27/09/2011

La rentrée est là, les dealers de rue aussi !

charleroi,malika el bourezgui,dealers,parc reine astridEn soutien à l'action des riverains du parc Reine Astrid, Malika El Bourezgui, conseillère communale communiste élue sur la liste ECOLO a développé l'interpellation suivante lors du Conseil communal de Charleroi de ce lundi 26 septembre 2011.

Après la période de vacances,  c’est la rentrée où les citoyens retrouvent leurs préoccupations quotidiennes.

Parmi  celles-ci, il y a le sentiment d’insécurité occasionné par les nuisances liées au trafic de drogue et particulièrement aux activités des dealers de rue qui ont envahi  le Centre ville et les quartiers avoisinants.  Cette situation est excessivement dommageable pour l’image de Charleroi et son commerce sans parler du problème de santé publique que j’ai déjà exposé antérieurement et que je ne développerai pas ici.


Les petits dealers, revendeurs de rue souvent usagers eux-mêmes, s’occupent des transactions avec le consommateur final  alors que les gros dealers, narcotrafiquants, s’occupent de l’importation et de transactions de plusieurs kilos. Contrairement aux dealers à domicile tout aussi actifs (et qui peuvent être monsieur et madame tout le monde), les dealers de rue sont très visibles, extrêmement mobiles et de nombre croissant.  Ils vendent « au détail » et leur business très lucratif peut rapporter entre 700 et plus de 1000 euros/jour.

A force des les voir, on fini par les reconnaître car c’est souvent le même profil.  Pour l’instant, il s’agit en grande partie d’illégaux qui recherchaient l’Eldorado en Europe et qui finalement ont échoué par nécessité dans ces trafics organisés.

Leur business illégal entraîne inéluctablement des nuisances pour l’entourage qui doit supporter de jour comme de nuit, les incessants va-et-vient des clients, la présence de toxicomanes dans les halls d’entrée où ils se droguent et abandonnent leurs seringues et autres déchets, la délinquance qui se développe autour comme le vol et les bris de vitres, la prostitution ainsi que les conflits et la violence entre eux.   Tout ce contexte ne peut évidemment que renforcer le sentiment d’insécurité et d’impunité.

Depuis la rentrée, une présence policière aux abords des écoles a pour objectif d’éloigner les dealers à l’affut de jeunes clients.  
Cette mesure permet certainement de rassurer provisoirement les parents, les élèves et le corps professoral, cependant, tous les matins, on assiste à un spectacle surréaliste au parc Astrid avec d’un côté, les dealers au poste pour faire leur business et de l’autre côté, un ou quelques policiers en attente.

Mais qu’est ce que cela va changer fondamentalement à la situation vécue au quotidien par de nombreux riverains qui malgré eux sont spectateurs et victimes des trafics qui se développent sous leurs yeux et empoissonnent leur quotidien ?


En effet, on observe que ces dealers de rue ne se sentent pas vraiment inquiétés ou menacés par de simples passages de policiers.  Ce sont de véritables contrôles systématiques de la police que cette situation exige pour empêcher ces trafics de s’installer et s’approprier l’espace.  De toutes les villes d’Europe, Charleroi serait l’un des rares cas, où ce genre de trafic de rue s’est installé au cœur du Centre ville.


Des citoyens excédés par cette situation se mobilisent en comité de quartier et associations pour dénoncer ces faits, exprimer leurs préoccupations et réclamer des solutions efficaces.  De par leur vécu, ils peuvent apporter des pistes de réflexions et d’actions.  Nous nous devons de les entendre et de les soutenir car garantir la sécurité et la quiétude des citoyens relèvent des missions prioritaires des autorités locales.


Suite à une interpellation sur ce sujet en mai 2010 et faute de réponse claire, je me permets de vous redemander :


- Quelles stratégies comptez-vous développer pour rendre la vie impossible aux dealers et débarrasser les quartiers de ce fléau ?

- Quels sont les moyens prévus pour renforcer la prévention dans les quartiers et écoles ?

- Dans le contexte législatif actuel, comment notre ville peut-elle se préserver du développement d’une délinquance et d’une mafia internationale ?

Il est inacceptable que des individus sans titre de séjour et sans pièce d’identité qui sont interpellés pour trafic de drogue, pour délits commis et multirécidivistes, puissent être relâchés dans la nature sans autre mesure répressive.   Cette situation quasi d’impunité  ne favorise-t-elle pas cette forme de délinquance ?

A l’époque, Monsieur le Bourgmestre, vous aviez évoqué des places en centre fermé réservées pour les délinquants illégaux à Charleroi.  Qu’en est-il ?


Puisqu’il existe un véritable problème de consommation de drogue à Charleroi difficile à éradiquer, pourquoi n’envisage-t-on pas de repousser ces trafics vers un espace ouvert hors du centre ville où la demande et l’offre de drogue pourraient se rencontrer sans trop nuire aux habitants comme vous n’avez pas hésité à le faire pour la prostitution que vous avez chassée ?


Pour conclure, nous ne cesserons de répéter que pour casser ce système infernal, il faut au-delà d’une campagne de prévention, non seulement plus d’actions répressives et des contrôles systématiques pour empêcher les dealers de rue de s’installer mais aussi et surtout s’attaquer au blanchiment de l’argent de la drogue qui est le nerf de la guerre pour atteindre les narcotrafiquants avant que ceux-ci ne renforcent  leur pouvoir par leurs énormes profits financiers et prennent finalement le contrôle de nos villes.


Nous avons au sein de notre Conseil communal, des relais politiques au niveau régional et fédéral que je sollicite vivement pour continuer à défendre la cause de Charleroi jusqu’au bout afin d’obtenir les aides et les moyens nécessaires pour lutter contre le fléau du trafic de la drogue. 

charleroi,malika el bourezgui,dealers,parc reine astridDescription de l'action de riverains emmenés par Lucien BELVAUX

En principe, si j'en crois les prévisions de l'I.R.M. la météo devrait nous être favorable le mercredi 28 septembre: Temps sec, ensoleillé, température de 12 à 23°.

Je vais donc programmer notre action citoyenne OCCUPATION DES BANCS DU PARC, SITUES LE LONG DU Bd.DE FONTAINE, à HAUTEUR DU MONUMENT aux PIGEONS SOLDATS.
 
Dès 11h30, avec quelques amis , je réserverai les places. J'espère que vous serez nombreux à venir nous tenir compagnie afin que nous puissions nous organiser pour les actions futures. Il ne faut pas baisser la garde.

L'OCCUPATION MAXIMALE est souhaitée, à partir de 16 heures jusqu'à.......la fin du jour qui ne tarde pas à cette époque de l'année.

J'espère que nous pourrons compter sur la collaboration des médias (télévision et presse écrite). Il faut donner à cette opération citoyenne, la plus grande publicité possible. Elle doit représenter un espoir pour l'ensemble des "Carolos" des autres quartiers. Les riverains et les voisins du parc, doivent donc se mobiliser, sensibiliser leurs amis et connaissances pour se joindre à nous et affirmer, par leur présence, leur volonté de se "réapproprier " le parc Astrid.    Un "plouf"  serait un échec pour nous tous, mais une victoire pour les dealers.

Les Wallons sont valeureux et capables de réussir l'exemple de nos amis de Saint-Ouen (Paris). Et si cette expérience se terminait par un jumelage avec les habitants de Seine-Saint Denis ?

Des boissons et des coupe-faim seront prévus. Une occasion de montrer que les habitants du quartier savent à quoi servent les poubelles et qu'ils souhaitent le garder propre et accueillant, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Nous ne partageons pas les mêmes valeurs.
 
NOUS SAVONS QUE NOUS POUVONS COMPTER SUR VOUS.

Les commentaires sont fermés.