08/03/2009

L'Etincelle n° 41 - mars 2009

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Le Parti communiste se présentera dans toute la Wallonie et à Bruxelles aux élections régionales du 7 juin sous le sigle "PC-GE".

Comme aux élections européennes, il le fera avec des listes ouvertes à d'autres formations, à des militants associatifs, à des syndicalistes.

La crise du système capitaliste, ses effets catastrophiques sur les peuples dit l'urgente nécessité d'offrir des alternatives, de présenter des femmes et des hommes pour les porter. Nous entendons prendre notre place dans ce défi.

Le PC engagera toutes ses capacités militantes et matérielles pour faire avancer les idées de progrès et rompre avec les dogmes libéraux.

La campagne électorale doit être à la mesure de cet engagement. Elle appelle des ressources importantes. Nous invitons donc nos militants, nos sympathisants, toutes celles et ceux qui approuvent notre démarche à
renforcer nos moyens financiers. C'est là un bon placement pour changer de politique!

Souscrivez. Versez votre contribution au compte 310-0687442-89 avec la mention "campagne 2009"

 

Extrême-droite, sida : Halte aux positions rétrogrades de Benoît XVI      

extrémisme religieux
On dénombre sur le continent africain pas moins de 50 millions de séropositifs et dans certains pays, la pandémie est littéralement hors de contrôle.  Ceci n’a pas empêché le pape Benoît XVI de réitérer avec force son opposition à l’usage du préservatif, seul moyen à ce jour de circonscrire ce fléau meurtrier.  L’interdit papal va affaiblir la position des gouvernements africains qui ont fait de la lutte contre le sida l’une de leurs priorités de santé publique. On se demande franchement sur quelle planète vit ce pape et où se terre l’humanisme qu’il prétend incarner.

Cette déclaration survient quelques semaines seulement après qu’il ait réintégré la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X au sein de l'Eglise catholique alors que dans le même temps, il continue sa lutte sans merci contre les catholiques progressistes. Fondée en 1970 par Monseigneur Lefebvre, cette «fraternité» représente le courant intégriste catholique le plus réactionnaire. Il est proche des idéologies fascistes et a de nombreux contacts avec l'extrême droite contemporaine.  A son palmarès, outre les déclarations négationnistes de l’Evêque britannique Richard Williamson, on trouve notamment des messes en l’honneur de nazis notoires tel Paul Touvier (illustre collaborateur français qui fut un des chefs régionaux de la Milice, force militaro-policière du régime dictatorial de Vichy) ou Maurice Bardèche (pronazi français devenu après la guerre l'un des plus importants idéologues du néofascisme européen). On trouve aussi des déclarations explicites comme celle de l’Abbé  Paul Aulagnier  «Je suis content d’être à Bruxelles, moi qui déteste la république et qui hais la démocratie.» («Polémique-Info» 24 septembre 2001)  ou encore «La norme de notre agir n’est pas d’abord la légalité, mais la foi catholique.» («Pour qu’Il Règne» novembre 1995). En France et en Belgique, plusieurs disciples et dirigeants de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X ont rejoint les rangs du Front national. On compte ou a compté des élus frontistes belges, ainsi qu’un député fédéral, Hugues Wailliez, provenant de la dite «Fraternité».

Voilà donc la ligne idéologique qu’imprime le pape Benoît XVI, lui qui fut pourtant jadis membre des jeunesses hitlériennes et qui sait donc pertinemment à quoi mène l’idéologie fasciste.

Le parti Communiste, qui compte en ses rangs des croyants, tient à redire avec force son attachement au principe de laïcité de l’Etat et son opposition à toute immixtion du religieux dans la gestion de la société. Cette immixtion est d’autant plus détestable lorsque, comme avec Benoît XVI, elle tend à propager des positions rétrogrades contre l'avortement, la contraception, le mariage homosexuel, l'euthanasie ou encore les recherches médicales sur les cellules souche.
 
Le Bureau politique

ombre-rougeLe billet de l’Ombre Rouge

Charleroi : repaire de terroristes ?

Cela a commencé,  il y a une quinzaine de jours : des mails annonçaient l’organisation d’une conférence d’information oàrganisée par la Maison de la Laïcité de Thuin. Fort bien mais qui était invitée ? Et bien tout simplement l’Ambassadrice d’Israël en Belgique. Les organisateurs souhaitaient qu’elle explique au bon peuple l’historique du long conflit israélo-palestinien.

Mais cette personne présentée comme la représentante d’un pays dit démocratique, respectant les valeurs humaines, était-elle la personne la plus qualifiée pour informer son auditoire sur l’occupation des territoires palestiniens depuis 60 ans, la colonisation sans cesse croissante, les crimes de Sabra et Chatila, l’exode manu militari de millions de Palestiniens des territoires conquis par Israël, l’accaparation des terres, le détournement des réserves d’eau, les checks-points, le mur, les arrestations arbitraires, l’utilisation de la torture et tout récemment le massacre programmé des Gazaouis enfermés dans leur prison à ciel ouvert ?

Il faut reconnaître à toute organisation sa liberté de développer les activités de son choix, inviter qui bon lui semble pour le faire. Cependant les partisans de la libre pensée n’ont-ils pas comme devoir de rechercher la vérité en organisant la confrontation de points de vue opposés et en cas d’impossibilité de faire appel à un historien non partisan pour se contenter d’un exposé scientifique ?

Que pouvait-on attendre d’une personne représentant un gouvernement ultra droitier comprenant des ministres d’extrême droite ? Quelle mouche a donc piqué les organisateurs de la Maison de la Laïcité de Thuin ? A-t-elle été sourde à la récente actualité tragique? N’a-t-elle pas entendu parler des manifestations pacifiques qui se sont déroulées en janvier sur la bonne terre de Charleroi, terre de solidarité. Les concentrations dans la capitale du Pays Noir ont rassemblé des milliers de manifestants réclamant la fin du massacre d’innocents à Gaza. Ce furent des manifestations responsables, respectueuses des diverses opinions, des manifestations pacifiques bien encadrées pour éviter tout dérapage sectaire.

Les militants carolos se sont ainsi sentis provoqués lors de l’annonce du débat et des réactions parfois épidermiques ont fusé de toutes parts. La plateforme Palestine de Charleroi fut, elle aussi, interpellée. Il faut rappeler que cette large plateforme unit autour de la FGTB et du MOC, plusieurs dizaines d’organisations politiques culturelles et sociales de notre région.  Les responsables ont laissé à leurs membres la possibilité d’assister au débat et de poser toutes les questions qu’ils jugeraient utiles et ce, de façon courtoise sans menace à l’encontre de la conférencière.

Quelques mails ont, par la suite, provoqué une panique généralisée à Thuin à commencer par la présidente de l’association locale de la Laïcité, les services secrets israéliens et la police locale qui classa finalement le danger au niveau le plus élevé, le numéro 3. Tout cela fut fait sur base d’un courrier électronique qui avait laissé entendre «  que l’intégrité physique de l’Ambassadrice » pouvait être mise en jeu. Devant un tollé bien orchestré, le Bourgmestre socialiste de Thuin, placé sur le grill, se devait de réagir et il fit interdire la manifestation. N’oublions pas que le coût demandé pour protéger la personnalité israélienne allait lui être aussi trop élevé pour les finances communales au travers de sa zone de police.

On aurait pu en rester là si l’édition régionale du groupe Sud-Presse n’avait publié dans son édition du samedi 16 févier une série d’articles offensants pour tous les progressistes carolos s’activant au sein de la plateforme « Palestine « . A grand renfort de titres accrocheurs parlant de terrorisme sur Thuin, d’activistes gauchistes, de Ptébistes, de groupuscules marginaux imposant leur loi, rien moins que cela ! Il est vrai que si la gauche large n’a pas le vent dans les voiles, réduire la FGTB et le MOC à des groupuscules est tout simplement grotesque.

Cette imagination délirante ne fait pas honneur à cette noble institution que représente la presse d’information. Ces écrits ne sont pas du journalisme. C’est du populisme de mauvais alois, C’est de la caricature. Ce sont des séries de crachats lancés à la face  des centaines de militants engagés, honnêtes, pacifistes pour lesquels la défense de la personnalité humaine a tant de valeur

Enfin, il faut se rendre sur le blog de cet organe de presse pour comprendre le mal causé par de tels écrits irresponsables. Ils sollicitent tous les racistes à déverser des propos les plus veules, toute leur haine raciste vis-à-vis du monde arabo-musulman faisant de ce dernier le bouc émissaire de tous les maux de notre société. L’Arabe de l’an 2000 a, aujourd’hui, remplacé le Juif de l’an 30. Triste évolution d’une société malade…


Venezuela: la démocratie a gagné.

 Certains médias s’acharnent avec zèle à coller à Hugo Chavez l’image d’un dictateur. La faribole de « l’élection à vie » propagée par l’opposition vénézuélienne aura ainsi été reprise avec force par nombre de nos médias. Cette accusation est grotesque, et d’autant plus si l’on se rappelle que cette même opposition n’avait pas hésité il y a quelques années à se passer pour ce qui la concerne de toute élection pour mener un coup d’Etat militaire et placer le patron des patrons vénézuéliens à la tête d’un gouvernement fantoche. On fait difficilement plus explicite !

Ce dimanche, les Vénézuéliens participaient à leur 15 ème scrutin électoral depuis l'accession à la présidence de la République de Hugo Chavez.  Pas mal pour un dictateur ! Avec un taux de participation de 70 %, ils ont ratifié à plus de 54% le projet d'amendement constitutionnel permettant, pour tout élu local ou national, pas seulement le président de la République, de pouvoir se présenter à des élections sans limitation du nombre de mandats, "pour le temps établi constitutionnellement".  Il ne s’agit donc aucunement de légaliser une « élection à vie » mais d’octroyer aux élus la possibilité de briguer plus de deux mandats d’une durée déterminée.  La même règle est en vigueur dans de nombreuses démocraties, et notamment en Belgique, sans que cela soulève les hurlements de certains journalistes à la vision manifestement fort sélective.

On ne peut par ailleurs s’empêcher de constater que si Hugo Chavez est un « dictateur » qui fait voter, nous avons en Europe des « démocrates » qui évitent le plus souvent possible les urnes.  Ainsi nos démocrates tentent-ils dernièrement d’imposer sans consultation (ou même en s’asseyant sur le résultat de celles-ci) des Traités européens ultralibéraux. A nouveau on ne peut que s’étonner de certains traitements « de faveur » de la part des médias de masse.

Bien évidemment nous sommes plutôt favorables à un renouvellement des élus.  Mais force est de constater qu’Hugo Chavez avec le mouvement populaire qu’il représente est aujourd’hui un moteur de la dynamique progressiste en cours en Amérique latine.  Pour un temps encore, sa contribution est importante et ce n’est pas à un lobbying réactionnaire de nous en priver. Notre parti est donc très heureux de cette belle victoire démocratique du peuple vénézuélien et de son président, victoire que nous tenons à saluer fraternellement. A nouveau la démocratie vénézuélienne a démontré toute sa maturité et toute sa richesse.

Nous observons avec grand intérêt la révolution par les urnes qui s’opère aujourd’hui à travers toute l’Amérique latine et singulièrement au Venezuela. Le temps est venu pour l’Europe de mettre fin à ses velléités impérialistes et de se laisser coloniser par certaines des alternatives sociales mises en œuvre en Amérique latine.  Nous ne prendrons afin d’illustrer ce propos, qu’un seul exemple.  Au Venezuela, le gouvernement a mis en place un système de cotisations patronales proportionnel à la politique sociale et salariale des employeurs.  Vous êtes un patron voyou, vous payez le maximum.  Vous êtes un patron social, l’Etat vous encourage.  Voilà le type de mesures à contre courant des intérêts notionnels chers au gouvernement belge et à son Ministre libéral, Didier Reynders que nous voudrions voir mises en œuvre chez nous.

Le Bureau Politique du Parti Communiste Wallonie-Bruxelles

L'OTAN a 60 ans, un bon âge pour la retraite !     

non à l'otanA la veille de son 60ème anniversaire, le rôle de l'OTAN sur la scène internationale ne cesse de susciter d’inquiétantes questions.

Rappelons que, pendant plus de 40 ans, on nous a répété que sa seule justification aurait été de contrer la menace soviétique incarnée par l’Organisation du Traité de Varsovie , créée pourtant six ans après elle et rassemblant la plupart des Etats communistes européens. En 1991, lors de la dissolution de cette dernière, puis de l’Union soviétique elle-même, de nombreux observateurs s’attendaient à ce que l’OTAN prenne le même chemin.

Mais, bien au contraire et malgré les promesses faites à Gorbatchev, l’OTAN s’élargissait en direction de la Russie, passant de 16 membres en 1991 à 26 actuellement, et probablement 28 après le sommet de Strasbourg d’avril prochain. Et surtout, l’alliance, dont la charte confine son rôle à la défense du territoire de ses membres, a totalement changé de nature.

Après quatre décennies d’« équilibre de la terreur » au cours desquelles aucun missile ne fut échangé avec l’adversaire, l’OTAN multiplie les actions offensives dans les Balkans à partir de 1994. Ses bombardements massifs de la Serbie en 1999 ont directement contribué à la proclamation unilatérale de l’indépendance du Kosovo, où elle maintient près de 20.000 hommes. C’est également cette année-là, en pleine « guerre du Kosovo », que ses dirigeants entérinent l’important changement de doctrine consécutif à la fin de la guerre froide : il n’est maintenant plus question de défense mutuelle du territoire des membres de l’alliance, mais de « gérer » les crises où qu’elles surviennent sur la planète.

Et effectivement, deux ans plus tard, c’est en Afghanistan que l’OTAN offre un soutien multiforme à la guerre lancée par les Etats-Unis contre les talibans pour, ensuite, assurer un rôle de plus en plus important dans l’occupation du pays, où elle commande maintenant une « force d’assistance » de 55.000 militaires. Parallèlement, elle contribue à la répression de la résistance en Irak en apportant un soutien logistique aux forces sous commandement états-unien et en formant l’armée locale à leur dévotion.

Par ailleurs, c’est sous couvert de leur appartenance à l’OTAN que plusieurs pays européens, dont la Belgique, continuent à « héberger » des armes nucléaires américaines. Le déploiement prévu d’un bouclier antimissile en Tchéquie et Pologne, avalisé par l’OTAN, montre également que certains, à Washington, n’ont pas renoncé à en découdre avec l’« ours russe ». C’est dans la même logique que les mêmes ont défendu avec acharnement l’adhésion de la Géorgie et de l’Ukraine à l’OTAN, au risque d’allumer la mèche à de nouveaux conflits.

Tout cela démontre que, plus que jamais, l’organisation atlantique demeure un outil de mainmise des Etats-Unis sur l’Europe. Grâce aux renforts qu’elle met gracieusement à leur disposition sur divers fronts, elle leur permet de renforcer leur toile tissée à travers le Moyen-Orient et aux frontières de la Russie et de la Chine. 

C’est pour toutes ces raisons que le PGE et le PC W-B réclament la dissolution de l’OTAN et appellent à manifester le 21 mars à Bruxelles ainsi que le 4 avril à Strasbourg et à Kehl .

Le Bureau politique

 

15:54 Écrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |