14/06/2011

Italie: «Battre Berlusconi et unir la gauche»

berlusconi,italie,gauche radicale,naples,milanUne bonne nouvelle nous arrive du côté des élections municipales et départementales partielles en Italie: la Berlusconie est en déroute. Le message déposé par les italiennes et les italiens, dans les urnes, dimanche 15 et lundi 16 Mai est clair: «Berlusconi basta!»


La coalition de droite est en sérieuse difficulté dans plusieurs villes et départements historiquement à droite face à des coalitions de centre gauche. C'est le cas notamment à Turin et Bologne, Milan ou Cagliari. Des personnalités souvent marquées à gauche et soutenues par le centre gauche, ont conquis ou sont en mesure de conquérir ces deux fiefs du berlusconisme.

 

Autre bonne surprise: la Ligue du Nord perd du terrain que ce soit là où elle avait choisi de s'allier au PDL (Popolo della Liberta) de Berlusconi, comme à Milan, Turin et Bologne ou là où elle a choisi de se présenter seule. Elle paie entre autre son soutien aux lois ad personam qui protègent Berlusconi dans les procès où il est cité à comparaître. Peut-on y voir le signe d'un recul de ses thèses xénophobes? Pas sûr malheureusement. Berlusconi lui a pris des électeurs pendant la campagne électorale, en faisant dans la surenchère raciste. Il n'empêche: cette baisse de la Ligue du Nord est une bonne nouvelle.

 

Seul ombre au tableau, les résultats du Mouvement des Cinq Etoiles (Movimento, à l'initiative de Beppe Grillo, comique italien qui discrédite la politique en soi): ils vont de 4 à 15 % dans une quinzaine de communes; Bologne: 9,4; Ravenne: 9,3; Rimini: 11,8.

Mais il y a mieux: les urnes font mentir les sondages. Contrairement à ce que ceux-ci annonçaient, la gauche radicale n’est pas en reste dans ces élections. Elle fait même de très bons scores notamment à Naples où le candidat commun à la Federazione della Sinistra et de l’Italia dei Valori, de Magistris, obtient pas moins de 27, 4 % des voix. Bons résultats aussi à Milan où la gauche atteint, au sein d’une coalition de centre gauche, 8% des voix, et où Giuliano Pisapia, figure notoirement marquée à gauche, est en passe de l'emporter.

 

Malheureusement, ces bons scores sont rendus illisibles par la division de l’autre gauche et ses alliances à la carte.

 

Prenant acte des résultats, Paolo Ferrero, leader de la Federazione della Sinistra, a lancé un appel. «Il faut que toutes les forces de l’autre gauche se rassemblent, toutes celles qui étaient avec la FIOM (syndicat des métallos) dans les rues le 16 Octobre dernier: la Federazione della Sinistra, Sinistra Ecologia e Liberta, L’Italia dei Valori, et aussi toutes les forces à notre gauche» a-t-il ainsi déclaré à l’annonce des résultats. «Nous devons nous unir et obtenir un dialogue d’égal à égal avec le Parti Démocrate» a-t-il ajouté.

 

Le Parti de Gauche se réjouit de cette dernière annonce comme des résultats de ces élections. Il assure tout son soutien à la dynamique d’union de l’autre gauche proposée par Paolo Ferrero et se joint à lui pour affirmer qu’il est grand temps de «battre Berlusconi et unir la gauche»

 

Céline Meneses

Parti de Gauche

Secrétariat International

Questions européennes

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