15/05/2011

Non à l'amnistie.

antifascisme,fascisme,amnistie,partis politiques belgesLes communistes de Wallonie et de Bruxelles s’insurgent contre le vote intervenu ce jeudi 12 mai qui permet d’ouvrir la discussion autour d’une proposition de loi du Vlaams Belang visant à accorder l’amnistie aux anciens collaborateurs et des indemnisations « aux victimes de la répression d’après-guerre ou de leurs descendants ». Cette proposition est, en soi, une insulte aux victimes - qu’elles soient francophones ou flamandes- de la barbarie nazie et de ses complices et exécutants belges.


Les communistes s’insurgent, qu’à la seule heureuse exception de Groen, tous les partis flamands représentés au Parlement, le SP.A compris donc,  ont accepté le principe de ce débat. Se retrancher comme le font les ministres CDNV derrière un principe de libre examen des différents arguments d’où qu’ils viennent ou derrière un argument technique comme le fait un élu Spa, cela relève d’un cynisme  abject.

Les communistes saluent le refus des élus francophones mais n’oublient pas que le président du PS, alors informateur, avait, l’été dernier, ouvert une dangereuse porte au principe de discussion. Ce front tiendra-t-il si d’aventure, il redevient informateur ? Espérons que son parti saura lui faire raison garder.

Ce vote, sans précédent en Belgique, démontre le fossé de plus en plus profond qui divise le pays. Il témoigne d’une dangereuse banalisation des idées d’extrême-droite par les autres partis alors que la vigilance est plus que jamais de rigueur.

Pour les communistes, il ne peut être question de renvoyer victimes et bourreaux dos à dos.

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Honte au ministre De Clerck

 

antifascisme,fascisme,amnistie,partis politiques belgesDes sénateurs flamands souhaitent rouvrir la discussion sur l’amnistie des collaborateurs de la Seconde Guerre mondiale. Pour Stefaan De Clerck, "à un certain moment, on doit être adulte et prêt à en discuter. Et peut-être aussi à oublier, parce que c’est du passé. C’est nécessaire pour rétablir une société. Par ailleurs, il y a une législation internationale, universelle, qui n’accepte plus la prescription pour tous les crimes contre l’humanité. Il faut en discuter au parlement de manière sereine et en toute transparence. Il faut un débat sans nationalisme, en-dehors de l’émotionnel. Il faut comprendre un passé et travailler à notre avenir".

La CGSP-Défense s'est indignée dans un communiqué des propos tenus par le ministre de la Justice Stefaan De Clerck. "Chaque jour, de nombreuses organisations se battent pour que, justement, on n'oublie pas ce qui s'est passé", a rappelé le syndicat socialiste, s'offusquant de cet appel à faire table rase du passé puisse être lancé "par un ministre fédéral, censé être un représentant du peuple".

"Non, monsieur De Clerck, ce n'est pas se comporter en adulte que tout faire pour oublier. Nous imaginons avec quelle douleur celles et ceux qui ont été victimes des atrocités de ces collaborateurs d'hier auront accueilli ce message inacceptable. Il nous faut préserver le 'Devoir de Mémoire' pour que les prochaines déclarations ne soient pas l'affirmation de l'inexistence des victimes", a encore exprimé la CGSP-Défense.

 

 

 

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