03/03/2010

L'Etincelle n° 53 (mars 2010)

Tram à Liège : ECOLO retourne sa veste du mauvais côté !      
  
Un tram reporté à 2018 au plus tôt, un tram privé financé via un PPP (partenariat public privé), un tram qui ignore totalement la rive droite et ses quartiers populaires (Wandre, Jupille, Bressoux, Droixhe, les Vennes) ainsi que Seraing, un tram qui se limite à une ligne de fond de vallée, tel est en substance le projet dévoilé hier par le ministre ECOLO Philippe Henry.

Entre ses déclarations préélectorales et ce projet, ECOLO a donc totalement retourné sa veste acceptant quasi à la virgule le projet minimaliste du ministre André Antoine.  Comment après une telle attitude nous parler encore de « faire de la politique autrement » ?

Pour notre part, nous restons convaincus que des transports en commun de qualité constituent un enjeu populaire fondamental et urgent pour notre région.  Nous ne pouvons accepter ce projet.  Alors qu’en France, grâce au travail de la gauche dans les régions, le quasi totalité des villes de taille comparable à Liège ont déjà le tram et étendent aujourd’hui leur réseau, nous devrons attendre encore 10 ans probablement pour avoir une première ligne.

Concrètement, la Fédération de Liège du PC continue de défendre un tracé de tram « en croix » avec boucle centrale sur le tracé actuel du bus 4, le passage du tram au cœur des quartiers populaires en rive droite comme en rive gauche (Saint Léonard, Guillemins) et le passage du tram à Seraing. Ces options constituent des solutions de bon sens pour un véritable réseau structurant.

Par ailleurs, nous ne pensons pas que les bus en site propre proposés (car moins chers) constituent une véritable solution (lenteur, capacité réduite,...), d’autant plus que dans le projet Henry, des axes importants sont totalement oubliés comme celui reliant le plateau de Soumagne et Fléron à Liège.  Enfin, nous constatons que rien n’est proposé concernant un REL (réseau express liégeois) utilisant les voies ferrées existantes.  Rappelons que notre fédération a proposé que soit ouverte une ligne reliant Visé à la gare des Guillemins, puis se prolongeant en rive gauche vers Flémalle et Huy (voir ICI).

Enfin, nous sommes totalement opposés à la privatisation larvée des transports publics via la multiplication des PPP.  On ne peut d’ailleurs s’empêcher de penser que le tracé choisi pour le tram (aucun passage en rive droite) est celui que désirent (exigent ?) les investisseurs privés, préoccupés uniquement de rentabilité à court terme.  De nombreux exemples montrent que si le recours aux PPP permet de contourner les critères de Maastricht sur les déficits publics, ils constituent en fait un endettement « caché » qui à terme met en grand danger les finances publiques, les acteurs privés se remboursant évidemment grassement.

Nous appelons les organisations syndicales, les citoyens et comités de quartier (par ailleurs non consultés contrairement à ce que plaidait ECOLO) à se mobiliser contre le projet que l’on tente de leur imposer. L’enjeu de la mobilité dans notre ville est central, ne laissons pas passer la mauvaise copie rendue par le ministre Henry.

Fédération de Liège du PC W-B


 

Un contrôle budgétaire antisocial      
 
"Assainir " les finances publiques et revenir au plus vite dans les clous des critères implacables  de Maastricht et du pacte de stabilité européen : tel reste le leitmotiv du gouvernement. Ce qu’a encore démontré le contrôle budgétaire du récent week-end. « Je ne promets pas la Lune, mais ce sera notre priorité nº1 », a donc commenté le Premier ministre. Le ministre du Budget, Melchior Wathelet a demandé que le  retour à l’équilibre soit réalisé plus vite que prévu.  Il voulait ainsi répondre à la véritable mise en demeure de la Commission européenne, le gendarme budgétaire de l’Union, qui, voici quelques jours, critiquait le « laxisme » de plusieurs pays européens, dont la Belgique.

Le déficit étant de 4,8 % alors que la dette va atteindre plus de 100 % du PIB, on comprend ce que, à choix politiques d’austérité inchangés, cela impliquerait pour la population.

Cela n’empêche pas le président du PS qui, côté rose, se félicitait hier de la victoire de la gauche en France, de « bleuir » aussi vite son discours en parlant d’un « « budget sérieux pour lutter contre la crise et rendre confiance aux citoyens » ! Le moins que l’on puisse dire, c’est que M. Di Rupo n’a aucun intention de relayer les revendications syndicales comme la réduction du temps de travail, la mise en place d’un secteur financier public ou l’arrêt de la chasse aux chômeurs et une revalorisation des revenus du travail et des allocations sociales.

Ce qu’il tait, c’est que ce gouvernement n’entend pas mettre en cause les privilèges de la richesse. Certes, il y a bien une Belgique et une Europe qui gagnent. Celles des actionnaires heureux et des aristos du big business. Des avantages formidables ont été consentis par les Etats dès le déclenchement du crack financier de 2008 ? Il est temps d’en revenir aux choses sérieuses. Et rétablir un tant soit peu les comptes publics plombés par les cadeaux consentis à la caste des affairistes et la récession.

La Belgique jouera ainsi son rôle de « bon élève » de l’Europe libérale. Une Europe qui reste soumise aux mouvements spéculatifs et au dogme d’une économie dirigée par les marchés. Une Europe qui se continue à s’effondrer quand la chancelière allemande, Angela Merkel, va jusqu’à demander un durcissement des traités et une exclusion de l’euro pour tout pays en crise « qui ne serait pas déterminé à mener des réformes ».  Et la Grèce n’est pas seule concernée.

Partout en Europe montent les oppositions aux politiques d’austérité. Les communistes exigent que soient des mesures d’urgence pour mettre à contribution les milieux financiers responsable de la crise actuelle. En Belgique, alors que le chômage explose, que la précarité est le lot de tant de ménages, que les coupes dans les dépenses publiques tuent la reprise, les mines réjouies de ministres qui appuient tant et plus sur la pédale des inégalités tiennent de la provocation.
 


 

France : la gauche a le vent en poupe      

La gauche française a infligé une sévère défaite à la droite dimanche au second tour des élections régionales. Elle rassemble près de 55% des suffrages exprimés contre 35% à la droite parlementaire, signant ainsi l’un de ses meilleurs scores de l’histoire de la Ve République. Le PCWB se réjouit de ce succès auquel les militants du PCF ont largement contribué. 

La gauche rassemblée,  PS, Europe écologie, Front de gauche (dont les beaux résultats ont montré qu’il prend pied dans le débat politique comme un acteur incontournable du changement) conforte ainsi son emprise sur les exécutifs locaux. Autant de lieux de contre-pouvoir possibles face à une droite sarkozienne qui entend maintenir son cap régressif.

Ces résultats sont riches d’enseignements importants pour toute l’Europe. C’est bien un des versions les plus agressives de l’ultralibéralisme qui a été désavouée. Les formations de la gauche française, elles ne l’ignorent pas, devront relever d’énormes défis, notamment pour surmonter la crise démocratique dont témoigne le niveau très élevé de l’abstention  et la résurgence du Front national. 

Comme l’a observé Marie-George Buffet, « Nous avons levé un message d'espoir. Pour répondre à cette attente, il faudra vivre des propositions et construire l'alternative pour 2012 dans les luttes et sur un projet ». Telle sera bien la première tâche de la gauche.
 


 

OGM : L'agro-industrie ne désarme pas !      
 
Depuis douze ans et l’autorisation  du tristement célèbre maïs MON810 de la multinationale américaine Monsanto, l’agro-industrie attendait une telle victoire.  A l’unanimité, les commissaires européens de la commission Barroso, parmi lesquels le Belge Karl De Gucht, viennent en effet de donner leur feu vert à la culture dans l’UE d’un produit génétiquement modifié, une pomme de terre du groupe allemand BASF. Ce tubercule contient un gène marqueur résistant aux antibiotiques qui inquiète l’OMS (qui n’est pourtant pas un “nid” d’écologistes radicaux).


 

Centième anniversaire de la Journée internationale des femmes      
      
La journée internationale des femmes a 100 ans. Lors du 2ème congrès de l’Internationale des Femmes socialistes, les représentantes de 17 pays arrêtent, à l’unanimité, la date du 8 mars comme "Journée internationale de la femme" afin de soutenir et concrétiser la lutte des femmes pour leur émancipation.

Le parti communiste tient à rappeler sa farouche opposition aux OGM, opposition qui n’est un rien une position passéiste ou une quelconque opposition au progrès. Nous réclamons cependant un droit d’inventaire citoyen afin de déterminer les progrès technologiques qui correspondent réellement à des avancées pour l’humanité.  Les OGM ne constituent assurément pas un progrès pour tous:

•Ils ne répondent à aucune nécessité alimentaire.  Une étude récente de la FAO a montré qu’il serait possible de nourrir  10 milliards d’êtres humains exclusivement sur base d’une agriculture biologique.
•Ils permettent à l’agro-industrie de s’approprier le vivant (brevets) et d’asservir les petits producteurs (obligation d’acheter les semences OGM chaque année)
•En raison de leur forte dissémination non contrôlable, ils sont une “solution” hégémonique. On retrouve aujourd’hui un certain pourcentage d’OGM même dans les cultures biologiques et l’UE vient d’être contrainte d’assouplir  sa définition du bio (autorisation de 9g d’OGM par kg)
Autoriser la culture d’OGM en plein-champ, c’est condamner une agriculture vivrière de qualité, c’est mettre à mort les petits producteurs et empêcher  toute transition vers un agriculture paysanne de qualité.  Aujourd’hui, 70% de la population mondiale vit encore de l’agriculture.  Il est essentiel de combattre pour elle la logique des multinationales de l’agro-industrie qui après avoir imposé l’agriculture des pesticides et des engrais chimiques (qui fut alors baptisée de révolution verte) responsable d’un appauvrissement des sols et d’une contamination sans précédent des nappes phréatiques, tente aujourd’hui d’imposer contre la volonté des peuples celle des organismes génétiquement modifiés. 

La journée du 8 mars constitue l’aboutissement d’une campagne menée notamment par trois grandes dames inséparables dans leur lutte pour la justice sociale et l’émancipation des femmes: Clara Zetkin (1857-1933) et ses amies Rosa Luxembourg et Alexandra Kollontaï, toutes trois féministes, socialistes et communistes.

D’éminentes militantes belges, comme Isabelle Gatti de Gamond ou Isabelle Blume ont lié le combat pour l’émancipation féminine à la promotion d’un enseignement public et laïc.

Tant de femmes communistes ont participé à la lutte contre l'occupant nazi. Tant de militantes et de militants ont œuvré pour permettre l'accès, au plus grand nombre, à la contraception et à la dépénalisation partielle de l’interruption volontaire de grossesse.

Le combat d’émancipation des femmes est et reste un combat permanent contre tous les courants réactionnaires et fascistes.

La catastrophe sociale actuelle aggrave les conditions de vie des femmes, en particulier: coût de la vie, infériorité des rémunérations, problèmes des familles monoparentales, double travail, importance du travail à temps partiel, violence faites aux femmes et coût de la contraception.

Le PC WB continuera à mener ses revendications et ses actions sans distinction de genre

Le BP du PC Wallonie Bruxelles


 

 Les actes du congrès du Parti Communiste

sont disponibles sur simple demande en vous adressant :

- à la rue Jules Destrée n°11 à 6020 Dampremy

- ou par mail à : robert.tangre@skynet.be 

- ou par telephone au 071/303912 

Après avoir versé 5 euros sur le compte: 001-2039387-38

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 La voie d’un cheminot

Olivier Mortelette qui est cheminot mais aussi délégué syndical FGTB depuis 10 ans chez B-Cargot témoigne de son ressenti par rapport à l’accident de Halle et nous explique son métier de travailleur des chemins de fer.


Depuis combien de temps travaillez-vous comme cheminot à la SNCB ? Est-ce un métier difficile ?

Olivier Mortelette. Je suis entré comme conducteur de manœuvre en 2000. Je m’occupais de la conduite de trains de marchandise. Le 1 er janvier 2010, je suis devenu opérateur de conduite. Cela signifie que je suis toujours conducteur mais que je suis maintenant capable d’effectuer toutes les tâches qu’on pourrait me confier sur un train.

Depuis quelques années, une mentalité commerciale s’est installée au sein de B-Cargot. Tous les employés doivent travailler selon une seule optique : satisfaire le client. « De cette façon, la société devra rester concurrentielle, prétend la direction. » Mais de quelle manière?

Cette satisfaction du client a un prix. Etre cheminot est un métier difficile. Au niveau des horaires, ils sont physiquement ardus. En effet, on procède en 3 fois 8. C'est-à-dire que chaque semaine, nos horaires varient. La première semaine je commence à 6 h et je finis à 14 h, la deuxième,  je commence à 14 h et je finis à 22 h,… et ainsi de suite.

Ces tranches horaires changent certes mais ce n’est pas le plus difficile ! Suite à cette mentalité commerciale, la direction a comme volonté de changer les horaires en fonction de la demande du client. Il nous arrive donc d’être rappelé pour travailler alors que nous sommes en temps de repos.

C’est aussi un métier qui demande énormément de concentration. Suite à ces manipulations dans les horaires, la fatigue s’accumule, entraînant dès lors une perte de concentration et des possibilités de faire des erreurs…


Vous arrive-t-il d’être soumis à de mauvaises conditions de travail de travail, des pressions qui viennent perturber votre travail ou vous font prendre des risques ?


Olivier Mortelette. Chez B-Cargot, le temps compte ! Tout doit être vite fait. En ce moment, la société connaît une restructuration suite à la crise comme le disent les « haut placés ». Dans cette optique, la direction fait très clairement comprendre aux employés que s’ils veulent que la société reprenne du « poil de la bête », il faut travailler toujours plus. Pour preuve, je me rappelle avoir été interpellé par un slogan trouvé sur un petit livret. Celui-ci disait ; «  Qui va sauver B-Cargot ? Pas les politiques en tout cas ! » Laissant ainsi comme responsables de l’avenir de la société B-Cargot, les employés qui la constituent. Une responsabilité que j’additionne à celles que j’endosse déjà…

Etre opérateur de conduite nous oblige d’endosser beaucoup de responsabilités ; arriver à l’heure, satisfaire le client et la direction, etc.… A l’heure actuelle, les responsabilités s’accumulent jour après jour. Un simple exemple, les patrons de B-Cargot veulent nous rendre de plus en plus  polyvalents
.
Pour ma part, je devrai bientôt être capable de faire la visite de mon train, une tâche qui était autrefois confiée à un spécialiste appelé « visiteur ». Les responsabilités de ce visiteur viennent donc s’additionner aux miennes et vont augmenter la pression que je subis par rapport à l’accomplissement de mon travail.

Personnellement, j’aimerais que la visite des trains reste la tâche des visiteurs. Cette polyvalence excessive pourrait déboucher sur une augmentation des prises de risques. Je n’ai pas reçu la formation que ces employés ont reçue et par conséquent, je ferai plus facilement d’erreurs qu’eux.

Si vous aviez à critiquer la sécurité sur les chemins de fers, quelle idée vous vient en premier à l’esprit ?

Olivier Mortelette. Par rapport à ce qu’il s’est passé, la première critique que j’ai à formuler ce sont les lacunes au niveau de l’équipement sur les locomotives pour le dispositif de freinage.

Une autre lacune que je pourrais mettre en évidence c’est le manque de formation ou du moins la réduction progressive des objectifs de formations.

Pour moi, la meilleure façon d’éviter les accidents est de donner aux jeunes une formation complète. Malheureusement, les formateurs éliminent de plus en plus de choses qui semblent inutiles comme les parties techniques alors que celles-ci peuvent avoir toute leur importance dans certaines situations.

Pensez-vous qu’après l’accident de Halle des changements vont avoir lieu au niveau de la sécurité ?

Olivier Mortelette. Je l’espère ! L’accident a laissé les différentes directions au pied du mur. Suite à celui-ci, des mesures quant à l’aménagement des freins automatiques ont été annoncées. Aujourd’hui, j’espère que ces aménagements auront lieu et qu’on n’aura pas droit à un second Pécrot où seulement la moitié des placements de moyens de sécurité ont été faits.

Dans le journal Le Soir, on nous dit que «  la SNCB est gérée par des frères ennemis à savoir Infra bel, SNCB et SNCB Holding… Quel est votre avis par rapport à cette affirmation ? Pensez vous que ces «  soi-disant » frères sont vraiment ennemis et que de ce fait une prise de décision par rapport à la sécurité par exemple puisse être difficile à conclure ?

Olivier Mortelette. Je ne suis pas d’accord. C’est une fausse affirmation puisque je pense qu’ils sont tout à fait aptes à travailler ensemble.

Quel est votre avis par rapport au plan de rénovation des gares comme celle des Guillemins et au désir de les voir s’ériger ? Pensez-vous que ces différents projets sont prioritaires pour les patrons de la SNCB comme pour les responsables politiques de  la Région par rapport à l’état des chemins de fer et de leur sécurité ?

Olivier Mortelette. Les patrons des chemins de fers tiennent à une certaine image de marque. Ils sont fiers de la société et veulent en faire une vitrine. C’est la raison principale de la rénovation coûteuse des gares.

D’un autre coté, la SNCB investit dans les grandes gares comme Charleroi, Mons, Liège, … mais il faudrait donner d’autres priorités comme la rénovation de petites gares très fréquentées comme celle de Marchienne-au-Pont ou encore la sécurisation du réseau ferroviaire.

Un des arguments des patrons de la SNCB est qu’il n’y a pas d’argent. Alors pourquoi investir dans ces gares au détriment de la sécurité ?

Un dernier mot par rapport à l’accident ?

Olivier Mortelette. Je trouve choquant ce qui est arrivé à Halle. Le lendemain lorsqu’on est amené à conduire un train, on se sent stressé et on ressent une peur certaine. Aujourd’hui, j’ai besoin que ces sécurités soient mises en place sur tout le réseau pour que je puisse continuer à travailler sans cette peur qui vient alourdir mes pressions quotidiennes.

Y.Bondo


 

 L'asbl Progrès et Culture vous invite le samedi 13 mars 2010, de 9h30 à 12
heures, à une matinée de formation dont l'objet sera une lecture commentée
de

« Travail salarié et Capital » de Karl Marx.

En décembre 1847, Marx prononce devant l¹Association des Ouvriers allemands de Bruxelles une série de conférences qui seront publiées sous le titre général de Travail salarié et Capital. Ce sont les premières pages que Marx a publiées sur les questions d¹économie politique. Leur intérêt réside dans le caractère inachevé des analyses de Marx à cette époque. En effet il faudra attendre 1865 et la publication de Salaire, prix et profit, une conférence prononcée, cette fois, devant le Conseil général de l¹Internationale, pour que l¹on voie se mettre en place un concept fondamental de l¹analyse marxiste du capitalisme, à savoir la notion de force de travail qui n¹était pas encore découverte en 1847. De sorte que relire « Travail salarié et Capital », c¹est se donner l¹occasion d¹accompagner de près le travail de recherche théorique de l¹auteur du Capital.
 
Cette formation s¹inscrit dans le cadre de la publication, par le CEDEM et l¹Association Joseph Jacquemotte, d¹une anthologie commentée des écrits de Marx et d¹Engels intitulée « Marx, à mesure », dont 11 fascicules ont déjà paru. Ils sont accessibles sur le site internet de l¹ACJJ à l¹adresse
www.acjj.be.

marx-karl

 


 

Europe-Israël : sortir du double-jeu     
Ecrit par Bureau Politique    

Le ministre des Affaires étrangères israélien, Avigdor  Lieberman, est connu pour la violence de ses positions. Récemment encore, il déclarait que « l’inquiétude des Palestiniens est le dernier de (ses) soucis ». Pour lui, «  l’important, c’est que ce gouvernement (en Israël) ne cède pas aux pressions. » M. Lieberman était, il y a peu, en visite à Bruxelles pour l’expliquer à ses homologues de l’Union européenne. Cela au moment où plusieurs d’entre eux,  font mine de vouloir rendre vie au processus de paix au Proche-Orient et redisent leur refus de toute « modification du tracé des frontières d’avant 1967, y compris en ce qui concerne Jérusalem. »

En outre, les ministres des affaires étrangères de l'Union européenne ont condamné l'assassinat par les barbouzes israéliens d'un responsable palestinien du Hamas à Dubaï. Non sans ambiguïté.  « Cette action ne peut pas contribuer à la paix et à la stabilité au Moyen-Orient » mais les « 27 » se sont abstenus d’en accuser formellement Israël. Dont le plénipotentiaire a réitéré la position de son gouvernement : « Rien ne prouve qu'Israël est impliqué ». Pourtant, Interpol a lancé un mandat d’arrêt contre  les auteurs du meurtre, des membres du Mossad...  Et le chef de la police de Dubaï, a plaidé que « c’est une affaire qui touche les pays européens ».

Sur le terrain, l’occupation se poursuit. Israël vient même d’ajouter à la liste de « l’héritage national » le tombeau des patriarches situé à Hébron, et la tombe de Rachel, à l’entrée de Bethléem, en Cisjordanie.  Mais les leaders européens considèrent toujours l’Etat hébreu comme un « partenaire naturel » malgré les crimes de guerre et les atteintes aux droits de l’homme. Ils poursuivent la mise en place de l’intégration d’Israël dans structures de l’Union. La Belgique, comme les autres Etats de l’UE, multiplie certes les déclarations de principe outragées. Mais tous continuent à pratiquer la « politique de l’équilibre », mettant sur un même plan occupants et occupés.

L’Union européenne, principal bailleur de fonds dans la région, a pourtant les moyens de faire pression sur Israël pour que le processus de paix reprenne sur des bases permettant la création d’un État palestinien dans les frontières de 1967.

Les dirigeants israéliens font face à un isolement croisant avec, notamment,  l’adoption par l’Assemblée générale des Nations unies du rapport Goldstone sur Gaza en novembre 2009 et les manifestations  d’une opinion choquée par l’impunité d’Israël.

L’Europe doit sortir de son double-jeu. 


 

Le Parti communiste renaît dans le Namurois.

A toutes cettes et ceux qui veulent participer à une réelle alternative politique dans le Namurois et reconstruire un parti engagé à fond dans le social, pour la défense des droits syndicaux, des services publics, des droits de la femme et de l'environnement, contactez

Vernimmen  Cécile
Chaussée de Liège, 446
5100          Jambes
GSM 0478/708469
Mail:  tvcn28312@tvcablenet.be

 

 

 

 

22:09 Écrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |