08/02/2012

GRECE : Prenez garde ! La troïka est de retour à Athènes!

l'etincelle,pge,grèce,austérité,merkozyLes experts du FMI, de la BCE et de la commission européenne sont de retour pour superviser les négociations de la Grèce avec les banques privées dans le cadre de la procédure “PSI+” (restructuration volontaire de la dette souveraine grecque par les créanciers privés) mais aussi pour évaluer les “réformes d'ajustements structurels” mises en œuvre par les 3 partis de la coalition de gouvernement dirigée par Papademos. Ils sont venus pour conseiller et aider la préparation de nouvelles politiques de dumping social et de super-austérité.


Derrière la visite de la troïka en Grèce, l'ombre de Merkel et Sarkozy. Les deux chefs d'Etats veulent vérifier que leurs exigences seront respectées: un nouveau prêt, oui, mais pas sans cadeaux du gouvernement grec aux banquiers. En échange de leur participation volontaire à la restructuration de la dette, il faudra à nouveau enchaîner les plans d'austérité et des coupes budgétaires encore plus brutales, toujours en faveur des intérêts capitalistes.

Aujourd'hui, ils planifient de nouvelles baisses de salaires, la fin des congés payés – déjà drastiquement réduits - et la fin du salaire minimum dans le secteur privé.


Après avoir utilisé la Grèce comme cobaye pour détruire le secteur public, les conventions collectives, le droit du travail et l'Etat providence, maintenant ils l'utilisent comme le laboratoire d'expérimentation des fameuses “zones économiques spéciales”, où les futurs investisseurs pourront apprécier une faible taxation, des aides directes et indirectes de l'Etat ainsi que des dispositions pour obliger les salariés à accepter des conditions et des contrats de travail indignes. La troïka et le gouvernement néolibéral conduisent le peuple grec au fond du gouffre.


Le Parti de la gauche européenne dénonce ces nouvelles attaques contre les travailleurs et les intérêts populaires. Tous les peuples européens sont concernés parce que l'accord international promu par Merkel et Sarkozy impose la même offensive autoritaire de l'UE contre les souverainetés populaires.


Pour nous, la seule solution durable est un plan alternatif européen basé sur la solidarité et le développement social, qui protègerait les intérêts populaires contre le pouvoir des banques et du grand capital. Pour ce faire, le rôle de la BCE doit immédiatement changer en profondeur pour permettre une intervention publique et un contrôle démocratique du système bancaire et financier.


Le PGE intensifiera ses efforts pour un large front unitaire européen de résistance et d'alternative, qui pourra bloquer les plans brutaux des dirigeants néolibéraux européens et nationaux et ouvrir le chemin d'une refondation profonde, démocratique et sociale de l'UE.

Le Parti de la Gauche Européenne

 

Commentaires

Comment en est-on arrivé à ce que les Etats plient l'échine comme des brebis soumises devant des entreprises privées; (une union de) plusieurs Etats qui baissent leur froc devant une poignée de banques...

Écrit par : DELAUNOIS Xavier | 10/02/2012

Si on laisse faire, ce sera bientôt le pouvoir des banquiers, des gouvernants, non élus, non soumis aux constitutions ni aux lois ni à la démocratie, mais seulement à leurs intêret et dont la responsabilité se résume au chiffres réalisés. Une belle dictature dont la puissance n'est limitée ni par le temps ni par les principes ni par les frontières. Quant à nos élus, ils ne seront là que pour exécuter, et bien entendu affronter la colère des peuples et la réprimer si nécessaire

Écrit par : qio effiq | 11/02/2012

Le pouvoir financier comme tu le décris est déjà une réalité.

Écrit par : DELAUNOIS Xavier | 15/02/2012

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