30/07/2011

NOTE DI RUPO EN VUE DE LA FORMATION D’UN GOUVERNEMENT : UN COUP CONTRE LA GAUCHE.

La social-démocratie a encore frappé fort !

GRANDE DISTINCTION pour l’éminent formateur candidat 1er ministre ELIO DI RUPO !

Par sa NOTE préparatoire à la formation d’un gouvernement fédéral, le Président du Parti Socialiste a offert à la droite capitaliste belge et européenne une véritable trahison du monde des petits et des sans- grades. L’équilibre que certains partis  et certaine presse y ont vu consiste en réalité en un lynchage pur et simple des plus faibles :  les revenus précaires, les pensionnés, les sans-emplois…Alors même que les mesures proposées sur les revenus du capital  et les hauts revenus resteront limitées et sans réelle possibilité d’effet, l’assainissement des finances de l’état passera par une nouvelle diminution importante des moyens des services publics et de la sécurité sociale, et une cristallisation de mesures à résonnance poujadiste comme celle de  l’extension des exclusions de l’assurance-chômage.

courceles,front des gauches,jean françois lacroix,elio di rupo


Parmi ces mesures de « réaménagement » social prévues par Di Rupo,
 
- suppression des allocations d’attente pour les jeunes demandeurs d’emploi

- dégressivité accrue des allocations de chômage, réduction de leur durée, renforcement des sanctions, y compris, dans un avenir très proche, pour les plus de 50 ans.   
- Réduction des pensions publiques et des pensions de survie
- Abandon du système de prise en charge fiscale des chèques-services
 
Ainsi, sous prétexte d’assainissement budgétaire et de « pacte pour l’emploi » façon Joëlle Milquet,  Di Rupo s’aligne sur les conditions émises par la FEB, la NVA et les libéraux, visant à augmenter la durée du travail et à faire baisser les salaires tout en laissant détériorer  les conditions de travail. En attendant de s’attaquer quand même à l’indexation automatique des salaires, dans le cadre de la négociation à venir.
 
Tout cela est parfaitement inique de la part du premier socialiste quand on sait que pour 105.000 emplois disponibles 680.000 personnes sont  aujourd’hui en demande d’emploi.
 
Dans le cadre de la montée en force des  puissances argentières européennes, notre région, toujours  en récession profonde, doit se préparer à subir, comme aujourd’hui la Grèce et demain l’Espagne,  une réduction de plein fouet des  avantages sociaux conquis de haute lutte par les travailleurs dans le courant du siècle passé. En clair, une réduction drastique des droits fondamentaux  à une existence décente.
 
DANGER EXTREME APRES LE 15 AOUT, au retour de vacances des protagonistes politiques, lorsque, sous prétexte récurrent de crise bancaire (15, 18,… 23 milliards que l’on viendra prioritairement chercher dans notre poche !),  les Javeau et Milquet suivront Elio Di Rupo et Charles Michel dans leurs menées néo-libérales, sous prétexte, en ralliant la minorité chrétienne flamande, de sauver le pays. Au moins transitoirement !
 
Par son abandon des revendications les plus justes de la majorité des travailleurs, des indépendants, des chômeurs et des petits pensionnés,  en s’alignant sur les travers d’une économie capitaliste qui engendre crise après crise et laisse une grande majorité de la population en état de minimum vital chronique, avec un Di Rupo directement à la poursuite des leaders de droite européens José BARROSO, Nicolas SARKOZY et Angela MERKEL, le parti socialiste n’est plus que le fantôme d’un parti de gauche, noyé par sa propre structure anti-démocratique et dans ses querelles internes.
 
Aujourd’hui, devant cette note compromettante et ravageuse, alors que, acculés, les syndicats semblent monter au créneau, et que des mouvements d’une gauche radicale et alternative se manifestent un peu partout en Europe,  la population doit réagir très clairement en signifiant son adhésion à ce processus d’un retour aux valeurs de gauche, pour donner les moyens d’une lutte sans concession contre l’ultra-droite européenne.
 
Le Front des Gauches-Courcelles et ses militants vont dans ce sens.
 
Jean-François Lacroix, FDG-Courcelles.

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