23/06/2007

L'Etincelle n° 21

l'Etincelle

 

Premier bilan au lendemain du scrutin électoral du 10 juin

Marx-n'est-pas-mortLes élections du 10 juin 2007 ont été marquées par un net revers de la famille socialiste sans doute dû en partie aux déboires judiciaires de nombreux mandataires communaux carolorégiens mais aussi à plusieurs mandatures de cogestion néolibérale au sein des gouvernements fédéraux.

Tout semble indiquer, si les partis socialistes confirment leur volonté de regagner l'opposition, qu'une majorité autour du CDNV-NVA et du MR pourrait voir le jour après des négociations qui risquent d'être longues sur les questions institutionnelles, mais vraisemblablement plus aisées sur les questions économiques et sociales. Il est à craindre que les politiques visant à privilégier le capital au détriment de la sécurité sociale et des services publics, notamment, ne se fassent encore plus agressives à l'avenir.

Le poids du CDNV-NVA et les exigences confortées électoralement des nationalistes flamands font craindre qu'un éclatement des systèmes fédéraux de solidarité se précise davantage dans les prochaines années et le recours illusoire à un "front francophone", fragile et sans contenu. Tel est le prix d'une réforme institutionnelle inaboutie et où les réformes de structures démocratiques, dans le domaine économique et social, ont été largement rejetées du débat politique.

Ecolo réalise une belle progression tant en Flandre (où Groen retrouve des parlementaires) qu'à Bruxelles et en Wallonie. Il semble que leur présence au futur gouvernement ne soit pas arithmétiquement nécessaire, à moins que les Verts n'acceptent de servir de caution écologique et progressiste à la future majorité ? Ce serait sans aucun doute suicidaire.

Quoiqu'il en soit, le paysage politique de Belgique se démarque nettement dans les différentes régions de Belgique. Nettement à droite en Flandre avec une
droite extrême qui pèse quelque 25 % ; plus colorée sans doute du côté francophone mais avec une dominante bleue particulièrement inquiétante.

 

Dans ce contexte, l'alternative anti-libérale a eu peu d'espace pour s'exprimer. Le Parti Communiste, qui se représentait pour la première fois depuis 1999 au Sénat et dans quasi toutes les circonscriptions électorales à la Chambre, réalise un résultat certes modeste mais néanmoins encourageant (il double presque ses voix en Hainaut, progresse dans tous les cantons wallons et à Bruxelles). Un résultat stimulant pour, à la fois, poursuivre son combat anti-libéral et peser davantage dans la construction d'une force alternative anti-capitaliste qui manque à la gauche.

 

 

Résultats du Parti Communiste au scrutin du 10 juin 2007

Nousluttons

Le Parti Communiste qui revenait aux élections après une longue absence et dans Robert-législativesdans un contexte très défavorable (poussée de la droite en Europe et concentration médiatique très forte) a fait un résultat honorable aux alentours des 0.8% (environ 20.000 voix à la Chambre comme au Sénat où notre tête de liste, Robert Tangre, réalise 2.452 voix de préférence). Il demeure du côté francophone la plus importante formation anticapitaliste.

Nous ne faisons aucun triomphalisme et sommes conscients qu'il conviendrait plutôt de parler de « la moins petite formation anticapitaliste » dans un contexte où la gauche en général et la gauche anticapitaliste en particulier semble à contre courant Jean-Pierred'un capitalisme toujours plus agressif et dominateur.
     
Dans le Hainaut, avec près de 1.5%, nos camarades ont réalisé un résultat en net progrès et plein d'espoirs. La tête de liste, le conseiller communal ECOLO-PC, Jean Pierre Michiels réalisant un très joli score avec 1306 voix de préférence.

Merci à celles et ceux qui ont suivi à nos côtés la bonne voix à gauche.

 

 


 

Résultats complets pour la Chambre -Hainaut.

1999 : 8.699 voix - 1,24 %
2003 : 5.609 voix - 0,77 %
2007 :10.654 voix - 1,44 %


Votes personnels pour la Chambre-Hainaut

 

Candidats effectifs

 

1

Michiels Jean-Pierre

1.306

18,87%

2

Moreau Magali (candidate d’ouverture)

598

8,64%

3

Bureau Jean

232

3,35%

4

Delannay Marie Ingrid

261

3,77%

5

Gonsette Jean-François

222

3,2%

6

Godenir Martine

202

2,91%

7

Delporte Christiane

259

3,74%

8

Druart Brigitte

263

3,8%

9

Guillaume Robert

266

3,84%

10

Michiels Jeanne

197

2,84%

11

Deroubaix Stéphane

201

2,9%

12

Libert André

188

2,71%

13

Mathurin Pierre

138

1,99%

14

Paques Danièle

157

2,26%

15

Leclercq Désiré

186

2,68%

16

Balsaux Geneviève

128

1,84%

17

Demay Christian

156

2,25%

18

Lourdeau Marianne (candidate d’ouverture)

184

2,65%

19

Caluwaerts Didier

227

3,28%

 

 

Candidats suppléants

 

 

 %

1

 

Coupez Jacques

 

328

 

4,74%

2

De Vleeschouwer Anne

168

2,42%

3

Devlieger Nathalie (candidate d’ouverture)

170

2,45%

4

Baguet Sandro

138

1,99%

5

Raes Christine

108

1,56%

6

Seynave Thérèse

83

1,19%

7

Mortelette Simon

97

1,4%

8

Duval Jean-Pierre

138

1,99%

9

Casterman Léonce

87

1,25%

10

Bruni Jocelyne

91

1,31%

11

Durvaux Gilles

140

2,02%

 


Votes personnels pour le Sénat

 

Candidats effectifs

 %

1

Tangre Robert

2.473

16,83%

2

Martin Tania

1.012

6,89%

3

Denonville Marc

641

4,36%

4

Gomez Rivera Claudia

727

4,95%

5

Nagels Jacques

686

4,67%

6

Bologne Jeanine

645

4,39%

7

Libert Pierre

589

4,01%

8

Fauconnier Martine (candidate d’ouverture)

669

4,55%

9

Depasse Florence

631

4,29%

10

Franck Josette

505

3,43%

11

Delporte Claude

538

3,66%

12

Noville Hélène

549

3,73%

13

Samyn Séphian

435

2,96%

14

Blusztejn Zoé

444

3,02%

15

Baiwir Marcel

567

3,86%

Candidats suppléants

 

 

%

1

Driesens Andrée

625

4,25%

2

Magis Maurice

411

2,79%

3

De Henau Martine

360

2,45%

4

Cuvelier Bertrand

355

2,41%

5

Biaumet Annie

351

2,39%

6

Cambier Georges

294

2%

7

Casterman Martine

379

2,58%

8

Marcus Paul

316

2,15%

9

Visconti Freddy

(candidat d'ouverture)

484

3,29%


 

Henri DEOM n'est plus.

henrideomQui à Charleroi ne se rappelle la mince silhouette noueuse du Camarade Henri et ses fameux tatouages? Nous le rencontrions au moins deux fois par an lors des soupers organisés par le Progrès, les Amis de Cuba ou de l'Amérique latine.

Il était discret, gentil, affable. Taiseux aussi comme bon nombre d'Ardennais. Habitant le petit village de Marbehan, il avait tenu à participer comme candidat suppléant sur la liste ouverte du Parti communiste. Il avait obtenu un score appréciable dans ce coin de Belgique dominé par la droite Cdh, de loin sans doute la moins progressiste. Ancien cheminot, il souffrait depuis plusieurs mois de ce qu'on appelle avec décence d'une grave maladie. Elle a abattu ce chêne à l'âge de 80 ans, par hasard, un 10 juin 2007, jour du scrutin législatif. Lui et ses colistiers ont permis au PC d'obtenir dans cette région où les communistes sont peu nombreux un score honorable de 0, 73 % avec des pointes locales de plus de 1 % comme à Bouillon, Halanzy ou Virton pour ne citer que ces trois cantons.

Merci Henri, d'être resté, toute ta vie, fidèle à ton idéal de jeunesse. 

Nous présentons à tes enfants et à ta famille nos condoléances les plus sincères et nous reproduisons ci-après, l'hommage que te rend notre camarade Luigi RAONE, secrétaire de la Régionale de Charleroi des Amis de Cuba chez lequel tu logeais lorsque tu montais à Charleroi.

 

 

Il nous a quittés.

 

Je l’ai rencontré lors de ma première brigade en 1992. Il ne passait pas inaperçu avec ses tatouages bien apparents, du bas des mollets aux phalangettes. Il en était couvert.

Il en était déjà à sa 4 ème ou 5 ème brigade.

Il y retournait toujours avec autant d’enthousiasme. A chaque fin de brigade, il pensait déjà à la suivante et me lançait : « Luigi, dis, quand reviendrons-nous ? Arrange cela au plus vite. »

Il était fier des réussites du régime socialiste de Cuba : l’éducation, la santé, le partage des richesses. « Ils sont loin d’être riches, disait-il mais ils possèdent le nécessaire pour vivre dignement. »

Combien de fois n’ai-je pas dû calmer son ardeur à la tâche, la chaleur pouvait être traîtresse

et je lui demandais de se reposer à l’ombre d’un oranger ou citronnier.

Tous ceux qui l’ont croisé n’ont pu que l’apprécier, il venait à toutes nos activités et c’est toujours avec plaisir que les copains de la Régionale de Charleroi des Amis de Cuba le retrouvaient.

Il écrivait toutes les paroles de l’internationale de mémoire. Il était profondément communiste. Sur son corps, sur ses phalanges étaient tatoués les noms de Marx, Lénine, Castro ou du Che.

C’est avec beaucoup de tristesse que le dimanche 10 juin j’ai appris la triste nouvelle : Henry nous a quittés pour son dernier voyage, le plus long.

En mon nom personnel et au nom de tous les camarades de la régionale, j’ai présenté à sa famille nos condoléances les plus sincères.

 

Luigi Raone

 

Résultats du PC pour la Chambre au Luxembourg

 

                     

1         Cahen Nicole

 

277  

24,75%-

-

-

-

 

 

 

2

Lambert Claude

190

16,97%

-

-

-

-

 

 

 

 %

 I

 II

 III

 

1

Lambert Claude

147

13,13%

-

-

-

-

 

 

2

Cahen Nicole

104

9,29%

-

-

-

-

 

 

3

Deom Henri

100

8,93%

-

-

-

-

 

 

4

Devresse Anne-Marie

épse Mortelette Simon

100

8,93%

-

-

-

-

 

 

5

Devos Michel

90

8,04%

-

-

-

-

 

 

6

Letecheur Annick

111

9,91%

 

 

 

 

 


 

Le travail de nos élus

 

UN NOUVEAU CENTRE COMMERCIAL A COURCELLES?...
ECOLO ET L'UCPW DENONCENT LES CURIEUSES PRATIQUES DE L'ECHEVIN DES TRAVAUX...

 

La vigilance de l'opposition progressiste a été payante! Suite à une interpellation des élus ECOLO et UCPW, une motion déposée par l'ensemble de l'opposition et soutenue par 3 élus de la majorité  ( dont 2 MR et un socialiste!) a condamné par 15 voix et 11 abstentions la gestion plus que nébuleuse par l'échevin des Travaux, Christian Hansenne, du dossier d'extension d'un centre commercial à Courcelles.


 Extrait du procès verbal du Conseil communal:

A la demande de l'opposition, la séance est suspendue à 24 h 09’ et reprend à 24 h 19’.

 M. TANGRE propose le dépôt d’une motion au nom de toute la minorité. Il donne lecture du texte de cette motion à l’assemblée :

« Le Conseil communal estime bafouée la décision prise unanimement par notre instance le 30 avril dernier de tenir fermées les portes de l’Hôtel de Ville pour la réunion prévue le 3 mai 2007.

Il condamne l’attitude de l’Echevin responsable de l’ouverture des portes.

Il exige d’avoir la certitude que toutes les procédures légales et réglementaires seront, à l’avenir, respectées dans ce dossier. »

Le conseiller réclame ensuite que cette motion fasse l’objet d’un vote nominal.

 

 

 De quoi s'agit-il ?

La société "Warehouses Estates Belgium" (derrière laquelle on trouve la société WAGNER) projette d'agrandir de 1500 m2 une surface commerciale située dans le triangle des rues Monnoyer, Bronchain et Hamal. Après avoir obtenu l'autorisation socio-économique, le promoteur se devait d'organiser une consultation publique. Un "avis officiel" a alors été publié dans un toutes-boîtes, invitant à une réunion le 3 mai à l'Hôtel de Ville...

Seulement voilà: le bourgmestre et le Collège disaient ne pas être au courant, et en outre, l'obligation légale de convoquer la Commission Consultative de l'Aménagement du Territoire n'avait pas été respectée...

 Projet compromis ?

hansenneQue nenni! Ce serait sans compter sur l'échevin Hansenne, qui va, en
solitaire, allégrement sauter tous les obstacles:

- la loi impose une consultation de la CCAT? Aucune importance, une petite réunion discrète suffira!

- laquelle réunion, prévue dans les locaux communaux, est interdite par le CONSEIL COMMUNAL unanime ? Pas de problème: Christian Hansenne a les clés et il ouvre les portes de l'Hôtel de Ville!

- le Conseil lui en fait reproche ? Tel un enfant pris la main dans le pot
de confiture, l'échevin esquive: "C'est pas moi, c'est mon personnel!" Lamentable... D'autres auraient démissionné pour moins que çà!

 Un tel empressement est suspect, un peu comme si on voulait forcer la main des Courcellois... Il est impératif de respecter la légalité de la procédure d'enquête! Un tel empressement est aussi dangereux:

 ECOLO et l'UCPW, pour leur part, refuseront toujours la politique du fait accompli en matière de développement commercial: il y a suffisamment de surfaces commerciales et d'enseignes sur le territoire de la commune. Le projet actuel, inutile pour la communauté, va en outre troubler inutilement la tranquillité d'un quartier résidentiel, et faire transiter un charroi lourd sur une voirie inadaptée.

Il faut en finir avec les anciennes pratiques politiques, dont on mesure chaque jour les conséquences à Charleroi...
ECOLO et L'UCPW y veilleront!

 Michel Hucorne, responsable de l’UCPW
Tim Kairet - secrétaire politique Ecolo-Courcelles

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Quelques réflexions sur l'action menée par Solidarités Nouvelles sur le terril des Piges de Dampremy :

denisuvier

Denis Uvier, initiateur du projet

Les SDF ont investi le terril de Dampremy et ont décidé d'y installer un "village alternatif". Cette action remet en question toute la politique d'assistance qui est , outre sa fonction d'aide, un outil de contrôle social. Solidarité nouvelle va prendre de court le pouvoir en incitant les exclus sociaux à prendre eux-mêmes leur destin en charge.
Alors que jusque là, les solutions avancées étaient soit de l'ordre du parcours de réinsertion individuelle ou de l'ordre de la charité bien pensante, voici une proposition de solution qui vise à l'autonomie et qui de plus se situe dans une dimension collective !

En agissant ainsi, et en incitant d'autres bénéficiaires de mesures sociales à agir ainsi, on peut clouer le bec à ceux qui dénoncent l'assistanat comme un incitant à l'oisiveté (confer Kubla et le MR) et à ceux qui se donnent bonne conscience par leur charité, sans pour autant agir sur les causes de l'exclusion sociale.

L'assistanat a par ailleurs ceci comme effet pervers, qu'il peut maintenir les sans-emploi dans un état de dépendance et renforcer le caractère stigmatisant de leur condition. Une action d'autonomisation est de nature à faire retrouver pour les exclus, estime de soi et confiance dans les solutions collectives. Je crois que notre gauche doit s'inscrire dans ce genre d'action et soutenir celles qui sont déjà
menées.

Pour ma part, j'ai abondamment étudié la problématique de l'exclusion sociale dans le cadre d'un mémoire. Dans le cadre de mon mandat de conseiller CPAS à Châtelet (candidat d'ouverture Ecolo aux élections communales), j'ai lancé une étude sur la création de jardins populaires à destination des sans-emploi, et en particulier ceux qui émargent aux CPAS. L'action consisterait à investir les terrains qui sont en friche dans l'entité et de créer des jardins basés sur le concept Gillesdes jardins populaires d'antan. Le but est d'amener un maximum d'individus bénéficiaires vers l'autonomie par un autre moyen que le parcours d'insertion socio-professionnelle qui est de l'ordre de la normativité et du contrôle social, et de plus de permettre à des revenus faibles de consommer des aliments de qualité (il faut bien constater que les produits bio ne sont accessibles que pour une clientèle privilégiée...).

Ceux de Charleroi m'ont quelque part "volé" l'idée et j'en suis heureux !

 

Gilles Durvaux

 

 

 

 

 

 

 

16:07 Écrit par PC Charleroi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/06/2007

Robert Tangre se présente - Jean Destrée écrit au Ministre des Finances - Suite du programme électoral du PC - Que pensent de nous nos alliés du Parti humaniste?

labonnevoix!.2

Robert Tangre se présente

 

Robert-législativesA 64 ans, celui qui a la chance d’être encore en vie, peut jeter un regard sur son passé, lucidement et faire un premier bilan. Le faire publiquement d’autant plus qu’aujourd’hui, j’ai été désigné par mes pairs pour conduire le liste du PC au Sénat.

 

Parcours d’une vie 

 

Je suis né en 1943 à Bouillon, dans un milieu de petits indépendants (progressistes pour cette région). Je n’étais donc pas destiné à devenir membre d’un parti de la gauche radicale.

Cependant, mes oreilles résonnent encore des longues discussions autour de la table familiale sur l’affaire royale. « Non à Léopold III !». Je deviendrai anti-monarchiste et républicain.

Le décès prématuré de mon père oblige ma famille à rejoindre la région de Viroinval, et je fais mes études d’instituteur à l’Ecole normale de l’Etat de Couvin.

Pensionnaire, j’ai gardé de cet établissement un souvenir inoubliable : co-gestion, activités culturelles diverses, que j’animais déjà comme responsable choisi par mes condisciples.

 

1961, je traverse Charleroi à plusieurs reprises bloqué chez mon oncle pour vacances prolongées à cause de la grève du siècle. Les tas d’immondices couvrant les trottoirs m’impressionnent. Des noms me deviennent connus : un certain Robert Dussart  (un agitateur communiste) bloque les ACEC ! Je découvre le combat social.

 

1962, un diplôme en poche, les majorités communales de tout l’Entre Sambre et Meuse, toutes catholiques à l’époque, ne veulent pas engager « un suppôt de Satan » (déclaration faite en chaire de vérité par le curé de Vierves en 1958, lors de la guerre scolaire). Il faut aller chercher un emploi en région industrielle, là où les communes sont dirigées par les socialistes ou les libéraux, laïcs à l’époque. Deuxième positionnement politique : j’abandonne l’Eglise, et je deviens laïc convaincu.

 

Septembre 1962, je trouve un emploi à Courcelles. A 19 ans, me voilà, seul, avec 25 gosses dont j’ai la PLUS TOTALE RESPONSABILITE, comptant sur l’aide et les conseils judicieux de la génération la plus âgée. Courcelles est une ancienne commune ouvrière à majorité socialiste, mais où les communistes comptabilisent 25 % des voix.

 

1963, mon service militaire accompli comme simple plouc par refus de devenir officier de réserve et de faire 15 mois en Allemagne (comme les ¾ des membres de ma compagnie).  Je quitte la caserne antimilitariste convaincu.

 

Abreuvé de Zola, dont j’ai lu toute la collection, je rencontre la famille Glineur, et entre ainsi en contact régulier avec Georges (député et échevin communiste) car je deviens, tour à tour, l’instit de ses deux petits-fils. Claude, le fils, vient chaque samedi me proposer le Drapeau Rouge. Je le lis avec plaisir  (Mon plus grand intérêt portait sur les chroniques économiques de Pierre Joye) et à part certaines réserves quant à la forme et à la phraséologie de l’époque (celle que certains nostalgiques d’aujourd’hui aimeraient nous voir encore utiliser), je deviens lecteur du DR hebdomadaire et en 1973 ou 74, je m’abonne au quotidien.

 

Affilié dès 1963 à la CGSP enseignant, je deviens trésorier de la section, comptant à l’époque plus ou moins 120 membres. C’est mon premier engagement social. 1973, après une série de grèves, nous obtenons une augmentation salariale de 25 %. La Maison de Huit Heures de Charleroi était pleine à craquer. L’auditoire attendait avec ravissement une intervention particulière : c’est ainsi que j’ai fait la connaissance du communiste à la belle moustache, Maurice , Maurice Magis au verbe haut, si truculent, verbe qui galvanisait l’auditoire.

 

Entre-temps, un mariage, qui fera long feu… et la joie de la naissance de mon fils Bruno.

 

1973, j’adhère au PC, et peu de temps après, je reprends la section courcelloise des pionniers. Les activités sont basées sur des objectifs nobles comme la lutte pour la paix, contre le racisme, la xénophobie ou pour la protection de notre environnement, mon dada d’enseignant. Jeunes ne détruisons pas notre plus précieux capital! Le Parti communiste est à l’époque peu sensible à ce genre de problématique. Jacques Coupez comme moi, nous nous sentons fort isolés d’autant plus qu’un certain technocrate (et je l’écris volontairement au singulier) est pour le tout nucléaire.

 

Aujourd’hui, je retrouve avec un plaisir renouvelé sans cesse bon nombre de ces jeunes devenus adultes proches de la quarantaine qui n’hésitent pas à s’engager politiquement à mes côtés.

 

1982 : reprise de l’enseignement. Celui-ci a fortement changé en 4 ans. Il ne correspond plus, ni à ma formation, ni aux objectifs que je me suis assignés lors de mon engagement dans la profession : un enseignement de qualité qui offre à tous les jeunes les mêmes chances. Les responsables politiques qui se sont succédés à la tête de ce ministère, le plus important de tous ont failli. Ils sont tous (toutes) responsables de la déglingue actuelle. La Belgique au sortir de la 2 ème guerre possédait un enseignement général, oh combien supérieur à celui de nos amis français pour ne citer qu’un exemple. Il a été assassiné par les politiques et leurs pédagogues en chambre. J’en souffre aujourd’hui toujours car ce sont les gosses des milieux défavorisés qui en ont fait les frais. Ils ont détruit le travail que nous, instituteurs de mon âge et nos maîtres avons mis tant de mal mais aussi tant d’ardeur à construire.

 

1988 : Georges Glineur, seul élu belge à avoir siégé comme conseiller communal pendant 50 ans, échevin durant six années et après avoir été élu pendant 25 ans au Parlement, décide d’abandonner ses fonctions. Etant fortement impliqué dans la vie communale, le section courcelloise du PC m’offre le place de 1er communiste sur la liste progressiste : Union Communale Progressiste et Wallonne. Parmi nos 4 élus, je sors des élections avec le plus haut score en voix de préférence. Je quitte l’enseignement dans la perspective de ne pas y laisser ma santé.

 

Aujourd’hui, l’UCPW, qui alliait communistes, membres du RW, socialistes indépendants et chrétiens de gauche vit toujours activement même si elle a subi des défections : une scission ptbiste, une autre de droite, l’arrivée des ECOLO et du FN qui diminueront notre score électoral. Elle reste cependant un élément important de la vie communale locale, ayant développé en 18 ans des centaines d’interpellations, de questions orales, ayant gagné des batailles environnementales importantes, comme celle qui a empêché l’implantation d’un Centre d’Enfouissement Technique sur le terril n°5 de Trazegnies. Gageure réussie : rassembler une manifestation de 3.000 personnes n’est pas chose commune !

 

De 1988 à ce jour, j’ai d’abord travaillé sous un statut d’indépendant comme gestionnaire du DR. Ensuite, lors de ma démission obligatoire de l’enseignement – incompatibilité entre mandat et statut d’enseignant communal – je suis devenu salarié du PC puis de la FJJ.

 

2003, l’heure de la pension a sonné. Je reste au poste. Si j’ai abandonné la responsabilité politique de la Fédération, je développe au quotidien les activités au sein de l’ACJJ, du SPWB et de bien d’autres organisations.

 

Le Parti Communiste m’a donné beaucoup. J’ai côtoyé des personnes de qualité, des dirigeants comme Georges Glineur ou mon vieux pote Maurice Magis, mais aussi des militants sans prétention, mais oh combien précieux : Anna Desaire, Fernand Grimart, Lucienne Dechamps, Marius Ridiaux, André Henriet, Patrice Piette, Jean-Pierre Preud’Homme … La liste serait trop longue !

J’ai participé à des combats enthousiasmants : contre la guerre du Vietnam ou de l’Irak, contre la bombe atomique ou les missiles.

J’ai relevé, avec de nombreux camarades, des défis où nous avons tout donné physiquement, dans un climat de confiance et de camaraderie.

J’ai côtoyé des gens du monde entier du détroit de Béring en passant par le Burkina Faso ou le Nicaragua.

Je me suis tissé en champ relationnel de franche camaraderie et d’amitié au travers de moments forts comme la participation à la fête annuelle de l’Humanité.

Ma vie personnelle fut traversée de moments difficiles mais aussi de rencontres enrichissantes et d’amitiés personnelles durables. L’âge  permet aussi de rencontrer la paix intérieure, la famille s’étant agrandie et ayant mené à bien son cheminement propre

Il y eut de mauvais moments, pénibles, des méchancetés, des médisances, de la jalousie, cela fait partie des banalités de la vie certes, mais vite oubliées.

Non, décidément, mon avenir est devant moi. Il y a encore tant de choses à faire !

Qu’avant ma vieillesse renaisse un parti qui lutte pour les objectifs qui sont les nôtres : la paix, la justice sociale ou devant l’impôt, l’espoir d’un monde meilleur.

Que ce parti garde le nom de « communiste » (déprécié par nos ennemis), alors qu’il signifie mise en commun, communauté …est une chose ou qu’il se refonde en est une autre chose dont nous discuterons mais qu’il garde les richesses qui ont fait sa force et sa valeur. Ce à quoi j’ai adhéré : camaraderie et solidarité.

 

L’Ardenne, une ardeur d’avance !

 

Excusez-moi, je ne pouvais m’en empêcher.


 A Monsieur Reynders, Ministre des Finances

 

Cher Monsieur le Ministre,

 

Je vous remercie pour le somptueux cadeau que vous venez de me faire. Je viens de recevoir ma pension de mai 2007. L’augmentation est de 10,81 € brut. Retirons les charges sociales de 1, 04 €, il reste 9, 77 € de montant imposable. Jusqu’ici rien d’anormal. La surprise est de taille. L’impôt sur ces 9, 77 € est de 8,35 € soit 85%. L’augmentation réelle est donc de 1,42 €. Le pactole quoi !

Depuis quand les pensionnés et par quel miracle bénéficient-ils de ce régime de faveur , permettant à l’Etat de retenir 85% d’impôt sur les augmentations de pension.

Ne pensez-vous pas, Monsieur le Ministre que j’aurais mieux fait de gagner 100 millions d’euros à l’Euromillion ? J’aurais pu bénéficier des largesses que vous attribuez aux plus nantis ou aller habiter à Monaco, ce qui m’éviterait de payer des impôts en Belgique.

Je ne voterai pas pour un parti qui continue à favoriser la richesse au lieu de la répartir équitablement entre les citoyens.

Encore merci.

Jean Destrée, …un citoyen frustré.


Suite du programme électoral du Parti communiste.

 

Le temps nous a manqué pour mettre tout en ligne.

Alors, rendez-vous sur http://www.particommuniste.be/programme/le-programme/

 Pour une écologie bien intégrée dans notre combat anti-capitaliste

 Pour une fiscalité plus juste et mieux répartie

Pour une démocratie plus vivante et plus directe

Pour une solidarité internationale active dans le combat pour la paix et le désarmement


Que pensent de nous nos alliés du Parti humaniste?

Le PH sur la liste Parti Communiste 

Classé dans : Réflexion on Samedi, mai 26th, 2007 by Claude Lambert | Pas de commentaire
 

ClaudeLa décision d’accepter de se présenter sur la liste PC, ainsi que les points prioritaires communs sont bien exposés sur le site du PH et du PC.

Au delà des aspects politiques, c’est une très belle aventure humaine. Depuis que nous faisons campagne pour les législatives 2007 une belle solidarité s’est mise en place, des amitiés naissent entre militants Communistes et Humanistes. J’y ai rencontré des personnes d’un engagement social sans faille et qui ont réussi à conserver leurs principes à travers les difficultés, mais qui en même temps sont capables de se remettre en question.

En écrivant cela, j’ai une pensée à tous les autres militants; tout ceux qui ont abandonné leur actions suite à la déception. Et surtout, ceux qui sont aigri avec un sentiment de trahison. Toutes ces personnes qui ont cru dans des forces progressistes et qui voient ces même forces aujourd’hui trahir les idéaux qu’ils étaient sensé défendre.

Si un ancien militant passe par ce blog, qu’il sache qu’il y a encore des gens sincères qui veulent réellement produire un changement social profond.

A bon entendeur …

 

Claude Lambert, informaticien, est 2 ème candidat effectif sur la liste de la Chambre pour le Luxembourg et 1 er candidat suppléant


 Merci d'avoir suivi notre campagne et éventuellement de l'avoir relayée. Après un peu de repos, l'Etincelle reparaîtra régulièrement.

 

 

 

00:41 Écrit par PC Charleroi dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

07/06/2007

Nathalie Devlieger, Martine Fauconnier et Anne Devleeschouwer se présentent - Le soutien de Refondation communiste - Le PC dans la presse - Appel du PCF aux trvailleurs frontaliers - Pour des transports publics de qualité non polluants, gratuits, à prix..

electionsAppel à la récolte de fonds pour la campagne électorale de la Fédération de Charleroi du Parti Communiste:

 

Les moyens financiers du Parti communiste sont peu importants. Faire un minimum de campagne électorale est coûteux. Nous comptons sur l'aide de nos membres, amis et sympathisants pour alimenter notre fonds électoral. Le moindre petit versement sur le compte 001- 2039387-38 de notre fédération sera le bienvenu.

 

A nos futurs généreux donateurs, merci.


Nathale Devlieger se présente

Nathalie DevliegerIssue d’une famille nombreuse fort dispersée en Belgique, je suis maman de deux enfants âgés de 10 et 3 ans. Je vis maritalement avec un compagnon qui m’aide beaucoup dans mes tâches domestiques. Je travaille comme agent d’accueil au TEC de Charleroi. Ce boulot consiste à informer les voyageurs à propos des lignes, des horaires et offrir toute aide aux personnes âgées à gravir les marches du bus et les mamans à hisser une poussette sur la plate-forme.

Mon emploi est malheureusement d’une durée maximale de deux années (plan activa). Cette période terminée, je me verrai obligée de me recycler. Ces emplois sont tout simplement des primes offertes aux employeurs pour bénéficier d’une main-d’oeuvre à peu de coût.

J’aimerais que les jeunes travailleurs puissent connaître la sécurité de l’emploi afin d’envisager plus tranquillement l’avenir tant professionnel que familial.


Martine Fauconnier se présente

Je suis née en 1949 à Charleroi. Mariée, je suis mère de deux enfants. Mon papa a été prisonnier de guerre, ouvrier en fabrication de volets roulants et ma mère, ménagère au foyer.

Mon grand-père était vitrier, partisan armé 40-45 et conseiller communal communiste à Marcinelle.

J’ai fait des études secondaires en comptabilité, une formation en artisanat et animation socioculturelle.

 
Mes principales revendications sont de deux ordres:

- obtenir un CDI et un statut pour les accueillantes d’enfants (surveillance des garderies) et leur octroyer plus de moyens pédagogiques tels que jeux de société, livres, informatique,…

- la réquisition des bâtiments abandonnés et aménagement de ceux-ci par des étudiants, des chômeurs en formation, des bénévoles. Ces maisons pourraient servir de centres de rencontres multiculturelles (cuisine, mode de vie,…) ou tout simplement de logements pour SDF.


Anne Devleeschouwer se présente

DevleeschouwerC'est pour moi un très grand plaisir de te présenter, chère Anne, aux électeurs de Charleroi et plus particulièrement aux Courcellois puisque tu es originaire d'une famille très connue dans notre commune d'autant plus que mes concitoyens seront très étonnés de te savoir membre du Parti communiste.

Fête bien tes 33 printemps, bon anniversaire et grosses bises

Robert TANGRE

 

Oui, oui, c'est bien mon anniversaire ce 10 juin ! Plus sérieusement  et en espérant ne pas vous opportuner - vous ne lisez que si vous le désirez, je tenais à vous faire part de ma candidature sur la liste PC et du bien fondé de sa présence dans le paysage politique actuel.

C'est la rencontre de personnes engagées, mon travail de terrain en alphabétisation et mon expérience en consultation logopédique, qui ont déterminé ce choix.

Le communisme, au XXIème siècle, c'est oeuvrer pour un monde solidaire.

C'est proposer un progrès économique au service de l'humain, alliant la prospérité partagée et la citoyenneté.

Voter communiste, c'est s'engager pour un changement en profondeur de la société marchande. C'est dire non, vraiment, au capitalisme qui ne fera toujours que le bonheur de quelques-uns.

Les quatre partis traditionnels qui monopolisent les médias et confisquent le débat sont, au mieux, des partis réformistes impuissants à contrer les ravages d'un marché sauvage qui mène la planète au bord du gouffre.

Voter communiste est donc une réelle alternative et constitue, quoi qu'on en dise, un vote UTILE.

Utile, parce que réellement porteur d'un avenir différent.

Utile, parce qu'à force de se dire que ''c'est un vote perdu '' - entend-on souvent, nous n'y arriverons jamais !

Mais, bien sûr, il faut être lucide : ce changement demande du temps, beaucoup de temps. C'est pourquoi il est urgent de le construire dès aujourd'hui.

Sans l'émergence d'une véritable force d'opposition, la mondialisation néo-libérale ne fera que s'intensifier, multipliant les inégalités et les misères.

Dans le Hainaut, vous pouvez amorcer ce changement en soutenant Jean-Pierre MICHIELS, tête de liste pour le PC à la Chambre. Conseiller communal à La Louvière depuis octobre dernier, il mène - avec nous, son équipe - un travail d'opposition constructif, défendant, entre autres et avec énergie, les services publics, l'accès au logement pour tous et une plus juste répartition des richesses.

Dans une vie politique qui repose de plus en plus sur l'habitude, le conformisme et le désir du pouvoir pour lui-même ... ,

le communisme est une idée neuve !

Ce n'est qu'en étant nombreux que nous parviendrons à lutter contre la fuite en avant du capitalisme.

 

Quelle que soit notre circonscription électorale, commençons dès ce 10 juin en votant solidaire, en votant PC ! 

 

 Merci pour votre attention !


Refondation communiste nous apporte son soutien

Le Cercle de Bruxelles du Parti de la Gauche Européenne, a préparé et diffusé un communiqué de soutien aux candidats du Parti Communiste - membre aussi du Parti de la Gauche Européenne - pour les élections législatives du 10 juin 2007. Le communiqué est disponible sur la page http://users.coditel.net/eberlinguerprc/testi/comm_cbpge_elections.pdf, y compris les listes complètes (au Sénat et les cinq à la Chambre); les listes sont aussi à la une du Cercle de Rifondazione http://users.coditel.net/eberlinguerprc. Salutations fraternelles!

Mario

 

Et si dans une dernière foulée, les autres membres du PGE faisaient de même?


Le PC dans la presse

 

Ici: Bel hommage, du quotidien Le Soir, à notre Camarade Robert Guillaume ( 9ème à la Chambre - Hainaut):
http://www.lesoir.be/regions/hainaut/candidat-pour-de-vrai-robert-2007-06-05-532482.shtml

 

Le PC à la téloche: 3ème reportage au JT d'Antenne Centre: http://www.antenne-centre.be/fullscreen.php5?file=2007-06-04-lundi.flv

 

Dans Vers L'Avenir: http://www.actu24.be/article/regions/sambremeuse/infos/les_candidats_carolos_du_pc_liste_n°12/12481.aspx

 

Le PC sur Vivacité, JT de mercredi (JP Michiels & R. Tangre):

http://www.vivacite.be/audio/archives/index.htm
sur infos régionales ... placez Charleroi ... mercredi ...JT de 7h30 ... 3 ou 4éme reportage !

http://www.vivacite.be/podcasting/index.htm
Plus facile peut-être, cherchez: Charleroi, le journal de 7H30 6/6/2007


Appel du PCF aux travailleurs frontaliers

 

Vous avez pu compter sur ANNICK MATTIGHELLO quand vous avez eu besoin d'elle. Aujourd'hui c'est elle qui a besoin de vous.

 

ELLE EST VOTRE ALLIEE FIDELE ET EFFICACE, VOUS POUVEZ EN FAIRE VOTRE DEPUTE.

 

Le dimanche 1O Juin, votez et faites voter ANNICK MATTIGHELLO dans la 23 ème circonscription du Nord.

 

(Boussois, Cerfontaine, Colleret, Damousies, Ferrière la Grande, Ferrière la Petite, Louvroil, Obrechies, Quiévelon, Recquignies, Rousies, Wattignies la Victoire, Assevent,Bersillies, Bettignies, Elesmes, Gognies Chaussée,Jeumont, Mairieux, Marpent, Maubeuge, Vieux Reng, Villers Sire Nicole, Amfroipret, Audignies, Bavay, Bettrechies, Bellignies, Bermeries, Feignies, La Flamengrie, Gussignies, Hon Hergies, Houdain les Bavay, La Longueville, mecquignies, Obies, Saint Waast la Vallée,Taisnière sur Hon)

 

Cher Camarade Daniel Barbarossa,
Nombreux sont les travailleurs belges qui travaillent dans toutes les régions frontalières du Hainaut, du Namurois ou du Luxembourg. A votre tour, pouvez-vous les appeler à voter pour les listes du Parti communiste Wallonie-Bruxelles, listes conduites

par Jean-pierre Michiels pour le Hainaut

par Nicole Cahen pour le Luxembourg

Pas de liste à Namur

par Robert Tangre pour le Sénat (une circonscription: Wallonie et Bruxelles).

Merci de prendre attention à ma demande.

Avec mes fraternelles salutations

Robert Tangre 


Pour des transports publics de qualité, non polluants, gratuits ou à prix démocratiques pour tous

 

Arguments sociaux :

 

Développer les transports collectifs, c’est améliorer la condition des plus démunis : ceux qui n’ont pas les moyens financiers de posséder un moyen de transport individuel. Les jeunes (les étudiants notamment) et les personnes âgées sont les premiers touchés par le coût prohibitif des transports publics, tout comme les familles. Dans une société qui prône la solidarité entre générations, cela s’explique mal !

Les transports collectifs offrent une plus grande convivialité ; ils permettent des contacts entre les citoyens, les générations, les classes sociales.

Une limitation du trafic automobile consécutive à la gratuité des transports publics aurait un impact positif sur la santé publique. Le trafic auto affecte en effet la santé des citoyens par la pollution de l’air, par le stress qu’il génère (embouteillages, agressivité des conducteurs, …) et par les accidents de la circulation.

 

Arguments environnementaux :

 

Développer les transports publics c’est réduire les nuisances dues au trafic automobile : pollution de l’air, bruit, accidents de la circulation, bétonnage.

Si la gratuité était instaurée, l’augmentation du nombre de passagers serait d’environ 30 %, ce qui représenterait un nombre important d’autos en moins en ville.

Le trafic auto rend la ville inhospitalière par l’aménagement de l’espace public qui en découle. Le bruit, les espaces confisqués aux piétons et le danger permanent induit par le trafic auto font de la ville un lieu désagréable.

La qualité de vie serait améliorée avec le développement des transports publics rendus gratuits.

Une baisse du trafic auto au profit des transports publics entraînerait une baisse de la consommation de carburant (pétrole). Vu les divers problèmes que le pétrole -énergie fossile- génère, une telle baisse ne serait que salutaire.

 

Arguments économiques :

 

Développer les transports publics c’est réduire les coûts externes et indirects liés au trafic automobile : usure accélérée des infrastructures routières, coûts pour la santé, coûts liés à la sécurité routière et aux accidents. De plus, les investissements voués à l’automobile pourraient êtres réduits suite au développement des transports publics (routes, parkings, …).

Développer les transports publics c’est créer des emplois dans ce secteur d’activité. L’augmentation du nombre d’usagers, estimée à environ 30%, nécessiterait une adaptation de l’offre, et par conséquent la création d’emplois.

La gratuité des transports publics augmenterait l’attractivité de la région : elle favoriserait le tourisme, les manifestations et évènements d’ampleur organisés, et l’implantation d’entreprises et d’organisations internationales.

 

Revendications :

 

·        Refus de toute libéralisation et privatisation des moyens de transports

·        Nationalisation ou mise sous statut public des transports privatisés ou en voie de privatisation (aviation, chemin de fer, tram, bus)

·        Développement de transports publics variés, rapides, de qualité et non polluants 

·        Les services publics de base doivent êtres gratuits. Les transports publics font partie de ces services publics de base. Ils doivent êtres financés par une redistribution des richesses réalisée essentiellement par la fiscalité

·        Gratuité des transports en bus, en tram et en métro en ville et vers le centre ville avec création de parkings périphériques à la cité facilement accessibles et à proximité des points d’arrêts ferroviaires

·        Promotion du transport urbain par tramways et bus et développement du métro là où c’est possible.

·        Développement de sites propres afin de fluidifier la circulation des transports en commun  dans les villes ainsi que vers les gares routières et ferroviaires.

·        Le transport suburbain doit être desservi par des lignes d’autocars confortables ou par des tramways vicinaux au départ des principales gares ferroviaires. Augmentation de la fréquence et diversification de l’offre des bus dans les campagnes. Favorisation des liaisons transversales (c.-à-d. entre communes en périphérie des grandes villes)

·        Remise en service de certaines lignes ferroviaires secondaires supprimées et utiles à la population et remise en fonction de nombreuses petites gares

·        Promotion du ferroutage par la mise en service de wagons conçus pour le transport des camions et par l’installation de gares spécialisées dans le transbordement rapide des marchandises entre trains et camions

·        Instauration rapide d’un réseau de type RER dans plusieurs grandes villes (Liège, Bruxelles,…) via les infrastructures ferrées existantes

·        Prévoir dans les wagons des emplacements spécifiques et gratuits pour les vélos.

·        Développer aux abords des gares des parkings vélos abrités et gratuits

·        Prévoir à l’avant des bus des « accordéons à vélos » comme cela se fait dans d’autres pays afin de privilégier la complémentarité « vélo-bus »

22:17 Écrit par PC Charleroi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/06/2007

 Jean-Pierre Michiels, Gilles Durvaux et Simon Mortelette et Martine De Henau se présentent - Pour la défense et la promotion d'une école publique, laïque et démocratique - Pour la promotion de services publics de qualité et accessibles à tous.

electionsAppel à la récolte de fonds pour la campagne électorale de la Fédération de Charleroi du Parti Communiste:

 

Les moyens financiers du Parti communiste sont peu importants. Faire un minimum de campagne électorale est coûteux. Nous comptons sur l'aide de nos membres, amis et sympathisants pour alimenter notre fonds électoral. Le moindre petit versement sur le compte 001- 2039387-38 de notre fédération sera le bienvenu.

 

A nos futurs généreux donateurs, merci.


Jean-Pierre Michiels se présente

 

Jean-PierreJe suis né à Charleroi, le 29 mars 1952. Dans une famille ouvrière. Celle-ci, du côté de mon père, engagée dans le Parti Communiste depuis les années 30, a payé un très lourd tribut dans la résistance au nazisme. Mon père, cheminot, a été un syndicaliste très actif. Je suis donc " tombé dans le bain ", dès ma naissance. Ces exemples familiaux ont largement contribué à me forger une conscience politique et sociale. Je suis membre du Parti Communiste depuis 1970.
Marié à Françoise, père de deux fils, Denis et Sylvain. Je vis depuis mon mariage à Houdeng-Goegnies. Je suis devenu secrétaire de la fédération du PC en 1981. J'en assume encore la coordination mais ma fonction principale est plus d'ordre culturel puisque je dirige l'Association Culturelle Joseph Jacquemotte.
En octobre dernier, les communistes louviérois se sont présentés aux communales sur la liste Ecolo. Le résultat a été plutôt positif puisque j'ai été le second élu de la liste. Une expérience nouvelle fort intéressante s'offre ainsi à moi.
Je suis particulièrement attaché à la défense des services publics qui constituent pour moi un des principaux vecteurs de redistribution des richesses et donc d'égalité sociale. La démonstration est d'ailleurs faite par l'absurde qu'en les démantelant et en les privatisant, les gouvernements n'ont fait qu'accroître les inégalités et les injustices sociales. Je suis également très intéressé par les expériences de démocratie participative qui sont développées dans certaines municipalités françaises. Elles ne peuvent que rendre du tonus à la démocratie représentative qu'il faut défendre certes mais dont on peut mesurer les limites au quotidien.

Pourquoi ai-je accepté de me présenter aux législatives du 10 juin et, à la demande du Parti, de conduire la liste N° 12 à la Chambre ?

Depuis des mois, les quatre partis francophones (PS, MR, CDH et Ecolo représentés au parlement jouent au chat et à la souris dans la perspective  d'une prochaine alliance. C'est de bonne guerre, dira-t-on. Cependant, les quelques empoignades tactiques entre socialistes et libéraux ne peuvent faire oublier plus de dix ans de gestion néolibérale commune durant lesquelles les couleuvres ont été bien plus difficiles à avaler pour les travailleurs, les chômeurs, les pensionnés, les sans abris,... que pour les grosses fortunes, le grand patronat et les fraudeurs du fisc exonérés par Monsieur Reynders. Parallèlement, les oeillades entre libéraux et écolos se font de plus en plus voyantes dans la perspective d'une éviction du pouvoir des socialistes, inlassablement poursuivis par les affaires carolorégiennes. Quant au CDH, ces libéraux teints en orange, ils se la jouent "ni gauche, ni droite" pour se donner une chance d'être dans le
bateau quel qu'en soit le capitaine. A ce petit jeu, rien ne transparaît pour indiquer une volonté des uns ou des autres d'aller vers une alliance progressiste, dont la politique romprait avec le libéralisme ambiant.

Le système électoral actuel, instauré avec l'accord de tous ces partis, et les médias nationaux formatés pour perpétuer le carrousel des quatre poussent les électeurs à opter soit pour un rejet de la politique (la lassitude ressentie auprès des gens durant cette campagne en est témoin), soit pour le vote tactique du "moindre mal". Ils laissent objectivement peu d'espace pour une alternative de gauche, porteuse d'une véritable volonté de changement.

Par notre présence à ce scrutin, nous vous proposons de faire un vote subjectif. Celui de votre coeur. Pour que les choses bougent. Pour plus de solidarité, plus d'égalité. Ce ne sont pas des valeurs périmées? Au contraire! Aidez-nous à leur redonner des couleurs. De la voix. La bonne voix. A gauche !


Gilles Durvaux se présente

 

GillesGilles DURVAUX, 45 ans, marié, deux enfants. Enseignant, licencié en sciences de l'éducation.

Depuis toujours, je suis viscéralement anticapitaliste. Même si on peut estimer que les expériences socialistes furent un désastre, que dire de ce qui s'est mis en place, dès la chute des régimes dans les pays de l'Est ? Nous avons là le prototype parfait d'un système débridé, tel qu'il fonctionne dans sa logique intrinsèque dès qu'il est exonéré de toutes barrières, C'est à mon sens ce qui nous attend si nous n'y prenons garde. "Le capitalisme est humain quand il le doit, sauvage quand il le peut", c'est ce que dit François Houtard, un célèbre
militant altermondialiste. Je suis tout à fait d'accord avec cette proposition et je suis assez fier de ne jamais avoir changé de cap, à l'époque où on disait que c'était la fin de l'histoire. Il faut continuer à s"opposer à ce système, et en même temps construire un projet politique attrayant afin d'inviter un maximum de personnes à y adhérer. Aujourd'hui, je veux défendre un vrai projet d'écologie sociale qui ne soit pas l'écologie des "bobos" : développer des projets pour
que tous aient accès à des produits biologiques de qualité, à l'économie d'énergie, et pour cela développer notamment des jardins sociaux et des micro-entreprises où les plus nécessiteux deviendraient  les acteurs du changement.

C'est ce  pourquoi je milite depuis des années. En tant qu'enseignant, je veux me battre contre la marchandisation de l'enseignement, qu'il soit autre chose qu'un outil au service du monde économique qui attend de celui-ci la fourniture de ressources humaines modélisées et formatées. Je veux également que la formation pour adultes retrouve son rôle d'émancipation sociale, que chaque individu sorti de l'école trop tôt ait une seconde chance qui ne soit pas de l'ordre de l'injonction à la mise à l'emploi, mais bien d'un choix délibéré de sa part.

L'école fait partie des services publics et comme ceux-ci, elle est menacée. Il est nécessaire d'organiser leur défense, de lutter contre les privatisations, de proposer une vraie modernisation  de leur fonctionnement afin de les rendre crédibles aux yeux de tous.


Simon Mortelette se présente 

 

Simon-MorteletteJ'ai 61 ans. Marié, j'ai deux enfants et petits-enfants.  J'ai adhéré au PC à l’âge de 25 ans. 

Je suis un ancien responsable de section et membre du comité fédéral.  Aujourd'hui, je me présente comme candidat suppléant à la chambre. Déjà, dans le passé, j'ai été candidat dans ma commune et à la province. 

J'ai travaillé comme soudeur aux ACEC puis comme technicien gazier. Je suis syndiqué à la CNE secteur gaz-électricité.  mes priorités sont la lutte contre les privatisations, pour le rattrapage des revenus des allocataires sociaux qui ont perdu en 20 ans 30 % de leur pouvoir d’achat, pour des logements à prix décent et la gratuité des transports en commun. Je demande également une plus grande attention et plus de moyens financiers et humains pour les malades chroniques et les personnes handicapées.


Un aspect du combat de Martine De Henau

Martine-de-HenauMartine De Henau est 3 ème candidate suppléante sur la liste du Sénat. Elle est candidate d'ouverture et membre du Parti Humaniste (http://www.bloghumaniste.be/martine/). Le texte qu'elle a inséré sur le blog de ce parti témoigne mieux que tout de son engagement militant.

 

"L’Europe a la chance historique d’être un modèle positif pour tous ces pays qui cherchent un rapprochement régional en Amérique Latine, Asie et Afrique. L’Europe a la possibilité d’impulser une politique internationale pour réduire les tensions et pour la paix, capable d’ouvrir de nouveaux horizons et de nouveaux chemins que l’humanité a besoin de prendre. L’Europe a l’opportunité d’être à la tête d’un changement historique, à l’avant-garde d’une nation humaine universelle.

Nous demandons instamment que l’Europe choisisse une politique de paix et de non-violence.
Nous demandons les mesures irrévocables et urgentes suivantes :

• Une Europe sans armes nucléaires : demander le retrait par les Etats-Unis de tout leur armement nucléaire présent sur les bases de l’OTAN, de les démanteler et de mettre en marche un programme de désarmement nucléaire supervisé par l’ONU.
• La suspension de toutes les autorisations d’installer ou d’agrandir des bases militaires de forces étrangères sur le territoire européen.
• Le retrait des troupes européennes des territoires occupés en guerre.
• La recherche de dialogue et de médiation diplomatique pour résoudre les conflits.

Dans les rues des grandes métropoles et leurs banlieues, dans les petits centres urbains et les campagnes européennes, les cordes d’un nouveau son commencent à vibrer : une douce mais puissante symphonie qui se lève contre toute injustice, tout abus et toute violence. Personne ne pourra la faire taire car c’est l’espoir le plus profond de l’humanité.

Ami(e)s de toute l’Europe, ensemble construisons une Europe de la paix avec la force de la non-violence !"
Prague, 22.02.2007
Giorgio Schultze



Pour la défense et la promotion d’une école publique, laïque et démocratique

 

ecolelaique

Aujourd’hui les enfants ne sont pas toujours égaux devant l’école. Par son fonctionnement, ses structures, ses contenus et programmes, l’école continue à reproduire les inégalités et les cloisonnements sociaux : enseignement général et supérieur pour les plus favorisés, enseignement technique ou professionnels pour les autres.

 

Les conditions de travail et l’enseignement dans les écoles se sont terriblement dégradés suite aux politiques d’économie et de rationalisation des gouvernements successifs.

 

Il est  nécessaire de lutter contre toute forme directe ou indirecte de privatisation  ou de soumission de l’enseignement aux lois du marché.

 

Nous revendiquons :

 

·        La défense et  promotion d’une école publique, laïque et démocratique.

·        La gratuité totale de l’enseignement pour les niveaux primaires et secondaires d’étude

·        Une forte réduction du minerval et la gratuité des syllabus de cours dans l’enseignement supérieur et dans l’enseignement de promotion sociale.

·        La création de normes d’encadrement plus favorables aussi bien dans le primaire que dans le secondaire en permettant un dédoublement de classe plus rapide. Le maximum de 20 élèves par classe ne devrait pas être dépassé.

·        La suppression progressive de l’enseignement professionnel et promotion d’un enseignement technique de qualité

  •  La revalorisation de la profession pour permettre le recrutement   de nouveaux enseignants jeunes et motivés.

·        Le maintien de possibilités de dégagement professionnel du personnel enseignant à partir de 55 ans et ce, dans de bonnes conditions salariales.                                                                               

Pour réaliser toutes ces revendications un refinancement conséquent de l’enseignement est une impérieuse nécessité

 


Pour la promotion de services publics de qualité et accessibles à tous. 

 

servicepublic

Ces deux dernières décennies la privatisation et l'assujettissement des services publics à la concurrence ont partout gagné du terrain. Conduit par de vifs intérêts économiques et une offensive néo-libérale, il y a eu un transfert important des capitaux publics vers le secteur privé. Nous réclamons :

 

·        L’arrêt immédiat de toute privatisation et la renationalisation ou la remise sous statut public des entreprises et services privatisés;

·        L’extension des services publics à d’autres secteurs de la vie sociale et économique avec des moyens financiers à la hauteur des besoins.

·        L’intégration dans le Traité de la Communauté Européenne du droit pour les états de créer des monopoles publics dans les secteurs du transport, de la poste, de la télécommunication, de l'énergie, de l'enseignement et de la santé ainsi que de l’autorisation pour ces mêmes états d’octroyer des subventions à leurs entreprises publiques.


 

21:54 Écrit par PC Charleroi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/06/2007

Présentation d'Andrée Driesens, de Jean François Gonsette et de Marianne Lourdeau - Rationalisations, fusions, fermetures d'entreprises et délocalisations - Le chômage est un droit, pas une aumône

 

electionsAppel à la récolte de fonds pour la campagne électorale de la Fédération de Charleroi du Parti Communiste:

 

Les moyens financiers du Parti communiste sont peu importants. Faire un minimum de campagne électorale est coûteux. Nous comptons sur l'aide de nos membres, amis et sympathisants pour alimenter notre fonds électoral. Le moindre petit versement sur le compte 001- 2039387-38 de notre fédération sera le bienvenu.

 

A nos futurs généreux donateurs, merci.


Andrée Driesens se présente.
 
AndréeC'est avec un grand bonheur que j'ai accepté de figurer sur la liste du P C.
Un grand bonheur parce qu'un renouveau s'amorce avec l'arrivée à Liège de jeunes candidat(e)s. Je parle évidemment de ce que je connais. Je parle de Liège parce que c'est mon lieu de militantisme.
Pour rappel, j'ai été enseignante: les mathématiques... et oui, il en faut. Déléguée syndicale CGSP, conseillère communale et de CPAS, et présidente du CPAS de TROOZ. Voilà pour les présentations.
Actuellement, avec Mireille Blistain, je m'occupe sur le terrain de Liège de l'ASBL Espace Marx et, à Trooz, pendant de longues années, je me suis investie dans l'organisation de conférences pour le Cercle culturel Georges Fassotte.
Mon époux, Gérard Deglin, était bien connu des communistes. Il a été membre du bureau de Liège, membre du comité cental, responsable syndical CGSP.
Il aurait été heureux d'entendre Pierre Eyben parler de relations transversales dans la gauche car il faudra, qu'un jour,nous soyons capables de présenter un programme commun enrichi par nos expériences.
Maintenant que "la jeunesse offre à d'autres ses bras tendus", je suis de celles et ceux qui restent curieux de la vie.
Je pense aussi qu'un autre est monde est possible et que la seule chance de survie de l'humanité ce sera le partage.
 

Jean François Gonsette se présente

 

 

Jean-FrançoisLe Parti communiste m'a demandé de figurer comme 5 ième candidat effectif sur la liste du Hainaut pour la Chambre.  J'ai décidé d'accepter sans aucune ambition personnelle pour amplifier le combat du parti pour la justice sociale.

 
Je tiens à me battre plus particulièrment pour une fiscalité plus juste, une des cinq priorités du parti pour ces élections.  Je trouve en effet scandaleux le report de l'imposition des nantis sur les catégories populaires.  Je vise surtout l'augmentation de la fiscalité indirecte qui pénalise proportionnellement davantage les bas revenus.  Les moins nantis n'utilisent leurs revenus que dans la consommation contrairement aux familles fortunées.  Celles-ci peuvent en effet consacrer leurs ressources dans des achats d'actions, d'obligations, de biens fonciers sans cesse moins imposés.
 
Pour atteindre une certaine justice sociale, il faut développer une politique basée sur deux axes:
 
1) La promotion des revenus du travail et de remplacement contre les revenus financiers du capital.
2) Le soutien à la création d'emplois utiles et correctement rémunérés.
 
Pour ce faire, il nous faut retrouver la voie de la progressivité et le caractère incitatif de l'impôt.  Il faut soumettre à un traitement identique les revenus du capital et ceux de la propriété foncière, immobilière et financière.  Il faut également instaurer un impôt sur la fortune.
 
L'impôt des sociétés doit être revu dans le sens d'un soutien aux petites entreprises et à celles qui ne dégagent pas de forte valeur ajoutée mais utilisent une main d'oeuvre importante.  Cet impôt doit également inciter l'investissement dans l'emploi, les salaires, la formation, la modernisation de l'outil et la recherche par rapport à la rémunération des actionnaires et aux placements financiers.
 
Pour financer une diminution de la fiscalité sur les carburants et la lutte contre la pollution, un impôt sur les profits dans les secteurs pétroliers et liés doit être créé.
 
Enfin, les impôts directs comme je l'ai déjà dit et les impôts locaux doivent être drastiquement réduits.
 

Marianne Lourdeau se présente

 

Marianne-lourdeauJ'ai 38 ans, je suis mère au foyer, sans emploi

Il est clair que pour le gouvernement, il est facile de donner libre cours à la privatisation. Plus à se soucier de gestion, laissons ça aux riches qui ne pensent qu'à se remplir les poches. Ceux-ci pour ce faire, ne se gêneront pas pour augmenter le coût de tous les produits en diminuant la qualité. Le gouvernement ne pourra pas éternellement se décharger de tous les services publics et devra un jour faire marche arrière comme le gouvernement anglais.

Plus le coût de la vie augmentent et moins les personnes à budget précaire, pourront  accéder aux produits les plus élémentaires. Quand ces mêmes personnes se trouveront sans gaz, sans électricité, sans moyen de communication que feront-elles ? Le gouvernement les laissera-t-il dans cette situation ? Si celui-ci ne garde pas sa part de responsabilité dans l'organisation de la société, nous courons droit à la catastrophe. Il y a déjà trop de SDF, et au vu de se qui se passe, ça n’est qu’un début

Encore un petit exemple, nous nous plaignons du trop grand nombre de chômeurs dans nos villes, mais un chômeur ou un minimexé n’a pas le choix. Nous déstructurons complètement la vie de nos villages. Un villageois chômeur qui n’a pas de moyen de locomotion n’a pas d’autre choix que de rester chômeur ou de quitter son village. Demandez-lui comment il peut faire pour aller travailler à 5.30 le matin ? Ou encore comment fera-t-il pour acheter une voiture sans avoir touché son premier salaire ? Nous nous plaignons de la pollution …Savez-vous qu’entre THUIN et GOZEE, il n’y a que le bus de 7.30, celui de 12.30 et celui de 16.30 ? Expliquez moi comment se passer d’une voiture? Nous laissons mourir nos villages…

Les commerces ferment les uns après les autres parce qu’il est plus facile de prendre le bus en direction de Charleroi (23 passages de Gozée à Charleroi). Il est ainsi plus facile de se rendre à Charleroi que dans la "capitale" de la Thudinie. Pourquoi ne pas faire circuler des mini bus comme dans les grandes villes pour empêcher la désertification de nos villages? Il suffirait d’un ou deux passages de plus dans la journée pour rendre la vie plus facile aux gens…

Qu'on attend-on pour commencer a réagir ?

 


Rationalisations, fusions, fermetures d’entreprises et délocalisations

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Dans le secteur économique, les capitalistes éliminent, restructurent, fusionnent, rationalisent ou délocalisent entreprises et sociétés pour maintenir les taux de profit.

 

Les fusions et les restructurations, les fermetures d’entreprises et les délocalisations entraînent des licenciements massifs avec des conséquences sociales et humaines dramatiques et insupportables. L’intensification de la productivité entraîne aussi des conditions de travail de plus en plus pénibles avec en arrière-plan les menaces continuelles de licenciement et de chômage.

 

Nous exigeons :

·        Le droit au statut de la prépension pour tous les travailleurs ayant atteint l’âge de 50 ans en cas de fermeture, licenciement ou délocalisation. Les travailleurs en-dessous de l’âge de 50 ans, victimes d’une restructuration, d’une fermeture d’entreprise ou d’une délocalisation, ont droit à une allocation de chômage complétée par une indemnité patronale afin d’atteindre le montant du salaire perçu avant la perte du travail et ce pendant toute la période nécessaire à la recherche d’un nouvel emploi.

·        L’interdiction des licenciements pour les entreprises qui font des bénéfices, et instauration de commissions financières indépendantes pour analyser les comptes de celles qui prétendraient ne pas en faire (afin d’éviter que certaines puissent se mettre artificiellement en difficulté par le biais de l’engineering fiscal).

·        Le remboursement toutes les aides publiques éventuellement perçues pour toute entreprise qui songerait à délocaliser.

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Le chômage est un droit, pas une aumône

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Le chômage n’est ni une fatalité, ni un cataclysme, ni un fléau comme le présente souvent le patronat et les partis de droite. Il est la conséquence logique d’un système capitaliste à la recherche de la plus grande productivité et du plus grand profit.

 

Les chômeurs ne sont donc pas « des coupables » ne méritant qu’une charité bien ordonnée mais bien des travailleurs sans boulot victimes du système capitaliste. Ils ont donc droit à une allocation de chômage décente leur permettant d’avoir une vie correcte dans l’attente d’un nouvel emploi.

 

A l'orée des années 80, une mesure visant à réduire les allocations de chômage était adoptée en Belgique. Il s'agissait de rajouter une catégorie aux deux catégories existantes: isolé (quelqu'un qui vit seul) et chef de ménage (quelqu'un qui a des enfants à sa charge) En 1980 est donc créé le statut cohabitant, qui vise ceux qui ne sont "ni isolés ni chefs de ménage". Ensuite sera adoptée une mesure d'exclusion automatique des chômeurs dits de longue durée... qui ne concerne que les cohabitants (article 80). Actuellement, un chômeur sur deux est cohabitant, mais 75% des cohabitants sont des femmes !

Les travailleurs sont en droit de s’indigner du matraquage systématique qui vise à culpabiliser les chômeurs en général et les chômeurs âgés en particulier. Il faut refuser toute mesure visant leur remise d’autorité sur le marché du travail.

Nous réclamons :

 

Ø      La suppression du statut de « cohabitant » et de «  chômeurs longue durée »

Ø      L’arrêt de la chasse aux chômeurs, chômeuses et minimexé(e)s

 

21:56 Écrit par PC Charleroi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/06/2007

Présentation de Maurice Magis, Zoé Blusztejn dite Zouzou et de Georges Cambier - Pour une amélioration du pouvoir d'achat et du niveau de vie - Pour des emplois stables et bien rémunérés

Maurice Magis se présente
 
Je suis né en 1948 à Dampremy. Au coeur du Pays noir, donc. Littéralement au pied d'un terril, à une portée dePHOTO5 flèche de la Providence. Voilà ce que fut mon premier horizon, en une époque où le chômage de masse n'existait pas, où les charbonnages et les usines tournaient à plein rendement, où les travailleurs et leurs syndicats tenaient la dragée haute au patronat. En un temps, aussi, où la vie de quartier avait encore un sens, où l'on pouvait jouer dans les rues, où la télévision ne cloîtrait pas les gens chez eux, où la publicité ne jouait pas encore son rôle d'"opium du peuple".
Voilà pour la nostalgie. Place au combat. Ma famille, bien connue dans la région, a porté l'idéal communiste depuis plus d'un demi-siècle. Trois générations, déjà... Avec fierté, constance, certes, mais en pratiquant jalousement cette formule bien connue du poète communiste Achille Chavée:"Je suis un vieux peau rouge qui ne marchera jamais en file indienne." Car être communiste, c'est aussi allier conscience politique et ouverture d'esprit, fidélité à ses engagements, sens critique et capacité à se mettre en question, fermeté philosophique et respect de l'autre. Et ce n'est pas toujours si facile que cela !
Journaliste de formation et de profession, je pratique depuis près de 35 ans. J'ai eu une grande chance, la belle opportunité de pouvoir exercer dans un cadre professionnel où ce que j'écris est en phase avec ce que je pense (Croyez-moi, c'est chose rare dans la corporation). Au Drapeau rouge, bien sûr, que j'ai dirigé durant près de 15 ans. Au Journal du mardi aujourd'hui.
Mes origines carolorégiennes m'ont amené tout naturellement, à peine entré au DR, à traiter des problèmes sociaux et économiques. Une position "privilégiée" pour prendre la mesure de la crise dans laquelle le capitalisme financier a plongé la Wallonie. De quoi entretenir ma "sainte colère" et affuter un regard sans concession sur les injustices qui frappent notre région et le monde.
C'est tout naturellement que je me suis spécialisé depuis quelques années dans les questions internationales. Sans limites, puisque j'ai pu aussi bien "couvrir" le Proche-Orient que l'Amérique latine, le processus de construction européenne ou la question des rapports Nord-Sud. Autant de terrains où le cynisme des puissants nourrit une insupportable injustice.
Comme communistes,  nous voulons, avec d'autres, faire reculer tout ce qui domine, et contribuer à battre en brèche les inégalités.Nous voulons pousser la démocratie, de la commune à la planète, et faire émerger un monde partagé, un monde pour tous et toutes. Pour aller dans ce sens, il faut réhabiliter la politique et que celle-ci soit entre les mains de tous. Le progrès viendra du plus grand nombre, si nous décidons tous ensemble de faire bouger les choses.
 

 Zouzou se présente
 
moizz" Mes parents, quoique issus de l’immigration et malgré l'interdiction pour les étrangers de faire de la politique, étaient membres du PC ce qui les a amenés, dès le début de la guerre 40/45 à entrer en résistance aux côtés de leurs camarades communistes et autres  à se battre contre l’occupant allemand. Mon père a été fait prisonnier et il n'est jamais revenu des camps.

J'étais encore une jeune adolescente quand j'ai décidé de devenir à mon tour membre du PC car je tenais à suivre l'exemple qui m'avait été donné par mes parents. Il y aura bientôt 60 ans!

 

Etre candidate communiste, c'est avec mes camarades, me battre pour plus de justice sociale, pour des salaires convenables, des retraites décentes , le droit au logement pour tous.

C’est me battre contre la précarité, les suppressions d’emplois, les délocalisations et pour une sécurité d’emploi.

C’est aussi lutter contre les  mesures discriminatoires vis-à-vis des étrangers, et pour la régularisation des sans-papiers.

Mais une chose me tient particulièrement à cœur, c’est le combat que nous menons et qu’il faut continuer à mener contre l’extrême droite, cette droite fascisante qui met en danger  la démocratie"

 


Georges Cambier se présente
 
GEORGES CAMBIER-72DPISixième suppléant sur la liste du Sénat,  je suis père de 4 enfants et âgé de 54 ans 
Délégué syndical CSC depuis 30 ans, je travaille actuellement au TEC de Charleroi comme guichetier.
Mon plus grand désir est de combattre les injustices que le monde ouvrier subit chaque jour. Je suis aussi particulièrement attentif à la défense des pensionnés et des enfants, surtout ceux issus de familles nombreuses.
J'adhère complètement au programme du parti communiste que je considère être le seul vrai parti défendant les droits de l'ouvrier.
 

 

Pour une amélioration du pouvoir d’achat et du niveau de vie

 

Déclaration des Droits de l’Homme :  Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s’il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.

On constate une diminution du pouvoir d’achat et du niveau de vie des travailleurs et allocataires sociaux. Il est clair qu’un certain nombre de frais incontournables pèsent sur les budgets des ménages. Le prix du logement, par exemple. Dans une ville comme Bruxelles, 60% de familles ne sont pas propriétaires de leur logement et il est des cas où le loyer représente jusqu’à 50% de leur budget!

A cela, s’ajoute l’augmentation constante des prix de l’énergie et de certains biens de consommation courante. Dans les familles les plus défavorisées, on se demande comment on va arriver à payer le médecin ou la scolarité des enfants.

C’est dans ce contexte difficile pour les ménages que les organisations patronales osent réclamer la suppression de la liaison des salaires à l’index afin augmenter la compétitivité des entreprises…

Et pourtant la croissance de l’économie reste positive en Belgique et les bénéfices réalisés par les entreprises explosent. Au total les entreprises du BEL 20 ont réalisé plus de 23 milliards d’euros de bénéfices en 2006 soit une augmentation de 38% par rapport à 2005.

bénéfices

Aussi nous exigeons :

·        Une augmentation substantielle du salaire minimum pour tous à 1500 euros nets par mois

·        Une liaison de l’index au coût réel de la vie prenant notamment mieux en compte la part du logement et de l’énergie dans le calcul de l’index. Le loyer et les dépenses énergétiques, en constante augmentation, sont des dépenses qui sont de plus en plus lourdes dans le budget des ménages.

·        L’égalité des salaires homme – femme


Pour des emplois stables et bien rémunérés

 

emplois-stables

Déclaration des droits de l’homme :

1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.

2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.

Constats :

On compte en Belgique un million de personnes sans emploi ou avec un statut précaire pour 40.000 créations d’emplois annuelles. Mais ces créations d’emplois ne compensent même pas les pertes dues aux multiples restructurations et délocalisations.

 

Les patrons belges n’arrêtent pas de réclamer une augmentation du temps de travail sans augmentation des salaires. Pour obtenir gain de cause, ils pratiquent sans scrupules le chantage à la délocalisation. Les gouvernements de gauche comme de droite restent passifs et refusent de prendre des mesures concrètes pour empêcher les délocalisations, stopper le massacre de l’emploi et la désertification économique de nos régions.

Faut-il rappeler que le droit au travail est inscrit dans la constitution et que chaque citoyen est en droit d’attendre de ses représentants politiques la mise en œuvre d’une politique efficace de création de véritables emplois et surtout une défense active des travailleurs qui ont perdu leur emploi. Notre objectif reste le plein emploi par un emploi stable et réellement utile pour chacun.

Parce qu’ils sont les seuls et uniques véritables créateurs de richesses, les travailleurs sont en droit d’exiger un emploi de qualité, durable et convenable pour toutes et tous. Nous revendiquons :

·        La mise hors-la-loi du temps partiel imposé et des différents contrats précaires.

·        Des emplois à durée indéterminée et des emplois statutaires. L’emploi statutaire doit être la règle dans les fonctions publiques et les emplois précaires résorbés rapidement.

·        Dans l’octroi d’un emploi, le bannissement de toute discrimination basée sur la nationalité, l’aspect physique, le handicap, la sexualité ou l’âge.

·        La création d’une structure permettant de contrôler les agences intérimaires. Les contrats de travail intérimaire de longue période doivent être transformés en contrat à durée indéterminée.

·        La création d’emplois publics pour rencontrer les besoins sociaux non satisfaits

·        La réduction du temps de travail à 35 h sans perte de salaire et avec embauche compensatoire qui peut aussi permettre l’accès à l’emploi

22:33 Écrit par PC Charleroi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/06/2007

Présentation de Jackie Nagels - Pour une amélioration du pouvoir d'achat et du niveau de vie - pour des emplois stables et bien émunérés

electionsAppel à la récolte de fonds pour la campagne électorale de la Fédération de Charleroi du Parti Communiste:

 

Les moyens financiers du Parti communiste sont peu importants. Faire un minimum de campagne électorale est coûteux. Nous comptons sur l'aide de nos membres, amis et sympathisants pour alimenter notre fonds électoral. Le moindre petit versement sur le compte 001- 2039387-38 de notre fédération sera le bienvenu.

 

A nos futurs généreux donateurs, merci.


Pourquoi je  me présente sur les listes du Parti communiste au Sénat?

 

NagelsLa raison en est simple : je suis devenu  membre du PCB à l’âge de 21 ans parce que les objectifs du Parti – et à long terme la volonté d’instaurer le socialisme – correspondaient intégralement à ma vision du monde. Aujourd’hui, en 2007, la société n’a pas fondamentalement changé, elle est toujours capitaliste et les objectifs de jadis restent les mêmes.

On pourrait me rétorquer : partout où le socialisme a été instauré, il s’est effondré ou il s’est mué en un système  social qui n’a plus rien à voir avec le socialisme. Je ne le nie pas. C’est la triste vérité historique.
Cela enlève-t-il quelque chose à l’idéal socialiste ? Ma réponse est catégorique : NON.

En fait, le projet « socialiste » en URSS, en Europe de l’Est, en Chine, a été perverti. L’expérience de la construction du socialisme a échoué.

Cela discrédite-t-il toute tentative de construire le socialisme ? La réponse est toute aussi ferme : NON.

Cette construction du socialisme doit prendre en compte les échecs du « socialisme réalisé » et, à partir de là, œuvrer pour un projet de socialisme authentique.

C’est un socialisme démocratique qui non seulement prend en compte le verdict des  urnes mais qui de surcroît exerce un contrôle des électeurs sur les élus, qui recourt à des référendums d’initiative populaire quand des questions majeures se posent…

C'est-à-dire  un socialisme qui s’en prend frontalement au pouvoir exorbitant des grandes entreprises multinationales et nationales. Qui interdit au grand capital de prendre la poudre d’escampette quand  le taux de profit est plus élevé dans d’autres régions du monde. Qui l’oblige d’investir à l’intérieur de nos frontières et donc de créer de l’emploi. Et s’il refuse de s’incliner, la sanction sera simple : une participation croissante de l’Etat dans le capital. La nationalisation n’interviendra que si le grand capital pèche par incivisme.

C'est-à-dire un socialisme  qui  modernise l’appareil de production en investissant massivement dans la recherche – développement et dans les nouvelles technologies. Dans ce domaine, la  Belgique accuse des retards significatifs. Ici encore, une législation appropriée peut forcer le capital à investir plutôt qu’à satisfaire le plaisir de ses actionnaires.

Dans l’immédiat il faut mettre un arrêt aux privatisations et promouvoir des services publics de qualité et efficients, il faut stopper la précarisation notamment en renforçant la sécurité sociale, il faut des transports en commun gratuits et efficaces, il faut une fiscalité plus équitable. L’application de ces mesures concrètes et partielles nous rapprochera du socialisme que j’appelle de mes voeux


Pour une amélioration du pouvoir d’achat et du niveau de vie

Déclaration des droits de l’homme :  Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s’il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.

pouvoir-achat

On constate une diminution du pouvoir d’achat et du niveau de vie des travailleurs et allocataires sociaux. Il est clair qu’un certain nombre de frais incontournables pèsent sur les budgets des ménages. Le prix du logement, par exemple. Dans une ville comme Bruxelles, 60% de familles ne sont pas propriétaires de leur logement et il est des cas où le loyer représente jusqu’à 50% de leur budget!

A cela, s’ajoute l’augmentation constante des prix de l’énergie et de certains biens de consommation courante. Dans les familles les plus défavorisées, on se demande comment on va arriver à payer le médecin ou la scolarité des enfants.

C’est dans ce contexte difficile pour les ménages que les organisations patronales osent réclamer la suppression de la liaison des salaires à l’index afin augmenter la compétitivité des entreprises…

Et pourtant la croissance de l’économie reste positive en Belgique et les bénéfices réalisés par les entreprises explosent. Au total les entreprises du BEL 20 ont réalisé plus de 23 milliards d’euros de bénéfices en 2006 soit une augmentation de 38% par rapport à 2005.

Aussi nous exigeons :

·        Une augmentation substantielle du salaire minimum pour tous à 1500 euros nets par mois

·        Une liaison de l’index au coût réel de la vie prenant notamment mieux en compte la part du logement et de l’énergie dans le calcul de l’index. Le loyer et les dépenses énergétiques, en constante augmentation, sont des dépenses qui sont de plus en plus lourdes dans le budget des ménages.

·        L’égalité des salaires homme – femme

  Pour des emplois stables et bien rémunérés

 

Déclaration des droits de l’homme :

1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.

2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.

Constats :

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On compte en Belgique un million de personnes sans emploi ou avec un statut précaire pour 40.000 créations d’emplois annuelles. Mais ces créations d’emplois ne compensent même pas les pertes dues aux multiples restructurations et délocalisations.

 

Les patrons belges n’arrêtent pas de réclamer une augmentation du temps de travail sans augmentation des salaires. Pour obtenir gain de cause, ils pratiquent sans scrupule le chantage à la délocalisation. Les gouvernements de gauche comme de droite restent passifs et refusent de prendre des mesures concrètes pour empêcher les délocalisations, stopper le massacre de l’emploi et la désertification économique de nos régions.

Faut-il rappeler que le droit au travail est inscrit dans la constitution et que chaque citoyen est en droit d’attendre de ses représentants politiques la mise en œuvre d’une politique efficace de création de véritables emplois et surtout une défense active des travailleurs qui ont perdu leur emploi? Notre objectif reste le plein emploi par un emploi stable et réellement utile pour chacun.

Parce qu’ils sont les seuls et uniques véritables créateurs de richesse, les travailleurs sont en droit d’exiger un emploi de qualité, durable et convenable pour toutes et tous. Nous revendiquons :

·        La mise hors-la-loi du temps partiel imposé et des différents contrats précaires.

·        Des emplois à durée indéterminée et des emplois statutaires. L’emploi statutaire doit être la règle dans les fonctions publiques et les emplois précaires résorbés rapidement.

·        Dans l’octroi d’un emploi, le bannissement de toute discrimination basée sur la nationalité, l’aspect physique, le handicap, la sexualité ou l’âge.

·        La création d’une structure permettant de contrôler les agences intérimaires. Les contrats de travail intérimaires de longue période doivent être transformés en contrat à durée indéterminée.

·        La création d’emplois publics pour rencontrer les besoins sociaux non satisfaits

·        La réduction du temps de travail à 35 h sans perte de salaire et avec embauche compensatoire qui peut aussi permettre l’accès à l’emploi

00:09 Écrit par PC Charleroi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |