29/10/2011

Stop à la violence contre les femmes

machisme,gauche unitaire européenne,patriarcat,religions monothéistes25 novembre 2011: Journée internationale contre les Violences faites aux Femmes

Pour les mouvements féministes mondiaux, le 25 novembre est un jour de lutte, d'accusation, de reconnaissance et de résistance contre la violence faite aux femme depuis que l'Assemblée générale des Nations Unies de 1999 l'a déclarée comme "Journée Internationale pour l'Elimination de la Violence contre les Femmes". Ce phénomène révèle l'opposition patriarcale et l'existence de cultures machistes et misogynes dans différentes sociétés et leur persistance même au cœur de la modernité capitaliste, là où la démocratie et les droits universels sont formellement acceptés.


La violence contre les femmes est très repandue et ne semble prête de décroître. Une femme sur trois dans le monde et une femme sur quatre en Europe est exposée à cette sorte de violence.

Les femmes subissent la violence par les hommes. Evidemment tous les hommes n'utilisent pas la violence contre les femmes, mais de toute façon c'est une sorte de violence spécifique utilisée par les hommes contre les femmes et les filles. Ils utilisent la violence pour préserver ou renforcer leur pouvoir sur les femmes ou le retrouver au cas où ils l'auraient perdu.

Cette sorte de violence a été pendant longtemps invisible, elle apparaît dans l'ombre et en l'absence de poursuites. En fait, cela correspondait aux valeurs dominantes, aux traditions et aux lois, où ce phénomène était considéré comme naturel et normal. Aujourd'hui, c'est un crime, mais la violence continue à être regardée par des individus, des institutions et certains états comme une question d'ordre strictement privée et non comme un crime relevant de la sphère publique.

Les femmes sont victimes de la violence dans leur vie de tous les jours aussi bien que dans leurs foyers. La violence contre les femmes est commise par des partenaires ou par des parents, un phénomène présent dans toutes les classes sociales.

La violence contre les femmes prend différents aspects: la violation du droit à l'autodétermination, le mariage forcé, les sévices physiques, sexuels ou psychologiques, l'exploitation ou la discrimination. C'est un facteur particulièrement important pour les femmes immigrantes qui s'ajoute à la souffrance et aux obstacles rencontrés par ces femmes vivant de plein droit à l'intérieur des frontières européennes.

Les lois et les règles des religions, particulièrement les monothéistes, sont basées sur la prédominance du mâle et souvent sur la violence. Les femmes sont considérées comme êtres inférieurs ou parfois comme objets livrés au bon plaisir et à la volonté du mâle. Ou elles sont sujettes à divers codes familiaux. Elles subissent la violence du pouvoir du sacré et des lois, les traditions et les pratiques construites sur leur soumission à la gent masculine. La soumission est souvent présentée comme naturelle et désignée par Dieu.

Dans les guerres modernes, 70 à 80% des victimes sont civiles et en majorité des femmes. Elles sont torturées et humiliées dans des camps de réfugiés et des prisons. Elles sont systématiquement violées, cette pratique étant utilisée comme arme dans de nombreux conflits. Il y a en fait un lien profond entre le militarisme et l'oppression patriarcale.

Pour ces raisons, en tant que la Gauche Unitaire Européenne, nous demandons:

- Séparation des sphères religieuse et politique, laïcité comme fondement de tout état ou communauté sociale ou politique. Dès lors nous avons l'intention de défendre les droits des femmes à l'autodétermination, à la contraception et à l'avortement. Nous nous battons particulièrement contre le vœu de l'Etat du Vatican à déterminer la condition des femmes, leur liberté, leur sexualité et la liberté sexuelle.
- L'adoption de la loi pénale contre les mutilations sexuelles et les mariages forcés.
- Une large approbation de l'Europe et l'application de lois mettant fin à la violence contre les femmes et leurs enfants. Au cœur de ces lois doivent figurer la prévention et l'individualisation des signes avant-coureurs (premiers symptômes) de violence avec un budget adéquat pour aider les victimes de cette sorte de violence et garantir les pleins droits aux femmes immigrantes sans une seule référence à leurs statuts légal et administratif en Europe.
- La limitation et le contrôle des armes personnelles qui peuvent être utilisées contre les femmes.
- Les droits des femmes ne peuvent justifier de nouvelles guerres ou plus de restrictions aux droits de l'immigration.
- La conversion immédiate des directives de la politique européenne des droits civils de résidence pour les victimes de trafic et leur transcription en lois nationales.

La GUE considère comme fondamentale non seulement le combat pour modifier les relations entre les classes, l'abolition de l'exploitation et de l'oppression, mais aussi le combat contre les structures patriarcales et les conséquences sociales et culturelles qui en résultent. La crise de l'économie, de la société et de la culture qui afflige l'Europe, révèle l'échec du capitalisme néo-libéral illustrant la chance d'un espoir, qu'à la place du règne barbare du profit et du capital, une nouvelle société socialiste puisse être établie respectant la nature et capable de créer les conditions pour réaliser la révolution des femmes: la GUE combat la violence sexiste issue du machisme et de la domination patriarcale.     
     
(traduction: Jean – PCWB)

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