04/04/2008

L'Etincelle n° 30

Contre manifestation antifasciste

stop

 

Ce 1er mai, journée internationale de lutte des travailleurs  le parti/groupuscule nation veut défiler à Charleroi en Belgique. 

Leur rassemblement a été interdit mais ces fascistes maintiennent leur appel à la mobilisation.  Nation est un parti nazi, raciste et sécuritaire.  Depuis plusieurs mois, ils multiplient campagne de provocations et d’actions sur le terrain. 

Ils ont notamment ouvert nombre de site internet où ils tentent de récupérer les symboles de la gauche radicale et de se profiler comme défenseurs des travailleurs et de la justice sociale. 

Pour ce parti, cet appel à mobilisation est une manière de tester les résultats de leur campagne et de voir la réaction de la gauche militante, syndicale et des démocrates et  antifascistes en Wallonie. 

Remettons-les à leur place !

Venez nombreux démontrer à ces néonazis que la rue et le 1er mai ne leurs appartiennent pas !  

Départ en cortège du parking des Beaux-Arts à Charleroi vers 13h00 pour se rendre à l'endroit où les fascistes comptent se rassembler à 14h00, esplanade de la rue de la Montagne.

Saviez-vous que la pollution allait encore augmenter à Charleroi?

Non?

Alors cliquez vite sur: http://www.box.net/shared/3snh7we0w4


marxSalle Progrès et Culture,
Rue Albert Lemaître, 1
Courcelles

Les samedis 26 avril et 10 mai

de 10 à 12 heures

Suite de la formation :

“Marx contre Proudhon:
enjeux théoriques, enjeux politiques”

par Jean-Claude Raillon

proudhon“Cette formation s’inscrit dans le cadre de la publication par le CEDM (Cercle d’Etude des Marxismes), sous le titre “Marx, à mesure”, d’une anthologie commentée des écrits de Marx et d’Engels dont le 8e fascicule vient de paraître sur le site internet de l’ACJJ (www.acjj.be). On se propose d’examiner la polémique entre Marx et Proudhon sous l’angle à la fois des conceptions de l’Histoire et des stratégies politiques qui s’opposent, et cela en perspective des conflits entre marxistes et proudhoniens au sein de la première Internationale. “Philosophie de la Misère” de Proudhon date de 1846. “Misère de la philosophie” de Marx date de 1847. La controverse précède donc immédiatement la révolution de février 1848 en France et le premier affrontement armé entre l’Etat de la bourgeoisie et la classe ouvrière.”


OTAN, gendarme global

otan

Du récent sommet de Bucarest, il ressort que l’OTAN prend l’Union européenne de vitesse : élargissement, doctrine militaire... L’Alliance atlantique, plus que jamais soumise au désidérata de la puissance impérialiste américaine, impose son aventurisme militariste au Vieux Continent. « L’Otan est à présent une alliance expéditionnaire qui déploie ses forces à travers le monde pour assurer un avenir libre et pacifique à des millions de personnes », a indiqué George W. Bush. Comme en Afghanistan où Washington et ses alliés sont embourbés dans un sanglant conflit sans fin ?

Les États-Unis ont aussi obtenu un feu vert pour déployer leur bouclier antimissile. Une exigence – soutenue par les capitales européennes – qui suscite un foyer de tension avec la Russie. Et relance la course aux armements. Les Alliés ont effectué à ce propos un virage spectaculaire : ils y voient désormais une « contribution essentielle (…) à la protection des Alliés ».

Le ministre belge des Affaires étrangères est béat. De Gucht  voit dans l’expansionnisme de l’Otan une « couveuse » sur la voie de l’adhésion à l’Union européenne. On ne saurait plus officiellement assujettir la construction de l’Union aux visées impérialistes de la puissance américaine.

En prime,  Yves Leterme,  a expliqué qu’ « Il faut expliquer à l'opinion publique belge et occidentale qu'une présence militaire en Afghanistan, cela apporte un plus pour la population afghane ». Méconnaissance incroyable de la situation ou déni de réalité ? Le Premier ministre ne s’intéresse pas davantage au risque que représente la stratégie américaine pour l’Europe. L’alignement sur les faucons de Washington tiendrait donc lieu d’épine dorsale de la politique belge.

Le PS, qui a claironné sa volonté de mettre la politique étrangère du pays sous contrôle, devrait trouver là une occasion unique de refuser une dérive atlantiste  si dangereuse pour l’Europe et le monde.

Le Bureau politique du Parti communiste


Les riverains de la sidérurgie sont inquiets.

charleroi-hauts-fourneaux

Pas plus tard que cet après-midi, un Damrémois m'interogeais sur la qua lité des légumes qu'il cultive. Ancien mineur, aux revenus peu élevés, il soigne avec amour son petit jardin et est légitimement inquiet des informations fournies par les médias sur la qualités des légumes qu'il cultive car son nabitation se trouve à vol d'oiseau à cinq cents mètres de la sédérurgie et est placée sous les vents dominants ( nord-est).

Afin d'aider tous ces Damrémois, Dochards, Carolos et autres, nous leur conseillons de se rendre sur le site

 LEGUMAP

Qualité des légumes produits dans les jardins riverains de Marchienne-au-Pont (Charleroi)

Service des Expertises des Sols et des Etudes des Risques Existants

M. Le Bel, P. Dengis, H. Halen

Ce lien qui mène vers l'étude "Légumap"(études des sols, des eaux de puits, de pluie en citerne et les légumes dans les jardins situés autour de la sidérurgie mais aussi sur le Grand Charleroi.

La Spaque a étudié les pommes de terre, les carrotes, salades, haricots, les sols et eaux dans 81 jardins situés en zone riveraine dela sidérurgie dont 9 jardins témoins.

413 échantillons recoltés ont donné matière à environ 10.000 analyses (propriété des sols, teneurs en métaux lourds (cuivre, plomb, zinc, aussi aux HAP (Hydrocarbure Aromatique Polycyclique) comme le benzèze, le benzo(a)pyrène, le goudron,...produits issus de la combustion du Charbon(cokerie de Marchienne). Bref cette étude, la plus grande jamais réalisée dans le pays rapporte le bilan de plus de 150 ans de sidérurgie à Charleroi pour les jardins riverains.

L'étude étant très technique, une version "grand public" nous est annoncée ds les jours prochains.
 Toutefois, dès la page 150 de ce rapport, on trouvera néanmoins quelques conclusions bien utiles.

http://www.spaque.be/updocs/LEGUMAP%20-%2004%20mars%202008.pdf

Bonne lecture,

Le Furet 


marxSalle Progrès et Culture,
Rue Albert Lemaître, 1
Courcelles

Les samedis 19, 26 avril et 10 mai

de 10 à 12 heures

Formation :

“Marx contre Proudhon:
enjeux théoriques, enjeux politiques”

par Jean-Claude Raillon

proudhon“Cette formation s’inscrit dans le cadre de la publication par le CEDM (Cercle d’Etude des Marxismes), sous le titre “Marx, à mesure”, d’une anthologie commentée des écrits de Marx et d’Engels dont le 8e fascicule vient de paraître sur le site internet de l’ACJJ (www.acjj.be). On se propose d’examiner la polémique entre Marx et Proudhon sous l’angle à la fois des conceptions de l’Histoire et des stratégies politiques qui s’opposent, et cela en perspective des conflits entre marxistes et proudhoniens au sein de la première Internationale. “Philosophie de la Misère” de Proudhon date de 1846. “Misère de la philosophie” de Marx date de 1847. La controverse précède donc immédiatement la révolution de février 1848 en France et le premier affrontement armé entre l’Etat de la bourgeoisie et la classe ouvrière.”


Salaires, l'Europe sociale se mobilise

europe

 

L’euromanif du 5 avril à Ljubliana a porté la question du pouvoir d’achat populaire au cœur de l’agenda politique et social européen. Les travailleurs européens ont toutes les raisons de montrer leur colère et de souligner la convergence d’intérêts entre les luttes qui, aux quatre coins de l’Union, mettent les salariés en mouvement. L’UE compte plus de cent millions de travailleurs précaires, 26 millions de travailleurs pauvres, voit d’incessants transferts des revenus du travail vers le profit.

Cette situation indigne appelle une vaste riposte solidaire à l’échelle du continent. D’autant que la mise en concurrence des travailleurs entre eux semble atteindre ses limites. Ce dont témoigne la grève des travailleurs roumains de Dacia contre la multinationale Renault. Alors que la crise financière née de la spéculation sans fin commence à faire sentir ses terribles effets, que les prix des produits de consommation courante atteignent des sommets, les ministres des Finances de la zone euro n’ont qu’une obsession : imposer la modération salariale.

Reynders menace l'index.

En clair, mettre en liberté surveillée les revenus du travail, casser l’indexation des salaires, comme en Belgique et au Luxembourg, refuser l’instauration d’un salaire minimum dans les pays qui, comme l’Allemagne, n’en bénéficient pas.   (1). Tel est d’ailleurs l’esprit de la politique aujourd’hui menée dans l’Union. L’une des lignes directrices de la « stratégie de Lisbonne », qui par son dogmatisme libéral, s’intègre si bien dans les différents traités, n’énonce-t-elle pas son souci de « veiller à ce que l’évolution des salaires contribue à la stabilité macroéconomique » (comprenons : à la « modération salariale ») ? A cet égard aussi, la Belgique se conduit en bon élève. Aucun des partis de la coalition actuelle, pas plus à gauche qu’à droite, ne remet en cause le principe de la « norme salariale ». Et voilà que, devant ses collègues européens, le ministre des Finances Didier Reynders vient de mettre en question la liaison des salaires à  l’index. Appuyé par le gouverneur de la Banque nationale, Guy Quaden, catalogué socialiste, qui reconnaît pourtant que « En fait, il n’y a pas en Belgique d’indexation automatique des prix à la consommation » depuis l’indice-santé."

La Confédération européenne des syndicats a raison de noter que le binôme « bas salaires-hauts profits » ne crée pas l’emploi.  Dans la capitale slovène, les organisations de travailleurs – en donnant une démonstration de solidarité - ont donné plus de contenu à l’idée d’Europe sociale.

Le Bureau politique du Parti communiste


Un communiqué du Parti Communiste Wallonie-Bruxelles avec les organisations en Belgique du Partito della Rifondazione Comunista et du Partito dei Comunisti Italiani


Quelle mouche a piqué le Collège échevinal de Charleroi ?

PCWBEmmanuel-Philibert de Savoie n’est pas n’importe qui. Il est l’arrière-petit-fils de l’ancien roi d’Italie Victor-Emmanuel III qui fut contraint de démissionner au lendemain de la seconde guerre mondiale. Démission forcée pour cause de collaboration active avec le « duce » Mussolini, dictateur fasciste et complice de Hilter dans ses basses besognes.

la-sinistraCette « pauvre » famille fut contrainte à l’exil et aujourd’hui de passage à Charleroi, « l’héritier » a eu l’impudeur de comparer son exil à celui des dizaines de milliers d’Italiens qui furent obligés soit de fuir la terreur fasciste ou leurrés par la propagande capitaliste belge qui les attira dans notre pays pour faire tourner à plein rendement l’industrie du « Zarbon » chère au 1er Ministre de l’époque, "Azille" Van Acker. L’exil doré que cette ex-famille royale a connu n’a rien eu de comparable avec celui de ses compatriotes qui furent accueillis et parqués dans les baraquements où vécurent les prisonniers allemands.

normal_ComunistiItalianiNos partis s’associent à la déclaration de la FGTB carolo qui s’insurge contre l’accueil officiel qui fut réservé à un personnage dépourvu de légitimité démocratique. Le Bourgmestre de Charleroi en personne et quatre échevines – dont il nous faut malheureusement signaler la présence inadmissible d’une élue socialiste- ont cautionné par leur présence la campagne électorale d’un candidat ordinaire représentant d’un micro parti très conservateur dont l’ambition serait « de représenter les Italiens de l’extérieur oubliés par leur ingrate patrie ».
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cartaLe Parti Communiste Wallonie-Bruxelles et les partis Rifondazione Comunista et Comunisti Italiani invitent les camarades italiens à se déplacer en grand nombre pour voter pour la liste « LA SINISTRA L’ARCOBALENO » conduite par les camarades Marisa CORAZZOL et Piero CARTA (Camera) et Nicolò GUECI (Senato).

refondationIls appellent les électeurs italiens à faire obstacle au retour de Berlusconi qui réunira par la suite sous sa bannière toutes les petites formations politiques de droite et d’extrême droite dont celle représentée par «Philibert, le ci-devant …. comme on le disait sous la république française » pour mener une politique visant à détruire les acquis sociaux et les services publics.

Empêchons aussi par ce vote la participation de l’Italie à d’autres aventures guerrières sous la conduite de la bannière étoilée ou de l’OTAN.


3 avril 2008

Pour en savoir plus en langue italienne, cliquez sur http://pierocarta.wordpress.com/


Les étranges mathématiciens du gouvernement Leterme

le gouvernementleterme

L’encre de l’accord du gouvernement Leterme Ier n’était pas encore sèche que les présidents des trois partis francophones de ce gouvernement (MR, CdH et PS) se précipitaient dans les médias pour clamer que cet accord correspondait pour plus de 90% à leur programme. Comment expliquer que, faisant ses comptes, chacun affirme que ce programme soit pour l’essentiel  celui de son parti ?  Nos dirigeants sont-ils de piètres mathématiciens ? Ces trois partis présentaient-ils le même programme ?  Même si l’on doit constater la conversion croissante du PS au social-libéralisme et à la troisième-voie blairiste, il serait aventureux d’affirmer cela. Sur lepapier, le programme électoral du PS n’était pas celui du MR. 

Si l’on regarde de plus près cet accord de gouvernement, que constate-t-on ?

• Qu’au-delà de certains effets d’annonce, on ne s’attaque pas à la pauvreté qui touche 1.5 million de Belges mais aux pauvres. On renforce par exemple l’activation (doux euphémisme) des demandeurs d’emplois.  Malgré le désinvestissement massif du secteur public (privatisation de Belgacom, de la Poste, de la SABENA, de la CGER,…) et à la liberté extrême laissées aux  multinationales (Renault, VW, Arcelor-Mittal,…), on ne dénombre pourtant en Wallonie  qu’une offre d’emploi pour 30 demandeurs. Ainsi que le déplorent avec justesse les organisations syndicales, une brèche dangereuse est également ouverte dans le système des allocations de chômage puisque cet accord prévoit un renforcement de la dégressivité des allocations afin (soit disant) d'accélérer la remise au travail.

• Qu’en matière de pension, l’accord conclu ne prévoit rien de chiffré pour renforcer le premier pilier (public) des pensions et opte résolument pour les deuxième et troisième piliers (privés).  On peut ainsi lire que «le Gouvernement entend œuvrer au développement généralisé du deuxième pilier pour indépendants et salariés et encourager et mieux encadrer le développement du troisième pilier. » Cela laissera assurément sur la brèche les personnes âgées modestes.

• Que l’on n’y retrouve pas une régularisation collective de demandeurs d’asile (« le Gouvernement opte pour une politique de régularisation sur une base individuelle ») alors que PS et CdH avaient annoncé que c’était une condition sine qua non pour entrer dans un gouvernement. On  favorise par contre l’immigration économique chère à la droite (« le Gouvernement introduit à court terme la possibilité d’une immigration économique, en tenant compte des réserves actuelles sur le marché du travail »). On retrouve aussi la notion bien étrange de « retour forcé et humain». Cet humanisme-là est celui du CdH, pas le nôtre ! Dans les conditions d’obtention de la nationalité belge, on voit encore apparaître la notion de « preuve d’une volonté d’intégration » qui nous apparaît ni plus ni moins comme une concession aux thèses de la droite extrême.

• Que les intérêts notionnels qui coûteront selon les estimations les plus fiables plus de 2.4 milliards d’euros, ne sont pas remis en cause alors que le PS avait fait mine de s’y opposer.  Elio parlera donc lui aussi « à l’oreille des riches » ?

• Qu’en matière de fiscalité, « le Gouvernement fédéral veillera, par le biais  d’une diminution des cotisations patronales, à ce que l’évolution des coûts salariaux soit plus avantageuse que celle de nos principaux partenaires commerciaux. ».  Cela signifie que les salaires vont être bloqués et que leur part continuera de baisser dans le PIB, puisque, selon l’accord, « il est indispensable que le Gouvernement mette en place un environnement propice à la compétitivité des entreprises, notamment au moyen d’incitants fiscaux ».

• Qu’en matière d’écologie on préfère le show d’un sommet mondial de l’environnement à Bruxelles en 2010 et la mise en place d’études au démarrage, dès aujourd’hui, de politiques concrètes, volontaristes et chiffrées.  Pourtant, il y a urgence ! On devrait dégager plus d’un milliard pour mettre en place un système de tiers-payeur, on ne le fait pas.  On devrait ponctionner dans les bénéfices faramineux d’Electrabel, on n’en parle déjà plus. L’Etat devrait s’engager dans la production d’électricité verte, il préfère se contenter d’attirer des investissements privés. Le gouvernement s’engage par ailleurs à soutenir la scandaleuse « option » des agrocarburants (honteusement qualifiés de « biocarburants »). Il s’agit pourtant de la nouvelle poule aux œufs d’or des géants de l’agro-industrie dont le Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies affirme qu’elle vide déjà les stocks et fait peser à court terme des risques majeurs de famine sur plus d’un milliard de personnes.

• Qu’en matière d’énergie, le gouvernement abandonne définitivement toute gestion publique, fut-ce des seuls réseaux de transport et de distribution. Le gouvernement dit opter pour « une fiscalité favorisant les comportements responsables »,  mesure qui laissera bien évidemment sur le bas-côté les plus démunis. Idem pour les mesures fiscales sur les « filtres à particules sur les voitures ». Tout le monde n’a pas les moyens de s’offrir une voiture neuve !

• Qu’en matière de féminisme, on en reste aux bonnes intentions.  « Le Gouvernement renforcera l’égalité des chances entre homme et femme. Il s’attachera à une représentation équilibrée des hommes et des femmes dans les organes de décisions ».  Et si on commençait par ce gouvernement ?

• Que sur ce qui touche à l’Europe, le gouvernement soutient l’Europe néo-libérale et belliciste (via une soumission à l’OTAN) en construction. Il propose « d’œuvrer pour rendre l’UE davantage performante, compétitive et durable » et de « veiller à la poursuite de l’approfondissement du marché intérieur et à l’adoption d’une législation sur les services d’intérêt général sur la base du Traité de Lisbonne ». On peut encore lire dans l’accord que « le Gouvernement contribuera au développement de la capacité de défense européenne, mobilisable tant dans le cadre de l’Union européenne que dans celui de l’OTAN ».

• Que le gouvernement s’inscrit pleinement dans la logique de la mondialisation capitaliste et qu’il n’hésite pas assurer que « le Gouvernement œuvrera au succès du Cycle du développement de Doha » ou encore qu’il affirme que « nos entreprises se heurtent encore à des obstacles et à des barrières commerciales de nature tarifaire et non-tarifaire ». En bref, nous serons là pour exploiter et asservir le Sud et non pour le soutenir. Cela signifie aussi que ce gouvernement  ignore des concepts pourtant essentiels comme la souveraineté alimentaire, le protectionnisme social ou encore la re-localisation de l’économie.

• Que l’on y retrouve la psychose post 11 septembre sur le terrorisme avec tout un paragraphe consacré à cette question dans lequel on peut lire que « notre pays intensifiera la lutte contre le terrorisme international ». Dommage qu’il n’intensifie pas plutôt celle contre les véritables sources de ce problème.

• Que s'agissant de la Fonction publique et de ses agents : l'accord affirme que « l'emploi statutaire reste la règle » mais que  « le recours aux intérimaires sera toutefois ouvert pour les besoins exceptionnels ». Toujours pour les fonctionnaires, l’accord prévoit « un système d'évaluation à part entière » pouvant mener à des « résultats positifs » (exemple : promotion ou augmentation salariale) comme « négatifs » (non précisés).

• Que l’on y introduit des notions dangereuses tel « un assouplissement de la semaine des 38 heures ».

A la lecture de ce programme, on peut légitimement se demander ce qu’a obtenu le PS ?  On trouve juste un plan pluriannuel de lutte contre le cancer que portera Laurette Onkelinx ou encore un ticket modérateur réduit pour les médicaments les moins chers. On notera aussi « des stimulants pour arriver à une plus grande concurrence de prix entre les médicaments d’une même classe thérapeutique ».  C’est un mini modèle Kiwi.  Mais faire payer aux employés des multinationales, via une concurrence accrue, le coût moindre ne nos médicaments, est-ce une avancée de gauche ? Et puis, toutes ces mesures se feront dans « les limites de la trajectoire de croissance ». Rien que du très maigre en définitive.

La vérité sur l’enthousiasme actuel, et cela est particulièrement vrai pour le PS, est très crue. On tente de dissimuler la réalité droitière de cet accord de gouvernement derrière un écran de fumée communicationnel. Certaines USC socialistes (comme celle de Liège) ne s’y sont d’ailleurs pas trompées en appelant à voter contre cette participation gouvernementale.

Quand les trois présidents de partis francophones affirment que l’on retrouve l’essentiel de leur programme dans cet accord de gouvernement, le moins menteur des trois est assurément le sarkophile Didier Reynders. 

Le Bureau politique du Parti communiste

15:37 Écrit par PC Charleroi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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