21/10/2013

Courcelles subit les décisions prises par des multinationales.

le petit rapporteur courcellois,caterpillar,agc roux,transports wins courcellesCaterpillar de Gosselies se bat depuis des mois contre la multinationale américaine.

A l’heure où nous écrivons, la récente  réunion des syndicats de Caterpillar n’a pas permis de lever le blocage de l’entreprise. L’usine restera quelque temps encore complètement à l’arrêt. Des actions sont prévues dans les jours qui viennent. La direction formule, elle, des propositions aux syndicats. Elle envisage un important licenciement de travailleurs et d’établir un nouveau règlement de travail pour le personnel qui ne serait pas touché. Chacun ignore ainsi le sort qu’on lui réserve


La direction de Caterpillar affirme comprendre très hypocritement l'inquiétude du personnel face à la perte de 1 400 emplois et à la mise en place d’une nouvelle organisation du travail pour les 2 000 emplois qui seraient conservés, leur salaire resterait le même mais que va leur apporter cette nouvelle organisation du travail. Une épée de Damoclès reste suspendue au-dessus de tous les travailleurs.

En soutien aux futurs licenciés et pour l’avenir de ceux qui seraient sauvegardés, les syndicats sont déterminés et prévoient désormais des actions quotidiennes.

La plus importante entreprise qui reste en pays de Charleroi va ainsi liquider 1400 emplois, et malgré une éventuelle prime de départ, certains, un jour, risqueront d’aller demander l’aide de notre CPAS car nombreux sont les Courcellois qui travaillent dans cette entreprise

 

le petit rapporteur courcellois,caterpillar,agc roux,transports wins courcellesAGC Glass Europe, la branche européenne du géant du verre AGC, souhaite selon les syndicats se désengager du site de Roux

Le site spécialisé dans la production de verre solaire a subi depuis plus d'un an et demi de larges périodes de chômage économique. Le groupe prétexte une perte de 7 millions d'euros pour justifer la fermeture et cela, à cause, paraîtrait-il, de la forte concurrence chinoise

Si AGC Roux dépend d’AGC Europe, l’entreprise, au niveau mondial, fait partie du groupe japonais Asahi Glass qui va investir en Chine 4. 5 milliards de yens pour la construction de 3 grosses unités de fabrication du verre et serait heureux d’abandonner le site. Il faut satisfaire les actionnaires au détriment des salaires des travailleurs. Le capitalisme nuit gravement aux travailleurs et leurs familles.

Entretemps, le groupe Strazzante confirme son intention de déployer un nouveau projet industriel verrier sur le site de Roux/Charleroi.

Ce dernier se fait fort de conserver 120 emplois mais pour être concurrentiel, il exigerait une diminution  de la masse salariale de l’ordre de 15 %tout en soulignant
que ce projet de relance ne tiendrait la route que s’il était  financièrement soutenu par La Wallonie.

Encore une fois, le capital industriel fait appel aux aides publiques alors que dans le même temps, le budget de le Région Wallonne est désormais soumis au contrôle européen et est obligé répondre à la sacro sainte obligation de ne pas voir son déficit dépasser les 3 %.

La RW vit des moments difficiles. Tous, nous sommes atteints par les mesures qu’elle prend à commencer par les finances communales.

AGC a reçu dans le passé des aides publiques importantes. Qu’elles soient en priorité remboursées avant d’envisager un quelconque prêt à une société dont l’improvisation semble manquer de crédibilité.

Le chantage est là : on sauve partiellement une partie de l’emploi ou on met la clé sous le paillasson.

le petit rapporteur courcellois,caterpillar,agc roux,transports wins courcellesGrève spontanée chez les transports Wins.

Récemment, des chauffeurs roumains ont entamé une action de grève spontanée chez Wins Logistics sis dans le zoning de Courcelles. Selon la presse locale, la colère serait motivée par le non-paiement de leurs salaires.

Vous les connaissez ces chauffeurs ; Vous les avez déjà vu car ils sont nombreux sur nos autoroutes : un camion tracteur immatriculé en Roumanie et une remorque avec une plaque d’immatriculation belge.

Les chauffeurs viennent des pays de l’est de l’Europe : Roumains, Bulgares, Slovaques et autres sont nombreux dans ces entreprises de logistique qui emploient du personnel sous payé, souvent en-dessous de 500 euros. Ils vivent dans leur camion, parfois avec leur épouse car le patron exige des heures de cadence de travail difficile, infernale mais aussi illégale : «Normalement, on ne peut pas réaliser plus de trois transports intérieurs dans une période de sept jours, évoque Dalila Larabi, permanente de la FGTB-UBOT. Cette règle est déjà bafouée et de plus, le commissaire européen Sim Kallas est déterminé à l’assouplir. Nous ne l’acceptons pas. »

La CSC souligne que certains n’ont même pas de contrat de travail.

Dans cette affaire de détournement de la légalité, les petits entrepreneurs routiers subissent la dure concurrence qui leur est faite par des grosses sociétés qui ont délocalisé une partie de leur activité. C’est ainsi qu’ils engagent du personnel en fonction de la législation du pays dont ils proviennent.

Les perdants : les petits patrons, les chauffeurs au chômage qui ne trouvent pas d’employeur et les finances des communes.

Lorsqu’une entreprise est créatrice de richesse, l’impôt qu’elle paie à la collectivité sert à améliorer la situation des finances communes. Les entreprises de logistique ne créent pas de richesse. Elles contribuent peu aux finances des communes: taxe sur les personnes physiques, taxe sur les véhicules automobiles, taxe sur la force motrice mais bénéficient des infrastructures que les intercommunales et les communes associées ont mises gratuitement à leur disposition (voies routières, égouttage, adduction d’électricité, de gaz,…). Pour quelques années encore, Courcelles restera encore endettée pour payer les investissements réalisés dans le zoning actuel.

Le Front des Gauches défend à la fois le travailleur et ses concitoyens et concitoyennes, victimes des méfaits du capitalisme et des conséquences qu’il nous impose. Il soutient leur combat et nous estimons qu’une force syndicale forte, unie chez nous mais aussi en Europe et au niveau mondial est seule capable de battre les exploitateurs.

L'Echotier

 

 

 

 

 

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