22/11/2012

Bombardement de Gaza et propagande sioniste en Europe

solidarité.jpgIsraël a lancé une nouvelle offensive contre la population de Gaza le mercredi 14 novembre : une offensive préméditée, préparée il y a plusieurs mois déjà par l’armée israélienne et les Services généraux de sécurité. Aux abords de Gaza, les chars d'assaut, les milliers de soldats et réservistes piaffent d'impatience pour entrer dans le la bande de Gaza et casser de l'Arabe...



Plus de mille tonnes d'explosifs ont été déversés sur une population assiégée et attaquée de tous les côtés par la quatrième armée du monde. A l'heure où j'écris ces lignes, plus de cent vingt Palestiniens ont déjà perdu la vie, et le rythme des pertes humaines augmente régulièrement (les journalistes sur place ne parviennent plus à tenir le macabre décompte à jour).

Parmi les victimes, des dizaines d'enfants (une victime sur quatre au moins), de femmes, de vieillards. Mais des hommes politiques israéliens appellent leur armée à "raser Gaza", affirmant "qu’il n'y a pas d'innocents là-bas". Il ne s'agit en aucune manière de "dégâts collatéraux" (selon l'expression détestable introduite par les "communicants" militaires lors de la guerre d'Irak). En effet, quand une armée utilise des drones et des chasseurs-bombardiers F-16 pour attaquer une ville très densément peuplée, elle sait d'avance qu'elle va faire de nombreuses victimes civiles. Ce choix criminel est donc parfaitement assumé, quoique évidemment aussitôt nié.

La Bande de Gaza a grosso modo la superficie de la Principauté d'Andorre mais compte un million cinq cent mille d'habitants, et non septante deux mille...


"Israël recourt à la sophistication des attaques aériennes et des navires de guerre pour bombarder des camps de réfugiés surpeuplés, des écoles, des immeubles à appartements, des mosquées et des bidonvilles afin d'attaquer une population qui n'a ni force aérienne, ni défense aérienne, ni marine de guerre, ni armes lourdes, ni unités d'artillerie, ni véhicules blindés, ni commandement, ni contrôle, ni armée... et il appelle ça une guerre. Cela n'a rien d'une guerre, c'est de l'assassinat." a estimé Noam Chomsky, qui récemment séjourné à Gaza. Le gouvernement belge doit condamner cette agression. Qu'il arrête de soutenir cet état criminel et qu'il applique un embargo militaire, une fois pour toutes. Ce n'est évidement pas avec l'actuel Ministre de la défense qu'une telle initiative risque de voir le jour !


Parallèlement, face au bombardement de Gaza, s'amorce une offensive médiatique en Europe, qui comme à chaque fois que l'image publique de l'état d'Israël se dégrade, on nous sort invariablement le devoir de mémoire. Le premier à être sur la touche, le quotidien le "Soir" qui annonce le bombardement de Gaza du 14 novembre en première page tandis qu'une page centrale entière est consacrée "Aux blessures profondes des enfants juifs cachés..."


Ce type de rappel est bien utile car selon M. Maurice Sosnowsi, Président du Comité de Coordination des Organisations juives de Belgique (CCOJB), il y a en Belgique un antisémitisme endémique qui connaît un regain lors de chaque conflit israélo-palestinien déclare-t-il dans cette même édition du "Soir". D'où sort-il cela, lui, Maurice ? La Communauté juive est-une des communautés religieuses les mieux protégées de notre pays... Avec un arsenal juridique qui risque de vous conduire en prison au moindre dérapage verbal...

Freddy Guidé

 

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