15/02/2011

11/02/11 : Manifestation contre l'AIP à Charleroi

168361_193733717322488_131687843527076_636187_5478599_n.jpgIls étaient donc la moitié de ce qui avait été annoncé ou espéré à venir clamer leur refus de voir appliquer l'accord inter-professionnel 2010- 2011 tel que libellé pour l'instant. A l'appel de la FGTB, tous les secteurs étaient représentés dans la concentration de ce matin à Charleroi. Mais quelques CNE et membres du syndicat libéral avaient également rallié la manif.


Regardez maintenant un extrait du Journal parlé de Télésambre concernant cette manifestation:

http://telesambre.rtc.be/content/view/10645/166/

Les communistes eux distribuaient le tract ci-dessous:

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Non à l'AIP

Maintenant en route vers une grève générale le 4 mars pour dire non à l'austérité!         

Le PC Wallonie-Bruxelles se félicite du rejet du projet d’Accord InterProfessionnel  prononcé par les syndicats FGTB et (pour la première fois) CGSLB. La CSC, malgré le refus des centrales d’employés CNE et LBC a pour sa part validé ce mauvais accord faisant part d’une frilosité difficilement compréhensible. 

En particulier, il faut dénoncer l’argumentaire de certains dirigeants syndicaux consistant à dire que cette proposition d’accord sauve l’index.  En effet,  le projet d’AIP aujourd’hui repoussé s’attaque à celui-ci de façon insidieuse et importante, se proposant de faire sortir du calcul de l’index le mazout de chauffage, le gaz, l’électricité, ou encore des matières premières telles que la farine. Bref, ce projet procède à une nouvelle manipulation d’un index déjà insuffisant pour sauvegarder la part des salaires dans la richesse produite.

Imbuvable, cet accord l’est pour bien d’autres raisons.  Citons une augmentation des salaires quasi inexistante (0% en 2011 et 0,3% en 2012), un détricotage du statut d’employé en « échange » d’une amélioration anecdotique du statut d’ouvrier (amélioration par ailleurs financée via la collectivité et la Sécurité sociale, et non via une ponction sur les marges bénéficiaires du patronat), ou encore une absence totale de

revalorisation du salaire interprofessionnel. Bref , il s’agit à nouveau de faire payer la crise aux travailleurs et aux plus précaires tout en maintenant au patronat des avantages sans précédent. 

Le projet d’accord ayant été rejeté, il convient désormais d’empêcher le gouvernement de jouer comme à son habitude la courroie de transmission du patronat qui déjà l’appelle à valider l’accord.  Comme en écho, depuis plusieurs jours, la Chancelière allemande Angela  Merkel en concertation avec le Président français Nicolas Sarkozy et avec la bénédiction de l’Union européenne, mène une charge, entre autres conquêtes sociales, contre l’indexation automatique des salaires et se propose de généraliser la « modération salariale », soit la misère, en Europe. 

Nous devons être toutes et tous dans la rue le 4 mars afin de dire que « nous ne payerons pas leur(s) crise(s) ».  Le temps de la « modération salariale » est fini, il faut maintenant et d’urgence entamer celui de la « modération actionnariale ».  Ce sont chaque année pas moins de 15 milliards d’euros de cadeaux en tous genres faits au patronat (intérêts notionnels, réductions de cotisations sociales, précompte professionnel,...) qui échappent à la collectivité. Gageons que ce refus de l’AIP peut constituer un point de départ pour une mobilisation citoyenne.

Communiqué du Bureau Politique du PC Wallonie-Bruxelles

Editeur responsable : fédération de Charleroi du PCWB, rue Jules Destrée, 11 à 6020 Dampremy (Tél . : 071 / 45 70 33) 

Lisez l’Etincelle : http://etincellebulletin.skynetblogs.be/

 

 

 

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