05/06/2007

Présentation d'Andrée Driesens, de Jean François Gonsette et de Marianne Lourdeau - Rationalisations, fusions, fermetures d'entreprises et délocalisations - Le chômage est un droit, pas une aumône

 

electionsAppel à la récolte de fonds pour la campagne électorale de la Fédération de Charleroi du Parti Communiste:

 

Les moyens financiers du Parti communiste sont peu importants. Faire un minimum de campagne électorale est coûteux. Nous comptons sur l'aide de nos membres, amis et sympathisants pour alimenter notre fonds électoral. Le moindre petit versement sur le compte 001- 2039387-38 de notre fédération sera le bienvenu.

 

A nos futurs généreux donateurs, merci.


Andrée Driesens se présente.
 
AndréeC'est avec un grand bonheur que j'ai accepté de figurer sur la liste du P C.
Un grand bonheur parce qu'un renouveau s'amorce avec l'arrivée à Liège de jeunes candidat(e)s. Je parle évidemment de ce que je connais. Je parle de Liège parce que c'est mon lieu de militantisme.
Pour rappel, j'ai été enseignante: les mathématiques... et oui, il en faut. Déléguée syndicale CGSP, conseillère communale et de CPAS, et présidente du CPAS de TROOZ. Voilà pour les présentations.
Actuellement, avec Mireille Blistain, je m'occupe sur le terrain de Liège de l'ASBL Espace Marx et, à Trooz, pendant de longues années, je me suis investie dans l'organisation de conférences pour le Cercle culturel Georges Fassotte.
Mon époux, Gérard Deglin, était bien connu des communistes. Il a été membre du bureau de Liège, membre du comité cental, responsable syndical CGSP.
Il aurait été heureux d'entendre Pierre Eyben parler de relations transversales dans la gauche car il faudra, qu'un jour,nous soyons capables de présenter un programme commun enrichi par nos expériences.
Maintenant que "la jeunesse offre à d'autres ses bras tendus", je suis de celles et ceux qui restent curieux de la vie.
Je pense aussi qu'un autre est monde est possible et que la seule chance de survie de l'humanité ce sera le partage.
 

Jean François Gonsette se présente

 

 

Jean-FrançoisLe Parti communiste m'a demandé de figurer comme 5 ième candidat effectif sur la liste du Hainaut pour la Chambre.  J'ai décidé d'accepter sans aucune ambition personnelle pour amplifier le combat du parti pour la justice sociale.

 
Je tiens à me battre plus particulièrment pour une fiscalité plus juste, une des cinq priorités du parti pour ces élections.  Je trouve en effet scandaleux le report de l'imposition des nantis sur les catégories populaires.  Je vise surtout l'augmentation de la fiscalité indirecte qui pénalise proportionnellement davantage les bas revenus.  Les moins nantis n'utilisent leurs revenus que dans la consommation contrairement aux familles fortunées.  Celles-ci peuvent en effet consacrer leurs ressources dans des achats d'actions, d'obligations, de biens fonciers sans cesse moins imposés.
 
Pour atteindre une certaine justice sociale, il faut développer une politique basée sur deux axes:
 
1) La promotion des revenus du travail et de remplacement contre les revenus financiers du capital.
2) Le soutien à la création d'emplois utiles et correctement rémunérés.
 
Pour ce faire, il nous faut retrouver la voie de la progressivité et le caractère incitatif de l'impôt.  Il faut soumettre à un traitement identique les revenus du capital et ceux de la propriété foncière, immobilière et financière.  Il faut également instaurer un impôt sur la fortune.
 
L'impôt des sociétés doit être revu dans le sens d'un soutien aux petites entreprises et à celles qui ne dégagent pas de forte valeur ajoutée mais utilisent une main d'oeuvre importante.  Cet impôt doit également inciter l'investissement dans l'emploi, les salaires, la formation, la modernisation de l'outil et la recherche par rapport à la rémunération des actionnaires et aux placements financiers.
 
Pour financer une diminution de la fiscalité sur les carburants et la lutte contre la pollution, un impôt sur les profits dans les secteurs pétroliers et liés doit être créé.
 
Enfin, les impôts directs comme je l'ai déjà dit et les impôts locaux doivent être drastiquement réduits.
 

Marianne Lourdeau se présente

 

Marianne-lourdeauJ'ai 38 ans, je suis mère au foyer, sans emploi

Il est clair que pour le gouvernement, il est facile de donner libre cours à la privatisation. Plus à se soucier de gestion, laissons ça aux riches qui ne pensent qu'à se remplir les poches. Ceux-ci pour ce faire, ne se gêneront pas pour augmenter le coût de tous les produits en diminuant la qualité. Le gouvernement ne pourra pas éternellement se décharger de tous les services publics et devra un jour faire marche arrière comme le gouvernement anglais.

Plus le coût de la vie augmentent et moins les personnes à budget précaire, pourront  accéder aux produits les plus élémentaires. Quand ces mêmes personnes se trouveront sans gaz, sans électricité, sans moyen de communication que feront-elles ? Le gouvernement les laissera-t-il dans cette situation ? Si celui-ci ne garde pas sa part de responsabilité dans l'organisation de la société, nous courons droit à la catastrophe. Il y a déjà trop de SDF, et au vu de se qui se passe, ça n’est qu’un début

Encore un petit exemple, nous nous plaignons du trop grand nombre de chômeurs dans nos villes, mais un chômeur ou un minimexé n’a pas le choix. Nous déstructurons complètement la vie de nos villages. Un villageois chômeur qui n’a pas de moyen de locomotion n’a pas d’autre choix que de rester chômeur ou de quitter son village. Demandez-lui comment il peut faire pour aller travailler à 5.30 le matin ? Ou encore comment fera-t-il pour acheter une voiture sans avoir touché son premier salaire ? Nous nous plaignons de la pollution …Savez-vous qu’entre THUIN et GOZEE, il n’y a que le bus de 7.30, celui de 12.30 et celui de 16.30 ? Expliquez moi comment se passer d’une voiture? Nous laissons mourir nos villages…

Les commerces ferment les uns après les autres parce qu’il est plus facile de prendre le bus en direction de Charleroi (23 passages de Gozée à Charleroi). Il est ainsi plus facile de se rendre à Charleroi que dans la "capitale" de la Thudinie. Pourquoi ne pas faire circuler des mini bus comme dans les grandes villes pour empêcher la désertification de nos villages? Il suffirait d’un ou deux passages de plus dans la journée pour rendre la vie plus facile aux gens…

Qu'on attend-on pour commencer a réagir ?

 


Rationalisations, fusions, fermetures d’entreprises et délocalisations

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Dans le secteur économique, les capitalistes éliminent, restructurent, fusionnent, rationalisent ou délocalisent entreprises et sociétés pour maintenir les taux de profit.

 

Les fusions et les restructurations, les fermetures d’entreprises et les délocalisations entraînent des licenciements massifs avec des conséquences sociales et humaines dramatiques et insupportables. L’intensification de la productivité entraîne aussi des conditions de travail de plus en plus pénibles avec en arrière-plan les menaces continuelles de licenciement et de chômage.

 

Nous exigeons :

·        Le droit au statut de la prépension pour tous les travailleurs ayant atteint l’âge de 50 ans en cas de fermeture, licenciement ou délocalisation. Les travailleurs en-dessous de l’âge de 50 ans, victimes d’une restructuration, d’une fermeture d’entreprise ou d’une délocalisation, ont droit à une allocation de chômage complétée par une indemnité patronale afin d’atteindre le montant du salaire perçu avant la perte du travail et ce pendant toute la période nécessaire à la recherche d’un nouvel emploi.

·        L’interdiction des licenciements pour les entreprises qui font des bénéfices, et instauration de commissions financières indépendantes pour analyser les comptes de celles qui prétendraient ne pas en faire (afin d’éviter que certaines puissent se mettre artificiellement en difficulté par le biais de l’engineering fiscal).

·        Le remboursement toutes les aides publiques éventuellement perçues pour toute entreprise qui songerait à délocaliser.

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Le chômage est un droit, pas une aumône

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Le chômage n’est ni une fatalité, ni un cataclysme, ni un fléau comme le présente souvent le patronat et les partis de droite. Il est la conséquence logique d’un système capitaliste à la recherche de la plus grande productivité et du plus grand profit.

 

Les chômeurs ne sont donc pas « des coupables » ne méritant qu’une charité bien ordonnée mais bien des travailleurs sans boulot victimes du système capitaliste. Ils ont donc droit à une allocation de chômage décente leur permettant d’avoir une vie correcte dans l’attente d’un nouvel emploi.

 

A l'orée des années 80, une mesure visant à réduire les allocations de chômage était adoptée en Belgique. Il s'agissait de rajouter une catégorie aux deux catégories existantes: isolé (quelqu'un qui vit seul) et chef de ménage (quelqu'un qui a des enfants à sa charge) En 1980 est donc créé le statut cohabitant, qui vise ceux qui ne sont "ni isolés ni chefs de ménage". Ensuite sera adoptée une mesure d'exclusion automatique des chômeurs dits de longue durée... qui ne concerne que les cohabitants (article 80). Actuellement, un chômeur sur deux est cohabitant, mais 75% des cohabitants sont des femmes !

Les travailleurs sont en droit de s’indigner du matraquage systématique qui vise à culpabiliser les chômeurs en général et les chômeurs âgés en particulier. Il faut refuser toute mesure visant leur remise d’autorité sur le marché du travail.

Nous réclamons :

 

Ø      La suppression du statut de « cohabitant » et de «  chômeurs longue durée »

Ø      L’arrêt de la chasse aux chômeurs, chômeuses et minimexé(e)s

 

21:56 Écrit par PC Charleroi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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