01/12/2009

L'Etincelle n° 50 (décembre 2009)

La fédération de Charleroi du Parti communiste présente
à ses membres et sympathisants
et tous ceux qui luttent pour la justice sociale
ses voeux les meilleurs pour 2010
 

paix


 

Qui ne regrette pas les émissions phares de la RTBF de Charleroi comme " Au nom de La Loi ou Zygomaticorama,...", des émissions de qualité , recueillant une très forte audience, un travail digne de l'outil public qu'était le centre régional de Charleroi.

Ces émissions phares disparurent les unes après les autres suite aux différents plans de restrictions budgétaires. 

La CGSP- RTBF se mobilise et avance des propositions pour sauver et redorer le blason du centre régional. Laissons la parole à un syndicaliste qui nous livre ses propositions pour sauver l'outil télévisuel public.

Pour une synergie RTBF - Télésambre

RtbfDéjà, le plan Magellan, trop  bureaucratique, rigide,  et très coûteux, a fait des dégâts sur le personnel de la RTBF et la production. En particulier en télévision, où le plan de réorganisation structurelle des centres régionaux en « unités de programme », censé réduire les coûts de la production de la RTBF, est pour l’instant et sans doute pour toujours, un échec.

Aujourd’hui, sous prétexte du plan de solidarité demandé par la Communauté Française,  se dessine ce qui apparaît comme une nouvelle et alarmante suspension du développement  régional de la RTBF, où Charleroi, déjà sous-doté, perd encore des plumes : en ligne de mire la suppression de l’investissement d’un studio de télévision dédié RTBF, destiné, dans le plan Magellan à remédier à la reprise par la Ville de Charleroi du studio du Passage de la Bourse, bien connu du public carolo.

C’est particulièrement grave dans le contexte très défavorisé de la région de Charleroi, qui n’arrive que difficilement à sortir de son déclin historique et des conséquences humaines, sociales, industrielles et  économiques qui en résultent. A rappeler que, de par sa mission d’éducation permanente, le Centre de Production de Charleroi s’inscrivait parfaitement dans la logique du redressement nécessaire de la région.

Ajouter Place de la Digue un nouvel immeuble de bureaux à l’immeuble Tirou déjà acquis ne sert à rien. Au contraire, cela clicherait pour de bon la situation d’une RTBF Charleroi sans studio de télévision publique. Il faut faire l’inverse, c'est-à-dire construire d’abord un studio  de type conventionnel, en envisageant la location provisoire de bureaux en attendant de pouvoir poursuivre l’investissement prévu.

L’hypothèse de créer un studio chez Dreamwall - à Marcinelle, pas loin de Télésambre -, dans le contexte d’un « pool audiovisuel » carolo /montois et d’abord à des fins industrielles, pose clairement la question de l‘utilisation de l’argent public au détriment du studio RTBF initialement prévu à Charleroi. La mission n’est pas la même.

telesambreDans le cadre d’une réflexion globale – rendue inévitable,  et à tenir dans les plus brefs délais– sur l’avenir de l’audiovisuel carolo comportant la RTBF Charleroi,  Télésambre, et tous les autres interlocuteurs pressentis, nous soutenons qu’un rapprochement avec Télésambre est tout à fait envisageable, au moins dans les aspects immobilier et technique, pour occuper les lieux du centre Ville comme prévu depuis plus de 10 ans. Nous privilégions cette hypothèse d’actualisation de l’investissement Magellan plutôt que l’enfermement immobilier prétexte et sans avenir annoncé par Philippot.

Nous plaidons pour la création immédiate d’un espace de réflexion commun.

Nous demandons à toutes les forces vives de la région de Charleroi de réagir en ce sens.

 J-F. L.


 
Copenhague, l'échec du capitalisme maquillé de vert


  
Ecrit par Bureau Politique du PC   

 La voix des 100.000 manifestants présents le 12 décembre dans les rues de Copenhague (parmi lesquels une délégation de notre parti), celles des millions d’hommes et de femmes qui ont marché dans les rues de centaines de grandes villes à travers la planète, auront fait trembler les murs du Bella Center mais elles n’auront pas suffi à déboucher les oreilles des puissants, et en particulier du président Obama.  

Mais pouvait-on attendre quelque chose de ce sommet quand c’est encore et toujours la loi du profit qui gouverne le monde ? Dans la manifestation de Copenhague fleurissait ce message : « Si le climat avait été une banque, il aurait déjà été sauvé » C’est aujourd’hui la logique de marché et la maximisation du profit à court terme qui dominent le monde. Malheureusement, nos dirigeants se conforment à ce diktat.

Un peu comme le ministre Magnette, monté dans un train pour Copenhague devant les caméras mais le quittant ensuite par une porte dérobée, l’Europe en reste pour l’essentiel aux beaux discours de façade.  L’idée selon laquelle, nous serions les bons élèves sur le climat doit être sérieusement remisée.  En refusant de monnayer à sa juste valeur la dette écologique des pays riches, en tentant de mettre Chine et USA sur le même pied, ou encore en acceptant que soit mis sur la table à la dernière minute un texte non démocratiquement rédigé, l’Europe a fait le jeu de l’échec de Copenhague.

Copenhague devait être le sommet marquant l’avènement d’un capitalisme vert.  Il est au contraire le sommet qui montre l’échec de cette logique. Non, il ne suffira pas d’un « green deal » et de passer du productivisme gris au productivisme vert.  C’est d’un changement profond de société dont nous avons besoin.  Alors que l’on privatise le FRET (déjà marginalisé face au camion) et les transports en commun (via les PPP), les communistes proposent au contraire d’investir massivement dans du transport public. Nous réclamons un plan massif d’isolation de tout l’habitat public et la construction chaque année en Wallonie et à Bruxelles de 5000 logements sociaux basse énergie. Nous pensons qu’il faut favoriser l’économie locale et stopper le dumping social mondialisé. Le libre marché c’est la liberté d’exploiter au Nord comme au Sud. Nous appelons à promouvoir une agriculture locale respectueuse de l’environnement.  Les Etats doivent avoir le contrôle de leur politique énergétique (et aussi du traitement des déchets ainsi que le montre cruellement les derniers évènements bruxellois). Tant d’autres mesures transformatrices aujourd’hui délaissées par la sociale démocratie et sa petite sœur écologiste sont une urgente nécessité.

Dans son discours du 16 décembre à Copenhague, le président vénézuélien Hugo Chavez, déclarait : « Le socialisme est la voie à suivre, c’est la seule voie qui permettra de sauver la planète, je n’ai pas l’ombre d’un doute là-dessus. Et le capitalisme est le chemin de l’enfer, le chemin qui mènera à la destruction du monde. ».  Voilà un avis que nous communistes, partageons entièrement.


 

Copenhague : urgence politique"      
    
 
article_climatLes délégations de la Gauche Européenne ont participé à la manifestation “System change, not climate change” (Changer le système, pas le climat) qui a réuni 100.000 personnes le 12 décembre 2009 à Copenhague pour faire pression sur les chefs d’Etat. Cette manifestation exprime l’exigence populaire d’un accord fort. Elle montre la montée en puissance de l’idée que la justice climatique passera forcément par plus de justice sociale et la prise en compte du point de vue des pays du Sud qui sont les premières victimes du réchauffement climatique. 

Dans le même temps, les textes actuellement en débat au sein de la COP 15 (conférence des chefs d’Etat) sont d’une tiédeur extrême : aucun engagement financier ou des sommes dérisoires, pas d’accord sur une limitation du réchauffement à 1.5° comme le proposent des petits pays insulaires soutenus par une centaine de pays en développement, pas d’accord juridiquement contraignant, risque que les Etats-Unis se mettent à part du reste du monde.  
Déjà les pays du Sud rejettent tout accord sur base des documents actuels. 

Le risque est donc grand que le sommet accouche d’une simple déclaration politique qui ne sera qu’un catalogue de bonnes intentions et pas un accord ambitieux et contraignant. 

Pour les délégations de la Gauche Européennes présentes à Copenhague, un bon accord devra inclure tous les pays, être chiffré et juridiquement contraignant. Nous rappelons que notre demande est la réduction de 40% des émissions de CO2 (par rapport à 1990) d’ici 2020 dans les pays développés et que nous sommes opposés à la marchandisation du droit de polluer.  Nous sommes pour un soutien financier et technologique aux pays en voie de développement qui pourrait être géré par l’ONU. Pour financer ces mesures de transformations, nous proposons la réduction des dépenses militaires et une taxation des transactions financières.

Nous sommes attachés à deux principes fondamentaux :  celui de responsabilité commune mais différenciée qui souligne la responsabilité historique des nations industrialisées et le droit des pays pauvres de se développer tout en prenant en compte l’urgence climatique actuelle, et le droit à l’énergie propre pour toutes et tous (dans le cadre d’un développement soutenable et solidaire).

C’est pourquoi, notamment au niveau européen, nous sommes pour un secteur énergétique public fort, le développement des transports en commun et du fret ferré ainsi que l’isolation thermique massive des bâtiments. Ces transformations ne pourront être obtenues sans une pression populaire sur les institutions européennes et la remise en cause d’une série de règles imposées par le Traité de Lisbonne.

Pour relever le défi devant lequel nous sommes et initier une alternative réellement écologique, il faut sortir au minimum les biens communs de l’humanité du capitalisme.

Les délégations de la Gauche Européenne présentes à Copenhague 


 

Défendre l'environnement contre le système capitaliste     

manif_climatPour le communistes, défendre l’environnement c’est bien plus qu’énoncer des vœux pieux sur la préservation de telle ou telle parcelle de vie naturelle en danger ; c’est dénoncer les racines du mal. Et le mal ce n’est pas un ovni, mais bien un système économique, le système capitaliste, ayant comme seul souci la recherche de profits, souvent sans beaucoup de scrupules. C’est pourquoi nous combattons avec la même énergie l’exploitation abusive des ressources naturelles et celle des hommes et femmes qui apportent leur force de travail.

Pour mieux masquer leurs réelles motivations, les ténors du système actuel n’arrêtent pas de nous dire qu’ils ne cherchent qu’à satisfaire les besoins humains. En vérité, alors que de nombreux besoins fondamentaux (logement, santé, éducation,...) sont inaccessibles à une part grandissante de la population, il s’agit souvent de besoins relevant d’une manie consumériste qu’ils ont, eux-mêmes, artificiellement fabriquée usant d’un outil publicitaire toujours plus envahissant et agressif. Cette consommation, par ailleurs très souvent superflue, est destinée en premier à celles et ceux qui disposent d’un pouvoir d’achat confortable, ensuite à des personnes de condition modeste aliénées par des propagandes les poussant à l’endettement. Pour les autres, pour les laissés-pour-compte des pays développés, il ne reste qu’une précarité généralisée ; pour ceux du Tiers-monde, c’est bien pire encore, c’est la misère la plus totale.

C’est parce que nous croyons qu’un autre modèle social et économique est possible, avec une production et une productivité maîtrisées et orientées vers la satisfaction des réels besoins humains et non soumis aux lois néfastes du seul marché, que nous luttons pour une véritable écologie fondée sur le refus clair du mode de production capitaliste et de la culture qui en résulte.  
Le Bureau politique 


 

Israël : honte à l’Europe…et à la Belgique     
Ecrit par Bureau Politique    


0211-BenyaminNetanyahouHillaryClinton-AMalgré les manœuvres des Etats-Unis et des pays de l’Union européenne, Israël n’a pu empêcher que le « rapport Goldstone » soit présenté devant l’Assemblée générale de l’ONU. Ce document établit que l’Etat hébreu s’est rendu coupable de crimes de guerre à Gaza au cours de l’hiver dernier. La résolution qui vient d’être votée à une large majorité, si elle n’est pas contraignante, accroîtra la pression sur Tel-Aviv.

Dans le même temps, Barack Obama, qui disait vouloir faire du règlement du conflit israélo-palestinien une priorité, opère une courbe rentrante. Comme ses prédécesseurs, il refuse toute sanction contre Israël. Par la voix de la secrétaire d’Etat, Hilary Clinton,  l’administration américaine vient de manifester de la compréhension vis-à-vis des constructions de colonies... tout en prétendant, pour calmer les inquiétudes arabes, n’avoir pas changé de position sur le fond.

Ce comportement erratique constitue un soutien à la politique extrémiste de Netanyahou et de son gouvernement (donc fait partie, rappelons-le, le Parti travailliste, membre de l’Internationale socialiste) et ne peut qu’aviver les tensions et les risques de nouveaux affrontements.

On pourrait attendre de la Belgique et de ses partenaires européens qu’ils expriment clairement leur désaccord et l’exigence du respect des résolutions des Nations Unies. Or, la majorité des Etats membres de l’Union européenne ont refusé de voter le rapport Goldstone (1).

En outre, alors que se développe une campagne de boycott lancée des par des associations de la société civile européenne, on apprend que L’UE et Israël ont achevé leurs négociations sur la libéralisation du commerce des produits agricoles. La décision prise il y a plus d’un an par les Etats membres de rehausser les relations UE-Israël – un « partenaire naturel » - est toujours d’actualité, a déclaré à Jérusalem le vice-président de la Commission Günter Verheugen.

Fin octobre, la Haut représentant pour la politique étrangère de l’Union, Javier Solana, avait lancé devant la « Conférence présidentielle israélienne », qui réunit des politiques et des patrons de l’État hébreu : « Israël permettez-moi de le dire, est un membre de l'Union européenne sans être membre de ses institutions ».

Notre pays n’est pas en reste. Ainsi, la région de Bruxelles-capitale entend-elle organiser une mission commerciale en Israël en décembre prochain, ce « pays ‘atypique’ qui mérite un statut spécial car il est proche de l’UE en ce qui concerne le développement économique et la stabilité de sa démocratie et de ses institutions. » (Verheugen).

Le Parti communiste condamne cette initiative indigne et s’est associé au rassemblement de protestation contre la mission organisé par de nombreuses associations (le mardi 10 novembre de 17h30 à 18h30  devant les bâtiments de la Direction du Commerce extérieur, Av Louise 500 ).

1. L'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas, la Pologne, la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie ont voté contre la résolution. L'Irlande, le Portugal, Malte, la Slovénie et Chypre l'ont adopté. Les 13 autres Etats membres de l'UE, dont la Belgique, la France et la Grande-Bretagne, se sont abstenus

 

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