04/01/2013

RENCONTRE EUROPÉENNE D’ÉLUS LOCAUX

parlement européen,realpe,élunet,cidefe,l'étincelleBruxelles se fait l’écho des dégâts causés par les politiques d’austérité, mais aussi d’actions communes à venir pour une autre Europe.

RETOUR SUR LA RENCONTRE EUROPÉENNE D’ÉLUS LOCAUX
ET DE PARLEMENTAIRES, COORGANISÉE PAR LE CIDEFE, LA GUE ET REALPE LES 8 ET 9 FÉVRIER 2012, AU PARLEMENT EUROPÉEN.


Venus d’une quinzaine de pays d’Europe, avec une forte délégation de toute l’Espagne et, pour la première fois, des élus du Portugal, de Bulgarie et du Danemark, élus locaux et parlementaires ont tiré la sonnette d’alarme sur la situation dramatique imposée aux collectivités locales par les saignées mises en place par la quasi-totalité des gouvernements de l’Union européenne.

Ainsi, en Grèce, montrée du doigt par le couple Merkozy, les municipalités
pourtant totalement démantelées doivent organiser des cantines du matin pour les enfants, qui partent à l’école le ventre vide. En Irlande, de nouvelles taxes sont créées chaque mois, tandis qu’au Portugal des municipalités font faillite.

Partout, le constat est accablant pour les pouvoirs nationaux, qui dépècent
les communes, et pour les institutions européennes… Chypre, dirigée par un président communiste, tente de faire face à la crise tout en continuant à protéger les plus faibles.

Face à ces attaques d’une ampleur inédite, pas d’abattement, bien au contraire,
chez ces élus en pointe dans les mouvements qui se développent partout et jusqu’en Roumanie, pays qui a fait tomber son Premier ministre. L’heure est à l’action, à la riposte et à la construction de convergences. Plusieurs rendez-vous ont été décidés, et de son côté, Realpe organise la mise en réseau des élus progressistes en lançant un site Internet pour la convergence des actions et des bonnes pratiques locales, qui mettra l’humain au premier plan. Rendez- vous très prochainement sur www.realpe-europa.eu !

ÉLUS POUR UNE AUTRE EUROPE : PROPOSITIONS ET ACTIONS

La banque centrale, comme toutes les autres banques, crée de la monnaie, mais de la monnaie « Banque centrale » (espèces et réserves obligatoires) :

- Elle émet des billets.

- Elle fait crédit aux banques commerciales ; elle les recapitalise lorsqu’elles en ont besoin pour faire face aux opérations de financement des agents non financiers..
- Elle a ainsi un rôle de surveillance et de régulation de l’activité des banques tout comme du marché interbancaire, sur lequel les banques échangent des liquidités.
- En outre, elle conduit les opérations de change, détient et gère les réserves officielles de change des États membres.
- Les taux d’intérêt qu’elle fixe pour rémunérer ses prêts aux banques commerciales contribuent à déterminer les taux sur le marché de l’argent.

Le traité de Maastricht a défini son statut et son rôle. Il lui est interdit de financer les
dépenses publiques et elle est indépendante des pouvoirs politiques.

Une politique pour les marchés. elle pratique une politique de taux élevés, supérieurs
à ceux de la Banque centrale américaine (FED), pour attirer des capitaux.

La réalité de la dette…


Dans les pays les plus dominés, qui sont également ceux où la crise est la plus violente,
la plus dure pour les peuples, comme la Grèce, le Portugal et l’Espagne, la dette extérieure représente entre 115 % et 73 % du PIB. En Irlande, elle est de 67 %. Un deuxième groupe de pays comprend l’Italie, où la dette extérieure nette est de 27 %, et la France, dont les 30 % sont dus à la fois au déficit extérieur et à des exportations massives de capitaux, supérieures à celles de l’Allemagne. Pour la Finlande et l’Autriche, la dette nette est faible, représentant moins de 8 % du PIB.

Les autres pays de la zone euro, au contraire, accumulent les excédents : ils n’ont pas de
dette, mais des créances, particulièrement sur les pays précédents. Celles-ci représentent
plus de 22 % du PIB pour les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg, et 38 % du PIB
pour l’Allemagne.

Un autre rôle de la BCE, d’autres objectifs, d’autres critères


Sous le poids de la crise, la BCE a été contrainte de transgresser ses propres dogmes

monétaristes. Désormais, elle rachète des titres de dette publique aux États en difficulté, mais non directement auprès d’eux, sur le « marché primaire », ni pour aider au développement des dépenses de services publics ou pour la croissance réelle. Il faut absolument que la création monétaire de la BCE serve à une relance vigoureuse des dépenses sociales et aux services publics.

ÉTAT DES LIEUX SUR LA BCE ET CONTRE-PROPOSITIONS
POUR UN POLE BANCAIRE PUBLIC


Comment faire?


Il est indispensable de commencer à frapper très durement les spéculateurs et de mettre
à contribution les institutions financières pour alléger celles des dettes publiques qui sont « légitimes ».
La mise en place d’une taxe Tobin sur les transactions financières est plus nécessaire que jamais.
C’est afin d’augmenter les dépenses en faveur des services publics qu’il faut exiger que la création monétaire de la BCE soit sollicitée.
L’enjeu majeur est de créer un Fonds social et solidaire pour le développement européen, permettant le rattrapage des retards et le développement de tous.

Il faut viser une autre utilisation de l’euro, de la création monétaire de la BCE, du crédit
bancaire, des fonds publics nationaux et européens pour de nouvelles interventions de solidarité européenne des États en faveur du progrès social.

Construire un Fonds social et solidaire pour le développement
européen. Seraient ainsi émis des titres nationaux de dette publique, rachetés par la BCE à un taux d’intérêt nul, dont les recettes alimenteraient ce nouveau fonds. Celui-ci serait chargé de les répartir démocratiquement entre tous les pays, selon leurs besoins respectifs, en vue de développer leurs services publics et leur potentiel de croissance sociale nouvelle.

Le taux d’intérêt auquel la BCE assure le refinancement des banques
ordinaires devrait être abaissé, jusqu’à être nul, voire négatif. D’autant plus que les crédits que la BCE refinance servent à des investissements programmant plus de formations et d’emplois correctement rémunérés.

Les pays représentés à la rencontre européenne des 8 et 9 février :
Allemagne – Belgique – Bulgarie – Chypre – Danemark – Espagne – France – Grèce – Irlande – Italie – Portugal – République tchèque – Royaume-Uni – Suède

Pour la Belgique:

Pour le PC: JP Michiels, Marcel Couteau, Robert Tangre
Pour l'ACJJ: Nathalie Rozza, Eliane Timmermans, Matthieu Tihon

Les politiques
d’austérité en Europe engendrent la misère et enfoncent plus avantles pays dans la crise

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