10/07/2008

L'Etincelle n° 33

Lettre ouverte à Wahoub Fayoumi,

 Pourquoi cette lettre ?

prison1Avant tout, parce que je me réjouis de votre libération même « conditionnelle et provisoire ».

 Il n'est en effet que trop évident, que les conditions de votre arrestation, le 5 juin, et de votre maintien en prison pendant trois semaines « pour les besoins de l'enquête », ressortent de la manière « maximaliste » dont le Parquet fédéral, en particulier, entend interpréter la nouvelle législation dite « anti-terroriste » - celle-ci ne se prêtant que trop aisément à pareille interprétation infra démocratique.

 Aussi importe-t-il grandement que se mobilisent des forces de plus en plus larges ,pour tenir en respect les « maximalistes », et pour convaincre une majorité de citoyens et d'élus d'imposer bientôt l'abandon des clauses tant abusivement répressives qu'ambiguës de lois par trop imprégnées des obsessions de l'administration Bush finissante.

 Pourquoi m'adressé-je personnellement à vous ? Ceci, non pas tant parce que votre cas est celui qui a le plus frappé une large opinion, mais surtout parce que vous êtes manifestement bien trop jeune pour avoir pu être mêlée de près ou de loin à la calamiteuse et finalement meurtrière aventure des CCC. Une aventure qui a porté un tort non négligeable au mouvement communiste en Belgique, mais qui a nui aussi au puissant rassemblement de forces qui était parvenu à retarder sensiblement l'acceptation par ce pays hôte de l'Otan, de l'installation de 16 missiles américains à Florennes, et avait ainsi contribué à ouvrir la voie aux accords de « désescalade euro nucléaire » grâce auxquels, notamment, l'implosion terminale du système soviétique ne s'est pas soldée par un Hiroshima à l'échelle paneuropéenne, voire mondiale.

Ce n'est donc pas par hasard que le PCB-KPB (Parti communiste de Belgique) avait mis en garde, dès le premier attentat des CCC, contre la nature diversionniste de leur action, augmentée de l'imposture que constituait leur nom. Une mise en garde qu'il avait réitérée après chaque « exploit » de ce groupe « masqué », et encore au moment insolite de son arrestation. le jour même où la Chambre allait instaurer une commission d'enquête sur « l'inefficacité » de la Justice de l'époque à le débusquer et le neutraliser.

 Car il n'est pas vrai que la dénonciation, même virulente, du capitalisme et l'invocation, en des termes par ailleurs surannés, de la lutte des classes, autorise quiconque à justifier, même de façon purement théorique, des méthodes d'action aventureuses - voire criminelles - et moins encore de se revendiquer pour cela du communisme, dans une société telle que la nôtre.

 Bien au contraire: pareille imposture était inadmissible, génératrice de confusion dans de larges secteurs de l'opinion et donc favorable aux ultras « d'en face », au temps de l'escalade potentiellement fatale des blocs « impérialiste et socialiste ».

Elle n'est guère moins nocive aujourd'hui, alors que l'enjeu n°1 des mois qui viennent est de mobiliser aussi largement que possible les forces progressistes et « celles simplement soucieuses d'un avenir viable » - pour empêcher Bush et Olmert de mettre le feu au Moyen Orient, voire au monde, avant la sortie de charge du premier.

Puissiez-vous accepter d'y réfléchir et d'en tenir compte dans vos combats futurs- que je veux croire inspirés de l'amour du genre humain .même encore divisé entre classes et entre nationalités.

 Louis Van Geyt, ancien président du Parti communiste de Belgique (PCB-KPB

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Un écho de la conférence - débat "la Wallonie : quel avenir ?"

( Maison de la Laïcité, le mardi 27 mai)

VlaanderenWallonie2

De ce que j’en ai retenu, je voudrais communiquer les éléments suivants :

1) Suite à une réunion impromptue du conseil d’administration de l’ULB, Pascal Delwit, politologue de l'ULB, n’a pu se rendre à la conférence.

2) Le succès de participation fut incontestable avec plus de 100 personnes présentes à la conférence.

3) Philippe Destatte (asbl Jules Destrée) a développé son argumentaire en faveur d’une régionalisation basée sur quatre entités : Bruxelles, la Flandre, la Wallonie et la partie germanophone.  D’après lui, une négociation à quatre serait plus fructueuse parce que plus équilibrée.  Philippe Destatte nous a aussi brossé un tableau historique de la Wallonie.

4) Paul-Henry Gendebien (RWF) , très en verve comme à son habitude, a plaidé pour un rattachement de la Wallonie à la France avec pour Bruxelles et sa périphérie un statut particulier dans le cadre français.

5) Marc Becker (CSC) n’a pas exprimé de positions tranchées dans le débat communauté-régions mais il a dit que son organisation se prononçait pour une régionalisation de certaines matières dans un souci de cohérence et d’assurance de financement.

6) Thierry Bodson (FGTB) a défendu une Belgique où la solidarité sociale entre Nord et Sud serait préservée, garantie et où les régions reprendraient les compétences des communautés, celles-ci disparaissant.

7) Jean-Pierre Michiels (PC), lui, a livré à grands traits l’histoire du Parti Communiste, son évolution par rapport à la structure institutionnelle.  Il a rappelé l’adhésion du PC aux idées d’André Renard, du fédéralisme et des réformes de structure.  Il a demandé une simplification administrative et institutionnelle par la suppression des provinces et des communautés.  Il n’a pas pris position sur la situation politique actuelle.

8) Une intervention dans le public fut remarquée : celle d’Ernest Glinne ( ECOLO, ancien ministre et député européen et national PS) qui proclamait son adhésion personnelle au rattachement de la Wallonie à la France.  Il a de plus insisté sur la volonté des Flamands de tourner la page de la Belgique au vu notamment des positions du Ministère des Affaires étrangères à l’émission de Zevende Dag (nécessité de l’établissement de frontières d’Etat pour la Flandre) et des difficultés de négociation au niveau fédéral.  Sans accord institutionnel, le risque lui apparaît grand que le pays devienne ingouvernable entraînant de fait un éclatement du pays.

Jean-François Gonsette
Secrétaire de la section communiste de Charleroi-ville


 

 

 

On réforme l'Etat? Changeons de cap!

Au lendemain de la pirouette royale remettant M. Leterme en piste, les partis politiques traditionnels, verts compris, se sont félicités de cette nième échappatoire qui, comme l'a dit Le Soir, « donne un exécrable signal au pays », décrédibilise définitivement le Palais et permet aux uns et aux autres de gagner un peu de temps avant le prochain couac.  « La balle est dans les pieds francophones », se réjouit-on dans le parti de M. Leterme. «Il s'agit de marquer une pause et de faire le point », a-t-on réagi du côté des francophones.  Bref, rien n'est réglé mais « on a évité une crise ».

Vraiment ? La réalité est que le pays et ses entités restent en crise permanente  et profonde dans tous les domaines. L'institutionnel, certes. Mais aussi dans les matières sociales et économiques. Le grand capital - voyez Inbev, voyez Fortis, voyez le secteur de l'énergie... -  joue des paquets d'euros au grand casino financier sans que le « monde politique » n'y trouve matière au moindre commentaire (au fait, où en est la participation d'Electrabel et de ses milliards de profits aux comptes publics ?). Mais le gouvernement sortant-rentrant nous promet une fois de plus qu'il va désormais répondre aux « attentes prioritaires de la population »: pouvoir d'achat, coût de l'énergie, pensions, etc.

Mais qui peut croire encore que de bonnes réponses seront apportées à ces exigences populaires si le cap ultralibéral est maintenu ? Depuis des années, cette politique se traduit par une insupportable austérité budgétaire, les manipulations de l'index, la mise à mal des services collectifs, la privatisation des sociétés publiques les plus rentables, la fragilisation de la sécu... C'est toujours plus pour les classes aisées, toujours moins pour les autres. Les décisions socio-économiques prises par le gouvernement actuel ne dérogent pas à la règle : puisque les marges budgétaires sont rognées par d'incessants cadeaux aux entreprises, le social se contentera de peanuts. Il est indécent que les partis socialistes se félicitent de ces maigres résultats.

La « profonde réforme de l'Etat », que chacun s'accorde désormais à considérer comme inéluctable,  peut et doit  permettre de changer fondamentalement de direction. D'avancer vers plus de démocratie, plus de transparence, plus d'efficacité de nos institutions.

Les communistes réaffirment leur souci de voir agir le «principe de subsidiarité » qui vise à assurer une prise de décision la plus proche possible du citoyen.

En clair, il s'agit de revitaliser le rôle de ces cellules de base que sont les villes et communes dans un Etat basé sur l'existence de trois régions égales en droit et dont la tâche est de garantir  la solidarité interpersonnelle, notamment  au travers d'une sécurité sociale forte. Dans cette configuration, les provinces seraient, bien entendu, appelées à disparaître.

Mais « réformer l'Etat » exige aussi d'aller bien plus, d'ouvrir à tous les niveaux de grands chantiers  à contre-courant du libéralisme destructeur, de la soumission aux marchés et aux politiques otaniennes et de l'étiolement des politiques publiques. Ce qui suppose, par exemple, des services publics hors concurrence, une fiscalité réellement favorable au travail et aux plus démunis, des investissements ambitieux dans les politiques sociales, dans les infrastructures collectives et le logement social, et, parallèlement, une bien plus large implication citoyenne dans les processus décisionnels,. 

Belgique_-_Chambre_2007

Les communistes  proposent d’ouvrir la voie aux référendums d’initiative populaire et une véritable proportionnelle à toutes les élections. Une stricte limitation de la durée des mandats et de leur cumul.

Tout aussi essentiel est de rouvrir la voie de la démocratie sociale, des droits et pouvoirs de salariés à intervenir dans les choix de gestion privés, élément essentiel de la vie démocratique, moteur d’un sain développement économique et condition pour en finir avec la dictature des marchés financiers.

 Le bureau politique du PC


La chanteuse américaine "PINK" interprète "Mr the President

pink-photo-pink-6206889

De quoi vous réconcilier avec une certaine "Amérique".

Savourez après avoir cliqué sur http://fr.youtube.com/watch?v=wUhCK-JKMQE .

Vite avant que la censure n'intervienne!


La Belgique vient à son tour de voter le traité de Lisbonne.

 

versailles-04fevrier2008

Comme maintenant une vingtaine de pays européens, nos élites n'ont pas pris le risque de consulter le peuple.

Vous avez dit démocratie?
Est-ce cela la démocratie représentative?

 Voici  en 16 courtes séquences vidéo, le mode d'emploi par Raoul Marc Jennar, de ce fumeux "traité simplifié".

  • 01- Je suis un traité modificatif qui ne simplifie rien et aggrave tout...
  • 15- Je modifie la Constitution Française
  • 16- J'ai un maillon faible...

Toutes les séquences:

01- Je suis un traité modificatif qui ne simplifie rien et aggrave tout...
02 -Je fais l'impasse sur les droits de l'Homme
03- Je fais la part belle à l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC)
04- Je privatise les services communaux et les services publics
05- je suis pour les cantines privées
06- Services d'Intéret Général? J'aime bien jouer sur les mots!
07- Je privatise les chemins de fer les plus rentables
08- Je maintiens un euro fort pour justifier les délocalisations
09- Plus j'élargis l'Europe, plus j'augmente la concurrence... C'est bon pour les actionnaires!
10- La Démocratie, j'en fais mon "'affaire"... !
11- J'aimerais mieux ne pas vous parler de ma Commission Européenne!
12- Je renforce le poids des religions
13- Je confie ma politique de défense à l'OTAN
14- Je suis absent du débat et je passe inapercu
15- Le 04 février, je modifie la Constitution Française pour passer sans référendum 16- Mais j'ai un maillon faible... Vous pouvez toujours agir!


 

Quand la Cour européenne de Justice éclaire les raisons du NON irlandais

par Francis Wurtz, Président du groupe GUE/NGL

"Voilà une nouvelle illustration de l'ambition sociale comme du fonctionnement démocratique de l'Union européenne ! Le vote des Irlandais - tant attendu et redouté en haut lieu - vient à peine d'avoir lieu que la Cour européenne de Justice sort de son tiroir, où elle l'avait discrètement conservé depuis plusieurs semaines pour éviter de doper le NON, un nouvel arrêt se situant dans la lignée de l'affaire
Laval-Vaxholm, en Suède, puis Rüffert, en Allemagne !

Cette fois, c'est le Luxembourg qui est condamné à modifier sa législation, jugée trop exigeante à l'égard des prestataires de services originaires d'autres pays membres. On sait que la Cour européenne estime, sur la base des traités actuels - et l'ex-projet de traité de Lisbonne reprenait l'intégralité des dispositions en question -, que toute mesure qui serait "de nature à... rendre moins attrayantes" les activités d'une entreprise d'un autre pays membre de l'Union était interdite.

Des dérogations à cette règle ne sont autorisées que dans les cas où la Commission européenne ou la Cour estime qu'il existe des "raisons impératives d'intérêt public" ou "d'ordre public". Tout est dans la définition de ce qui relève de telles "raisons impératives"...

Dans le cas du Luxembourg, le fait de demander à vérifier qu'il existe bien des contrats écrits entre un employeur originaire d'un autre pays membre et ses salariés au Luxembourg est proscrit. De même, l'adaptation automatique de toutes les rémunérations au coût de la vie (l' "échelle mobile" est toujours en vigueur dans ce pays) ne peut être imposée à ces employeurs. Pas plus que le contrôle du respect de l'égalité de traitement et de rémunération pour les salariés occupant un poste à temps partiel ou à durée déterminée. Enfin, pour la Cour, rien ne justifie que les "conventions collectives de travail" ne soient imposées aux employeurs d'autres Etats membres.

Et dire que les dirigeants européens s'interrogent doctement sur ce qui a bien pu conduire les Irlandais à rejeter le traité de Lisbonne, qui entérine ces règles... Une bataille d'idées à l'échelle de toute l'Union sur ce qui ne peut plus durer en Europe est plus que jamais à l'ordre du jour. Merci au peuple irlandais de lui donner un nouvel élan ! ".



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

22:31 Écrit par PC Charleroi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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