04/06/2007

Présentation de Maurice Magis, Zoé Blusztejn dite Zouzou et de Georges Cambier - Pour une amélioration du pouvoir d'achat et du niveau de vie - Pour des emplois stables et bien rémunérés

Maurice Magis se présente
 
Je suis né en 1948 à Dampremy. Au coeur du Pays noir, donc. Littéralement au pied d'un terril, à une portée dePHOTO5 flèche de la Providence. Voilà ce que fut mon premier horizon, en une époque où le chômage de masse n'existait pas, où les charbonnages et les usines tournaient à plein rendement, où les travailleurs et leurs syndicats tenaient la dragée haute au patronat. En un temps, aussi, où la vie de quartier avait encore un sens, où l'on pouvait jouer dans les rues, où la télévision ne cloîtrait pas les gens chez eux, où la publicité ne jouait pas encore son rôle d'"opium du peuple".
Voilà pour la nostalgie. Place au combat. Ma famille, bien connue dans la région, a porté l'idéal communiste depuis plus d'un demi-siècle. Trois générations, déjà... Avec fierté, constance, certes, mais en pratiquant jalousement cette formule bien connue du poète communiste Achille Chavée:"Je suis un vieux peau rouge qui ne marchera jamais en file indienne." Car être communiste, c'est aussi allier conscience politique et ouverture d'esprit, fidélité à ses engagements, sens critique et capacité à se mettre en question, fermeté philosophique et respect de l'autre. Et ce n'est pas toujours si facile que cela !
Journaliste de formation et de profession, je pratique depuis près de 35 ans. J'ai eu une grande chance, la belle opportunité de pouvoir exercer dans un cadre professionnel où ce que j'écris est en phase avec ce que je pense (Croyez-moi, c'est chose rare dans la corporation). Au Drapeau rouge, bien sûr, que j'ai dirigé durant près de 15 ans. Au Journal du mardi aujourd'hui.
Mes origines carolorégiennes m'ont amené tout naturellement, à peine entré au DR, à traiter des problèmes sociaux et économiques. Une position "privilégiée" pour prendre la mesure de la crise dans laquelle le capitalisme financier a plongé la Wallonie. De quoi entretenir ma "sainte colère" et affuter un regard sans concession sur les injustices qui frappent notre région et le monde.
C'est tout naturellement que je me suis spécialisé depuis quelques années dans les questions internationales. Sans limites, puisque j'ai pu aussi bien "couvrir" le Proche-Orient que l'Amérique latine, le processus de construction européenne ou la question des rapports Nord-Sud. Autant de terrains où le cynisme des puissants nourrit une insupportable injustice.
Comme communistes,  nous voulons, avec d'autres, faire reculer tout ce qui domine, et contribuer à battre en brèche les inégalités.Nous voulons pousser la démocratie, de la commune à la planète, et faire émerger un monde partagé, un monde pour tous et toutes. Pour aller dans ce sens, il faut réhabiliter la politique et que celle-ci soit entre les mains de tous. Le progrès viendra du plus grand nombre, si nous décidons tous ensemble de faire bouger les choses.
 

 Zouzou se présente
 
moizz" Mes parents, quoique issus de l’immigration et malgré l'interdiction pour les étrangers de faire de la politique, étaient membres du PC ce qui les a amenés, dès le début de la guerre 40/45 à entrer en résistance aux côtés de leurs camarades communistes et autres  à se battre contre l’occupant allemand. Mon père a été fait prisonnier et il n'est jamais revenu des camps.

J'étais encore une jeune adolescente quand j'ai décidé de devenir à mon tour membre du PC car je tenais à suivre l'exemple qui m'avait été donné par mes parents. Il y aura bientôt 60 ans!

 

Etre candidate communiste, c'est avec mes camarades, me battre pour plus de justice sociale, pour des salaires convenables, des retraites décentes , le droit au logement pour tous.

C’est me battre contre la précarité, les suppressions d’emplois, les délocalisations et pour une sécurité d’emploi.

C’est aussi lutter contre les  mesures discriminatoires vis-à-vis des étrangers, et pour la régularisation des sans-papiers.

Mais une chose me tient particulièrement à cœur, c’est le combat que nous menons et qu’il faut continuer à mener contre l’extrême droite, cette droite fascisante qui met en danger  la démocratie"

 


Georges Cambier se présente
 
GEORGES CAMBIER-72DPISixième suppléant sur la liste du Sénat,  je suis père de 4 enfants et âgé de 54 ans 
Délégué syndical CSC depuis 30 ans, je travaille actuellement au TEC de Charleroi comme guichetier.
Mon plus grand désir est de combattre les injustices que le monde ouvrier subit chaque jour. Je suis aussi particulièrement attentif à la défense des pensionnés et des enfants, surtout ceux issus de familles nombreuses.
J'adhère complètement au programme du parti communiste que je considère être le seul vrai parti défendant les droits de l'ouvrier.
 

 

Pour une amélioration du pouvoir d’achat et du niveau de vie

 

Déclaration des Droits de l’Homme :  Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s’il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.

On constate une diminution du pouvoir d’achat et du niveau de vie des travailleurs et allocataires sociaux. Il est clair qu’un certain nombre de frais incontournables pèsent sur les budgets des ménages. Le prix du logement, par exemple. Dans une ville comme Bruxelles, 60% de familles ne sont pas propriétaires de leur logement et il est des cas où le loyer représente jusqu’à 50% de leur budget!

A cela, s’ajoute l’augmentation constante des prix de l’énergie et de certains biens de consommation courante. Dans les familles les plus défavorisées, on se demande comment on va arriver à payer le médecin ou la scolarité des enfants.

C’est dans ce contexte difficile pour les ménages que les organisations patronales osent réclamer la suppression de la liaison des salaires à l’index afin augmenter la compétitivité des entreprises…

Et pourtant la croissance de l’économie reste positive en Belgique et les bénéfices réalisés par les entreprises explosent. Au total les entreprises du BEL 20 ont réalisé plus de 23 milliards d’euros de bénéfices en 2006 soit une augmentation de 38% par rapport à 2005.

bénéfices

Aussi nous exigeons :

·        Une augmentation substantielle du salaire minimum pour tous à 1500 euros nets par mois

·        Une liaison de l’index au coût réel de la vie prenant notamment mieux en compte la part du logement et de l’énergie dans le calcul de l’index. Le loyer et les dépenses énergétiques, en constante augmentation, sont des dépenses qui sont de plus en plus lourdes dans le budget des ménages.

·        L’égalité des salaires homme – femme


Pour des emplois stables et bien rémunérés

 

emplois-stables

Déclaration des droits de l’homme :

1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.

2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.

Constats :

On compte en Belgique un million de personnes sans emploi ou avec un statut précaire pour 40.000 créations d’emplois annuelles. Mais ces créations d’emplois ne compensent même pas les pertes dues aux multiples restructurations et délocalisations.

 

Les patrons belges n’arrêtent pas de réclamer une augmentation du temps de travail sans augmentation des salaires. Pour obtenir gain de cause, ils pratiquent sans scrupules le chantage à la délocalisation. Les gouvernements de gauche comme de droite restent passifs et refusent de prendre des mesures concrètes pour empêcher les délocalisations, stopper le massacre de l’emploi et la désertification économique de nos régions.

Faut-il rappeler que le droit au travail est inscrit dans la constitution et que chaque citoyen est en droit d’attendre de ses représentants politiques la mise en œuvre d’une politique efficace de création de véritables emplois et surtout une défense active des travailleurs qui ont perdu leur emploi. Notre objectif reste le plein emploi par un emploi stable et réellement utile pour chacun.

Parce qu’ils sont les seuls et uniques véritables créateurs de richesses, les travailleurs sont en droit d’exiger un emploi de qualité, durable et convenable pour toutes et tous. Nous revendiquons :

·        La mise hors-la-loi du temps partiel imposé et des différents contrats précaires.

·        Des emplois à durée indéterminée et des emplois statutaires. L’emploi statutaire doit être la règle dans les fonctions publiques et les emplois précaires résorbés rapidement.

·        Dans l’octroi d’un emploi, le bannissement de toute discrimination basée sur la nationalité, l’aspect physique, le handicap, la sexualité ou l’âge.

·        La création d’une structure permettant de contrôler les agences intérimaires. Les contrats de travail intérimaire de longue période doivent être transformés en contrat à durée indéterminée.

·        La création d’emplois publics pour rencontrer les besoins sociaux non satisfaits

·        La réduction du temps de travail à 35 h sans perte de salaire et avec embauche compensatoire qui peut aussi permettre l’accès à l’emploi

22:33 Écrit par PC Charleroi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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