11/01/2013

Message de soutien du PC à la communauté kurde

Rojbin.jpgLe Parti Communiste tient à exprimer sa très vive émotion suite à l’assassinat de trois militantes kurdes à Paris : Sakine Cansiz, une des fondatrices du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Fidan Dogan, représentante du Congrès national du Kurdistan (KNK), basé à Bruxelles,et Leyla Soylemez, une jeune activiste, responsable des associations de jeunesse kurdes.


Nous tenons à réaffirmer notre solidarité avec la lutte du peuple kurde et de ses associations progressistes, qui viennent de subir une lourde perte. Nous espérons que la lumière sera rapidement faite sur cet acte odieux et que les responsables seront condamnés dans les plus brefs délais.

Le Bureau Politique du Parti Communiste

 

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Trois militantes kurdes assassinées à Paris  

Selon le récit de M. Edart, mercredi à la mi-journée, les trois femmes étaient seules dans les locaux du centre d'information, situé au premier étage et pourvu d'un digicode et de sonnettes, dans cet immeuble du 147 rue Lafayette.

En fin d'après-midi, un membre de la communauté a essayé en vain de les joindre. Il a tenté de se rendre sur place, mais n'avait pas les clés et n'a pu entrer immédiatement.

Selon la fédération des Kurdes de France, des Kurdes inquiets se sont alors rendus sur place. Ils auraient vu des traces de sang sur la porte qu'ils auraient alors défoncée. Ils ont découvert les trois corps vers 01H00 du matin, selon cette source.

Deux des femmes auraient été tuées d'une balle dans la nuque, la troisième présentant des blessures dans le ventre et au front, selon cette source.

Aucune plaque ne signale la présence du centre d'information du Kurdistan. D'après Léon Edart, les victimes auraient peut-être ouvert la porte à leur(s) assassin(s).

"Selon des sources kurdes, des armes munies de silencieux auraient été utilisées", affirme dans son communiqué la Fédération des associations kurdes de France. Citant la police, la fédération affirme que le crime aurait pu se produire mercredi vers 15H00. Elle appelle les Kurdes d'Europe "à se rassembler à Paris pour dénoncer cette attaque".

La brigade criminelle de la police judiciaire parisienne a été chargée de l'enquête.

Qualifiant ces "assassinats" d'"insupportables", le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a indiqué qu'il se rendrait sur place.

Les Kurdes représentent une population de plus de 150.000 personnes réparties sur tout le territoire français avec une forte concentration en Île-de-France, en Alsace, en Lorraine et dans les Bouches-du-Rhône, selon une étude réalisée en 2006 par Rusen Werdi, experte de l'Institut kurde de Paris.

Elle est formée de près de 90% de Kurdes de Turquie. On compte environ 6.500 Kurdes iraniens et 4.800 Kurdes irakiens. Le reste est formé de Kurdes de Syrie, du Liban et des ex-républiques soviétiques du Caucase.

Les premiers migrants kurdes sont arrivés dans le cadre des accords bilatéraux entre la France et la Turquie signés en 1965. Ceux-ci - une main-d'oeuvre masculine principalement - ont quitté leur terre pour des raisons économiques et ont longtemps occulté par habitude leur "kurdité".

Les événements politiques dans les différents pays (révolution islamique en Iran en 1979, coup d'Etat militaire en Turquie en 1980...) ont ensuite précipité l'arrivée massive des Kurdes en Europe et notamment en France.

L'ouverture de la France à cette immigration a notamment reposé sur l'arrivée de la gauche au pouvoir en 1981, réputée plus sensible à la question kurde.

 

(AFP, 10 janv 2013)


Commentaires

Robert, je remercie la Fédération de Charleroi du PC pour son message de solidarité avec le peuple kurde et pour sa réaction devant cet assassinat ignoble.Les quelques dizaines de millions de Kurdes répartis en Syrie, Iran, Irak et, surtout, en Turquie, sont un peuple dont l'existence est "ignorée" par les grrrandes "démocraties" occidentales. Sans doute parce qu'ils font preuve de "nationalsme" en luttant pour leur dignité de peuple, pour la reconnaissance de leur identité, de leur langue, de leur longue et douloureuse histoire de victimes de répressioins séculaires. Mais la Turquie, bien sûr, est un pion majeur de la stratégie impérialiste des USA. Elle est membre de l'OTAN, cette machine de guerre internationale dont les missions "humanitaires" sont toujours à sens unique, le sens des intérêts occidentaux.

Robert, si le PC met sur pied un mouvement de solidarité avec le peuple kurde, je te demande de m'y inscrire d'office. J'ai connu plusieurs camarades Kurdes, voici bien des années. C'étaient des militants chaleureux, aux convictions profondément enracinées. J'aimerais en revoir.Et leur apporter mon soutien

Écrit par : hauwaert arnold | 11/01/2013

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