07/04/2011

PACTE POUR L'EURO


pge,pacte pour l'euro,stabilité monétaire,crise,austéritéLe parti de la gauche européenne dénonce les abus de pouvoir contre les peuples européens

A l'occasion de la réunion du Conseil européen consacrée à la «Pacte pour l'euro», le président et les vice-présidents d’ELP se sont réunis à Bruxelles pour dénoncer les abus du pouvoir autoritaire contre les peuples européens.


 Dans une conférence de presse qui a eu lieu au Parlement européen, la présidence du Parti de la gauche européenne a condamné le pacte avec les marchés financiers alors que la crise mondiale révèle l'impasse dans laquelle se trouvent les politiques néolibérales, et que les peuples - partout en Europe - rejettent clairement la politique d’austérité.

 Depuis 2010, l'Union européenne tente de convaincre les citoyens que l'austérité est imposée parce que certains membres ne savaient pas comment contrôler leur dette et il n'y a pas d'autre solution pour lutter contre la crise. Cependant, l'austérité n’était qu’une décision "commune" de certains membres: la croissance annuelle de la Commission européenne, le pacte de compétitivité ont été proposés par la chancelière Merkel et le président Sarkozy, des propositions qui mettent en péril les salaires et les droits sociaux des travailleurs.

En outre, sous la direction d'Angela Merkel et de Nicolas Sarkozy, une étape de plus est en train d’être dépassée dans les politiques de régression sociale, et ceci sans consulter ni les peuples ni les parlementaires nationaux et européens.

La plupart des États membres, au titre des politiques d'austérité cruelles et insensibles, a subi des coupes sévères dans les dépenses publiques à savoir les salaires, les retraites, la destruction incessante de la protection sociale et de l'état-providence construits au cours des 40 dernières années, en revanche il y a eu l'augmentation dans la privatisation des services publics, des impôts, le recul de l’âge de la retraite et des cotisations des travailleurs à la sécurité sociale. Le premier ministre portugais vient de présenter sa démission suite au rejet par le Parlement du quatrième pacte de stabilité et de croissance imposé depuis les douze derniers mois.

Le «Pacte pour l'euro » est une attaque généralisée et violente contre les droits sociaux et politiques des peuples européens. Il vise à organiser le contrôle total des marchés financiers, des peuples et des états, d'ailleurs, à part ceci, il ne parle que d’un plan pour 2013. Depuis plusieurs mois les citoyens européens souffrent de la réduction de leurs salaires et de leurs retraites et ils sont en droit de demander, ce qui va se passer ici et maintenant. Nous exigeons un référendum dans tous les pays européens et nous appelons les citoyens européens à rejeter cette offensive néolibérale, anti-démocratique et sans précédent.

Le ELP est fermement convaincu que nous pouvons parvenir à une autre alternative en utilisant d’autres moyens, comme l'introduction de taxes sur les transactions financières, l'émission des euro-obligations pour sévir contre la spéculation et par la création d’un fonds de solidarité et du développement social, qui peuvent fournir un véritable plan équitable de relance européen, basé sur des politiques économiques, sociales et écologiques. Nous demandons également une solution européenne au problème de la dette publique européenne: l’ouverture immédiate des nouvelles négociations de la dette publique à l’échelle européenne, et l'annulation d'une partie de cette dette.

L’ELP exprime sa solidarité avec les mouvements qui se développent partout en Europe, et soutient la mobilisation des syndicats, le jeudi 24 Mars à Bruxelles, et entre 22 et 26 Mars à Londres, en Espagne, en France et en Allemagne, ainsi que l'euro-manifestation prévue pour le 9 avril à Budapest.Le président et les vice-présidents d’ELP appellent les citoyens européens à former des fronts de résistance contre le Pacte de l'euro, et de présenter leurs alternatives pour une sortie de crise et pour une autre Europe.

La Présidence

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