07/04/2009

L'Etincelle n° 42 - avril 2009

ombre-rougeL’ombre rouge vous avertit :

« Méfiez-vous des étiquettes ! »

front national

Oui, ils étaient bien là le vendredi 10 avril dernier pour déposer leurs listes pour le scrutin européen. Trois bandes d’anciens complices, aujourd’hui membres de bandes rivales.

Parmi le premier trio à se présenter, on reconnaissait le fameux sénateur Lacroix, amateur de chansonnettes méprisables, secondé par le député bruxellois Sessler, qui a couru toutes les boutiques de l’extrême droite : F.J. (Front de la Jeunesse) – PFN (Parti de Forces Nouvelles) – Vlaams Blok, F.N.

L’autre trio était composé de l’ancien parlementaire libéral pont-à-cellois, Charles Petitjean, et du député fédéral Cocriamont de Charleroi, l’homme au salut nazi lors de sa prestation de serment à Molenbeek.

Ces deux listes rejetées dans un premier temps par le tribunal de Namur se disputaient le fameux sigle FN. Après l’arrêt définitif et la validation des listes, seule l’une d’elles fut acceptée.
 
Et puis dans un troisième groupe, très bien caché sous l’étiquette « Wallonie d’abord », on retrouve l’ancien sénateur FN Detraux qui a mis à jour les turpitudes financières du président à vie du parti, le docteur  Féret, mélangeant ses finances personnelles et celles de son parti .

Cette dernière liste veut ratisser large, et rassembler sous son nom des électeurs toujours sensibles à l’identité wallonne. Amis wallons, ne vous laissez pas piéger par ce parti national régionaliste wallon ! Le qualificatif « wallon » est un attrape-nigauds. Ne vous laissez donc pas piéger.

De son côté, la liste Parti Communiste - Gauche Européenne (PC-GE), de son côté, compte, elle, des représentants actifs, militants depuis toujours de la cause wallonne.

En ce qui concerne les Carolos, ils pourront porter leur vote sur Freddy Pieters, 5ème candidat effectif et Magali Moreau, ancienne conseillère communale UCPW de Courcelles, candidate d’ouverture, et dernière suppléante à la Région.

La Wallonie, terre d’accueil et de solidarité, doit rejeter aux oubliettes, les reliquats d’une histoire peu glorieuse.


 

 

charleroi_prcpdci_19-4-2009


La casse d'Arcelor Mittal, le prix de l'abandon public     

arcelor%20mittal_tcm33-178549La multinationale Arcelor-Mittal vient d’annoncer la fermeture du dernier haut-fourneau liégeois et la perte de près de 1000 emplois supplémentaires, et ceci à peine quelques semaines après l’annonce d’un plan de « dégraissage » drastique visant déjà à passer de 4200 emplois en octobre 2008 à 2800 fin 2009. La chaîne d’agglomération d’Ougrée, ainsi que l’aciérie et le laminoir à chaud de Chertal seront également touchés. Le Parti Communiste tient à exprimer toute sa solidarité avec les travailleurs liégeois en ces moments difficiles ainsi qu’à ceux des nombreux autres sites européens (à Gand, à Charleroi ou à Florange,…) durement touchés eux-aussi.

 

Nous exprimons également notre colère face à ce dernier avatar de l’économie capitaliste où les actionnaires empochent les bénéfices et où les travailleurs payent l’addition. Il faut rappeler qu’Arcelor-Mittal a réalisé 6.7 milliards d’euros de bénéfices en 2008 dont plus des 2/3 furent directement reversés aux actionnaires fin 2008.  Il faut dire qu’au moment même où elle sacrifie des milliers d’emplois, la multinationale vient d’annoncer qu’en 2009 ses actionnaires toucheraient encore pas moins d’un milliard d’euros de dividendes.  Arcelor-Mittal était pourtant soit disant sans le sous lorsqu’il s’agissait de payer les quotas d’émissions CO2, obligeant la Région (et donc nous tous) à régler la facture.

Sur cette question, pas un mot du Ministre Marcourt qui se contente au contraire de dédouaner Mittal et de blâmer avec un certain culot l’ultralibéralisme auquel son propre parti a pourtant ouvert grand la porte. Pire encore, il entre dans le jeu patronal de la concurrence mondialisée et réclame une meilleure productivité soit plus encore de pertes d’emploi.

En ayant vendu morceau après morceau sa sidérurgie, nos gouvernements ont cédé sciemment une bonne part de leur faculté d’intervention face à ces patrons voyous qui trouvent dans la crise un « effet d’aubaine » afin de rationaliser plus encore. Si nous ne voulons pas voir définitivement disparaître une industrie (et un savoir-faire) ancestrale de notre région, il est temps de retrouver un acteur public fort.

Le Parti Communiste  exige le remboursement par Mittal des aides perçues s’il maintient son plan de démantèlement alors même qu’il se déploie dans les pays à bas salaire.

Plus fondamentalement, nous proposons la mise sous statut public de la sidérurgie wallonne et plus largement celle de l’Europe, ainsi que cela a été fait pour sauver les banques un peu partout.  Cela permettrait notamment une gestion plus rationnelle de la production et de l’utilisation des produits finis.  Il est ainsi  choquant de constater par exemple que les 10.000 tonnes d’acier utilisées pour la gare Calatrava de Liège n’ont pas été produits à quelques kilomètres de là (et acheminés par voie ferrée) mais sont venus d’Espagne.

Demain encore, nous aurons besoin d’acier dans notre région, ainsi que d’une grande variété de produits finis de haute technologie issus de la sidérurgie.  Il est socialement plus souhaitable de les produire ici.  Ecologiquement, avec des infrastructures modernes (et par exemple l’ouverture d’un haut-fourneau électrique sur le site de Chertal) et une relocalisation de la production, on pourrait également lutter plus efficacement contre la pollution de l’air.

Si la liste PC-GE obtient un(e) élu au Parlement européen et/ou au Parlement wallon, il(s)/elle(s)  portera(ont) ce message de rupture avec la logique ultra-libérale.  C’est également le combat que mèneront au niveau européen nos partis frères du Parti de la Gauche Européenne. Chaque jour, le capitalisme nuit gravement à la santé !
 



Le PC pour remotiver la Gauche
  
Le Parti Communiste a dévoilé ses listes pour les scrutins du 7 juin . Mais le parti de gauche se projette déjà bien au-delà de cette échéance.

 

Sebastien GILLES

logo_redRelégué , au fil de l'Histoire, d'un rôle important sur l'échiquier politique à un statut de « petite formation politique », le Parti Communiste Wallonie-Bruxelles n'en est pas moins resté un aiguillon démocratique aux idées d'une rare cohérence. Inutile de préciser que tout en déplorant la crise financière et capitaliste mondiale, les membres de la fédération carolorégienne du PCWB y trouvent matière à poser des pierres dans leur jardin : « C'est quand même dingue de se rendre compte au quotidien que l'analyse et les prédictions de Karl Marx, il y a quelque 150 ans, étaient justes sur le devenir et les risques du capitalisme », souligne Robert Tangre.

Ce dernier, conseiller communal à Courcelles, constate aussi que la crise actuelle remobilise une partie de la population touchée par les conséquences de l'ultra-libéralisme : « Les vingt dernières années n'ont pas été faciles pour le PC belge. Toute une série de membres et de sympathisants se sont démobilisés avec la chute du Mur de Berlin et la disparition des pays socialistes d'Europe de l'Est. Aujourd'hui, avec 40 demandes d'adhésion enregistrées sur les douze derniers mois et des sections locales prêtes à rouvrir, à Fleurus, par exemple, nous présentons des listes qui font la part belle aux jeunes générations et aux candidats d'ouverture. » Pour l'arrondissement de Charleroi, la liste PC-GE (Parti Communiste-Gauche Européenne, lire ci-contre) soumise au scrutin régional est chapeautée par Jean-François Gonsette, fonctionnaire et militant PC, premier candidat effectif. Claudine Moine, postière et personnalité du monde associatif carolo, connue notamment pour son action au sein du Secours Populaire, occupe la deuxième place effective. Jacques Coupez, ancien échevin communal carolorégien, pousse cette liste en tant que 9e candidat effectif.

Même si les Communistes carolorégiens se trouvent actuellement dans un contexte socioéconomique qui est favorable à un retour en grâce de leurs idées, ils restent réalistes : « Notre ambition pour ce scrutin, c'est de réaliser le plus beau score des petits partis. », avoue Jean-François Gonsette.

En fait, leur objectif avoué se situe à plus long terme : « Parvenir à fédérer les forces de gauche démocratique pour réoccuper de manière visible le terrain politique à gauche de la gauche actuelle et ramener nos idées dans le débat politique majoritaire. »

Extrait de Vers l'Avenir

 


 
Un programme commun à trente partis de l'UE

dyn002_original_265_371_pjpeg_45901_25541adbe5c425703e3ba0c581ae601cPierre Eyben, porte-parole du Parti Communiste Wallonie-Bruxelles et tête de liste à l'Europe, épingle quelques-uns des points défendus dans ce programme commun : « Nous continuons à dénoncer la constitution européenne. Nous sommes favorables à la construction européenne mais pas à une Europe ultra-libérale et liberticide telle que le traité de Lisbonne veut l'imposer. Nous militons pour un renforcement des pouvoirs publics et le retour à des opérateurs publics uniques en matière de télécommunications, de transports, de service postal, d'énergie. Nous défendons dès lors l'idée de la création d'une banque publique. Nous appelons aussi à la plus grande prudence face aux velléités de l'OTAN par rapport à l'UE et l'ONU ! »
 
 

Extrait de vers l'Avenir

À l'Europe, la liste communiste belge défend un programme commun aux trente partis qui constituent le PGE (Parti de la Gauche Européenne) et qui explique donc le nom complet PC-GE de la liste présentée, hier matin.

 


 

Communiqué de la fédération de Charleroi du Parti communiste


conférence-de-presse-du-pc

La Fédération de Charleroi du Parti communiste Wallonie-Bruxelles tenait, ce matin, une conférence de presse concernant les scrutins régionaux et européens du 7 juin prochain.

Les responsables de la Fédération de Charleroi ont notamment dévoilé que le parti communiste se présenterait à l’Europe ainsi que dans les 13 circonscriptions wallonnes sous le sigle « PC-GE » (Parti Communiste – Gauche Européenne). Ceci permettra de marquer clairement le fort ancrage européen du PC, membre du Parti de la Gauche Européenne (PGE), et traduira concrètement la place laissée à des indépendants et membres d’autres organisations sur les listes.

Concernant le scrutin européen, c’est Pierre Eyben qui mènera la liste pour le collège électoral francophone. Pierre Eyben a 33 ans et habite Jupille-sur-Meuse. Il est chercheur, ingénieur physicien et docteur en sciences appliquées. Pierre Eyben est, par ailleurs, porte-parole du parti communiste depuis novembre 2008. Engagé en faveur de la défense d’une poste « 100% publique » et sur les thèmes écologiques (relocalisation économique, sortie du nucléaire, planification écologique,…) il est également un militant de la lutte contre l’agression publicitaire.

La deuxième place de la liste européenne sera occupée par Nicole Cahen, représentante du PC W-B au bureau exécutif du PGE et la troisième place par Gilles Smedts, porte-parole du Parti Humaniste. La liste européenne sera poussée par le conseiller communal courcellois UCPW Robert Tangre.  La première suppléance sera occupée par la conseillère communale carolorégienne Malika El Bourezgui.

Lors de la conférence de presse, Pierre Eyben a présenté les « Dix virages à gauche pour changer d’Europe » qui formeront l’ossature de la campagne électorale européenne (voir fichier annexé) menée par le parti communiste mais également à travers toute l’Europe par les quelques 400.000 membres des 30 partis membres du PGE (Die Linke, Bloco, Synaspysmos, PCF, PRC,…).

Concernant le scrutin régional, c’est Jean-François Gonsette, 46 ans, secrétaire fédéral qui mènera la liste dans la circonscription de Charleroi suivi par Claudine Moine, rédacteur à la poste et militante infatigable du secours Populaire Wallonie-Bruxelles. L’un et l’autre sont des agents des services publics mis à mal par les divers gouvernements successifs ayant capitulé devant les exigences des instances européennes.

Jeanne Michiels (48 ans), militante ALR, s’est vu confiée la première suppléance.

Simon Mortelette, agent Belgacom retraité, de son côté, conduira la liste thudinienne.  

La liste carolorégienne sera poussée par Jacques Coupez, enseignant, ancien conseiller communal et militant associatif bien connu pour ses combats pour la défense du terril de Martinet, contre la société Ryan Europe ou Page conteneurs, contre le CET du Champ Beaumont et pour l’amélioration de la qualité de l’air à Charleroi. La dernière suppléance a été confiée à Magali Moreau, ancienne conseillère communale et CPAS de l’UCPW courcelloise, femme de gauche affirmée et militante wallonne de toujours.

L’heure du renouveau a sonné pour la fédération du PC de Charleroi. Les Magis, Raillon et Tangre ont ainsi passé la main à la nouvelle génération après avoir permis la conservation de l’outil PC. Aujourd’hui, les adhésions sont nombreuses. De jeunes militants rejoignent nos rangs et plusieurs candidats d’ouverture figureront sur la liste sous le label Gauche européenne.

Les grands axes de la politique régionale (emploi, écologie sociale, démocratie, logement, mobilité, services publics et bien commun) ont été dévoilés par Jean-François Gonsette.

Charleroi, le 6 avril 2009

La fédération de Charleroi du Parti communiste.

 

16:18 Écrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

J'aime bien vos idées.
En fait, je ne savais même pas qu'en Belgique le Parti Communiste existait...
Mais les gens qui ont grandis dans une société capitalste, à la télé écoutant n'importe quoi, les commentaires au gout du capitaliste...
C'est normal qu'ils n'acceptent pas facilement.
J'ai 36 ans et j'ai vécu en URSS, et j'ai vu le "paradis". Mais franchement, ce n'est pas tout le monde qui croyait comme ça. Si c'est difficile à croire je vous donne un exemple.
1.Pas de chommage.
2.Pas de sans abris.
3.Education "vraiment" gratuite.
4.La science du haut niveau(de l'espace à l'armée)
5. Pas de classes socialles.
6.Jamais un problème entre 15 républiques, plus que 80 nations, dizaines de religions et quelques races!
7. Après la chute d'URSS le nombre des réfugiés on ne sait plus compter tellement ils sont nombreux.
Et on s'enfuit pas de bonne condition de vie!
La guerre entre l'Arménie et l'Azerbaidjan, La Tchétchénie et la Russie, la Russie et la Géorgie etc.
Je pourrai vous dire plus de chose si je savait où vous trouver.
P.Sahagun

Écrit par : Sahagun | 08/06/2009

J'aime bien vos idées.
En fait, je ne savais même pas qu'en Belgique le Parti Communiste existait...
Mais les gens qui ont grandis dans une société capitalste, à la télé écoutant n'importe quoi, les commentaires au gout du capitaliste...
C'est normal qu'ils n'acceptent pas facilement.
J'ai 36 ans et j'ai vécu en URSS, et j'ai vu le "paradis". Mais franchement, ce n'est pas tout le monde qui croyait comme ça. Si c'est difficile à croire je vous donne un exemple.
1.Pas de chommage.
2.Pas de sans abris.
3.Education "vraiment" gratuite.
4.La science du haut niveau(de l'espace à l'armée)
5. Pas de classes socialles.
6.Jamais un problème entre 15 républiques, plus que 80 nations, dizaines de religions et quelques races!
7. Après la chute d'URSS le nombre des réfugiés on ne sait plus compter tellement ils sont nombreux.
Et on s'enfuit pas de bonne condition de vie!
La guerre entre l'Arménie et l'Azerbaidjan, La Tchétchénie et la Russie, la Russie et la Géorgie etc.
Je pourrai vous dire plus de chose si je savait où vous trouver.
P.Sahagun

Écrit par : Sahagun | 08/06/2009

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