07/11/2011

Sommet européen : "Face au mur, le Conseil européen appuie sur l'accélérateur "

etincelle,dampremy,merkel,sarkosy,crise,banque centraleGrisés par leur nuit de négociations, les dirigeants européens se réjouissent un peu vite. Le plan annoncé allie une fois encore soutien massif aux banques et saignée sociale. Quand l'expérience prouve que ces recettes nous amènent dans le mur, le Conseil européen appuie sur l'accélérateur.

Ce n'est pas l'envolée de la bourse qui est faite pour nous rassurer. D'ailleurs, elle fête le licenciement de 7000 salariés en Europe avec la montée de 3% du cours en bourse du groupe PSA.


Je rappelle que si les banques sont aujourd'hui obligées de renoncer à une part de leurs créances, c'est la rançon du racket financier auquel elles se sont livrées et qui a mis la Grèce à genoux. Il es inacceptable que les gouvernements soient encore prêts à des recapitalisations sans contrepartie. Plus un sou ne doit être cédé aux banques sans que leurs pratiques de crédit ne soient contrôlées et dirigées vers l'intérêt général.

Avec l'alignement de Nicolas Sarkozy, la Chancelière Merkel a gagné sur toute la ligne : pas question de faire appel au pouvoir de création monétaire de la Banque centrale européenne. Pourtant ce n'est pas l'augmentation de la force de frappe du « fonds européen de stabilité financière », au service de stratégies financières intactes, qui relancera la croissance, seule à même de faire reculer l'endettement.

Au lieu de cela, ils continuent de faire payer les peuples. En France, alors que les patrons des banques ont augmenté leurs revenus de 44,8% en 2010, le chômage est en hausse, une vague de licenciements sans précédent est annoncée dans l'automobile et Fillon nous prépare un nouveau plan d'austérité avec une hausse de la TVA.

Modifier les critères du crédit des banques et les missions de la BCE, les rendre utiles à l'emploi, aux services publics, au développement durable sont les seuls outils pertinents pour sortir de la crise. Ceux qui y renoncent aujourd'hui se rendent coupable de la crise de demain.

« Stop au chantage de la finance. Oui à la liberté de choix de notre peuple ».

Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF,

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