07/12/2008

L'Etincelle n° 38

Crise, un plan de relance qui ne relance pas grand-chose     

assezLe gouvernement fédéral vient d’annoncer le déblocage de 2 milliards d’euros pour ce qu’il qualifie de plan de relance.

On pourrait sourire à voir des libéraux, des chrétiens et des socialistes qui hier encore se faisaient les chantres de la concurrence libre et non faussée inscrite dans le Traité de Lisbonne, en revenir aujourd’hui à l’Etat pour colmater les brèches alors que la logique ultra-libérale prend l’eau de toutes parts.

Pourtant, avec à 0.6% du PIB, soit 10 fois moins que la somme empruntée pour « sauver » les banques il y a quelques semaines, ce plan de relance est bien modeste et a tout du pétard mouillé. Par ailleurs, l’affectation de ces 2 milliards est pour l’essentiel un nouveau cadeau au patronat inacceptable pour la gauche.  Bref, le pactole pour les banques et le patronat, des miettes pour les gens !

Tout d’abord, de l’aveu même de la ministre CdH de l’Emploi, Joëlle Milquet, on consacrera « plus d’1 milliard d’euros de baisse du coût du travail ». Ces chiffres traduisent la véritable priorité qui est à nouveau la baisse de ce que certains appellent « charges patronales » et qui sont à la vérité des « cotisations sociales » et donc du salaire différé. En résumé, on va à nouveau appauvrir l’Etat sans la moindre garantie sérieuse d’un « retour sur investissement public ».

En matière de logements, un des axes de ce plan, le gouvernement a décidé de favoriser spécifiquement les nouvelles constructions via un abaissement de la TVA.  Adversaires des taxes indirectes, nous sommes favorables aux baisses de TVA, pour autant qu’il ne s’agisse pas de vider les caisses de l’Etat et qu’elles soient compensées par d’autres rentrées (notamment sur les revenus du capital). Cependant, le choix fait ici nous semble contestable. Alors que rien qu’en Wallonie, plus de 40.000 personnes sont en attente d’un logement social et que le bâti social a en moyenne plus de 45 ans, cette mesure nie l’urgence sociale et s’adresse en priorité à ceux qui ont les moyens de construire et ne sont pas les plus touchés par cette crise.  Elle est également anti-écologique car elle ne cible pas la priorité qui est la restauration (avec notamment une aide massive à l’isolation via un tiers-payeur) des bâtiments existants et ce en passant si nécessaire par la réquisition des bâtiments laissés vides, ainsi que la densification de l’habitat.  Au contraire, cette mesure risque d’inciter à la construction de nouvelles maisons isolées et à une plus grande dispersion de l’habitat. Cette dispersion affaiblira plus encore une mobilité axée sur les transports en commun.

En matière d’énergie, le refus de mettre à contribution les acteurs du marché (et singulièrement Electrabel) et de puiser dans leurs plantureux bénéfices se confirme. Ceci est une nouvelle preuve du renoncement à toute régulation (que ce soit sur le mode de production ou sur les prix pratiqués) des multinationales, lesquelles bénéficient pourtant à plein d’un régime fiscal hyper avantageux, notamment via les intérêts notionnels.

D’autre part le gouvernement ne prend aucune mesure contre la « suprême incivilité » constituée par une fraude fiscale évaluée à 30 milliards d’euros, dont 57% sont le fait des 10% des contribuables les plus riches , et 0,01% des 10% de plus pauvres.

Cette crise est l’occasion de changer de cap, de remettre l’acteur public, un acteur public démocratiquement géré et débarrassé du clientélisme partisan, au cœur du projet de société.  Sans grand étonnement, le gouvernement actuel préfère ne rien changer.
 
 Le Bureau politique


Pour la mixité sociale dans l'enseignement     

dupontIl y a un an, les ministres de l'enseignement de la Communauté française (Maria Arena d'abord, puis Christian Dupont) avaient mis au point un décret inscription/mixité qui visait à réduire la ségrégation sociale dans les écoles de la Communauté. Sous la pression de la droite et le lobby de certains parents très aisés, le ministre a décidé de supprimer le système de tirage au sort qui entendait règler le problème des multi-inscriptions pratiquées par certains parents. Première marche arrière avant le retrait pur et simple du décret ? Cela semble probable.

La porte se rouvre donc pour un enseignement à deux vitesses. Au diable, ce qui permettait de concrétiser une pétition de principe très prisée par nos gouvernants : l'égalité des chances. La loi du plus fort et du plus riche prime. Le PS capitule. Les autres partis flattent leur clientèle électorale.

Le Parti Communiste s'associe aux associations (FEF, MRAX,...) et à toutes celles et ceux qui condamnent cette décision qui élargit la voie vers une société toujours plus inégalitaire.
 
Le Bureau politique


 60 ans plus tard, où en sont les droits de l'homme et du citoyen?

droits-de-l'hommeLe 10 décembre 1948, après un conflit mondial qui annihila toute notion de droit et menaça l’existence même du genre humain, l’assemblée générale  des Nations Unies fraîchement émoulue, adopta la déclaration universelle des droits de l’Homme.

Ce texte complétait la première déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789,  par des droits économiques, sociaux et culturels. Ratifié par 48 états dont la Belgique,  il fut confirmé par la Charte de Turin (1961), le Pacte International relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (1976), et la déclaration de l’OIT relative aux principes et aux droits fondamentaux du travail (1998).

La déclaration universelle de 1948 reposait sur le principe que la satisfaction des droits humains était indissociable de la défense de la paix. Elle énonçait et rappelait notamment :

Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public    
• La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics
• Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale
• Toute personne a droit au travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.
• Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.
• Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail
• Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille

Soixante ans après l’adoption de cette déclaration, le Parti Communiste constate que ces droits sont soit ignorés soit gravement remis en cause par un système, le capitalisme, fondé sur la recherche du profit comme seule raison d’être et dont la crise actuelle dévoile toute la perversion. Droits de l’homme et logique capitaliste sont, il faut le constater, incompatibles.

Chaque jour, la mondialisation financière élargit le fossé entre riches et pauvres et fait fi de l’autodétermination des peuples en réduisant leurs élus à un rôle de simple police criminalisant les luttes sociales. Le droit de grève notamment est aujourd’hui clairement menacé.
    
Les communistes belges qui ont très tôt dénoncé certaines dérives graves, sont conscients du fait que le socialisme (dit) réel a lui-même souvent failli à respecter certains de ces droits. Cependant, au-delà des caricatures et des amalgames qui sont faits, la société égalitaire à laquelle nous aspirons et pour laquelle nous luttons politiquement est, elle-seule, basée sur le respect des droits humains, de tous ces droits pour tous les hommes et toutes les femmes sans distinction.

Le Parti Communiste  rappelle que la satisfaction des droits de l’homme demeure un enjeu permanent pour les communistes ainsi que la condition indispensable à l’avènement d’une paix durable dans le monde. 

Le Bureau politique du Parti communiste de Wallonie Bruxelles . 
 


Sans-abri: l'opération "Chaleur humaine" interdite à Charleroi

SDF

L'opération "Chaleur humaine", qui vise à venir en aide aux sans-abri de la région de Charleroi par la distribution gratuite de soupe du 21 décembre au 30 décembre, ne pourra pas être organisée faute d'autorisation, a indiqué mardi Sébastien Delhez, organisateur de l'action.

Refus du bourgmestre de Charleroi

Jean-Jacques Viseur (cdH), le bourgmestre de Charleroi, serait à l'origine de ce refus. "Il y a 8 jours, j'ai reçu l'autorisation du Collège communal d'organiser cette action et maintenant j'apprends que le bourgmestre refuse car les sans-abri donnent une mauvaise image de la ville", a confié M. Delhez.

"Avec ou sans autorisation, cette action se déroulera"

"Avec ou sans autorisation, cette action se déroulera comme prévu et s'il faut l'organiser devant l'hôtel de ville, nous le ferons", a-t-il ajouté.

Malgré plusieurs tentatives, le bourgmestre n'a pas pu être joint mardi pour réagir à cette information. (belga/dl)

Cette information avait été diffusée sur WWW.7sur7.be le 16 décembre dernier à 20 h 43


Toutefois, peu après, notre Camarade Malika El Bourezgui, conseillère communale, nous faisait savoir que le collège communal avait d'abord autorisé cette action, mais que le bourgmestre avait trouvé que l'emplacement de cette action (le restaurant la Bruxelloise, face de Notre Maison, bd Tirou) donnerait une mauvaise image de Charleroi car se situant à proximité du grand hôtel du Boulevard Tirou.
 
Finalement, après discussion, le bourgmestre a fini par autoriser cette initiative.
 
En fait, ce sont les nouveaux propriétaires du restaurant la Bruxelloise (juste à côté de la grande banque Fortis du boulevard Tirou) qui organisait cette action de solidarité. Ceux-ci espèrent d'ailleurs que d'autres commerçants suivront leur exemple.

Le Fédération de Charleroi du Parti communiste a toutefois réagi par un communiqué.

Le PC s’oppose à toute restriction des droits des citoyens.

La section de Charleroi du Parti communiste et la Jeunesse Communiste tiennent à exprimer leur forte réprobation face à une nouvelle tentative du bourgmestre et de sa majorité (avec le consentement idéologique de l'extrême droite) de restreindre les droits des citoyens. 

Après la prohibition de la consommation d'alcool sur la voie publique, l'interdiction de rassemblements lors des soirées de certains matches de football de l'Euro 2008, le projet avorté d'avancement des heures de fermeture des cafés carolos, voilà que maintenant la majorité communale a voulu interdire la distribution de soupe aux citoyens les plus démunis.

Invoquer régulièrement la préservation de l'"image" de Charleroi pour restreindre ou interdire certaines activités voire censurer certains propos est absolument inacceptable.  Il est à remarquer que depuis que les majorités communales successives parlent d'"image", la situation sociale et économique de Charleroi n'a cessé de se dégrader comme s'il y avait une certaine relation de cause à effet.

Le Parti communiste n'est pas libertaire mais entend défendre les libertés fondamentales et ordinaires des citoyens ordinaires.  Il le fera en concertation avec toutes les associations, tous les partis, tous les mouvements, tous les citoyens et la jeunesse carolo dans son ensemble opposés à ces dispositions liberticides.


Notre Camarade Jacques Coupez réalise un vrai travail de fond.

Jacques Coupez est membre du Parti communiste et cette qualité n'apparaît malheureusement pas dans le travail de fond qu'il mène avec d'autres citoyens, de nombreux responsables politiques et les industriels pour améliorer la qualité de l'air à Charleroi. Le résultat de ce travail est visible par tous: les rejets de poussières diverses ont fortement diminué, chacun est à même de le constater. Les industriels ont dû consentir à équiper leurs installations de nouveaux filtres. Cela n'a pas nui à l'emploi comme certains oiseaux de mauvais augure le préduisaient, même si oiseaux qui étaient parfois des syndicalistes de haut vol. L'article publié ci-dessous vous en apprendra plus sur le travail reéalisé par Jacques et ses acolytes.

Pollution-de-l'air-jacques- 



Compte rendu de la conférence-débat: "Pourquoi la décroissance?"

decroissance

Nous étions une petite trentaine venus assister à la conférence sur le thème de la décroissance avec comme orateurs
Pierre Eyben, secrétaire de la fédération liégeoise du Parti Communiste, Xavier Dupret, économiste du GRESEA et Paul Lannoye, ancien député européen Ecolo

lannoye_angers%20Premier à prendre la parole, Paul Lannoye confirme qu’après avoir été l’un des initiateurs de la transformation du mouvement Ecolo en parti, il a pris ses distances il y a quelques années vis-à-vis d’Ecolo.

Adepte de la décroissance, il en vient ensuite immédiatement à nous détailler ses raisons de l’impasse du mode de vie actuel. Notre société produit des dégâts et des risques écologiques de plus en plus importants pour lesquels aucune solution n’est proposée. Le mode de vie des pays les plus industrialisés, en gros les pays du G8 et les pays émergents, n’est pas tenable en regard des capacités de la planète et de la perpétuation des écosystèmes. L’effet de serre ne constitue pas à ses yeux le phénomène le plus grave. Il pense plutôt à la disparition de la biodiversité. Ne se réclamant pas de l’environnementalisme, il conteste le mode de production et de consommation en observant que les ressources sont limitées. En exemple, le pétrole dont le pic d’exploitation serait déjà atteint, les réserves à découvrir étant estimée à 10, 20 % du total des gisements. Notre assuétude au pétrole limité rend la base du système économique précaire. La pénurie des produits pétroliers doit nous engager à en prélever moins et à consommer d’autres énergies dont les énergies renouvelables. A ce propos, la quantité produite par le soleil est incroyablement importante, en tout cas très largement au-dessus de nos besoins.

Les difficultés de développement du tiers-monde résultent d’une insuffisance de ressources. En effet, les pays développés consomment la majorité de celles-ci. La croissance accentue les écarts de développement. De plus, les élites des pays en voie de développement appliquent les politiques prônées par les multinationales.

Les forces dominantes de nos sociétés ne mettront pas en œuvre une décroissance matérielle et une croissance du bien-être. La création de produits non durables, la consommation à outrance, l’ouverture des marchés exigeant des conditions sociales détestables (Chine par ex.), elles-mêmes engendrant une consommation de «mauvais» produits vu le manque de revenus. Le renouvellement de biens tels le GSM est incessant. Enfin, la libéralisation économique génère des désastres sociaux et écologiques.

Second intervenant Xavier Dupret défend le concept d’éco-socialisme. Pour sa part, il estime que le concept de décroissance ne peut être appréhendé par la science économique car il ne peut être évalué par des indicateurs économiques. Il en appelle d’ailleurs à la création d’indicateurs économiques pour évaluer une société de décroissance. Pour lui, l’utilisation de l’indicateur de développement humain est insuffisant.

Il relève que tous les « décroissancistes » ne sont pas anticapitalistes. Pourtant c’est la rentabilisation du capital qui produit une consommation à outrance. Les « décroissancistes » ne peuvent donc s’exempter d’une critique du capitalisme et de sa suppression. Il défend également l’idée de progrès social parce qu’elle participe du bien-être de la population. La décroissance résultera d’un processus de socialisation des moyens de production.

Il redoute que la prochaine bulle spéculative soit après celles de l’internet et de l’immobilier, celle des énergies renouvelables.

pierre eybenEnfin, Pierre Eyben quant à lui est un partisan de l’écosocialisme (selon le sociologue Michaël Löwy, courant de pensée et d’action écologique qui fait siens les acquis fondamentaux du marxisme tout en le débarrassant de ses scories productivistes).

Il relève d’abord l’opposition entre valeur d’échange et valeur d’usage.

Pour lutter contre le réchauffement climatique, la pollution de l’air due principalement aux émissions des voitures, la pollution des sols, notamment des nappes phréatiques mais aussi la pollution médiatique avec la publicité (les budgets publicitaires ont augmenté de 300 % en dix ans en totale disproportion par rapport à l’économie réelle entraînant le renforcement des conduites d’achat compulsif), le productivisme, les initiatives individuelles sont insuffisantes. Une remise en question du système s’impose.

Les « décroissancistes » ont indubitablement soulevé pas mal de questions pertinentes: la finitude des ressources, la critique du développement durable, la remise en cause du capitalisme, l’effet rebond en économie (l’apparition de nouvelles technologies n’entraîne pas nécessairement une diminution de consommation d’énergie ou de ressources car les consommateurs profitent des réductions de coût pour consommer davantage), la logique du toujours mieux qui peut engendrer le pis (ex: l’informatique (et les imprimantes) qui devait entraîner une diminution de la consommation de papiers, les voitures «vertes» qui ont nécessité pour sa fabrication des matières non prises en compte dans l‘impact écologique).

Pierre Eyben a ensuite parlé de la notion d’empreinte écologique (impact des activités humaines sur les écosystèmes et la planète).

Comme outil d’évaluation d’une société, il plaide pour l’indice de développement humain qui tient compte de l’espérance de vie. Ainsi, Cuba possède un bon niveau de développement humain.

Il en vient ensuite à remettre en question le mode de production (qui, pourquoi, comment,…). Ce sont les citoyens qui déterminent les biens qui sont produits.

Le concept de développement durable n’est pas acceptable car il signifie produire plus. Il cite le boss de British Petroleum France, Michel De Fabiani qui avait affirmé: «Le développement durable, c’est tout d’abord produire plus d’énergie, plus de pétrole, plus de gaz, peut-être plus de charbon et de nucléaire, et certainement plus d’énergies renouvelables. Dans le même temps, il faut s’assurer que cela ne se fasse pas au détriment de l’environnement.»

Pierre Eyben dénonce l’assimilation des courants de la Deep Ecology (forme d’environnementalisme qui préconise des mesures radicales pour protéger l’environnement naturel indépendamment de leurs effets sur le bien-être des gens) et la décroissance. Il critique la décroissance absolue et défend l’idée d’objection de croissance.

Revenant sur l’insuffisance des initiatives individuelles, il dénonce le manque manifeste d’alternatives de consommation (p. e. transports) et l’absence de remise en cause du fonctionnement systémique.

Il défend comme les « décroissancistes » une relocalisation économique contre la mondialisation capitaliste. Il défend la planification de la production avec une forte décentralisation, une économie des besoins (valeur d’usage des biens et services), les services publics qui seuls peuvent défendre une logique du long terme (voir la Poste et sa politique de transports par route du courrier).

Pierre Eyben enfin défend aussi les notions de progrès social et technique. Pour les progrès techniques, il faudrait le libérer des contraintes du marché qui ne considèrent que la profitabilité et le court terme.

Gonsette Jean-François 


Version imprimable E-mail

europe-palestine

Proche-Orient, l'Europe va-t-elle se renier ?  

Voici  un an, la conférence d’Annapolis donnait, sous la houlette de George Bush, le coup d’envoi à de nouvelles tentatives de négociations censées amener la paix au Proche-Orient avant la fin de 2008. Aujourd’hui, on n’en est nulle part. Pis, la situation des Palestiniens est plus désespérée que jamais. La Cisjordanie reste occupée, Gaza se meurt littéralement.

Et que fait l’Europe ? Ce 4 décembre prochain, le Parlement européen doit donner ou refuser son aval à une proposition de la Commission et du Conseil européen visant à élargir la participation d’Israël aux programmes communautaires européens. Déjà, une commission ad hoc de l’Europarlement a apporté son soutien à cet accord. Il serait proprement scandaleux que les eurodéputés le confirment en séance plénière, d’autant qu’aucune clause ne le conditionne au respect des droits de l’Homme, ni du droit international tel qu’établi par l’ONU.

Pourtant, conformément à l'article 2 de l'accord d'association Europe-Israël, signé le 20 novembre 1995 et  entré en vigueur le 1er juin 2000, l'UE a le droit de voter des mesures pour protéger les Palestiniens de toute violence. Ce texte établit notamment la libre circulation des marchandises et des capitaux et l'intensification de la coopération économique, sociale, scientifique et technique. Mais il est fondé aussi sur le respect des droits de l'Homme et des principes démocratiques violés systématiquement dans les  territoires occupés, sans même  parler des discriminations dont les Palestiniens sont les victimes en Israël même.

Il faut rappeler que le Parlement européen a adopté le 10 avril 2002 une résolution par laquelle il demandait à la Commission et au Conseil européen de convoquer d'urgence le Conseil d'association UE-Israël pour exiger du gouvernement hébreu qu'il respecte les résolutions de l'ONU. Tout cela serait-il oublié ?

La frilosité de l’Europe face au drame du Proche-Orient est indécente. La complicité de nombre de ses responsables politiques avec l’occupant israélien insupportable.

Le Parti communiste appelle tous les démocrates de notre pays à exiger des élus qu’ils désapprouvent  le nouveau protocole de coopération qui leur est proposé  tant qu’Israël bafoue  la paix et la justice, et qu’ils s’engagent résolument pour la reconnaissance des droits historiques du peuple palestinien .

Le Bureau politique

23:11 Écrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Le commentaire le plus élogieux que je pourrais faire est de n'en faire aucun. Qu'il vous en souvienne de votre volte-face quant au comportement de la juiverie israélienne. Revirement que je comprends, je n'ai cependant jamais reçu d'excuse de la part du Parti : je n'en ai pas besoin, je ne change pas d'avis.
Bonne réception. Serge NININ

Écrit par : NININ | 30/12/2008

je trouve scandaleux que les Instances européennes
ne réagissent pas au bombardement des populations
civiles sur un territoire étranger ( la Palestine)
Si on voulait vraiment la Paix, pourquoi refuser
des frontières avec des troupes de l'onu pour les garder ?
Non, car à ce moment, il n'y aurait plus moyen de
grapiller du terrain.6EO76

Écrit par : delforge Marcel | 31/12/2008

à propos du site camarades bonjour!

je me permets de vous envoyer ce petit commentaire car je suis un lecteur du site et si en lisant le contenu, je le trouve très interressant, je le trouve dans la forme "assez" brouillon, toutes les photos sur les côtés ne sont pas commentées et en exagérant un peu: est-ce que le Dalaï-Lama, GW Bush et Reynders seront sur la liste des futures élections? en diminuant les photos et en perfectionnant les différents liens(toutes les images ne sont en effet pas accessibles), ce site deviendra probablement encore meilleur!
bonne continuation et à bientôt...

Écrit par : michiels | 04/03/2009

Les commentaires sont fermés.