et garanties présentées concernant la préservation de la qualité de la nappe souterraine. Question est aussi posée, quant à la stabilité du sol alors que le pompage aura lieu en terrain argileux notamment. (proximité de la cité de la Lâche, ligne SNCB, pont…)

 

Quant aux eaux usées et pluviales, l’Igretec refuse le rejet via le réseau d’égouttage.

L’élimination se ferait alors via le ruisseau « Le Piéton »

Sur les plans, rien de clair en ce qui concerne le traitement des eaux avant rejet.

N’oublions pas non plus que l’on va manipuler des quantités de chaux pulvérulente, que celle-ci sera mélangée à des terres sur lesquelles il pleuvra, et qu’à terme des quantités de chaux se retrouveront dans le sous-sol, dans la nappe aquifère et dans le « Piéton »

Comme vous le voyez, rien ne plaide en  faveur d’une acceptation du renouvellement du permis sollicité par Frécar, surtout si l’on ajoute le fait qu’une partie du site d’exploitation se trouve en zone verte,  jouxte sur 150m le Ravel et le chemin de halage.

Tout effort de la ville qui a grandement besoin d’améliorer son image est ici annihilé  par une activité incompatible avec l’environnement immédiat.

Pour toutes les raisons évoquées, je vous suggère, Monsieur l’Échevin, Monsieur le Bourgmestre de ne pas accorder le renouvellement du permis, mais de profiter de l’occasion pour rechercher un site  qui conviendrait  au candidat exploitant afin de maintenir son activité et garantir l’emploi.

L’espace libéré pourrait alors accueillir une autre activité économique, cette fois compatible avec l’ensemble des lieux environnants.

Il n’est pas trop tard pour réagir, mais c’est à mon sens le bon moment.

Tous les riverains et signataires des pétitions sont favorables au développement économique et particulièrement à celui de leur quartier, mais ils attirent votre attention sur le fait que ce développement et le trafic engendré ne peut  nuire lourdement au quartier de Sart les Moines, aux rues inadaptées des quartiers voisins de l’exploitation, du centre de Roux ainsi qu’au maintien des rares commerces.

Sans mauvais jeu de mots, tous les habitants concernés se trouvent déjà en zone C’ et D’ pour les nuisances aéroports, j’y ai vu lors de la conférence de presse des gens totalement  désemparés, vivant dans des maisons qui se lézardent et ne sachant à qui demander réparation.

 

Pour tous, pour eux, je sollicite donc une attention toute  particulière  pourgarantir l’équilibre entre activité économique et environnement. A titre d’info, sur un axe de  +/- 3km, on recense un CET et sur Roux la présence de 3 centres de tri.

 

Jacques Coupez

Conseiller communal

 

 

COURCELLES

 

"A L'ECOUTE DES CITOYENS : « RIEN QU'UN SLOGAN! »

Pendant la campagne électorale, le Parti Socialiste de Courcelles a affiché partout sa conviction d'être "A l'écoute des citoyens"...Un beau slogan, très à la mode, mais qui n'ira pas plus loin! La preuve: la dernière séance du conseil communal du 20 novembre.
Plusieurs dossiers et interpellations - notamment de l'UCPW - ont permis à la majorité de donner toute la mesure de son mépris à l'égard de nos concitoyens:

- Des Courcellois sont légitimement inquiets d'un nouveau projet d'installation d'une antenne GSM près de leur habitation? Leur pétition est remballée d'un revers de main par un maïeur convaincu que des naïfs ont signé uniquement "pour faire plaisir"...

- L'UCPW interpelle depuis plusieurs années sur ce problème de santé publique? Peu importe... Pour le Collège, ce n'est qu'une interpellation de plus qui suivra le chemin des autres.
Classement vertical!

- Autre problème abordé lors du conseil communal: celui de l'arrivée probable dans le zoning industriel d'une entreprise manipulant des produits dangereux: 20 tonnes de produits corrosifs, deux tonnes de produits toxiques, dix tonnes de produits dangereux pour l'environnement, 30.000 litres de liquides inflammables, 30.000 litres de détergents,etc... Certains riverains, dont quelques-uns vivent à cinquante mètres à peine de ces futurs dépôts, sont légitimement inquiets et sont venus le dire lors de la séance du conseil communal. En guise de réponse: le mépris, une fois de plus: « A en croire la majorité, ce stockage n'est guère plus dangereux qu'un litre d'eau de Javel dans notre cave (sic!)... » Et d'ailleurs, tant pis si ces mécontents se manifestent trop tard: ils n'avaient qu'à mieux ouvrir les yeux; ils auraient alors peut-être vu le très discret avis d'enquête affiché à la sauvette!

C'est donc cela "Etre à l'écoute des citoyens"! Il suffisait de le dire...avant les élections...histoire d'éviter les déceptions...
Mais c'est vrai: c'était la dernière réunion de cette majorité PS-CDh. Le 4 décembre, un nouveau Conseil communal et un nouveau Collège échevinal seront installés. Nouveaux, vraiment ? L'otage CDh sera remplacé par un figurant MR au sein d'un système PS qui reste résolument le même!
Il y a donc fort à parier que la nouvelle majorité reprendra les bonnes habitudes de l'ancienne: « Ecouter les citoyens sans vraiment les entendre... »

Pour le Comité de l’Union Communale Progressiste et Wallonne,

M. H.

 


Solidarité avec le personnel de VW Forest.

 

Le Parti Communiste exprime sa solidarité avec les travailleurs de Volkswagen et veut les assurer de son soutien dans les luttes qui les attendent. Nous pensons aussi au désarroi des travailleurs de tous les sous-traitants de la firme allemande, qui vivent désormais dans l'incertitude et voient s'approcher le spectre des licenciements et des cessations d'activités.

Chacun de ces travailleurs et travailleuses a démontré son excellence, sa compétence et sa fierté face au travail bien fait. De plus, ils ont, au cours des dernières années, consenti de nombreux sacrifices afin d'assurer la compétitivité de l'entreprise. A présent, il faut penser à l'avenir. Dans un premier temps, il est urgent que plus un seul euro ne revienne à la direction de Volkswagen. Le bénéfice des ventes de tous les véhicules montés à Forest doit revenir aux seuls membres du personnel de l'usine bruxelloise. Il n'est pas question de laisser s'enrichir des patrons et des actionnaires voyous sur le dos d'ouvriers, d'ouvrières, d'employés et d'employées plongés dans la détresse.

Le modèle social-démocrate que nous connaissons s'est converti au néo-libéralisme le plus sauvage et a démontré amplement son inefficacité en raison de sa complicité implicite avec les patronats transnationaux. ! Aux patrons voyous, les bénéfices (Au premier semestre 2006, VW a fait 1,2 milliard d'euros de bénéfices); aux États, la facture de la casse. Ce faisant, c'est la population qui doit supporter le coût social des démantèlements et des délocalisations.

Le gouvernement feint de découvrir les effets pervers de la mondialisation libérale et s'étonne de l'absence de cohésion européenne. Belle hypocrisie en vérité quand on sait que ce sont les mêmes partis au pouvoir (PS, MR, CDH (ex-PSC), ECOLO) qui ont bradé (et continuent à le faire, nos entreprises publiques et privées et se sont rendu complices des puissances

financières pour bâtir un système qui échappe de plus en plus au contrôle des citoyens et laisse le champ libre à l'argent roi. 

Quant à l'Europe libérale chère à nos édiles, il s'avère bien, avec le nouvel et dramatique exemple de VW Forest, qu'elle sert surtout, sinon exclusivement, à mettre les travailleurs en concurrence.  Plus que jamais, la solidarité des travailleurs et des travailleuses au-delà des frontières doit être la réponse aux agressions patronales.

Pour son temps, Machiavel écrivait dans " Le prince " qu'il était utile, comme pour un fleuve, de construire des digues pour contenir les effets dévastateurs des débordements de la fortune. Il appartient aux politiques et en particulier à ses composantes de gauche de réagir enfin et d'imposer aujourd'hui un système sévère de régulation du marché capitaliste. Donc aller à l'inverse de ce que nous propose l'Europe actuelle et les États qui la composent. De construire un strict cadre, bien plus dur que la loi Renault, conditionnant les cadeaux publics, fiscaux, accordés aux multinationales et de les assortir de lourdes sanctions en cas de casse sociale.

 

17:30 Écrit par PC Charleroi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |