10/03/2011

Impasse politique en Belgique : et si l'on donnait la parole au peuple?

belgique,fédéralisme,référendumL’intransigeance communautaire de la NVA, marquée à la culotte nationaliste par un CD& V en quête d’une réhabilitation électorale a eu raison de la mission de Johan Vandelanotte qui a remis son tablier de conciliateur au roi. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir eu comme interlocuteurs francophones des partis sans revendications véritables et prêts à de nombreuses et graves concessions comme un début de scission de la sécurité sociale.

À présent, le roi est nu. L’expression n’aura jamais été aussi pertinente.


Il n’aura échappé à personne que si le bras de fer institutionnel s’avère flagrant, les questions économiques et sociales sont restées ou bien totalement occultées, ou bien résolument absentes des négociations. L’inquiétude des citoyens portent pourtant bien moins sur les questions institutionnelles et l’avenir de la Belgique que sur la politique d’austérité annoncée dans toutes les langues nationales en cas de formation d’un gouvernement.

Or, l’ouverture aux libéraux qui se dessine dans un contexte de vent de panique laisse augurer une surenchère allant dans le sens d’une régression socio-économique néfaste pour les travailleurs et les allocataires sociaux tant de Flandre que de Bruxelles et de Wallonie.

Là nous semble être l’enjeu essentiel pour l’avenir des citoyens de ce pays.

C’est la raison pour laquelle, il nous paraît indispensable et urgent que les organisations syndicales se mobilisent pour faire entendre la voix des travailleurs et des allocataires sociaux. Avec comme exigences :

Ne pas faire payer la crise aux travailleurs qu'ils soient du Nord ou du Sud ;

Ne pas accepter de réformes comme celles qui s'annoncent qui appauvriraient en premier les Wallons et les Bruxellois ;

Réclamer, au contraire, un fédéralisme véritable qui "fédère" les populations, garantisse la solidarité notamment au travers de la sécurité sociale, tout en permettant la gestion à un niveau régional de certaines matières.

Et en définitive, réclamer une consultation populaire, précédée d’une véritable information sur les conséquences des différents scénarii, afin que Bruxellois, Flamands et Wallons décident  souverainement de leur avenir.

Le Bureau politique

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