11/08/2012

LES MISERABLES 150 ANS D'EXISTENCE ET PAS UNE RIDE

l'étincelle,les misarables,l'humanité,victor hugoQuel beau cadeau que vient de nous faire « l’Humanité dimanche » en sortant un numéro spécial concernant les « Misérables » de Victor Hugo et les 150 ans de sa parution.

J’ai dévoré les différentes contributions et rappels de cette œuvre gigantesque de Victor Hugo ; de ce Victor Hugo qui venant des profondeurs de la monarchie alliée à cette bourgeoisie naissante va évoluer et devenir un homme du peuple.


J’ai été de ceux qui ont lu les Misérables parce que les instituteurs de mon époque nous y incitaient et je ne sais si aujourd’hui c’est encore le cas.

C’est encore l’histoire d’aujourd’hui de la misère qui règne et des injustices nouvelles qu’exsude ce système capitaliste naissant et aussi d’un état régalien qui n’a rien de fraternel et qui broie les hommes au nom de la sacro-sainte propriété et du profit à réaliser.

Bien sûr, nous ne sommes plus aux misères des années napoléoniennes et des restaurations de la monarchie jusqu’à Thiers qui fusille le peuple parisien, mais l’on voit comment s’est dessiné  l’ordure capitaliste qui engendrera plus tard le nazisme et la collaboration pétainiste de cette bourgeoisie qui tue quand elle est en péril.

Nous avons aujourd’hui besoin de relire les Misérables pour nous donner du courage à lutter contre ce système vil qui règne sur le monde et sur notre France et qui fait tant de misères aujourd’hui pour servir la classe des privilégiés que je dénonce régulièrement dans mes blogs.

Des hommes et des femmes, des enfants, des familles entières souffrent en secret. Sortis du clinquant de cette société dite moderne ;  nous voyons bien des drames dissimulés dans les chaumières nouvelles des cités qu’elles soient dans des appartements où dans des maisons que les accédants à la propriété ne peuvent plus payer.

On va même dans certaines villes bourgeoises à refuser à des enfants le repas de la cantine parce que leurs parents ne peuvent plus payer les tickets repas.

Des gens sont expulsés parce qu’ils n’ont plus les moyens de payer le loyer.
Des personnes âgées ne vont plus voir le médecin parce qu’ils n’ont plus les moyens de payer les non remboursements de médicaments.
Des personnes de tous âges fouillent dans les poubelles et se jettent sur les quelques produits alimentaires encore mangeables.

Je pourrais citer des tas de misères humaines qu’engendre ce système capitaliste en crise que les énarques et experts soutiennent mordicus pour assurer leur propre carrière et qui hantent les cabinets ministériels et l’Elysée depuis des décennies.

Misère due à un  monde féroce qui n’a que faire de la complainte des pauvres, de ces gens qui, malgré leurs postures extérieures, sont en guenilles face  aux rapines des possédants.

Des Cossette et des Gavroche, il y a en plein dans nos villes et villages : comme du temps de Victor Hugo ils sont montrés du doigt pour leur pauvreté et rejetés toujours plus loin des centres villes où jouissent les aisés où ceux qui font semblant.

Des Jean Valjean existent partout, il faut qu’ils se lèvent et prennent le chemin de la lutte contre ce système qui veut même anéantir la conscience de classe sous un déluge de mensonges et de contre-vérités ou aussi de la lâcheté de ceux qui ont des responsabilités de gauche et qui, une fois élus, codifient les actes de pérennité d’un système mortifère qui profite à ceux qui lui lèchent le cul.

Oui, l’heure est à la révolte, à la lutte, à la mobilisation  de tous ces gueux d’aujourd’hui.

Victor Hugo est dans les luttes pour nous sortir de l’appauvrissement que nous organise cette Europe du Capital et malheureusement avec le concours des socialistes qui n’ont pas le courage de rentrer dans le lard de ce système périmé et de cette cohorte de véreux qui dirigent l’Europe.

Victor, toi tu as eu ce courage de quitter les honneurs de ta classe pour la vilipender devant la misère qu’elle secrétait !

Devant les misères d’aujourd’hui, tu es notre inspirateur, nos luttes dépasseront les froids calculs politiciens et les carrières de tous les énarques qui gouvernent ce pays.

Place au Peuple.

Bernard LAMIRAND

 

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