23/02/2009

L'Etincelle n° 40 février 2009

PC1Changez la vie.
Adhérez au Parti communiste.

Pour que nos vies changent, un Parti Communiste plus fort est nécessaire! Vous-mêmes, vous pensez qu’il faut faire quelque chose! Vous avez raison!

Pourquoi?

Pour empêcher le patronat et les partis au pouvoir de poursuivre une politique anti-sociale. Le Parti Communiste entend reconstruire une perspective à gauche, résolument anti-capitaliste avec les citoyennes et les citoyens. Pour cela, un Parti communiste plus fort est nécessaire. Adhérer au Parti communiste, c’est rejoindre des hommes et des femmes qui, avec leur personnalité, leurs idées, leurs motivations s’organisent pour être plus efficaces.

Inventons un rassemblement politique vraiment à gauche, appuyé sur vos revendications:


* Une gauche rebelle qui résiste et qui lutte contre toutes les injustices, pour toutes les solidarités hu­maines.
* Une gauche anti-capitaliste qui s’oppose à la loi de l’ar­gent et remet l’homme au centre de tout.
* Une gauche sociale qui combat avec déter­mination la pauvreté, le chômage, les bas salai­res, toutes les formes de précarités.
* Une gauche généreuse qui refuse les violen­ces, les oppressions et les exclusions, qui rap­proche les hommes au lieu de les diviser, qui organise la mise en commun, en partage.
* Une gauche citoyenne, qui restitue les pou­voirs aux citoyens, partage les responsabilités, ose la démocratie participative...

La Fédération de Charleroi du PC

 


Dix ans d'existence de "La Gauche" au Luxembourg

déi-lénkDiscours de notre porte-parole Pierre Eyben à l'occasion du meeting des 10 ans de Die Lenk (La Gauche) Luxembourg à Esch-sur-Alzette le 13 février 2009 en présence de Jean-Luc Mélenchon.

Chers amis, chers camarades,

Ceci est traditionnel mais pas moins sincère, je voudrais pour commencer vous remettre les chaleureuses salutations de mes camarades du Parti Communiste Wallonie Bruxelles.

En Belgique francophone comme partout en Europe et sur cette planète, nous avons un urgent besoin de fronts de gauche forts, qui renversent le rapport de force à gauche avant de simplement battre la droite.  Nous le voyons bien un peu partout, plus la gauche sociale-démocrate glisse au centre et se soumet à la logique archéo-libérale dominante, plus elle perd du terrain. Là où cela est encore possible, nous devons la forcer à regarder franchement sur sa gauche et plus sur sa droite. Ailleurs, nous devons purement et simplement acter sa mort idéologique et prendre sa place.

Nous avons besoin d’une gauche de combat qui respecte la parole des peuples, d’une gauche radicale au sens littéral du terme, c'es-à-dire qui attaque le mal à la racine. Et la racine du mal planétaire aujourd’hui, la source des injustices sociales et des destructions écologiques, c’est la logique économique qui assujettit nos sociétés, c’est le capitalisme.

L’anticapitalisme n’est pas un programme mais c’est assurément un dénominateur commun essentiel.

Nous pensons que les communistes doivent aujourd’hui, sans renier leurs spécificités, participer à la constitution de fronts de gauche. Ils peuvent y apporter des éléments d’analyse et d’action originaux et modernes … car la modernité camarades, ce n’est pas de travailler 65 heures par semaine, de plonger dans la misère plus d’un milliard d’humains ou de faire la guerre pour du pétrole. La modernité, ce n’est pas marché, productivité, compétitivité mais c’est liberté, égalité, fraternité

Un puissant Front de gauche est aujourd’hui impulsé en Europe avec la naissance du Parti de la Gauche Européenne dans lequel nous travaillons ensemble et qui devra s’élargir encore pour accueillir toutes les forces anticapitalistes.  Les partis membres du PGE auront le même programme à travers toute l’Europe pour les élections européennes en juin.  Quelle meilleure réponse pouvions-nous opposer à ceux qui faisaient de notre opposition à l’UE archéo-libérale et anti-démocratique une opposition à l’Europe ?  Oui, nous sommes internationalistes, mais notre internationale est celle des peuples, pas celle des milliardaires de Davos !

Nous avons aussi besoin de fronts de gauche dans nos pays.  Pour nous, Die Linke ou Dei Lenk sont des exemples. En Belgique francophone, notre parti qui a acté en congrès la nécessité de bâtir la force qui manque à gauche, travaille sans cesse à l’unité, notamment dernièrement au sein d’Une Autre Gauche.  Mais comme partout ailleurs, il n’est pas aisé d’unir la gauche de la gauche. Les dogmatismes, les sectarismes demeurent nombreux. Certains préfèrent la surenchère stérile à l’intérêt collectif.  Comme ailleurs de nombreux médias jouent à accentuer les appétits individuels et les antagonismes. 

Mais il n’est pas de fatalité.  Chaque pays n’a pas un Jean-Luc Mélenchon mais chaque pays, chaque région est confrontée aux mêmes régressions sociales.  Cette précarisation croissante, cette exploitation de plus en plus mal dissimulée, comme la crise d’un système basé sur l’endettement des peuples et la surconsommation, conduiront tôt ou tard à l’avènement de fronts politiques 100% à gauche.

La Gauche, c’est un joli nom, camarades. Un nom trop souvent galvaudé aujourd’hui et auquel nous devons rendre sens.  Voilà la difficile mais motivante tâche qui nous attend. Nous la relèverons unis.

Je vous souhaite au nom des communistes wallons et bruxellois un excellent anniversaire.


 

Le Parti communiste a comme ambition de créer le parti qui manque à la gauche.

Lors de son dernier congrès en octobre de l’année dernière, le Parti communiste a de nouveau nettement exprimé sa volonté de « participer à la construction d’une nouvelle force politique à la fois plurielle et unitaire, claire dans ses buts et ses moyens » .

Particulièrement attentif et intéressé par les expériences menées en Allemagne et en France:
- celle du parti Die Linke regroupant des communistes, des socialistes opposés à la politique sociale-libérale du SPD, des alter-mondialistes des écologistes, des syndicalistes en Allemagne,
- celle du Front de Gauche pour les élections européennes initiée par le Parti communiste français auquel a répondu favorablement le nouveau Parti de Gauche créé par Jean-Luc Mélenchon, le Parti communiste veut également s’engager dans le rassemblement de la gauche de gauche en Wallonie et à Bruxelles.

Il s’adresse donc en vue des élections à venir mais surtout au-delà de ces échéances «à toutes celles et tous ceux qui prennent la mesure des impasses actuelles et partagent le besoin de s’engager dans la construction d’un projet de transformation sociale de gauche à contre-courant  de l’ultralibéralisme.  « Les communistes le » font « sans sectarisme, sans a priori, ni exclusives avec toutes celles et tous ceux qui ressentent le besoin de construire la force qui manque à la gauche » .

Pour les élections européennes et régionales, le Parti communiste déposera des listes Parti communiste - Gauche européenne (PC-GE) en Wallonie et à Bruxelles.  Adoubées par le Parti de la Gauche européenne, parti fort de 400.000 membres regroupant en son sein des partis socialistes, communistes, rouges-verts et d’autres partis de la gauche démocratique, ces listes compteront des personnalités indépendantes.  De plus, un accord a été conclu avec le Parti humaniste.  Des candidats de ce parti figureront sur les listes.  D’autres partis de gauche ont été interpellés ou nous ont interpellés récemment.

Ces élections doivent être l’occasion de proposer ensemble des projets européens, wallons et bruxellois qui nous libèrent de la logique capitaliste qui sacrifie les intérêts de la grande majorité de la population et l’avenir de la planète pour permettre à une petite minorité d’accumuler le maximum de profits.  Les responsables politiques et économiques de la crise capitaliste ne peuvent être ceux qui donnent les solutions.  Le libéralisme a montré qu’il est une impasse.  Cela suffit.  Passons à autre chose.

Le Parti communiste continuera dans les semaines qui viennent à construire ses programmes régionaux au travers de ses Ateliers de Gauche ouverts à tous ceux qui souhaitent apporter leurs propositions, échanger leurs expériences. 

Le Parti communiste appelle toutes et tous à travailler ensemble à créer la dynamique politique de gauche à même de renverser le cours critique des choses.

La fédération de Charleroi du Parti communiste déposera des listes pour Charleroi et la Thudinie.  Dans un esprit d’ouverture et de large participation, elle entend, avec les citoyens, les associations, les mouvements, les partis qui refusent les logiques libérales à l’œuvre à tous les niveaux de pouvoir, favoriser les convergences autour des exigences de changements.  Ouverte à toute proposition de soutien et de candidature sur les listes, la fédération de Charleroi du PC prendra l’initiative de réunir toutes les bonnes volontés progressistes acquises à cette démarche.


 

Fortis, changer de cap !     

fortisUne majorité d’actionnaires furieux et frustrés ont majoritairement voté « non » au démantèlement du groupe Fortis dans les conditions que des « décideurs » financiers et politiques leur avaient imposées. A la veille de ce vote, le gouvernement et les partisans privés de l’adossement, à prix bradé, à la banque française BNP-Paribas, avaient exercé de formidables pressions - y compris en piétinant le principe de la séparation des pouvoirs - pour imposer leurs vues. 

De toute évidence, ils n’ont pas trouvé, pas plus que le management de Fortis, les arguments pour convaincre. Leur arrogance et leur mépris du droit ont manifestement eu l’effet contraire. Et au bout du compte, plus aucun des acteurs ne semble savoir dans quelle direction aller. « Les épargnants et le personnel ne doivent se faire aucun souci », a déclaré le Premier ministre Van Rompuy» en chœur avec les partis gouvernementaux, ceux-là même qui jusqu’au bout ont pourtant clamé que le démantèlement de l’ex-CGER était la seule solution viable possible. Les grandes manœuvres vont donc reprendre. Les petits actionnaires ne savent toujours pas comment récupérer leur mise, les clients sont dans le doute et le personnel ne sait pas à quel saint se vouer. Mais le gouvernement confirme que, quelle que soit l’issue de cette saga, les contribuables passeront à la caisse.


Il faut changer fondamentalement de direction. Le fait est qu’aujourd’hui Fortis appartient de facto à l’Etat belge. Mais ne parlez pas de « nationalisation », vous proféreriez un gros mot. Une telle idée est totalement iconoclaste au regard des canons du dogme ultralibéral. Pour tous les partenaires de la majorité, de droite comme de gauche, point de salut, paraît-il,  hors du « marché libre et sans entraves ». Et toujours pas question d’imaginer une quelconque intervention de la puissance publique, dans l’économie en général, dans la finance en particulier.


Un tel acharnement apparaît particulièrement inacceptable quand, en Belgique comme dans l’ensemble des pays capitalistes, le grand capital attend des Etats qu’ils assument à coups de milliards les choix désastreux qui ont mené à la crise actuelle. Une crise que l’on promet longue et catastrophique en termes sociaux.

Cette situation appelle la création d’un ou plusieurs pôles financiers publics (au niveau national ou régional) au service d’une politique ambitieuse de l’emploi, non délocalisable et de qualité, de la formation et de l’innovation. Accepter encore la dictature des grands actionnaires et de la « rentabilité financière » équivaudrait à confier l’extinction d’un incendie aux incendiaires.

 

Le Bureau politique

 


 

Non à une nouvelle privatisation de la Poste ! 

la poste
    


Lors de la privatisation partielle de la poste en 2005, on a mis en avant l’arrivée de la Poste Danoise (25%) afin de camoufler l’entrée dans le capital de l’opérateur privé CVC Capital Partners. Le simple nom de ce fond d’investissement privé britannique (« Partenaires du Capital ») dit en effet tout de la logique de ce mastodonte financier. 

CVC est là pour rationaliser et donc pour faire du profit. Avec 25% du capital de la Poste belge et en tant que premier actionnaire privé de la Poste Danoise (ce qui a été soigneusement caché), CVC a déjà largement imposé cette logique avec à la clef la perte chaque année de 1500 équivalents temps-plein, une augmentation substantielle de la productivité au détriment des conditions de travail et du service rendu, une hausse importante du prix du timbre et la fermeture de 650 bureaux de poste.  Il faut dire que le patron de la Poste, Johnny Thijs, est un ancien de chez CVC.

Aujourd’hui, la poste danoise vient d’annoncer qu’elle souhaitait se retirer du capital de la Poste belge et céder ses parts à CVC Capital Partners, réalisant au passage une juteuse plus-value puisqu’elle revendrait ses parts 373 millions alors qu’elle les a acheté 150 millions. Il faut absolument empêcher cette privatisation accrue de la Poste belge et au contraire garantir la prédominance de l’Etat actionnaire au détriment du partenaire privé et prôner le rachat par l’Etat de ces parts tout en refusant le prix de vente exorbitant annoncé. (L’Etat qui finance la Poste à hauteur de 300 millions d’euros chaque année a les moyens de faire pression.)

Alors même que l’on découvre chaque jour les conséquences économiques dramatiques de la logique ultralibérale, sous la houlette du ministre Vincent Van Quickenborne et avec l’aval inacceptable du partenaire socialiste, le gouvernement belge est lui disposer à valider ce scénario.

Et ce n’est pas tout, le très libéral Vincent Van Quickenborne soumettra sous peu au Parlement un projet de loi concernant la libéralisation du marché postal qui ouvre toutes grandes les portes au dumping social  et à la baisse du service rendu à la population.  Ce projet prévoit que les nouveaux entrants sur le marché postal pourront ne couvrir que 10% du territoire (se focalisant sur les zones les plus denses et rentables), n’auront aucune obligation de type service universel, et qu’il n’existera aucun statut du postier comme en Allemagne. On pourra dès lors recourir à des intérimaires et à des sous-traitants. Si ce projet passe, c’est le métier de postier et plus généralement le service public postal qui seront condamnés.  Le pré-projet annonce d’ores et déjà la perte de 5000 emplois d’ici 2012.  Un véritable drame social alors que le chômage est déjà reparti à la hausse.

Nous y sommes résolument opposés.  Nous prônons au contraire un retour à une poste 100% publique.  La somme nécessaire pour racheter les parts vendues en 2005 équivaut à plus de 50 fois moins que la somme totale débloquée ces derniers mois pour sauver les banques.

A court terme, nous réclamons également un moratoire sur la fermeture des bureaux de poste.

Environ 8000 personnes ont d’ores et déjà signé la pétition Sauvons la Poste.  Nous vous invitons à la signer et à la diffuser largement : http://sauvonslaposte.be
 

Le Bureau politique

14:24 Écrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |