14/01/2008

L'Etincelle n°27

duBouleauPC2

Il n'est jamais trop tard pour présenter ses voeux. Le Parti communiste souhaite à ses membres, amis et sympathisants une année pleine de militance et de combats. Luttons plus que jamais pour la sauvegarde mais aussi la création de nouveaux emplois.


 

La Belgique s'enfonce dans le bourbier afghan

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Ecrit par Bureau Politique du PC   

Afghanistan

Alors que les partis de la majorité s’empoignent sur le front intérieur, ils viennent d’afficher un remarquable consensus sur une dangereuse ligne de feu extérieure.

Le conseil des ministres a décidé ce vendredi 1er décembre d’élargir la présence de l’armée belge en Afghanistan. Qui plus est, dans le sud, la zone la moins « sécurisée » du pays où les Pays-Bas ont déjà perdu 12 soldats.

Notre armée est ainsi appelée à opérer un redoutable « bond qualitatif  en passant d’une présence de soutien à une mission offensive que notre pays - comme l’Allemagne- refusait jusqu’ici ; Elle s’engage encore plus aux côtés des Etats-Unis dans le cadre des opérations de bombardements de l’OTAN critiquées par le président Karzaï lui-même parce qu’elles ont déjà fait beaucoup de victimes innocentes.

Chez nous, le ministre de la Défense, Pieter De Crem, a reconnu que la Belgique avait cédé à de fortes pressions atlantistes alors que l’OTAN n’a défini aucune stratégie sérieuse de sortie de l’Afghanistan.

La pentapartite implique donc plus encore notre pays dans le chaos afghan, dans une politique de guerre qui ne fait que contribuer à la dégradation de la situation dans une  région où sont déjà morts des centaines de militaires occidentaux. On est bien loin de la pacification promise et de toute perspective politique tant attendue par le peuple afghan.

Mais en assumant son rôle d’allié empressé au sein de l’Alliance atlantique, la Belgique renonce aussi à aider à trouver des solutions justes dans le cadre de l’ONU. C’est enfin la prétention de l’Europe à se donner une politique étrangère autonome qui s’en trouve un peu plus dérisoire.

Les progressistes et les pacifistes ne peuvent que condamner une telle dérive.
A voir et à transmettre d'urgence... avant que le site ne soit interdit !
2007: Le marché de l'électricité est libéralisé. Electrabel perd en théorie son monopole mais bénéficie d'un avantage concurrentiel illégitime autant que décisif. Qu'en est-il des fonds 'avancés' par les ménages belges ?

Pour en savoir plus cliquez sur: 
http://www.eletrobel.be/
N'oubliez pas de regarder le petit film que vous trouverez dans la page d'accueil de ce site réalisé par Greenpeace
 P before printing this email, think about the environment

P Adoptez l'éco attitude... n'imprimez cet email que si nécessaire.


Lu dans la presse 

Hausse des prix: on paiera 417 euros de plus en 2008

essence2(Belga) En raison de la hausse du prix de nombreux produits tels que le beurre, les pâtes ou le lait, ainsi que de l'augmentation des tarifs du réseau de distribution de gaz et d'électricité et du prix du gaz lui-même, un ménage moyen doit s'attendre à devoir payer 417 euros de plus en 2008. Ce chiffre a été calculé par Test-Achats à la demande des journaux du groupe Sud Presse mardi.
Pour un ménage moyen (2,5 personnes), qui dépense chaque année 6.100 euros de produits d'alimentations, ces mêmes produits lui coûteront 140 euros de plus l'année prochaine, soit une augmentation de 3 pc. Il s'agit en général de produits de base dans l'alimentation dont l'achat pèsera donc plus lourd dans le budget des ménages à faible revenu. Outre les produits alimentaires, une hausse des tarifs du réseau de distribution de gaz et de l'électricité est annoncée, allant de 20-30 euros à 65-75 euros pour le gaz naturel. Des augmentations auxquelles il faut ajouter celle du prix du gaz, qui atteint pour un ménage moyen 172 euros. "Un ménage moyen qui se chauffe au gaz doit donc prévoir, dans son budget de 2008, 417 euros de plus pour se nourrir, s'éclairer et se chauffer", conclut le quotidien. (NLE)



Halte à la vie chère !
PS
Que les slogans peuvent être de vains mots si on ne les traduit pas concrètement

Plusieurs études parues récemment dans la presse démontrent la perte du pouvoir d’achat des ménages belges. Pas n’importe quel ménage : principalement les familles de travailleurs et les familles défavorisées. Ce sont elles les victimes toutes désignées de l’augmentation du coût de la vie et des manipulations diverses de l’index.
 
Ainsi, le Centre de Recherche et d’Information des Organisations de Consommateurs, le CRIOC, avait présenté une étude fouillée dans laquelle il constatait que cet appauvrissement des ménages populaires s’approfondissait depuis une dizaine d’années. La cause est belle et bien politique et incombe aux différents gouvernements qui, s’ils n’ont pas supprimé la liaison des salaires à l’index, ont, à plusieurs reprises, pratiqué des « sauts d’index », « lissé l’index », expurgé certains produits susceptibles de trop influer l’index tout en bloquant les salaires.
 
Les exemples foisonnent qui démontrent les difficultés de vivre. Prenons-en quelques-uns parmi les plus vitaux.
• L’augmentation des produits pétroliers (+ 50 % d’augmentation) que l’on a enlevés de la liste de l’index est subie de plein fouet par les travailleurs et les familles défavorisées. Que ce soit l’essence pour la voiture ou le mazout de chauffage, il faut payer sans que les salaires ou les allocations ne soient adaptés aux augmentations.
• La note personnelle moyenne pour se soigner a augmenté de 41 % en six ans. Se soigner devient un luxe inaccessible pour certaines familles.
• Le prix des transports publics a augmenté en février récemment. Les tarifs de la SNCB sont parmi les plus chers d’Europe.
• La Ligue des familles a alerté l’opinion sur la chereté des études à tous les niveaux de la scolarité. L’enseignement « gratuit » impose des contributions de plus en plus importantes aux parents.
• 31 % du budget des familles défavorisées est accaparé par le poste loyer. Les loyers sont reconnus si chers que la Ministre Onkelinx avait proposé d’en bloquer les augmentations...

Résultat : le pouvoir d’achat des salariés à diminué de 2,08 % et celui des familles défavorisées de 3,2 %. Et c’est encore à ceux-là que le patronat et le gouvernement socialistes-libéraux -humanistes vont demander des sacrifices pour « accroître la compétitivité des entreprises ». Une autre étude récente montre que le Belge épargne de moins en moins, surtout les petits revenus évidemment, qui ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts.
 
Tout le monde n’a cependant pas subi les effets négatifs des politiques libérales. Ainsi, alors que les salaires n’ont progressé que de 19 %, les revenus financiers (placements,…) ont grimpé, eux, de 25 % de 1996 à 2005.
 
C’est à ces revenus là qu’il faut s’attaquer pour stimuler l’économie.
 
La Fédération de Charleroi du Parti communiste


 Verhofstadt III : l’austérité comme projet de gouvernement

Les politiques gouvernementales se suivent et se ressemblent : pour sa rentrée, le premier ministre a annoncé le 8 janvier sur les ondes de la RTBF qu’il n’existe pratiquement aucune « marge de manoeuvre » pour les politiques sociales. Quelques jours plus tôt, les deux « vices », Reynders et Leterme, avaient déjà annoncé la couleur.

Il y a là une évidente volonté de clore tout débat sur la question avant même qu’il ait pu débuter. La méthode de Verhofstadt III, c’est une fois de plus passer en force, mettre la population devant des faits accomplis, imposer l’idée qu’il n’existe pas d’alternatives aux politiques actuelles.

Ainsi, alors que les familles subissent une chute de leur pouvoir d’achat, que les profits explosent, que la part des revenus du travail par rapport aux richesses créées ne cesse de diminuer au profit des plus fortunés, que de nouvelles baisses de « charges » sont promises aux entreprises, les rois mages qui nous annoncent un gouvernement « définitif » pour Pâques ou la Trinité, n’ont que peu de choses à
offrir en guise de myrrhe et d’encens : de l’austérité, encore et toujours. Et une scandaleuse injustice sociale. Particulièrement inadmissible est le refus de prendre des mesures sérieuses pour réduire la facture énergétique des ménages modestes et moyens.

Il y a pourtant urgence à agir quand les hausses de prix des dépenses dites « de base » sont de plus en plus mal répercutées dans l’index. Actuellement, c’est loin d’être le cas. Ainsi, si le nouveau "panier de la ménagère" entré en vigueur le premier janvier et utilisé pour calculer l’Index, et donc à travers lui nos salaires, se montre très détaillé intégrant, par exemple, le Bordeaux Supérieur (qui remplace le muscadet), la soupe (uniquement surgelée), les raviolis (mais pas ceux en conserve) et toute une kyrielle de produits technologiques (MP3, GSM, GPS,...), on ne peut que déplorer qu’il ignore encore et toujours les carburants. Ce qui cause une nette baisse du pouvoir d’achat pour les travailleurs et plus encore pour les allocataires sociaux.

Dans le même temps, les pressions sur les salaires pèsent avant tout sur les catégories les moins favorisées, les allocations sociales ne permettent pas de vivre décemment, et le chômage réel reste à un niveau élevé.

Il faut évidemment inverser la tendance : revaloriser les revenus de remplacement, lier les revenus du travail à l’augmentation du coût de la vie et libérer les salaires. Il convient également d’ouvrir la voie à une politique fiscale et à un refinancement de la sécurité sociale plus justes, plus efficaces et plus solidaires… Rompre, aussi, avec les politiques dogmatiques de « compétitivité » à tout prix et de carcans budgétaires imposés par la Banque centrale européenne, deux éléments socialement destructeurs qui se trouvent au coeur du traité de Lisbonne.

Or, autre coup de force, il y a consensus au sein du gouvernement pour faire de la ratification du traité une priorité. Une affaire de détail ? Là encore, il s’agit d’éviter le débat public. Le mot d’ordre, c’est «Circulez, il n’y a rien à voir ».

Au total, c’est la démocratie politique et sociale qui s’en trouve un peu plus rabougrie.

Verhofstadt III prépare Leterme Ier ? Il n’y a aucune raison de lui laisser les coudées franches.

Le Bureau du Parti Communiste

Intérimaire et inquiétant

Gouvernement belge
 
Ainsi, un gouvernement fédéral avait été  promis au pays pour Noël. Il aura fallu plus de six mois de marchandages et de surenchères pour en arriver là. En arriver où ? La coalition promise, disent ses leaders, exercera à titre intérimaire et cèdera le relais à Pâques. Mais tous s’accordent à dire que cette équipe transitoire préfigure le gouvernement définitif qui lui succèdera.

Disposant à la Chambre d’une majorité des deux tiers, il devra plancher, encore et toujours, sur une réforme de l’Etat aujourd’hui au point mort, et sur les questions socio-économiques.

Premier constat : voilà un gouvernement dont on connaît le casting, qui dispose d’une majorité confortable. Mais, officiellement du moins, se distribue les rôles avant même d’avoir élaboré un programme. Comme s’il s’agissait de vendre au pays un chat dans un sac. Priorité sera donnée au budget, à l’emploi et au pouvoir d’achat. Il y a consensus entre les partenaires sur les mots. Mais sur le contenu ? Une fois de plus, les principes démocratiques sont bafoués.
Or, l’équipe Verhostadt-Reynders-Leterme entend travailler dans l’urgence. Pour tenter de prendre de court celles et ceux qui s’interrogent légitimement sur les politiques qui seront menées ?

Second constat : l’orange-bleu au nord, une forte représentation libérale dans les grands ministères, cela laisse penser que le balancier politique penche clairement à droite, au détriment d’une gauche de gouvernement largement minoritaire et dont le mandat est pour le moins fumeux. Comment se fait-il que le PS ait été, pour son entrée au gouvernement, si peu exigeant lui qui, le 15 décembre, défilait avec les syndicats pour la sauvegarde des acquis sociaux ?  . Elio Di Rupo promet des « accents sociaux ». Mais Didier  Reynders a été clair : le MR, comme condition de son acceptation à ses côtés du PS et du CDH, exige de marquer de son empreinte sarkoziste la politique du gouvernement intérimaire et d’influencer dans le même sens le programme socio-économique du gouvernement. Le CD§V-NVA, emmené par un Leterme revanchard aux Affaires institutionnelles, remettra quant à lui la pression sur ses partenaires, notamment dans le sens d’un affaiblissement des outils de la solidarité sociale.

Tous, déjà, ont les yeux rivés sur le prochain rendez-vous électoral, les régionales de juin 2009. Les mois qui viennent seront ceux de toutes les surenchères. Les forces progressistes, les syndicats ont toutes les raisons de se préparer à y faire face.

Le Bureau politique du Parti communiste


En 2009 : retour à une Poste 100% publique !

Bureau de poste de Courcelles-Motte fermé en 2007 

 En octobre 2005, l’Etat belge a vendu la moitié du capital moins une action de la Poste à un consortium composé de la poste danoise et de la société « CVC Capital Partners », un consortium pesant 20.9 milliards d’euros (comprenant 44 entreprises – allant des appâts pour la pêche, aux réfrigérateurs en passant par la cordonnerie) dont la spécialité est de racheter des entreprises en vue de les revendre à court ou moyen terme en faisant de grosses plus-values.

Constatant la fermeture de plusieurs centaines de bureaux de poste (277 en 2007 et encore 200 annoncés pour 2008 alors qu’une étude d’Eurostat pointe déjà un manque de bureaux en Belgique) qui constituaient autant de services de proximité essentiels pour la population et ce en particulier en milieu rural ainsi que le retrait de plusieurs milliers de boites postales et l’augmentation du prix des timbres

Craignant à court terme la fin du principe solidaire qui prévoit un tarif équivalent pour tous les usagers du service) et des facilités de diffusion des périodiques (outil démocratique important)

Notant par ailleurs le net recul de l’emploi à la Poste (perte de plus de 10 000 postes au cours de la présente décennie et recours massif aux statuts précaires)  ainsi que la dégradation sérieuse des conditions de travail du personnel (notamment dans le cadre du plan Géoroute 2)

Notant que l’Etat fédéral continue de verser une dotation d’un montant de 290 millions d’euros par an à une entreprise qui réalise des bénéfices (174 millions d’euros avant impôt en 2006).

Nous estimons

- que la privatisation de la Poste en 2005 est un échec pour nous, ses utilisateurs - comme d’ailleurs pour son personnel et pour l’économie belge en général. 

- qu’il y a incompatibilité totale entre un service public de qualité et des intérêts purement financiers comme ceux des patrons actuels de la Poste.

- que l’organisation collective des services publics est plus juste et produit davantage de bien-être collectif tout en assurant une redistribution organique de la richesse et la constitution de biens communs.

C’est pourquoi nous exigeons de nos élus :

- Le non renouvellement à l’échéance de 2009 de l’accord passé pour 5 années avec le consortium privé formé par Post Danmark et CVC Capital Partners

- Le retour à une Poste 100% publique 

Pétition à l’attention des autorités fédérales

En 2009 : retour à une Poste 100% publique !

poste

Cliquez sur

http://sauvonslaposte.be (Fr)

ou http://redepost.be (NL)

 

22:59 Écrit par PC Charleroi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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