08/02/2008

L'Etincelle n° 28

Samedi 8 mars

Courcelles, dans le cadre du 20 ème anniversaire de l'UCPW

- à 19 heures: hommage à Georges Glineur

glineur1971

- à 20 heures: Sylvain déclame Boby Lapointe 

boby

Pour en savoir plus: cliquez sur:

http://asblleprogres.skynetblogs.be/


Pétition à l’attention des autorités fédérales

En 2009 : retour à une Poste 100% publique !

poste

Cliquez sur

http://sauvonslaposte.be (Fr)

ou http://redepost.be (NL)


 Chers signataires de la pétitionwww.sauvonslaposte.be ”,

Nous tenons tout d’abord à vous remercier de votre soutien.  Notre pétition a d’ores et déjà recueilli plus de 1500 signatures parmi lesquelles celles de

- nombreuses personnalités politiques (Jean Cornil, José Damilot, Céline Delforge, Germain Dufour, André Flahaut, Thierry Jacques, Pierre Géoris, Christine Mendelsohn, Véronique Oruba,…),

- syndicales (Thierry Bodson, Henri Breugelmans, Nico Cué, Guy Fays, Marc Goblet, Jacques Lespagnard, Paul Lootens, André Mordant, Jean-Marc Namotte, Gabriel Smal, George Vandersmissen, Michel Vrancken,…),

- associatives et culturelles (Jean-Marie Coen, Pierre Galand, Bernard Hennebert, Hugues Le Paige…), ainsi qu’académiques (Jean Bricmont, Pascal Durand, Corine Gobin, Marc Jacquemain, Jean-Marie Klinkenberg,…).

Plus de 1500 signatures en quelques semaines, cela constitue un bon début.
Mais cela est largement insuffisant afin de porter avec force auprès du gouvernement fédéral la revendication du non renouvellement à l’échéance de 2009 de l’accord passé pour 5 années avec le consortium privé Post
Danmark- CVC Capital Partners, ainsi que celle d'un retour à une Poste 100% publique.

Puisque c’est en 2009 que se situe le moment charnière pour la poste belge, l’initiative « sauvonslaposte.be » est amenée à se développer sur plusieurs mois. Notre objectif est de dépasser les 10.000 signatures.

Nous allons dès-lors multiplier les initiatives d’information et les actions sur le terrain au cours de l’année 2008.

Chers signataires, chacun de vous peut apporter sa pierre à cet édifice collectif. Voici quelques suggestions afin d’aider très concrètement cette initiative. Vous pouvez :

- Diffuser largement la pétition électronique (http://sauvonslaposte.be) via vos carnets d’adresses électroniques.

- Imprimer et faire signer la version papier de la pétition. (La moitié environ de nos concitoyens n’ayant pas d’accès à l’internet, une version papier a en effet été prévue et est disponible sur :
http://petitions.agora.eu.org/sauvonslaposte/misc34.html

- Proposer des soirées d’information dans votre commune ou dans votre quartier (ce sont des centaines de quartiers qui subissent les conséquences des fermetures de bureaux).  Nous pouvons vous proposer le concours de spécialistes de la poste et vous aider à promotionner ces activités.

N’hésitez pas à nous contacter : info@sauvonslaposte.be ou 0477/20.29.53


Ils sont maintenant des centaines à avoir signé la pétition: ils sont communistes, socialistes, écologistes, membres d'autres formations politiques, syndicalistes, sans parti, membres d'associations diverses, personnalités du monde académique,.... Ils vous invitent à signer et à diffuser le plus largement possible, la pétition reprise ci-dessus

Merci


Parmi les commentaires, nous avons relevé quelques extraits qui nous semblent intéressants:

guy.fays@fgtb.be (Secrétaire régional de la FGTB Namur)

Lorsque nos politiciens auront tout libéralisé (et donc privatisé), ils s'apercevront peut-être qu'ils ont agi, non pour le bien des peuples, mais pour celui du capital. N'y a-t-il plus un homme politique digne de ce nom dans le cénacle ?

ME.Melon@ulg.ac.be (prof unif liège)

Questions : Le PS est au gouvernement fédéral depuis vingt ans sans discontinuer. Qu'a-t-il fait pour empêcher ce désastre ? Y a-t-il encore un homme ou une femme de gauche au gouvernement ? Y a-t-il encore un homme ou une femme de gauche au Parlement européen, qui est supposé contrôler la Commission ? Y a-t-il encore un parti politique de gauche capable de lutter contre l'ultralibéralisme dévastateur qui a détruit les services publics et engendré des monstres comme Electrabel et Belgacom ? Question subsidiaire à tous les signataires de la pétition : pour qui votez-vous ?

didier.dirix@cgsp.be (Président de la CGSP de Liège)

Comme mes autres collègues de la CGSP nous sommes évidemment concernés au premier chef par les attaques contre les services publics en général et la poste en particulier. Raison évidente pour soutenir cette initiative.


La paupérisation accélérée de la société.

nouveaux-pauvres

Georges CambierDe plus en plus de collègues, affiliés, militants, me font part de leurs difficultés à « nouer les deux bouts ».Leurs préoccupations sont loin de celles de nos politiciens, et de leurs disputes de bacs à sable. L’augmentation du coût de l’énergie et du logement, la diminution du pouvoir d’achat occasionnent de grosses difficultés chez bon nombre de citoyens, y compris chez les fonctionnaires.

Je reprends ici quelques données du communiqué de presse du 16 octobre 2007 de la direction générale, statistique et information   économique (SPF Economie) et de la lettre du permanent de la CSC services publics (Monsieur E.Wery).

  • En Belgique, une personne sur 7 est pauvre (14,7 %).
    Ce sont surtout des personnes isolées ou des ménages avec enfants. Les familles monoparentales sont surreprésentées :

    - Les personnes en risque de pauvreté ont un revenu disponible par personne, inférieur à 822 € par mois. Pour un ménage de 2 adultes et 2 enfants, il devient 1726€/mois.
    - Les femmes, les enfants de moins de 16 ans et les personnes de plus de 65 ans sont surreprésentés dans la population à risque.
    - 16,8% des personnes en risque de pauvreté sont confrontés à un manque de place dans leur logement et disposent de moins d’une pièce par personne.26, 6% n’ont pas les moyens de se payer une voiture, 22,7% un ordinateur et 32,4% de recevoir des amis pour manger
    - 80% des personnes pauvres ne participent pas à des activités sociales.
    - Les ménages sous le seuil de pauvreté dépensent en moyenne, de moins que les ménages au-dessus du seuil de pauvreté : 37%pour le poisson, 30% pour les fruits, 25% pour le pain et17%pour les légumes.

On parle maintenant de « travailleurs pauvres ».

De plus en plus de travailleurs plongent en effet dans les difficultés financières.
La précarité ne touche plus que les allocataires sociaux !
En Belgique, le taux de pauvreté des travailleurs atteint 4,3%. 15% de la population pauvre de 16 ans ou plus à un emploi !
Avoir un emploi ne constitue donc plus toujours un rempart certain contre la précarité et l’exclusion sociale.
Les  CPAS de tout le pays tirent la sonnette d’alarme. Le nombre de personnes faisant appel à eux ne cesse d’augmenter, pour des aides ponctuelles, pour se loger, se soigner ou se chauffer. Mais leurs moyens n’augmentent pas !
 
Nous assistons de plus en plus à l’émergence d’une société à 2 vitesses, de plus en plus inégalitaire. Et face à cela, des services publics auxquels le pouvoir politique donne de moins en moins de moyens pour assurer ses missions essentielles. Ce n’est pas en relevant de manière artificielle la rémunération nette des salaires les plus bas, au détriment du financement des services publics et de la sécurité sociale que le problème de la pauvreté des travailleurs sera résolu

Ce combat contre la précarité nous concerne tous :

- Un combat syndical pour la solidarité ;
- Un combat syndical pour des services publics efficaces, à même de lutter de manière juste et équitable pour plus d’égalité dans la redistribution de la richesse ;
- Mais aussi un combat citoyen et des forces de gauche.

Les dernières grèves en France ont montré combien le discours néo-libéral passe auprès de la population, et même auprès des personnes affiliées à un syndicat.
A une question posée par un journaliste

- une diminution des impôts entraînera moins de services publics ?-un représentant de l’MP a répondu - non, cela sera compensé par moins de fonctionnaires-
- J’ai été aussi interpellé par les réactions de citoyens, qui prennent leurs distances par rapport aux services publics

PRENONS GARDE DE NE PAS NOUS RETROUVER UN JOUR DANS UNE SITUATION SEMBLABLE !

                                                         Georges Cambier
Délégué syndical CSC – TEC
Membre du Parti communiste


CHRISTOFIASChypre: le candidat communiste élu président 

Le candidat communiste Demetris Christofias a remporté l'élection présidentielle à Chypre dimanche, devenant le sixième président de l'ancienne colonie britannique, a rapporté la télévision publique.

Son rival conservateur Ioannis Kasoulides a concédé sa défaite, selon une chaîne de télévision privée. Après dépouillement de 98% des suffrages, M. Christofias obtenait 53,45% des voix, contre 46,55% à M. Kasoulides, selon les résultats officiels.

Des concerts de klaxons ont salué la victoire du chef du parti communiste Akel. Devant le quartier général du parti à Nicosie, une foule de ses partisans fêtaient leur nouveau président en agitant des drapeaux chypriotes arborant le slogan "une société juste". (TAS)


AKELMessage du Parti communiste (Wallonie-Bruxelles) envoyé à l'AKEL

Très chers camarades,
 
Au nom des communistes de Belgique, le Comité central de notre parti vous adresse toutes ses félicitations pour la remarquable victoire de votre secrétaire général, le camarade Christofias.
Nous vous prions de lui adresser tous nos voeux de succès.
Votre victoire représente un élément d'espérance important pour tous les progressistes européens.
 
Salutations fraternelles
 
Pour le Bureau politique
Maurice Magis


MagisPrague, congrès du Parti de la Gauche Européenne: intervention de Maurice Magis pour le Parti communiste (Wallonie-Bruxelles).

 (…) Chers camarades,

Je n’insisterai pas ici sur tout ce que vous savez déjà du nouveau projet de traité européen, ni sur toutes les raisons que nous avons de le rejeter. Nous avons débattu de la nécessité d’alerter les opinions sur son contenu et de l’obligation de consulter les peuples. Soit dit en passant, la Belgique officielle, comme en 2005, tente d’échapper, non seulement à une consultation populaire, mais même à tout débat sur les orientations du texte. La question n’est pas close.

Je voudrais surtout participer à mettre le traité en perspective. Et rappeler que ce document opaque et élaboré en catimini, prend place, comme tout naturellement, dans un long processus cohérent qui se construit dans les traités  depuis celui de Rome, voici 50 ans, jusqu’à l’Acte unique, le traité de Maastricht et l’actuel traité dit « de Lisbonne ».

Ce processus tend à asseoir la domination du néolibéralisme sur notre continent par vagues successives. Il vise à dévaloriser les exigences de progrès et les repères historiques de la gauche. Et donc à faire sortir de l’histoire la gauche elle-même. Soit en faisant glisser celle-ci vers l’impasse de la pensée unique. Soit en décrétant comme hors du possible tout ce qui conteste l’organisation capitaliste des rapports humains.

On peut mesurer les effets de cette stratégie au niveau de l’Union – « un modèle européen antidémocratique, libéral, patriarcal et militariste » disent les thèses – comme au plan des nations. Partout, une formidable régression de civilisation.

La Belgique, à ses différents étages institutionnels, est un exemple pour l’Europe libérale, un élève zélé et convaincu. Et malheureusement, tous les partis «  de gouvernement », englués dans une alternance étroite, s’emploient à propager la bonne parole depuis un quart de siècle.

Il ne faut pas s’y tromper : derrière la crise politique que vit notre pays depuis des mois, se préparent clairement de nouvelles attaques contre le système social et les services publics, le droit du travail et les salaires. Avec au bout du compte une mise en concurrence des travailleurs au sein d’un même Etat. Cela, on ne le dit pas dans la presse nationale ou internationale. Pas plus que ce qui est programmé est le reflet scrupuleux des règles édictées par l’Europe actuelle.

L’exemple belge, comme ce qui se passe dans les autres pays de l’Union, exige effectivement mise en lumière des enjeux, débats publics et mobilisations plurielles. Des mobilisations qui mettent en mouvement qualitatif et quantitatif celles et ceux qui paient cash les choix politiques et économiques libéraux.

De toute évidence, la seule idée d’une telle perspective fait peur aux élites autoproclamées puisqu’elles font des pieds et des mains pour empêcher les peuples d’être les acteurs de leur destin, aggravant encore la fracture démocratique entre les opinions et les institutions.

De ce point de vue, c’est la démocratie et la politique au sens noble qui sont mises hors jeu. Et du coup, c’est le champ dans lequel s’aiguisent les contradictions du système dominant qui se trouve toujours plus mis hors de portée des interventions populaires. C’est l’idéologie dominante qui s’affirme toujours plus. Oui, il y a là un processus construit qui a ses brillants et efficaces théoriciens.

Lutter contre cette négation des idées pour lesquelles se sont battues des générations d’hommes et de femmes à l’Est comme à l’Ouest de l’Europe, constitue effectivement, comme l’expliquent abondamment nos thèses, un enjeu de civilisation essentiel.

Construite ensemble, patiemment et de manière ouverte, une alternative de gauche à l’idéologie libérale est assurément une condition centrale pour le renouveau de la gauche européenne toute entière.

Le fait que notre jeune Parti de la gauche européenne présente une position unitaire contre le projet de traité est un élément fort de cohérence et de cohésion. Il offre un levier puissant pour forcer le débat politique, nous adresser aux opinions et exiger partout que les peuples soient consultés. Il prendra tout son sens s’il aide à favoriser la confrontation des idées avec les autres courants progressistes, syndicaux, politiques ou associatifs attachés à fonder une autre et nouvelle Europe. C’est ce à quoi nous allons nous attacher. Tel est le sens de notre congrès.


Motion de soutien à la ville de Donetsk (Ukraine) 

MalikaC’est à l’initiative de Malika El Bourezgui, (conseillère communale ECOLO-PC) qu’une motion de solidarité a été votée en novembre dernier par le conseil communal de Charleroi.

"Depuis leur jumelage au début des années 80, la ville de Charleroi et la ville de Donetsk en Ukraine entretiennent des échanges culturels et des liens d’amitié.    Il s’agit là d’un double jumelage avec le Bois du Casier de part l’histoire minière commune que partagent Charleroi et Donetsk.
 


Ce dimanche 18 novembre 2007, Donetsk a vécu un drame suite à une explosion dans la mine de Zasiadko où plus de 88 hommes ont péri dans un coup de grisou.  C’est la catastrophe minière la plus importante qu’a connu l’Ukraine depuis son indépendance
"

La ville de Charleroi se devait au nom des liens d’amitié qui nous unissent de soutenir la ville de Donetsk dans cette douloureuse épreuve.

Ainsi, le Conseil communal, réuni ce 26 novembre 2007, se déclare unanimement solidaire des familles des victimes et des habitants de Donetsk.

Appel à la mémoire.

A l’heure où j’écris ce texte, j’ai recherché sur le net les informations concernant le jumelage Charleroi- Donetsk. A part certaines allusions, aucun écrit ne rappelle l’origine de ce jumelage. Pourtant Charleroi s’enorgueillit d’être jumelée avec plusieurs villes étrangères (Pittsburgh – USA ;  Donetsk – URSS à l’époque, Ukraine aujourd’hui,   Japon). Aux entrées de notre cité, des panneaux de signalisation rappellent ces jumelages. Et pourtant …. La ville de Charleroi semble avoir perdu la mémoire sur les motivations qui ont amené les élus de l’époque dei les initier. Malika en a fait l’expérience car lorsqu’elle voulut proposer sa motion et la motiver, PERSONNE parmi les services et les responsables communaux ne put lui fournir la moindre information.

Alors rappelons aux autorités actuelles ce que notre mémoire individuelle a pu conserver :

pittsburghPittsburgh ? Cette dernière est une ville industrielle des USA où on rencontre comme à Charleroi une industrie verrière, industrie développée aussi grâce aux apports d’ouvriers wallons soit expatriés soit tout simplement condamnés à l’exil lors des grèves de 1886. Ce jumelage a été réalisé sous la conduite de son bourgmestre de l’époque, feu Lucien Harmegnies après 1976, après donc la fusion des communes. Dans ce cadre, le Conseil avait été invité à visiter la région – il existe une ville de cette région américaine dénommée elle aussi Charleroi - pour inaugurer les échanges.
Maurice Magis, père représentait à l’époque le Parti communiste. Dans un premier temps, tous les partis politiques (PSB, PSC, PLP, RW) avaient été invités à participer à cette délégation à l’exception de notre ami Maurice.
Si aujourd’hui, l’accès à ce pays est soumis à des contrôles spéciaux, à l’époque, il était interdit aux homosexuels et aux … communistes. Lucien Harmegnies fit savoir aux Américains que si Maurice ne pouvait faire partie de la délégation, le déplacement n’aurait pas lieu. Cette attitude courageuse et respectueuse de notre élu et de notre parti obligea les Américains à accorder à Maurice le permis de séjour.

donetskDonetsk? Pour Maurice, il n’était pas question de favoriser les seuls USA et dans la foulée, il proposa un jumelage avec la ville de Donetsk, ville et région vivant de l’industrie charbonnière. Cela fut accepté et durant de nombreuses années les rencontres entre Soviétiques et Carolos furent importantes. Certains se rappelleront avec plaisir les spectacles folkloriques annuels rassemblant des foules importantes à l’Hôtel de Ville de Charleroi sous la conduite des Amitiés Belgo Soviétiques présidées par notre camarade Lucien Gogniat (qui vient de décéder tout récemment).

Charleroi, sa région, le bassin industriel, terres de labeur ont été marqués au fer rouge par notre histoire industrielle. Marcinelle est une tragédie mais ses 300 morts ne représentent malheureusement qu’une petite partie de ces êtres courageux qui, par milliers, sont morts dans les profondeurs de la terre.

Voici les raisons qui ont amené Malika à déposer sa motion dans l’espoir de réactiver la solidarité transfrontalière et rendre hommage à ceux qui continuent cette profession dans des conditions très pénibles. Comme vous pourrez le constater, la motion votée est très minimaliste par rapport au drame qui s’est joué en Ukraine car certains partis représentés au Conseil communal de Charleroi ont voulu limiter sa portée. Agissant ainsi, ils veulent faire sur trait sur ce passé qui fait tache.

Merci Malika. Dommage que la presse n’ait pas non plus eu la volonté de rappeler de rapporter ton interpellation. Agir ainsi coupe les nouvelles générations du passé et de notre histoire sociale collective.

Robert Tangre


Ukraine: la catastrophe minière à Donetsk a fait 100 morts

sauveteurs

Cent mineurs ont péri dans l'explosion qui a eu lieu le 18 novembre dans une mine de charbon à Donetsk, dans l'Est de l'Ukraine, selon le bilan définitif de cette catastrophe minière, la pire qu'ait connu le pays.

"Nous pouvons dire officiellement que cet incident a tué 100 mineurs à la mine Zasiadko", a indiqué à l'AFP Andri Bondarenko, chef de l'antenne régionale du ministère des Situations d'urgence. Quatre-vingt-neuf corps ont été remontés à la surface et onze autres demeurent toujours au fonds du puits, a-t-il ajouté.

Trente-huit mineurs restaient hospitalisés dont un dans un état grave, indiquait le Comité d'Etat pour la protection du travail.

Le coup de grisou à la mine Zasiadko, l'une des plus importantes du pays, s'était produit pendant des travaux de forage le dimanche 18 novembre vers 03H00 du matin (01H00 GMT) à plus de 1.000 mètres de profondeur.

L'accident, dont les causes demeurent inconnues, a été suivi d'un violent incendie qui continuait à ravager le puits une semaine plus tard.

Mise en service en 1958, la mine Zasiadko est considérée parmi les plus dangereuses à cause de la forte présence de méthane. Elle est aussi devenue la plus meurtrière du pays, cinq graves accidents ayant tué plus de 230 de ses employés ces dernières années.

En 1999, un coup de grisou y avait coûté la vie à 50 mineurs.

En 2001, 55 personnes y avaient péri lors de travaux à l'explosif. L'année suivante, vingt autres "gueules noires" périssaient dans les mêmes circonstances. En septembre 2006, 13 personnes y sont mortes, victimes d'un nouveau coup de grisou important.

Cette exploitation emploie environ 10.000 personnes, dont 5.000 mineurs, et produit entre 8.000 et 10.000 tonnes de charbon par jour.

Elle est louée par ses salariés à l'Etat mais le député Efim Zviaguilski, à la tête du conseil d'administration, la dirige de facto, alors que des mineurs dénoncent des violations courantes des règles de sécurité à Zasiadko.

Sergei Supinsky AFP


Affaire Kimuyongür: "Justice est enfin rendue"! 

KimyongürLe Parti Communiste se réjouit du jugement rendu par la Cour d'Appel d'Anvers ce jeudi 7 février, laquelle a acquitté les sept inculpés des préventions d'appartenance à une organisation criminelle ou à un groupe terroriste. Parmi eux, Bahar Kimyongür, traîné dans la boue par de nombreux médias et dont le seul « crime » est d'avoir traduit des communiqués du DHKP-C du turc vers le français, est acquitté sur toute la ligne. Nous tenons à saluer tout particulièrement ce récent collaborateur de notre journal, le Drapeau Rouge, dont les futures chroniques seront celles d'un homme libre.

Cet acquittement constitue une importante victoire pour nos libertés fondamentales pourtant sérieusement mises à mal en ces temps de  « lutte contre le terrorisme » post 11 septembre. Mais ce jugement s'il témoigne d'une certaine indépendance de la justice ne doit pas masquer deux faits majeurs et forts inquiétants. Il y a tout d'abord le fait que l'on ait pu, pour le procès en première instance, monter un véritable « tribunal d'exception » (n'hésitant pas à désigner un juge spécialement à l'instigation du parquet fédéral) afin de biaiser le jugement et de condamner lourdement les prévenus.

Le fait que cette manipulation judiciaire ait été dénoncée et cassée par la Cour de Cassation ne garantit en rien que de telles pratiques n'ont pas eu, ou n'auront pas à nouveau lieu. Le deuxième fait majeur est l'implication directe du gouvernement Verhofstadt II dans une tentative d'extradition illégale vers la Turquie d'un citoyen belge et ce, via les Pays-Bas afin de contourner ses droits. I

l est aujourd'hui officiellement avéré qu'une réunion a bien eu lieu le 26 mars 2006 réunissant des membres du parquet fédéral, des représentants de la Sûreté et de la police fédérale ainsi que des responsables des cabinets de Laurette Onkelinx, Guy Verhofstadt et Patrick Dewael et ce, afin de fomenter la rocambolesque arrestation du citoyen belge Bahar Kimyongür aux Pays-Bas. Sans l'intégrité d'un juge hollandais, celui dont on sait aujourd'hui qu'il est innocent, croupirait à l'heure actuelle dans l'une des infâmes geôles que l'Etat Turc réserve à ses opposants politiques.

De telles pratiques interpellent. Elles sont purement inacceptables en démocratie et ont tout du complot d'Etat.Le jugement d'Anvers constitue dès lors une raison supplémentaire d'exiger la démission des ministres impliqués et aujourd'hui recyclés dans le gouvernement Verhofstadt III. L'impunité dont ils jouissent doit cesser. Alors seulement justice aura été rendue.

Le 8 février 2008

Le Bureau Politique du Parti communiste

En ligne:
http://www.particommuniste.be/politique-nationale/refexion/communique-du-8-fevrier-2007--proces-dhkp-c-un-jugement-logique-qui-doit-conduire-a-des-demissions.html

15:11 Écrit par PC Charleroi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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