06/11/2007

L'Etincelle n° 25

Le droit de grève en questions - Le service minimum.

Le 22 novembre dernier, l’asbl Le Progrès et la Fédération de Charleroi du PC avaient organisé un débat sur la problématique du droit de grève et le service minimum. Un camarade, Alain Pottiez, nous a fait parvenir son point de vue suite à ce débat très intéressant et nous le publions avec plaisir.
Merci Alain

Pourquoi ce double titre pour un sujet qui n'est pas forcément identique ?
Ce jeudi dernier, le 22 novembre, nous avons pu assister à une séance d'information sur l'initiative collégiale des Camarades du Parti Communiste de Charleroi, voir le bulletin d'informations sur le site de Robert Tangre "L'Etincelle - Bulletin électronique de la Fédération de Charleroi ". Lesquels ont aimablement invité le Président de la CGSP Cheminots, Gérard Gelmini; Alain Semal, secrétaire permanent intersectoriel CGSP de Charleroi; Claude Poitoux, secrétaire régional du secteur Tram Bus Métro de Charleroi CGSP; et Etienne Libert, secrétaire permanent CGSP Cheminots à Charleroi.

La trentaine de militants et sympathisants ont pu bénéficier du discours des intervenants, dont les sujets ne pouvaient qu'être d'actualité.

Tentative de réponse à la question posée en premier:

La situation chaotique de la politique menée dans notre si petit pays ne laisse présager rien de bon socialement, tant pour les actifs que pour tous les autres. Le gouvernement qui s'annonce est d'orientation de droite, que l'on pourrait même qualifier de droite pure. La politique menée ces derniers temps se repose trop sur l'excuse d'une adaptation un peu trop forcée à une Europe en pleine évolution (...), mais une évolution pour qui?

Celle des patrons, celle de cette poignée d'actionnaires, d'investisseurs peu scrupuleux du bien-être d'autrui; ces vautours assoiffés de pouvoir. Mais pas n'importe quel pouvoir; celui de l'argent, l'argent gagné sur le compte de la sueur et du sang du travailleur!

Le service minimum est un jalon; un début; une séquestration des principes de défense du travailleur, "vos grèves? On en a rien à cirer, le service minimum permettra de se passer de vos services, vous n'êtes plus indispensables. Le service minimum nous permettra, à nous, patrons, de ne plus être obligés de satisfaire à vos exigences. Basta les syndicalistes du dimanche, le pouvoir nous appartient vraiment, désormais, à nous, les Rois-décideurs-tout-puissants!". Le patronat fait fi des droits de l'ouvrier, du cadre, du salarié; qui n'a plus qu'à se voir perdre ce qui a été acquis de dure lutte durant des décennies, des siècles même.
Ainsi donc, la corrélation est faite entre le service minimum et le droit de grève.
Mais ne nous leurrons pas sur les intentions de nos politicards de droite; museler le syndicat par une limitation drastique des droits à la grève ne peut signifier qu'à court terme, la perte d'autres droits sociaux paraît une incontournable évidence. On bâillonne, puis on tue!

Les Français en font actuellement les frais avec "Sarko-le-dépeceur-du-droit-social".

La contre-offensive ne saura être permise qu'avec le consentement, le rapprochement des forces de gauche.

La grève, même si l'orientation des médias pousse l'opinion publique à la prétendre néfaste; la grève est nécessaire, nécessaire pour se faire entendre du patronat qui joue à la sourde oreille; nécessaire pour toutes et tous, même celles et ceux qui n'y croient pas, ou qui ne croient pas que dans un avenir très proche, ils perdront le peu auquel ils se raccrochent, leur bien-être, leurs rêves.

La prise de conscience de toutes et tous doit s'effectuer aussi sur le plan médiatique, sur le terrain conquis par nos décideurs, nos bourreaux.

Nous devons nous apprêter à vivre des heures sombres, et nous devons toutes et tous en avoir conscience, et pour çà, nous devons nous remettre en questions, et accepter de perdre un peu, pour ne pas devoir tout perdre.

La grève est un choix, le bon choix, pour que la lutte aboutisse à un monde meilleur, un monde plus équitable, notre monde des travailleurs, notre communauté solidaire.
 


SNCB: droit de grève et service minimum

Le gouvernement Sarkozy veut imposer à ses travailleurs un allongement de leur carrière sous prétexte de mettre tous les citoyens français sur un pied d'égalité pour l'âge de la pension.

Voir interview de Marie-George Buffet sur: "Les 4 vérités" - 15 novembre 2007 : Marie George Buffet

En Allemagne, les cheminots sont en grève pour des augmentations salariales. Chez nous, la CGSP est déjà partie en grève les 26 octobre dernier.

Le
mouvement de grève à la SNCB a recueili un beau succès de participation. à l'initiative de la seule CGSP Cheminots.

Jetez donc un coup d'oeil sur le reportage de la RTBF repris ci-après:

 Les atteintes aux droits et acquis syndicaux sont les mêmes dans tous les pays de la Comunauté européenne. Les cheminots sont à la pointe du combat pour lutter contre toute limitation du droit de grève et  contre le service minimum dans les services publics. 

La fédération de Charleroi du Parti communiste appuyée par l'asbl Le Progrès a  invité des acteurs syndicaux de premier plan pour nous éclairer sur ces enjeux .


Les intervenants seront:
 
Gérard Gelmini, président national de la CGSP/ACOD Cheminots
Alain Semal, secrétaire régional intersectoriel CGSP
Etienne Libert, secrétaire permanent du secteur Cheminots Charleroi CGSP
Claude Poitoux, secrétaire régional du secteur Tram Bus Métro de Charleroi CGSP
 
La rencontre aura lieu à la Maison du Peuple de Dampremy, rue Jules Destrée, 11, le jeudi 22 novembre à 19 h 30.
 
Pour le PC: Jean-François Gonsette. 



Mardi 19 novembre, mobilisation générale en France.

Cheminots, agents d’EDF, de la RATP, fonctionnaires s’engagent dans une lutte de grande ampleur pour défendre les régimes de retraite auxquels ils sont légitimement attachés. Le pouvoir sarkozyste mène une campagne de désinformation massive pour présenter ces régimes comme des privilèges insupportables. C’est une calomnie.

Les dispositions plus favorables des principaux régimes ont des contreparties : la pénibilité du travail, les horaires décalés et le travail le week-end ; un « taux de remplacement » de 10 % plus bas en moyenne que dans le secteur privé car les primes ne sont pas incluses dans le calcul de la retraite, etc. Pas la moindre trace de privilèges dans ces réalités. Le véritable scandale est que le patronat refuse de tenir compte de la pénibilité du travail dans le secteur privé où existent des situations comparables.

Le pouvoir dit vouloir rétablir l’équité. Il se moque du monde et méprise le monde du travail. Car l’équité dont il parle c’est l’alignement vers le bas ! On dégrade d’abord la situation des retraites du régime général, puis on s’attaque ensuite aux régimes spéciaux pour s’attaquer à nouveau à tous les salariés. En fait d’équité, c’est la régression pour tous !

Car l’offensive du gouvernement vise, en réalité, l’ensemble des retraites. François Fillon vient de réaffirmer que la durée de cotisation nécessaire pour une retraite à taux plein devrait passer à 41 annuités entre 2009 et 2012 . Laurence Parisot, la présidente du Medef, réclamait récemment le passage à 42 annuités ! Les campagnes de division, d’opposition des salariés du public à ceux du privé ont pour but d’affaiblir tout le monde pour porter des coups à tous. D’ailleurs qui peut penser qu’en attaquant aux régimes spéciaux, on règlerait le problème global. Les salariés relevant de ces régimes représentent aujourd’hui moins de 5 % de l’ensemble. A qui fera-t-on croire que les mesures les concernant règleront le problème pour les 95 % restants ?

Ils prétendent alors que la France n’a pas les moyens de financer son système social.

C’est un mensonge. Le pays est riche. L’argent coule à flot pour les dividendes des actionnaires, les stock options des grands patrons, la spéculation financière tous azimuts.

Mais le pouvoir met tout en œuvre pour protéger les profits et les grandes fortunes.

En matière de retraites, la véritable question est celle de la part des richesses que la collectivité nationale décide de consacrer aux nouveaux besoins nés de l’évolution démographique. Financer la retraite pour tous sur la base de 37,5 annuités de cotisations aussi bien dans le public que dans le privé est possible. Cela représente 4 points de PIB jusqu’en 2040. Ils seront largement assurés par le doublement des richesses créées dans le même temps. Mais il y a une condition. Il est indispensable de s’attaquer aux vrais privilèges, ceux des actionnaires du CAC 40 et des marchés financiers.

L’attaque massive contre les retraites s’inscrit dans une cohérence plus globale.de la politique Sarkozy - Medef. Il s’agit de tirer drastiquement vers le bas les garanties sociales et les acquis démocratiques au service de « l’attractivité des capitaux » pour les marchés financiers, de la recherche de la « profitabilité maximale » des entreprises de l’alignement sur la construction de l’Europe libérale.

Les mouvements sociaux qui se développent sont une chance pour le pays et pour le monde du travail dans son ensemble. Accepter la régression sociale serait s’engager dans une spirale de déclin et d’apauvrissement dans tous les domaines.Car c’est le « social », c’est la réponse aux besoins qui tirent l’économie et l’emploi. Sortir notre pays et notre peuple de l’ornière implique d’autres orientations progressistes. Les moyens existent pour celà à condition d’utiliser l’argent autrement, pour une croissance de progrès social, préservant les ressources naturelles de la planète.

Les salariés ont raison de se battre.

Publié le 13 novembre 2007
par
Contact PCF AVION 62


Roux, ses centres de tri présents et à venir.

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Aujourd'hui, on ne parle plus de "décharge publique" mais bien de "centre d'enfouissement technique". Subtile, n'est-ce pas?

Dans un récent courrier adressé au Collège communal de Charleroi, notre camarade Jacques Coupez s'inquiète de la prolifération de centres de tri sur l'ancienne commune de Roux.
Personne n'ignore que Jacques est le principal soutien et conseiller des divers comités qui s'activent pour préserver leur environnement. Nous vous donnerons connaissance du contenu des dossiers qu'ils ont élaborés avec le soutien de Jacques.


Proficiat!


Ce lundi 22 octobre, le conseil communal était saisi de deux interpellations concernant la problématique de l’entreprise FRECAR Recycling sollicitant une nouvelle demande de permis unique pour exploiter un centre de tri de déchets de classe 2 à la rue de Gosselies à Roux. Outre le lourd passé du demandeur dans la façon de gérer son exploitation, les intervenants, Messieurs Monseux et Desgain mettaient en évidence l’incompatibilité totale entre le lieu  choisi pour y développer  l’activité sollicitée et  l’environnement immédiat.
 Ils rappelaient notamment le trafic important  traversant  les rues totalement inadaptées du centre de Roux et du quartier de Sart les Moines, où plus de 42 000 véhicules/semaine, dont 2 300 camions, y transitaient (comptage effectué par la police de Charleroi alors que FRECAR n’était pas en activité). Selon le demandeur, 50 à 100 camions/jour (soit 100 à 200 passages pour les riverains) pourraient venir s’ajouter au comptage, et cela en fonction du tonnage traité sur le chantier. 

Dans sa réponse, Monsieur l’Echevin Massin devait admettre qu’en matière de centres de tri et de déchets, cela faisait beaucoup sur Roux. Il y en a en fait 4 sur moins de 2kms. Ce sont :


wasteFrecar
, rue de Gosselies,  Shanks, rue de Marchienne, ECS partner, rue Sous le Bois ( tri et broyage du bois) et une activité de tri illégale constatée par SOS pollution sur le site de Carimat, rue de la Quatrième Ecluse et le centre Lejeune, même rue, qui deviendra prochainement un dépôt de cartons et papiers. Tout cela sans compter 
le voisinage du Centre d'Enfouissement Technique de Monceau.
  

Quant à l’état d’avancement de la nouvelle demande de permis unique introduite par FRECAR, Monsieur l’Echevin Massin devait nous apprendre que le collège délibèrerait le 30 octobre sur l’avis à émettre par la ville. Mais sans attendre, encore… 

…Deux nouveaux centres de tri en perspectives pour la Rue de Gosselies ?
 

C’est  en effet ce qui pourrait bien arriver !

Ainsi, probablement au titre de militant pour l’environnement, j’étais sollicité ce mercredi 23 octobre par deux « investisseurs potentiels » qui souhaitaient connaître la filière à suivre pour ouvrir des centres de tri.

Le premier, Monsieur Didier Neven, de Roux et nouveau (co) ? propriétaire de l’ancienne « Boisellerie du Centre » imagine créer sur le site un centre de tri. A ce jour, les anciens bâtiments ont été rasés, un nouveau est en construction avec ou sans permis (?).  

J’ajoute que ce site doit faire l’objet d’une réhabilitation de la SPAQuE suite à une contamination des sols par divers métaux comme plomb, cuivre, cadmium, zinc et certains hydrocarbures, pollution liée à l’ancienne activité d’une miroiterie. (dossier sur http://www.walsols.be/pdfs/8198/359.pdf... de la page 27 à 33 : les conclusions) Le second, domicilé rue de Gosselies à Roux, le propriétaire du terrain contigu à celui de FRECAR, imagine aussi créer son centre de tri (indépendant, il s’active aujourd’hui dans le transport de bennes et containers). Selon ses dires, il aurait déjà pris quelques renseignements auprès de la DPA et serait sur le point de contacter un architecte. J’ai cru comprendre qu’il était aussi associé à Monsieur Neven. Bref, le charroi pourrait « animer » encore plus les rues de l’ancienne commune et lui assurer un monopole non enviable  en matière de reconversion post-industrielle. 

Un tri peut en cacher un autre ! 

frecarVu le bilan financier négatif présenté par FRECAR pour l’année 2006 (pertes nettes avant impôts : - 85.544 €) et autres indices, nous nous doutions que derrière sa nouvelle demande de permis unique se cachait un « tuteur ». Mes interlocuteurs de mercredi, sans doute membres de la « Déchets Connection », m’affirment avec beaucoup de certitude qu’il s’agit du groupe multinational SITA et de Mr Bricout, exploitant de la décharge de Monceau. Sans vouloir peser sur l’avis que vous aurez à donner sur le dossier FRECAR, en ma qualité de membre actif dans le comité « Roux Centre / Sart les Moines », j’ai estimé nécessaire de porter ces informations à votre connaissance.


Jacques Coupez
Ancien conseiller communal 

Un dangereux terroriste condamné? (ndlr)  

delforgeLe 28 mars dernier, le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné par défaut Thierry Delforge (65 ans), militant syndical, à une peine d'emprisonnement assortie d'un sursis pour la moitié de la peine.

Début 2006, après la condamnation de dockers ayant participé à la manifestation contre un projet "Bolkestein" portuaire, présenté au Parlement européen de Strasbourg, un comité pour la défense des dockers est mis sur pied, à Bruxelles. "Avec deux amis, nous avons écrit à la peinture, sur le mur d'un entrepôt appartenant à la Ville de Bruxelles, la phrase "Libérez les dockers", explique Thierry Delforge.

Deux machettes, considérées comme des armes prohibées, sont retrouvées dans le coffre de son véhicule. "Je m'en sers uniquement pour débroussailler mon jardin en Ardenne. Un bidon d'essence qui aurait dû servir à remplir ma tronçonneuse a également été retrouvé dans le véhicule, ainsi qu'un drapeau palestinien...Militant syndical, fort motivé par l'Union soviétique, je ne cache pas mes opinions. On m'a donc pris pour un terroriste. Je suis d'ailleurs le seul à avoir été poursuivi".

Condamné par défaut pour avoir détruit un édifice  appartenant à autrui et pour détention d'armes prohibées, le Bruxellois a fait opposition de ce jugement. L'affaire sera examinée le 21 novembre prochain ( mercredi 21, 14 H, 50ème chambre du tribunal correctionnel de Bxl.NDLR). "J'ai reçu lundi mon billet d'écrou à exécuter dans les cinq jours,  mais le parquet a confirmé ce jeudi matin que je ne devais pas aller en prison". La Ville de Bruxelles s'est constitué(e) partie civile en réclamant 250 € pour le nettoyage du tag.

"Devant la démesure d'une telle peine pour un délit aussi mineur, il est difficile de ne pas conclure que c'est le militant syndical et associatif qui est condamné, et, à travers lui, tout le mouvement de contestation sociale" estime le collectif pour la liberté d'expression et d'association."
 
Thomas Longrie, La Capitale, 09.11.07
 

Membre d'une petite formation d'extrême-gauche, Thierry est présent dans toutes les manifestations: sans-papiers, réfugiés, défense des libertés individuelles et syndicales,.... Sa haute silhouette ne passe pas inaperçue. Les membres du PC ne peuvent que lui manifester toute leur sympathie et leur soutien. Cette condamnation nous rappelle qu'il ne fait pas bon être fiché. Le système vous rattrape lorsqu'il peut le faire. A bon entendeur , salut!


 Evolution : de GB à Carrefour

Comme nous le signalions dans un article précédent, Carrefour a pris le contrôle à 100 % du groupe GIB le 12 octobre 2000.

GBSept ans plus tard, nous allons tenter de tirer un bilan de l’activité de ce groupe.
Dès l’origine, la gestion à la « française » va déteindre sur le groupe « Carrefour Belgique » tout en partant du postulat suivant : « Lors de la mainmise du GB par Carrefour, il ne faut pas perdre les bénéfices de l’expérience du pays ». Fort bien, au départ, les produits GB restent dans les rayons, tout en étant progressivement remplacés par ceux étiquetés dorénavant « Carrefour ».

Les patrons mènent toutefois la politique commerciale traditionnelle pratiquée en France suivant les mêmes concepts et avec les mêmes assortiments de base.

Le directeur général devient français, ainsi que tous les postes- clés, à l’exception du directeur des ressources humaines, ancien de GB, pour mieux gérer la question des langues en Belgique.

Dès la reprise, le chiffre d’affaires va diminuer d’année en année. Il va de soi que la concurrence commerciale est de plus en plus grande, mais des erreurs commerciales sont commises dans les hypermarchés. Les Belges n’y retrouvent pas toujours les produits qu’ils ont l’habitude de consommer.

Cette dégradation du chiffre d’affaires n’est pas liée au coût des articles, puisque le groupe se trouve placé en deuxième position en ce qui concerne la politique des prix pratiqués. La perte de clientèle est due à de graves erreurs de stratégies commerciales et publicitaires. Les acheteurs ne trouvent pas toujours les articles annoncés dans les folders publicitaires. Les attentes aux caisses sont souvent très longues, et les ruptures de stock, fréquentes.

Il faut enfin souligner que Carrefour a été condamné récemment à 2 millions d’euros pour ne pas avoir honoré ses promesses publicitaires


Le Furet


GB : la grève a permis une solution négociée.

GB grèveEn contradiction totale avec le démenti qu’ils avaient fait paraître dans la presse dénonçant les « inexactitudes » contenues dans la motion votée par le Conseil communal de Charleroi à l’initiative de notre Camarade Malika El Bourezgui, Carrefour a nettement défini sa stratégie : la franchise .

Si les employés des magasins avaient accepté celle-ci d'emblée,ils auraient perdu  perdre sur tous les plans.

Il ne faut pas oublier qu’en ce qui concerne les rémunérations du personnel, elles sont correctes chez Carrefour, Delhaize, Colruyt et Makro, là où les délégations syndicales sont à l’offensive, puisqu’elles représentent 90 à 95 % des travailleurs.

Rappelons que  la convention 312 était appliquée chez GB, et représentait l’échelle 100 %.

Pourtant, avec l’arrivée de Carrefour, les nouveaux engagés passent à la convention 202 (échelle à 80 - 90 %).

Les employés payés par les franchisés, eux, sont soumis à la convention 201 (échelle à 70 %).

La perte était d’autant plus significative si l’on oubliait  que 65 à 70 % des emplois étaient des temps partiels. Si, autrefois, ces salaires permettaient aux couples d’arrondir leurs fins de mois, ils sont devenus aujourd’hui de réels salaires d’appoint pour permettre un confort vital minimum.

Il faut aussi savoir que les employés « franchisés » ne touchent pas de primes, et qu’ils travaillent 38 h  au lieu de 35 h, dans tout le secteur de distribution.

Pour terminer, l’absence de délégation syndicale empêche les représentants de ces travailleurs de lutter contre le travail en noir ou les heures supplémentaires non rémunérées et l’augmentation du temps de travail en ouvrant leurs surfaces commerciales le dimanche .


La franchise et Carrefour.

franchisésComme les supermarchés étaient individuellement déficitaires, Carrefour espérait faire passer un certain nombre d’entre eux à la « franchise ".

Carrefour en sortait alors, seul, gagnant :

- Les magasins restent dans les groupes comme franchisés (GB express)
- Les gérants franchisés sont obligés de vendre 100 % des produits portant l’étiquette « Carrefour », à l’exception des boucheries et traiteurs incorporés aux magasins qui paient toutefois une redevance de 3 à 5 % à l’enseigne Carrefour.

Comme nous le signalions plus haut, la grève déclenchée par les organisations syndicales s’appuyait sur les préalables suivants :

1. Pas de licenciement sec
2. Garantie que pas de modification structurelle de l’emploi durant la période nécessaire pour que les plans commerciaux portent leurs fruits
3. Un CCT qui permet de maintenir la concertation sociale chez Carrefour
4. La fermeture des magasins est programmée fin décembre 2007

La grève a changé les choses...la direction est enfin venue par la suite avec des propositions constructives et un projet d’accord qui répond aux préoccupations des travailleurs a pu être trouvé.

Pour connaître les modalités de cet accord, une visite sur http://www.setca.org/img/fr/db/Tract4CARREFOURgrèvepayante2.pdf s'impose.

Le Furet



 

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