29/01/2014

LE PARTI COMMUNISTE IRA AUX ELECTIONS AVEC LE PTB ET UN RASSEMBLEMENT DE PROGRESSISTES.

Rarement l'offensive du capital contre les travailleurs et l'ensemble des classes populaires a été si violente et cynique. Partout en Europe, nous assistons à une dégradation des conditions de vie et de travail. Partout en Europe, la misère progresse, les emplois sont détruits, les services publics démantelés. Le capitalisme, une fois de plus, fait payer sa crise généralisée aux classes populaires.


Cette scandaleuse situation n'est, en résumé, que le résultat des politiques que nos gouvernements ont mises en œuvre sous injonction des instances européennes. L'Union Européenne, cette construction antidémocratique au service du grand Capital, créée après-guerre pour contrer l'influence de l'Union soviétique et servir au mieux les intérêts des bourgeoisies ouest-européennes et des Etats-Unis, est chaque jour plus antidémocratique. Les Etats- Nations sont dépossédés chaque jour un peu plus de leurs prérogatives et les conquêtes du mouvement ouvrier et démocratique sont menacées partout sur le continent. Les peuples ont pu constater le rôle funeste de la « Troïka » en Grèce avec comme conséquence, outre la paupérisation de la population, la remontée du néofascisme. Si les peuples ne réagissent pas, le désastre ne s'arrêtera pas là.

C'est en suivant les recettes de cette troïka que l'exigence de compétitivité des entreprises sert à justifier les délocalisations et aligner, par le bas, le salaire des travailleurs. D'abord au niveau européen, puis au niveau planétaire, pays asiatiques compris. C'est aussi le diktat de l'austérité, comme seul remède pour sortir de la crise ; remède d'application sélective bien entendu puisque il ne touche jamais les grand possédants. C'est naturellement l'imposition de la privatisation des services publics liquidés, souvent à des prix dérisoires pour, par après, procurer des bénéfices énormes aux nouveaux propriétaires. Dans ces dérives le démantèlement de la sécurité sociale, déjà en œuvre, est le point d'orgue de ce processus pervers puisqu'il conduit tout simplement à la dégradation des conditions de vie des populations.

Face à ces agressions nous avons constaté la lâche complicité des directions social-démocrates et des écologistes, lesquelles, loin de résister aux agressions de la droite conservatrice, se sont souvent arrangées pour la servir. Les dirigeants « socialistes » ont également réussi à tromper d'importantes couches de la population en répétant que « sans eux, ce serait pire » ; tromperie qui, favorisant des comportements dociles, sert parfaitement les desseins du patronat.

C'est pour ces raisons que le Parti communiste a estimé qu'il était impératif de rassembler au mieux les forces de gauche et de contestation radicale du système dominant. Parmi ces forces, il nous est apparu que le PTB partageait cette disposition unitaire et nombre des appréciations que nous venons de formuler. De plus, et pour la première fois depuis longtemps, la possibilité d'élire un parlementaire de la gauche de gauche, celle du radicalisme anticapitaliste, est grande grâce à l'implantation que ce parti a réussi à obtenir. Nous espérons ainsi aider à faire entendre au parlement une voix capable de briser enfin l'unanimisme des défenseurs du statu quo qui n'arrêtent pas de donner des leçons de démocratie tout en adoptant des traités liberticides sans consulter les peuples et en fermant les yeux, comme c'est le cas maintenant lorsqu'ils taisent le rôle des bandes néo-fascistes qui campent dans les rues de Kiev ou lorsqu'ils soutiennent sans pudeur des djihadistes en Syrie tout en se disant motivés par des soucis démocratiques..

Il nous a donc semblé qu'il fallait opter pour une démarche lucide, non égoïste politiquement, et aller vers la conjonction de forces. C'est ainsi que, surmontant une longue période de méfiance et même d'animosité réciproques, nous avons pris la décision de nous associer au PTB, avec la LCR et des progressistes venu-e-s de différents horizons afin de donner les plus grandes chances à la gauche de combat, d'aider à porter la voix du monde du travail dans les enceintes des parlements, et de fédérer au maximum les forces pour les luttes à venir. La volonté d'union des progressistes est une constante dans l'histoire de notre parti ; en voici, une fois de plus, une preuve concrète. Ensemble nous serons plus forts le 25 mai !

Le Bureau Politique du Parti communiste

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