13/08/2009

L'Etincelle 46 (août 2009)

En Allemagne, des régionales qui rebattent les carteslinke-mandate
Les « petits » partis, et en particulier Die Linke en Sarre et en Thuringe, triomphent dans les scrutins de dimanche, confirmant le recul de la CDU mais aussi du SPD.

La presse germanique était unanime ce lundi pour relever que le résultat des trois élections régionales de ce dimanche en Saxe, Sarre et Thuringe rendaient l’issue du scrutin législatif du 27 septembre pour le renouvellement du Bundestag « bien plus incertaine et passionnante » que généralement convenu. La débâcle électorale enregistrée par la droite chrétienne-démocrate (CDU) en Sarre et en Thuringe complique en effet la tâche d’Angela Merkel dont le désir d’être réélue à la chancellerie à la tête d’une coalition de droite pure sucre entre la CDU et le parti libéral (FDP) semble, pour l’heure, sérieusement contrarié alors que ce scénario était quasiment présenté comme joué d’avance jusque-là par les instituts de sondages et la plupart des médias.

Le scrutin révèle en fait le degré extrême d’impopularité des deux poids lourds d’un système bipartisan qui a commencé à se déliter à la fin des années 1980 avec l’irruption des Verts puis celle confirmée de façon spectaculaire de Die Linke (héritier du PDS). Un système à 5 partis s’impose ainsi désormais pleinement alors que la crise de confiance à l’égard des deux ex-mastodontes, réunis au sein d’une grande coalition, s’accentue.

En effet si les pertes de la CDU sont spectaculaires (voir notre encadré avec les résultats définitifs) on ne peut pas dire que cette dégringolade profite aux sociaux-démocrates (SPD). Bien au contraire ils reculent aussi très nettement en Sarre et se maintiennent mais à un niveau très bas dans les deux autres Länder. Même dans les élections municipales organisées aussi ce dimanche 30 août en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, le SPD perd globalement du terrain (- 1,7 %), en dépit des succès enregistrés à Cologne ou à Dortmund. Et si Frank-Walter Steinmeier, le candidat à la chancellerie du SPD, exprime sa satisfaction de voir la campagne à l’élection du Bundestag « relancée », Il pointe uniquement : « Ce pays ne veut pas d’une coalition noir-jaune (CDU-FDP) » sans même mentionner une éventuelle alliance de gauche - toujours taboue au niveau national pour le SPD. Ce qui, de fait, ne laisse ouverte que la possibilité d’une reconduite d’une grande coalition (CDU-SPD).

Parmi les trois « petits » partis qui affichent tous des progrès sensibles, Die Linke ressort indiscutablement comme le grand vainqueur de ce dimanche grâce à la performance réalisée en Sarre. Une campagne très dynamique associée à la notoriété de sa tête de liste, Oskar Lafontaine (l’ex-président du SPD fut aussi ministre-président de la Sarre pendant treize ans) lui a permis de passer haut la main la barre des 20 % déjouant les pronostics des sondages et pulvérisant le précédent record du parti dans ce Land (18,5 % lors des élections au Bundestag de 2005.)

La volonté des électeurs de sanctionner la droite sarroise et en même temps la grande coalition et sa politique antisociale sont aussi de toute évidence à l’origine de cette percée qui permet à Die Linke de « s’installer » dans l’ouest du pays au point de figurer en pole position dans les dures négociations qui s’annoncent pour former le gouvernement du Land, la balle étant dans le camp des Verts sarrois qui ont laissé ouverte la possibilité de former in fine une coalition avec la gauche (SPD et Die Linke) comme avec la droite (CDU-FDP).

Bruno Odent (Extrait de l'Humanité)

LES RÉSULTATS DÉFINITIFS
 
 SARRE
CDU : 34,5 % (contre 47,5 %, en 2004) ; SPD : 24,5 % (contre 30,8%) ; Die Linke : 21,3% (contre 2,3 %, PDS) ; Les Verts : 5,9 % (contre 5,6 %) et FDP : 9,2 % (contre 5,2 %).

 THURINGE
CDU : 31,2 % (contre 43 %) ; SPD : 18,5% (contre 14,5 %) ; Die Linke : 27,4 % (contre 26,1 %), Les Verts : 6,2 % (contre 4,5 %) ; FDP : 7,6 % (contre 3,6 %).

  SAXE
CDU : 40,2 % (contre 41,1 %) ; SPD : 10,4 % (contre 9,8 %) ; Die Linke : 20,6% (contre 23,6 %) ; Les Verts : 6,4 % (contre 5,1 %) ; FDP : 10 % (contre 5,9 %) et NPD (extrême droite) : 5,6 % (contre 9,2 %).


 

 

Coup de sang: "Il n'est pas sain de détourner les objectifs du commerce équitable"

L'asbl les magasins du mondeProgrès et Culture, lors de sa traditionnelle exposition-vente de fin d’année, proposera à nouveau aux habitants de l’entité de Courcelles des produits des Magasins du Monde-Oxfam.
Nous la préparons déjà et tout à coup, un souvenir m’effleure, je me rappelle cette amie qui nous rend visite en compagnie de son fils. Pendant que nous parlons, ce dernier regarde les prix, nous interpelle sur le coût de certains produits proposés et plus particulièrement celui des barres de confiserie aux grains de sésame (0,40 €) et les jus de jus d’orange de 20 cl (0,50 €, le prix de la caution, 10 centimes incorporé).
La réflexion du jeune : « Tu te rends compte, maman, l’école nous vend le sésame 1 € et le jus 1,50 € comprenant le prix de la vidange porté à 0,20 €).

Fameuse marche bénéficiaire pour cet établissement renommé de l’enseignement dit LIBRE de Charleroi !


Inacceptable pour l’enseignant que je suis resté car l’école serait-elle devenue un établissement commercial ? Les parents se rendent-ils compte que l’enseignement dit libre est un enseignement coûteux puisqu’on va puiser l’argent jusque dans les poches des enfants. L’approche positive du commerce équitable peut-il admettre que l’on multiplie par X les prix pratiqués dans les magasins d’Oxfam et ce d’autant plus que cet établissement doit bénéficier de tarifs avantageux vu les commandes relativement importantes qu’il doit effectuer.

L’Ombre rouge


 

Cérémonie d'hommage à Julien Lahaut le 18 août 2009     

Julien LahautIl y a 59 ans, Julien Lahaut alors député communiste et président du PCB était assassiné sur la pas de sa porte par des tueurs à gage proches de l'extrême-droite royaliste. Malgré des preuves accablantes, le dossier a été clos en 1972. Depuis 59 ans, le parti communiste se bat afin que toute la vérité soit faite sur cet assassinat politique. Depuis 2000 nous réclamons une commission d'enquête parlementaire.

Ce 18 août 2009, une petite centaine de personnes étaient présentes au cimetière des Biens Communaux de Seraing afin de rendre hommage à Julien Lahaut. A cette occasion, le secrétaire politique de la fédération de Liège du PC et porte-parole national du PC, Pierre EYBEN, a prononcé un discours que nous reproduisons ici.

Mesdames Messieurs bonjour et merci à vous d’être présents.

Pourquoi, 59 ans après sa mort, sommes-nous encore présents en cette après-midi d’août ensoleillée afin de rendre hommage à Julien Lahaut, « l’homme qui portait le soleil dans sa poche et en donnait un morceau à chacun » ?

Nous le sommes avant tout pour deux raisons fondamentales : la première est la soif de vérité qui est celle de tout démocrate face à ce crime impuni, la seconde la conviction que cet assassinat politique porte des enseignements pour toutes celles et ceux qui prétendent aujourd’hui transformer la société.

Soif de vérité car depuis 59 ans tout est fait pour étouffer cet assassinat politique. L’affaire jamais véritablement instruite a été close en 1972 malgré des témoignages accablants. Dès la moitié des années 80, les historiens flamands Etienne Verhoyen et Rudy Van Doorselaer ont révélé le nom de l’assassin et de nombreux détails sur le parcours du tueur décédé. Jamais pourtant on ne rouvrit le dossier.

A contre courant, quelques parlementaires ont poursuivi le combat. Le mercredi 5 novembre 2008, la Commission de la Justice du Sénat s’est penchée sur deux propositions de loi concernant l’assassinat de Julien Lahaut. La première proposition était la demande de mise en place d’une Commission d’enquête Julien Lahaut, composée de huit sénateurs, chargés de faire la lumière sur son assassinat ainsi que sur les dysfonctionnements de l’enquête. Cette proposition portée notamment par le Sénateur Josy Dubié correspond à celle formulée dès 2000 par le Parti Communiste et soutenue par de plus de 250 personnalités politiques, syndicales, et associatives belges. Cependant, plusieurs membres de la Commission de la Justice, parmi lesquelles le sénateur, mais également baron, Françis Delpérée, ont tout fait afin de bloquer celle-ci. Notre Royaume a encore ses valets.

L’autre proposition, moins ambitieuse, visait à demander une étude scientifique préalable au CEGES. Cette proposition est passée avec un délai de réalisation de 6 mois. Nous entendons qu’il ne s’agisse pas d’une nouvelle mise au frigo de l’affaire.

L’an prochain, nous commémorerons les 60 ans de l’assassinat de Julien Lahaut. Si notre pays veut s’enorgueillir un peu du qualificatif de « démocratie », la lumière doit être définitivement faite d’ici là. Les responsabilités des milieux royalistes liés à l’extrême-droite, ainsi que les appuis dont ils ont bénéficié doivent être révélés. Nous appelons solennellement tous les élus démocrates à porter avec force au Parlement notre combat pour la vérité.

Le parti communiste souhaite par ailleurs à l’occasion de ce triste 60 ième anniversaire organiser une série d’activités afin d’honorer à sa juste mesure la mémoire de Julien Lahaut. Nous souhaitons le faire avec la ville de Seraing et avec tous les progressistes qui souhaitent se joindre à nous.

Deux raisons fondamentales d’être présents, ai-je dit. La seconde est la conviction que cet assassinat porte des enseignements pour celles et ceux qui aujourd’hui prétendent transformer la société.

Une jolie chanson de Jean-Jacques Goldman intitulée « Né en 17 à Leidenstadt » s’interroge sur la façon dont nous aurions agi plongés dans le grand bain de l’Histoire. Pour Lahaut il n’est pas de doute possible. Julien Lahaut a été de toutes les campagnes contre le fascisme : contre la Légion Nationale en 1924, contre REX ; pour le communiste allemand Thaelmann, pour le communiste italien Gramsci. Le 1er mai 1933, accompagné d’ouvriers et de démocrates liégeois, il arrachait en compagnie de Françoise Longchamps le drapeau à croix gammée qui flottait sur le Consulat allemand à Liège. Quelques jours plus tard, à la Chambre, il était le premier homme politique belge à dénoncer les crimes hitlériens et le danger fasciste et, devant des députés médusés il déchirait le drapeau nazi en s’écriant : « Voilà le drapeau nazi qu’à Liège, ont arraché les ouvriers communistes et socialistes unis. Quoi que vous fassiez, ils continueront dans le pays la lutte contre les traîtres et les valets d’Hitler ! ».

C’est une cruelle leçon de l’histoire que de voir aujourd’hui en Israël un parti membre de l’internationale socialiste gouverner avec l’extrême droite d’Avigdor Liebermann.

En 1936, il mena campagne pour l’Espagne républicaine, en lutte contre le fascisme franquiste, soutenu par Hitler et Mussolini. Quand les premiers enfants espagnols arrachés à la faim et aux bombardements arrivèrent en Belgique, il en prit trois chez lui. En novembre 1938, il n’hésita pas à crier son dégoût de Spaak qui fut le premier ministre européen à reconnaître le gouvernement fasciste de Franco.

Grèves de 1902, 1908, 1913, 1920, 1921,1932, 1936. Julien Lahaut a été à la tête de toutes les luttes. Pour son engagement, il a été poursuivi, arrêté, condamné, exclu du syndicat, exclu du POB. Avant 1941, il avait déjà passé 43 mois en prison.

En janvier 1941, il s’opposa à Degrelle et dirigea la grève des 100.000 en mai 1941. Il fut arrêté le 23 juin 1941. Après avoir été torturé au Fort de Huy, en 1944, il fut déporté au camp d’extermination de Mauthausen où il demeura jusqu’en 1945. Son courage y sera loué par tous.

Lorsqu’il fut assassiné, Julien Lahaut était un député communiste, il était le président du parti communiste et nous sommes fiers d’avoir compté en nos rangs un homme de cette valeur. Mais il est une figure qui transcende cette appartenance.

Les jeunes gens de mon âge ont peine à imaginer la secousse profonde qu’a constitué pour la classe ouvrière et même plus globalement pour tout le peuple de gauche son assassinat. 300.000 personnes dans les rues de Seraing. 300.000. Le 22 août 1950, la vie à Liège s’est arrêtée. Tout fut plongé dans le silence. Les cheminées cessèrent de fumer. Les tramways et les autobus stoppèrent. Les travailleurs de la province de Liège firent grève en signe de deuil. La Fédération générale du travail, soutint l’initiative des ouvriers. Le jour de l’enterrement, les mineurs de Charleroi et du Borinage débrayèrent. Des manifestations de soutien eurent lieu à travers toute l’Europe.

Julien Lahaut voulait changer l’ordre établi, il voulait révolutionner la société, abolir l’esclavage par le travail, construire une société d’hommes libres et émancipés, une société communiste au sens où nous l’entendons dans mon parti. C’est pour cela qu’il a été assassiné, comme avant lui Rosa Luxembourg, comme après lui Salvador Allende, parce que le projet universel qu’il portait avec tant de fougue et de sincérité faisait peur à certains puissants.

Cette leçon, est immuable. Nous devons en tenir compte. On associe souvent aux révolutionnaires, à celles et ceux qui souhaitent profondément changer nos sociétés, une image de violence. Mais la violence est pour l’essentiel le fait de forces réactionnaires qui souhaitent préserver leurs privilèges, les privilèges du sang consubstantiels à toutes les monarchies du monde, les privilèges du pouvoir économique de ceux qui possèdent les usines, les banques, la bourse, les privilèges du pouvoir politique, du pouvoir judiciaire, du pouvoir militaire.

Hier au Venezuela à l’encontre d’Hugo Chavez, aujourd’hui au Honduras à l’encontre de Manuel Zelaya, l’histoire se répète inlassablement, tristement.

Julien Lahaut nous apprend à toutes et tous que le chemin de la révolution par les urnes et par la lutte sociale qui est le nôtre est un chemin dangereux qu’il faut parcourir en démocrates mais avec détermination et sans angélisme. Alors que la crise du capitalisme s’étend, celles et ceux qui proposent un autre modèle que le capitalisme auront à prendre leurs responsabilités dans les années à venir. Ici également. La nécessité de protéger les luttes, de multiplier les personnes à même de les incarner, de ne pas laisser aux forces réactionnaires le soin d’écrire l’histoire, c’est un message que porte l’assassinat de Julien Lahaut, de Notre Julien et qu’il convient de ne pas galvauder.

Vive Julien Lahaut. Vive la République.


 

 

UCPW056-henne72DPILa mort d'un brave endeuille Courcelles...

Notre camarade Richard Henne est décédé

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dyn001_small150_101_142_jpeg_2514300_7c6edef2c642a129492deca3cfb75b9eCe 10 août, Ernest Glinne  est décédé. L’Union Communale Progressiste et Wallonne lui rend hommage

Adieu l’Ernest, on t’aimait bien

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Une longue grève se termine...

bridgestoneDepuis le 11 juin dernier, les travailleurs de Bridgestone Frameries ont mené un combat social important. Ce combat a pris fin vendredi 7 août lorsque la reprise des activités a été votée par les travailleurs.

Une telle grève laisse des traces…

Je pense aux 8 travailleurs du magasin qui seront reclassés dans d'autres entreprises. Ils doivent quitter une usine dans laquelle ils ont vécu de nombreuses choses, ils quittent des collègues avec qui ils ont partagé des moments particuliers et une ambiance de travail familiale. Sur le plan humain, cela est difficile à accepter surtout quand on sait que le reclassement interne était largement possible. Cela nous amène à nous poser cette question: quelle place l'employeur donne-t-il au social? On veut du chiffre, du résultat au détriment du travailleur et de son bien-être! Je reste pourtant persuadée que l'ambiance de travail et une gestion du personnel basée sur "l'humain" influencent la productivité et les résultats de l'entreprise.

Je pense également aux 132 autres travailleurs qui ont repris le travail ce matin. Même si une sécurité d'emploi est assurée, ne sont-ils pas en droit d'en douter? Pour rappel, la convention collective de travail précédente a été reniée par la direction...la confiance a donc été perdue !

Cependant cette grève a prouvé qu'une solidarité était encore possible malgré la crise et les difficultés que les travailleurs et les familles vivent en ce moment.

Cette solidarité s'est étendue rapidement grâce à l'investissement de plusieurs personnes et à la diffusion d'informations correctes.

Au sein des travailleurs, des liens forts se sont créés et c'est ce qui a fait leur force durant ces 58 jours de grève. Malgré les difficultés et les injustices qu'ils pouvaient vivre le sourire et l'ambiance conviviale étaient au rendez-vous.

Pour tout cela, je félicite les travailleurs de Bridgestone et les organisations syndicales car ils nous ont fait une belle démonstration de mobilisation, de détermination et de solidarité! Cela portera ses fruits, j'en suis certaine. C’est avec fierté que les travailleurs peuvent reprendre le travail !

Je remercie également chaque membre de ce groupe facebook pour les messages d’encouragements envoyés et postés sur le mur, pour les visites de soutien au piquet et pour les versements généreux effectués.

Ce groupe restera actif sur facebook et je continuerai à vous donner des informations si vous le désirez.

Encore merci à tous!!!

Je souhaite bonne route à chaque travailleur et SURTOUT restez soudés, c'est ce qui fait votre force, ne l'oubliez pas...!

Florence
Animatrice "Jeunes" de la FGTB

16:36 Écrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |