13/04/2010

L'Etincelle n° 54 (avril 2010)

1er Mai avec le Club Achille Chavée

  10 h
34, rue Abelville
7100 La Louvière 
 

  Débat avec

Elisabeth Augustyn – déléguée SETCa Lidl

Josiane Coruzzi – Collectif Solidarité Femmes

Rosaria Messina – déléguée SETCa Carrefour

Freddy Bouchez – Droits Devant

Dominique Debelle – Coordinateur général du Relais Social

Geert Goderis - Médecin

Robert Tangre – Secours Populaire Wallonie/Bruxelles

Paul Trigalet –Solidarités nouvelles

Après le débat : repas fraternel « le panier du marché ». Produits naturels de nos marchés et fermes de la région. 8 €.

Inscription vivement souhaitée pour le mardi 27 avril à 20 h au plus tard au 0472/253.490 ou
jeanpierre.mi@skynet.be


 

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La Belgique à l'heure des choix : séparatisme ou solidarité      
 
Triste spectacle que celui de séparatistes flamands prenant en otage le Parlement, sans réaction de son président.  Triste image que celle d’élus flamands cédant quasi dans leur ensemble au jeu de la surenchère nationaliste. Triste image aussi que ce nième gouvernement Leterme volant en éclat pour les mêmes trois lettres, BHV. Triste pays dont l’élite politique se montre incapable de surmonter un différend institutionnel et renonce à résoudre les vrais problèmes de la population.

Car dans le même temps, un million et demi de nos concitoyens vivent sous le seuil de pauvreté (record absolu), la pension légale est attaquée, les licenciements collectifs se multiplient  et le chômage s’envole.  S’attaquer à ces problèmes n’est manifestement pas la priorité de nombreux élus au Nord du pays, sinon pour renforcer encore les politiques ultralibérales. De même au Sud, de nombreux élus, en particulier au sein d’un MR aiguillonné par le FDF, entendent tirer profit électoralement de cette sempiternelle querelle communautaire.

Le PC a toujours plaidé pour la solidarité entre tous les travailleurs, qu’ils soient du Nord ou du Sud du pays.  Comment parler de solidarité européenne ou mondiale si l’on n’est même pas capable de s’entendre dans ce pays ?  C’est pourquoi, sans nostalgie pour la « Belgique de papa », nous continuons à plaider pour un pays avec une véritable solidarité fédérale, s’appuyant sur trois régions aux pouvoirs étendus et plus clairement définis. C’est de ce fédéralisme là que les partis traditionnels n’ont pas voulu. Ils portent ensemble une lourde responsabilité dans le blocage, voire l’impasse actuelle.

Mais pour que ce pays ait encore un sens, il faut être deux.  Aujourd’hui, on doit bien constater  que le cœur n’y est plus côté flamand, et moins après chaque crise communautaire  du côté francophone. Est-ce uniquement la faute du monde politique ou des médias ?  Nous ne le pensons pas. Il existe une véritable césure dans les opinions publiques.  Wallons, Bruxellois et Flamands ont-ils encore le même projet de société ?

Cette crise nous montre encore une fois combien manque une gauche qui fait de la solidarité un véritable enjeu et non un slogan politique à géométrie variable. Le PC reste présent afin de faire entendre cette voix, avec vous. 

Le Bureau politique
 


 

Ils ont trouvé le coupable

Par un règlement communal inique, la Ville de Bruxelles impose le silence aux organisations politiques de gauche. En effet, après avoir réduit l'affichage électoral des partis extraparlementaires à la portion homéopathique, c'est l'éditeur responsable du Cartel de gauche PC-PSL-LCR-PH qui s'est vu "taxé" 1050 € pour "incivilité en matière de propreté publique".

Celui-ci a été entendu ce lundi 29 mars par le Collège des Bourgmestre et Échevins de la Ville de Bruxelles. Il a déclaré qu'il s'agit d'une attaque caractérisée contre la liberté d'opinion. En tant qu'éditeur responsable il assume la responsabilité du contenu, mais ne peut être tenu responsable de la diffusion des affiches. De quels moyens financiers faut-il à présent disposer pour être éditeur responsable? L'éditeur responsable de "Métro" est-il poursuivi pour les journaux jetés par terre dans la ville? Est-ce que Coca Cola est sanctionné pour les cannettes retrouvées dans le caniveau?

Le Cartel de gauche PC-PSL-LCR-PH refuse le paiement d'amendes sur la liberté d'opinion et s'engage à combattre les atteintes aux droits démocratiques, y compris celles masquées sous un règlement communal.

Je vis la même situation

Régulièrement, j'apparais comme responsable d'affiches ou de documents rédigés par le PC. Comme le dit si bien la fédération bruxelloise "L'éditeur responsable l'est pour le contenu de l'affiche ou du tract.". Or maintenant faute d'avoir trouvé le colleur ou de l'avoir pris en pleine action, il est plus facile de sanctionner la personne qui a son nom sur l'affiche, de quoi inciter les colleurs à ne plus faire apparaître d'éditeur responsable.

Pour les dernières élections, j'ai été appelé à comparaître devant le constatateur provincial du Hainaut pour deux affiches collées à la La Louvière sur un panneau de libre expression alors qu'elles auraient dû l'être uniquement sur un panneau électoral. Quand on connaît la place réservée par les petits partis par des quatre gros gourmands...

Avec le concours d'un avocat, nous avons réussi à faire triompher notre point de vue sur la notion d'éditeur responsable.

Et comme je suis un colleur acharné, je colle aujourd'hui à Charleroi, demain à Namur puyis à Liège et la semaine prochaine à Bruxellespuisque cette fois je suis appelé à comparaître pour deux autres affiches collées par un camarade quidam en des endroits interdits dans la capitale de la libre expression et menacé de devoir payer moi aussi 1050 euros.

En compagnie de mon conseil, je serai donc présent lundi 26 avril prochain devant le Collège communal de Bruxelles pour me défendre et faire triompher le point de vue communément admis et partagé.

Comme dans la chèvre de Monsieur Seguin et que cela nous serve de leçon: "Si ce n'est toi, c'est donc ton frère"

Robert Tangre


 

L'Europe sous la surveillance du FMI     

Après des semaines de palabres et de cacophonie, les pays de la zone euro ont trouvé un accord sur un plan d'aide à la Grèce associant d’éventuels prêts des pays de la zone euro et du Fonds monétaire international. C’est là un compromis aux allures de défaite politique, économique et sociale.

Si un optimisme de circonstance était de mise parmi les dirigeants politiques, le quotidien de gauche grec Elefthérotypia a justement mis en garde contre le « récif du FMI dont le savoir faire technocrate s'est avéré destructeur pour les pays où il a été appliqué ».

L’accord, est-il dit, vise à rassurer les marchés ? Il n’a pas renforcé la crédibilité de l'euro toujours en butte aux attaques des spéculateurs. Le recours au FMI, sur ordre du capitalisme allemand et d’un gouvernement à son service, est le signe patent de l’incapacité des Etats européens à se montrer solidaires. Ce qui risque d’aggraver la situation et de fragiliser d'autres pays de la zone euro, d’autres « maillons faibles », comme le Portugal ou l'Espagne.

Résultats, l’entrée en piste du FMI, organisme international de régulation monétaire, dans la réalité bras armé des États-Unis, autorise ces derniers à s’immiscer un peu plus dans les affaires européennes. Le dogme libéral d’une économie dirigée par les marchés reste une réalité alors que le chômage et la pauvreté grimpent en flèche. L’assainissement en Europe sera « extrêmement douloureux » a déjà prophétisé la direction du FMI. 

Le Président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, vient d’exiger un respect implacable des critères de Maastricht et des politiques d’austérité qui ont conduit l’Europe à la crise actuelle. Avec une arrogance scandaleuse, la chancelière allemande, Angela Merkel, a suggéré une exclusion de l’euro pour tout pays en crise « qui ne serait pas déterminé à mener des réformes ».

Dans toute l’Europe, la colère grandit ! Ces mobilisations sociales appellent des mesures d’urgence pour que les financiers responsables de la crise actuelle soient mis à contribution.

 Le Parti communiste est évidemment solidaire avec les travailleurs de notre continent et leurs organisations.

 Le Bureau politique du Parti Communiste Wallonie-Bruxelles
 


 

12:22 Écrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |