02/06/2008

L'Etincelle n° 32

Les communistes et la gauche italienne au lendemain de la victoire de Berlusconi


refondationEncore une fois, aujourd’hui, l’Italie est sous le pouvoir de la droite et ses composants néo-fascistes, racistes, ultralibérales, cléricales et mafieuses. Encore une fois, et plus que jamais, en Italie la gauche a perdu et est divisée entre le Partito Democratico (PD) – pas vraiment de gauche, mais le dernier résultat de la dérive modérée, néo-centriste, opportuniste et révisionniste d’une partie de l’ancien PCI avec les héritiers de la DC –, les communistes de Rifondazione Comunista (PRC) et des Comunisti Italiani (PdCI), et d'autres petites organisations sociales démocrates, vertes, trotskistes, etc. La division des forces de gauche, et aussi leurs incertitudes et ambiguïtés, a contribué à la grande victoire de la droite de Berlusconi, Fini et Bossi, et à la plus grave défaite de la gauche dans l’histoire républicaine. Pour la première fois depuis 1946, les communistes et les socialistes ne sont pas représentés au Parlement italien. Ils doivent se repenser et se réorganiser comme forces « extra-parlementaires ».

normal_ComunistiItalianiMais, que s'est passé ? Après deux années du gouvernement Prodi avec « l’Unione », les élections anticipées du 13-14 avril ont trouvé les partis de gauche, et spécifiquement les communistes, dans une situation très difficile. Quand Berlusconi et ses confrères ont été délogés en 2006 par l’alliance de centre-gauche sur la base d’un programme progressiste de rénovation politique, sociale et économique du pays, les grands espoirs suscités n’ont pas correspondu à la réalité, à cause de la grande pression des forces plus conservatrices de la coalition et des « pouvoirs forts » des entreprises, des militaires, des néo-libéraux et du Vatican. Et aussi, pour la faiblesse et les erreurs des mêmes forces de gauche, qui n’ont pas été capables de contrer ces pressions et de maintenir un lien clair et actif avec les instances sociales qu'elles représentaient, les travailleurs, les jeunes, les mouvements. La participation à un gouvernement qui n’a pas donné de réponses aux questions sociales est devenue pour les partis de gauche un prix très lourd à payer, pour les mécontentements croissants, la déception et l'hostilité.

Finalement, quand le gouvernement Prodi est tombé (à cause du centre !), la gauche est restée écrasée entre le revanchisme populiste de la droite et le projet modéré et opportuniste du PD. De plus, la formation d’une coalition « Gauche-Arc-en-ciel », entre communistes (PRC, PdCI), sociaux-démocrates (SD) et  Verts, a été une opération empressée, forcée par les dirigeants des partis, subalternes du PD, et pour supprimer, dans les contenus et les symboles, l'identité et les expériences des communistes (les plus importantes et forts composants de la coalition !), au nom d’une « innovation » vers une soi-disant « gauche moderne et diffuse ». Ceci a provoqué encore plus de critiques et méfiance entre les militants et les électeurs.

La somme de tous ces éléments et d’autres a conduit au désastre électoral de la gauche, au dessous du seuil minimal de 4 % pour élire des députés et des sénateurs. Hors du Parlement !

Que faire ?

Après le déluge, les communistes du PRC et du PdCI ont ouvert une phase de réflexion et débat, jusqu’à leurs congrès en juillet, en cherchant des réponses et en évaluant les perspectives et alternatives politiques, sociales et d’organisation pour le présent et le futur: la reprise d’un projet de « gauche » sans adjectif – mais potentiellement plus générique et modéré –, ou la consolidation des actuels partis pour ré-ouvrir le dialogue et la coopération avec d’autres forces sans préalable ou perte d’identité, ou la possibilité de réunir les deux partis en un seul, plus fort et plus cohérent Parti communiste, pour la défense de politiques alternatives, anticapitalistes, pacifistes et écologistes, et en même temps ouvert à la coopération sur des thèmes spécifiques avec d’autres forces de gauche, même non communistes, mais sans oublier que « sans les communistes il n’y a pas de gauche ».

En tout cas, c’est très important qu’aujourd’hui, qu'il y ait la participation et le travail commun des inscrits et des militants des partis communistes en Italie, de sorte que, quelconque décision soit prise, ce soit une décision démocratique et participative, afin de retourner vraiment à travailler dans la politique et dans la société et parmi les citoyens, et récupérer le contact et la confiance du peuple de gauche.

Ici en Belgique nous avons déjà de très bons exemples de travail commun entre PRC et PdCI : des « communistes ensemble » sur des thèmes concrets pour les citoyens italiens à l’étranger, comme les questions sur le réseau consulaire et les services publiques, les associations, l’identité et l’intégration, la culture et l’information, la représentation et la participation politique, etc. Tout ça, sur la base d’une politique d’entente, de bonne volonté et de « savoir faire », avec le compromis personnel des militants et aussi l’appui fraternel d’autres camarades de partis et organisations locales (dont spécialement le Parti Communiste Wallonie-Bruxelles). D’autres expériences similaires sont actives aussi dans d'autres pays européens : il s’agit d’une importante et originale contribution qui vient des Italiens à l’étranger et qui est intéressante aussi pour les camarades en Italie, afin de rassembler les forces communistes et la gauche alternative, anticapitaliste, pacifiste et écologiste dans l’effort commun pour « un autre monde possible et nécessaire ».

Références :

- Cercle de Rifondazione Comunista de Bruxelles : http://users.coditel.net/eberlinguerprc - eberlinguerprc@hotmail.com - 0498571213
- Section de Belgique des Comunisti Italiani :
http://www.pdci-europa.org/sezioni/be/index-be.html... - belgio@pdci-europa.org - 0476319439

Rue Rouppe 4 - 1000 Bruxelles


"Non" à la directive scélérate !

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se creuse entre les citoyens et les « élites » européennes, celles-ci font des pieds et des mains pour nier le verdict populaire. Or, une des raisons essentielles du rejet par les peuples de l’Europe telle qu’elle se construit réside dans la volonté des instances de l’Union de décider seules dans des matières essentielles, comme les droits humains.

L’actualité montre douloureusement qu’avec de telles pratiques le pire peut devenir la norme. 

Les ministres de l’Intérieur de l’UE, et ensuite le Parlement européen, viennent ainsi d’approuver un projet de loi dit "directive retour" qui vise à construire un socle juridique commun aux 27 concernant l’expulsion des sans-papier. Parmi les dispositions annoncées figurent l’allongement de la mise en rétention jusqu'à 18 mois avant d'être expulsés et l’interdiction de revenir dans les 5 ans suivant leur renvoi. La rétention et l'expulsion des mineurs, même non accompagnés, seront autorisées, de même que l'expulsion de sans-papiers vers des pays dits de "transit" en Afrique du Nord. Le texte supprime diverses garanties et dispositions destinées à permettre aux immigrés d’introduire des recours légaux contre leur expulsion.

Montrant leur vrai visage antisocial, les droites se sont rassemblées pour soutenir cette directive scélérate.  Plus grave, dans un premier temps, tous les députés socialistes et verts de la commission « liberté » du Parlement européen,  présidée par Gérard Deprez, l’ont également soutenue.  Ensuite, lors du vote en plénière à Strasbourg, la presque totalité  du groupe socialiste européen est demeurée sur cette position, et s’est opposée à la motion de rejet déposée par le groupe GUE/NGL. Seul Alain Hutchinson du côté belge a voté pour la motion de rejet pur et simple de la directive. Giovanna Corda, du Borinage a voté avec la droite, de même que les trois élus du SP, Van Lancker, El Khadraoui et Mia Devits (ancienne syndicaliste). Ce nouvel épisode démontre à nouveau si besoin en était la dérive antisociale des socialistes européens ainsi que  la nécessité de renforcer dès 2009 les partis de la gauche antilibérale regroupés au sein du groupe GUE/NGL.

Alors que  la libre circulation des capitaux en Europe est érigée en dogme, alors aussi que l’immigration économique à la carte est encouragée par le traité de Lisbonne au nom des intérêts économiques de l’Europe, celle-ci entreprend de généraliser l’enfermement d’hommes et de femmes, au nom du simple constat qu’ils sont misérables et étrangers.

Les appels pour le rejet de ce texte se multiplient. Des mouvements sociaux, des associations des droits de l'homme, mais aussi des secteurs démocratiques, d'intellectuels et d'artistes (les frères Dardenne, Pedro Almodovar, Pierre Mertens, Manu Chao, Susan George, Pilar Barden,...) demandent le retrait de cette législation répressive.

Les communistes se joignent à toutes celles et ceux qui se mobilisent  pour rejeter la « directive de la honte » en Europe et sur d'autres continents, comme le font le président indien Evo Morales, de Bolivie, et ses homologues président d'autres pays latino-américains, tous indignés de découvrir cette législation xénophobe de l'Europe.

Le bureau politique du Parti comuniste


NON A L’AGRESSION CONTRE LE PEUPLE BOLIVIEN !

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La Bolivie traverse actuellement une crise grave. Ce pays andin, considéré comme le pays le plus pauvre d’Amérique latine, avait commencé, depuis l’arrivée au pouvoir de son président Evo Morales, une série de politiques tendant à réduire les inégalités sociales moyennant, essentiellement, la récupération de ses énormes ressources naturelles. Ainsi ce gouvernement, un des chefs de file du tournant vers la gauche qu’ont pris plusieurs pays de l’Amérique latine, a donné, en deux ans et demi, plus au peuple, par l’accès à la santé, à l’éducation et à la sécurité sociale, -notamment grâce à l’aide du Venezuela et de Cuba- qu’en 182 ans de son histoire républicaine.

Voilà qui ne peut être accepté, ni par les meneurs d’une droite égoïste et raciste (la Bolivie a une population majoritairement indigène vivant dans des conditions misérables) proches des réseaux d’investisseurs étrangers et ses complices locaux, ni par le gouvernement Bush qui la finance et soutient sans aucun scrupule. C’est bien simple, l’ambassadeur américain Philip Golberg qui, artisan de la balkanisation de l’ancienne Yougoslavie, avait été dépêché sur les lieux par le président Bush, a déménagé son bureau de La Paz - capitale bolivienne- vers Santa Cruz -fief des préfets séparatistes- : il n’hésite pas à s’afficher et tenir ouvertement des réunions de « travail » avec les préfets séparatistes.

Elu en décembre 2005 avec 53% des voix, Evo Morales est le premier président amérindien (plus exactement Aymara) de Bolivie depuis le 19e siècle. Candidat au prix Nobel de la paix 2007, ses objectifs progressistes lui ont attiré les votes des indigènes, des pauvres, des ouvriers : défense des droits des populations indiennes (qui sortent de 500 ans de colonisation), fin de deux décennies de politique néo-libérale, nationalisation des hydrocarbures, mise en place d’une réforme agraire, re-fondation de l’Etat -au moyen d’une nouvelle Constitution garantissant une égalité de droits à tous les Boliviens, une reconnaissance des populations indigènes, une répartition plus équitable des richesses de la nation. Un tel programme, fondé de surcroît sur une conception solidaire dans le partage des ressources -les régions riches du pays devant contribuer au bien-être des régions les plus pauvres- se trouve confronté par cette tentation régionaliste si savamment stimulée par la diplomatie américaine. Notons, à ce propos, la lamentable ingérence de l’Union européenne qui s’est permise, notamment par la voie de Manuel Barroso -président de la Commission européenne- et de Javier Solana -responsable des Affaires étrangères et de la Sécurité de l’Union européenne- de critiquer les mesures de nationalisation de ressources naturelles décidées par le Président Evo Morales, mais qui, par contre, restait strictement silencieuse lorsque les mandataires boliviens antérieurs donnaient allégrement les ressources du pays aux prédateurs des multinationales internationales.

La Bolivie est ainsi maintenant le scénario d’une lutte des classes impitoyable à fort relent raciste. On a d’une part le bloc social des indigènes, des paysans, des travailleurs et des pauvres qui ont juré de défendre et approfondir le processus révolutionnaire de Evo Morales. D’autre part se situe le bloc oligarchique et bourgeois, appuyé par l’impérialisme américain, qui cherche à préserver ou restaurer son pouvoir politique, qui ne veut rien partager et qui ne supporte pas qu’un « Indien » gouverne le pays. Dans cette confrontation, notre choix est celui d’une solidarité sans faille avec les travailleurs, le peuple bolivien et son président Evo Morales.

Le Bureau Politique du Parti communiste


cccAmalgames et criminalisation des luttes sociales: cela suffit!"

Depuis quelques jours, l’épouvantail terroriste, incarné par les anciens CCC, est agité à grand fracas dans les médias.

Le pays est à deux doigts d’exploser sous la pression flamingante ; le gouvernement  Leterme se montre incapable de régler les problèmes les plus urgents de la population ; les rodomontades néo-coloniales de Karel De Gucht ridiculisent notre diplomatie sur le plan international ; les revenus des grands patrons explosent avec insolence quand le gouvernement accentue la chasse aux chômeurs… Mais rassurez-vous braves gens ; dormez en paix. La sécurité veille : la bande de terroristes qui ne respectaient pas les conditions de leur libération est sous les verrous.

On en rirait si cet acharnement n’était l’occasion pour le pouvoir et la presse de faire tous les amalgames susceptibles de troubler l’opinion : terrorisme, marxisme, parti communiste, attentats,… tout fait farine au moulin.

Le Parti Communiste s’insurge contre ces confusions savamment entretenues !

* dès le premier attentat, le Parti Communiste avait fermement condamné ces actes, aux antipodes de l’action politique qu’il a toujours mené ;
* à l’époque, l’arrestation soudaine des CCC, après des mois passés dans un climat tendu et un quasi couvre-feu, avait été un bon prétexte pour ne pas mener une enquête parlementaire qui aurait peut-être démontré de possibles manipulations des auteurs de ces attentats par la sécurité elle-même ;
*  le marxisme n’a rien à voir avec ces méthodes pseudo révolutionnaires qui divisent le monde du travail plutôt qu’elles ne l’unifient et qui donnent du grain à moudre à l’appareil répressif.

Et c’est précisément ce qu’il y a à craindre avec ces nouvelles péripéties anti-terroristes : un renforcement de la répression des militants politiques, syndicaux et associatifs qui luttent contre l’ultra-libéralisme ambiant ; un durcissement de la répression contre les grévistes avec un recours de plus en plus systématique aux astreintes contre les piquets de grèves ; un recul de la démocratie.

Le moment choisi n’est peut-être pas innoce, quand monte l’exaspération d’une population de plus en plus confrontée aux difficultés de vivre ; quand ce mécontentement se traduit par des démonstrations de forces comme on l’a vu ces derniers jours à Liège, à Anvers, dans le Hainaut,…

Bureau politique du Parti Communiste


  
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Ils l'ont fait ! Ils ont dit massivement NON à l'Europe des élites !     

Les Irlandais ont dit NON au projet des élites européennes, un projet strictement économique et d’inspiration ultralibérale qui nie la dimension sociale de l’Europe, qui fait la part belle au « tout au marché » et est en deçà des normes sociales nationales, un projet qui lie l’Europe à l’OTAN et rejette sa dimension pacifiste.  Seul peuple consulté par referendum les Irlandais ont confirmé ce que déjà Français et Hollandais avaient exprimé : les citoyens européens, nous, ne voulons pas de cette Europe-là !   

Le fort rejet de la part des couches modestes de la population montre bien que c’est sur base de la précarisation réelle qu’ils subissent dans cette compétition mondialisée dont l’UE se fait aujourd’hui le cheval de Troie que les citoyens ont rejeté ce texte. 

Furieux de ce que le peuple leur rappelle ce qu’est la démocratie, les élites qui ont tenté un peu partout en Europe de contourner par tous les moyens les consultations, commencent déjà à se déchaîner.  Sans doute estiment-ils que l’on est appelé à ratifier mais pas à s’opposer. Egoïstes, europhobes, idiots même, les Irlandais n’auraient rien compris et les qualificatifs injurieux pleuvent. Le non de gauche est totalement nié.

Déjà revient également la tarte à la crème des oui-ouistes : le plan B.  Et bien il existe.  Bloquer une dégradation de la situation, c’est un premier pas.  Ensuite, il faut que les peuples commencent à oser traduire dans les urnes leur opposition au capitalisme, car c’est bien de cela qu’il s’agit.  La première étape, consiste à donner dès 2009 aux partis membre du Parti de la Gauche Européenne (PGE), seule force politique progressiste à s’être opposée en bloc à ce Traité, une place plus importante au Parlement Européen.  C’est en donnant plus de poids au PGE que l’on peut réveiller enfin la gauche, toute la gauche.  Mais bien évidemment, l’Europe c’est aussi les Etats et il est important de donner plus de poids à la gauche de gauche aussi au niveau national.

Tout ce combat montre également le rôle néfaste très important des médias (en particulier privés) qui ont massivement combattu en faveur du « OUI » et qui aujourd’hui tentent de dénaturer le sens du « NON ».  Au sortir de la guerre en France, les résistants, parmi lesquels de nombreux communistes, se sont posé avec force la question des médias publics.  Une démocratie véritable signifie des médias indépendants et libres.  Aujourd’hui, force est de constater que leur acquisition progressive par de grands industriels n’est pas sans conséquence.
 
Le Bureau politique du Parti communiste


Tout comme l'élite européenne, la majorité des élus belges a eu peur du peuple.

Nous, Belges, comme les habitants de 26 pays européens sur 27 n'avons pu voter en faveur ou contre le mini-traité de Lisbonne. Seul, le peuple d'Irlande où le référendum est inscrit dans la constitution a pu s'exprimer par la voie des urnes.

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53,4 % des Irlandais se sont opposés pour la seconde fois aux traités, aujourd'hui celui de Lisbonne, hier, celui de Nice. 

Thank you!

Pour nous et les autres peuples européens, le combat continue.

Non à l'Europe du grand marché et de la libre concurrence.

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Oui à l'Europe de la justice sociale, à l'Europe de la solidarité, à l'Europe du plein emploi, à l'Europe de la paix.


 La manifestation de Mons fut une réussite: l'action doit continuer !

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Les communistes hennuyers saluent le succès de la manifestation provinciale qui s'est tenue ce mardi 10 juin à Mons. Elle était organisée par le front commun pour exiger le renforcement du pouvoir d'achat et de la solidarité.

Cette première action réussie traduit la montée de l'exaspération croissante des travailleurs confrontés à  des conditions de vie et de travail de plus en plus difficiles. Plus préoccupé par les questions communautaires que par le bien-être de la population, le gouvernement Leterme a quand même trouvé le moyen d'aggraver la chasse aux chômeurs qui prive des centaines de demandeurs d'emploi de leur allocation et se débarrasse sur les CPAS de son devoir de solidarité. Leterme dit que les caisses sont vides, mais son gouvernement, libéraux en tête, refuse de s'attaquer à la grande fraude fiscale, aux salaires scandaleusement élevés des grands patrons, à l'ingénieurie fiscale qui permet aux grandes entreprises de contourner l'impôt,... Les inégalités sociales croissent honteusement.

Cette manifestation ne peut donc rester sans lendemain. La pression doit être maintenue sur ce gouvernement qui risque de se saborder uniquement pour des querelles institutionnelles alors que les solutions aux problèmes sociaux resteront au frigo.

Les communistes hennuyers appellent à poursuivre le mouvement. La décentralisation des manifestations dans les provinces ayant été un succès ; elle peut se prolonger dans les villes principales pour permettre de les élargir aux familles, aux locataires des cités, aux jeunes, aux chômeurs,...

L'interfédérale hennuyère du Parti communiste.


Bonne nouvelle, le chômage diminue…,
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Mais à un niveau supérieur et à un rythme plus lent que ceux habituellement  publiés dans la presse.

Ainsi, début mai, il est probable qu’en Région wallonne,  le nombre des demandeurs d’emploi qui sera diffusé tourne autour des 210.000 personnes ; une nouvelle fois une diminution importante – de l’ordre de 10%, par rapport au même mois de l’année précédente, sera constatée.

Le nombre des demandeurs d’emploi ainsi annoncé n’est en rien arbitraire ; il découle d’un processus d’harmonisation des statistiques du chômage, notamment, mis en place au début des années 1980 par l’Office Statistique des Communautés Européennes et auquel la Belgique a souscrit au même titre que les autres pays membres de l’Union Européenne. L’information de base de ce processus, en matière de chômage, est donnée par les statistiques fournies par les services publics nationaux et régionaux de l’emploi.

Pour la Belgique, l’adoption de la « Statistique harmonisée » du chômage a conduit à ne considérer que trois des éléments  constitutifs de l’ensemble des demandeurs d’emploi régulièrement inscrits auprès de ces services. Les chiffres officiels du chômage résultent de cette adoption.

Parmi ces trois éléments, le plus important (plus de 85 %) est celui des chômeurs complets indemnisés .

En plus de ces trois éléments, il existe aujourd’hui (en Région wallonne) plus de trente autres éléments dont il n’est nullement tenu compte, ne fut-ce que partiellement, dans l’évaluation de la définition standardisée du chômage ;

Pourtant,

- les demandeurs d’emploi inscrits obligatoirement (comme les chômeurs complets indemnisés exclus temporairement de leur droit aux allocations de chômage)

- les demandeurs d’emploi qui cherchent du travail à temps plein ou à temps réduit (comme les chômeurs temporaires)

- ou les demandeurs d’emploi dispensés (comme les chômeurs complets indemnisés de 50 ans et plus dispensés de recherche active d’emploi)
ne recherchent-ils pas aussi un emploi ?

Si l’on tenait  compte des premiers cités, le niveau de chômage s’élèverait à, plus ou moins, 230.000 unités ; et si l’on tenait compte des deux autres catégories, ce niveau s’établirai alors à 320.000 personnes.

De la sorte, ce sont plus de 110.000  personnes, soit plus de 50 % par rapport au nombre de chômeurs correspondant à la définition standardisée, qui, dans la seule Région wallonne,

- ne sont pas intégrées dans les analyses économiques du marché de l’emploi
- ne sont pas, majoritairement, prise en compte dans le cadre des politiques de l’emploi

Les deux autres régions du pays pratiquent, en cette matière, une politique similaire, si bien que ce sont plus de 300.000 demandeurs d’emploi qui sont, en Belgique,  doublement exclus :

- une première fois du marché de l’emploi
- une seconde fois des statistiques du marché de l’emploi

Il n’est peut-être pas inutile, aujourd’hui, de les exhumer des limbes de ces statistiques où ils sont répertoriés dans une ’indifférence collective quasi totale. A eux seuls, ces 300.000 demandeurs d’emploi représentent 7,7 % des actifs occupés en Belgique et    8,9 % des actifs occupés en Région wallonne.

En termes de variation annuelle, les chiffres officiels du chômage (basé sur la définition standardisée)  mentionnent un taux de décroissance de l’ordre de 10 % ; si l’on tient compte des éléments supplémentaires mentionnés ci-dessus, cette décroissance est réduite de moitié.

L’enjeu ici n’est pas d’opposer une vision « Large » du chômage en Belgique tenant compte de tous les travailleurs salariés sans emploi à une vision « Etroite » s’alignant sur les critères  européens mais de pouvoir, précisément et sûrement, évaluer la quantité exacte des ces travailleurs et leurs capacités et leur degré de mobilité professionnelles,  leurs savoir-faire et leur localisation géographique.

Cet exercice s’inscrit dans le cadre de la mesure, à l’échelle régionale et nationale, des ressources réelles et potentielles de main-d’œuvre disponibles pour participer aux activités économiques actuelles ou à venir.

Exercice périlleux à ce point que l’Union Européenne recourt, par voie de sondages,  depuis plus de vingt ans à ses propres estimations des actifs inoccupés dans tous les pays membres et dans chacune de leurs régions. A la lecture des derniers résultats  de ceux-ci, le chômage  en Région wallonne est estimé à un peu moins de 156.000 unités au troisième trimestre 2007, soit en diminution de 4,1 % par rapport au même trimestre de l’année précédente.

Non seulement ces différentes mesures ont un impact  sur le calcul de la population active totale et sur les calculs des taux d’activité, de chômage et d’emploi mais, en présence de trois évaluations différentes (156, 210 et 320 milliers de personnes) pour une même variable économique (le chômage),  pour une même période et pour une même région, l’honnête homme, comme le scientifique, sera inéluctablement conduit à se poser quelques questions.
 
1- En considérant tour à tour chacune des trois mesures précédentes du chômage comme la « Vraie » valeur, on obtient les erreurs relatives  suivantes :

Recensement (sensu stricto) Rs Recensement (sensu lato) Rl Sondage (enquête sur les forces de travail) S

Rs 1 .3438 .3466
Rl .5238 1 1.0519
S .2574 .5127 1

Statistique, science de l’erreur, soit mais de l’erreur minimale s’entend.
Considérée le plus souvent aux seuils de 1% ou de 5% ; les marges d’erreur indiquées par ce tableau sont hors normes et conduiront les statisticiens du travail à revoir leur méthodologie .

2-  Si, en économie de marché, les prix sont le gouvernail de l’économie, leur ordre de grandeur et leurs variations doivent pouvoir être analysés à l’aune des variations des quantités échangées sur ce marché.
 Le marché de l’emploi ne fait pas exception à cette  règle, le taux de salaire doit pouvoir être mis en relation, notamment, avec l’offre de travail non absorbée dans le circuit, marchand et non-marchand, de l’économie. Pour être crédible, le volume de cette offre excédentaire de travail doit être précis, fiable et cohérent avec les autres variables démographiques.

3- Renvoyer aux décideurs  des données économiques dont l’étendue est aussi grande que la mesure elle-même n’est pas leur donner le signal qu’ils attendent pour définir les politiques de l’emploi et prendre les mesures adéquates à l’amélioration de l’efficacité du marché de l’emploi.
Comment en effet définir une telle politique sur un diagnostique basé sur l’élément essentiel qu’est le volume du chômage, poli, limé, fraisé, années après années,  au  gré des « Tailleurs de chiffres sur mesure ».

Le Furet


Toutes et tous à Mons le 10 juin !

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Défendre le pouvoir d'achat et la solidarité.

 
Le front commun syndical FGTB-CSC-CGSLB organise, dans le cadre d'une semaine d'action nationale, une manifestation provinciale pour renforcer le pouvoir d'achat et la solidarité, le mardi 10 juin prochain à Mons.
 
Certaines comparaisons avec le passé pour les travailleurs actifs, comme une étude récente le fait, sont incomplètes si n'est pas prise en compte l'addition de besoins nouveaux transformés en autant d'absolues nécessités (logement, transport, habillement, énergie,...), qui viennent grever le budget des ménages. Les communistes carolos expriment leur totale solidarité avec les travailleurs actifs et les allocataires sociaux, de plus en plus confrontés aux fins de mois difficiles.
 
Ils participeront à la manifestation et appellent à une très large mobilisation pour faire pression sur un gouvernement plus enclin à se quereller sur des questions institutionnelles qu'à résoudre les problèmes sociaux.
 
Charleroi, le 2 juin 2008
Fédération de Charleroi  du Parti
Communiste


Créons des emplois. 

ReyndersEncore un coup à la Didier R.: le gouvernement supprime les 20 euros de réduction pour les télédéclarants... (Déclaration par Internet).

Faites donc tous votre déclaration sur papier cette année!

Si tout le monde suit, ils seront obligés d'embaucher pour faire encoder nos feuilles.

Nous au moins on créera peut-être des emplois!!!!

Faites passer à tous vos contacts!


16:25 Écrit par PC Charleroi dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |