26/03/2014

Municipales: des élus PCF contre l’austérité

l'étincelle,élections municipales,pcfAu QG du Parti communiste, on a à la fois un œil sur les résultats des listes communistes,  mais aussi sur les scores inquiétants du FN.

Dans un paysage politique où la droite tente de prendre sa revanche, l’un des principaux enjeux pour le Parti communiste à l’occasion de ces élections municipales était clair: «Combattre les politiques d’austérité en France et en Europe et unir pour des alternatives de gauche», comme le rappelait encore il y a quelques jours Pierre Laurent, le secrétaire national. Le PCF présentait des candidats sur plus de 7 500 communes de plus de 1 000 habitants avec des configurations différentes, adoptées au cas par cas. Seuls, alliés avec le Front de Gauche ou le PS selon les enjeux locaux, dont ont découlé des alliances opportunes. Le premier objectif étant de faire barrage à la droite et au Front national ; le deuxième de proposer une alternative aux politiques de rigueur.


67 villes conquises, 8 échecs

À chaque commune, son accord, et donc sa liste. Ainsi, à Paris, un accord avec les socialistes s’est dessiné dès les prémices de la campagne. Ce scénario s’est reproduit à Toulouse. Dans les deux cas, sur la base d’un bilan plutôt positif et d’un programme élaboré de concert. À Lyon, en revanche, les communistes ont préféré se démarquer du maire sortant, Gérard Collomb. Le Parti communiste, qui ambitionnait il y a quelques jours encore non seulement de conserver son nombre d’élus mais d’en gagner de nouveaux, échappera-t-il à la tendance droitière qui se dégage nationalement du scrutin de ce premier tour des municipales? Il semblerait que oui. Dimanche soir, à 22 heures, le Parti communiste pouvait revendiquer soixante-sept villes dès le premier tour, dix-sept en ballottage très favorable. Et huit échecs. En province, le PCF conserve de manière générale ses municipalités dans le Nord et dans la Meurthe-et-Moselle. À Martigues et à Arles (Bouches-du-Rhône), les maires communistes sortants sont en ballottage favorable. Ainsi qu’à Gardanne (Bouches-du-Rhône), Échirolles (Isère), Saint-Martin-d’Hères (Isère), Vénissieux (Rhône). Le maire d’Aubagne, avec 37,29 % des voix au premier tour, est en ballottage favorable mais n’a plus de réserve de voix. Il faudra compter sur un sursaut des abstentionnistes pour battre une droite aux aguets. Quant à Gardanne, la liste communiste de Roger Mei arrive en tête, devant celle conduite par le Parti socialiste (36,14 % contre 27,9 %). À Vierzon (Cher), le maire sortant communiste est en ballottage favorable. Calais, dirigée par l’UMP Natacha Bouchart, est à 40,14 % et aura peut-être du mal à se relever dimanche prochain sachant que Jackie Hénin (PCF, 20,48 %) devrait logiquement bénéficier du report des voix du député socialiste de la circonscription, Yann Capet (20,45 %).

Les 93 et 94 résistent

Enfin, en Seine-Saint-Denis comme dans le Val-de Marne, le PCF conserve non seulement ce que d’aucuns appellent « bastions » mais pourrait regagner Aubervilliers. À Montreuil, Patrick Bessac (PCF) obtient 18,50 % des voix, précédé par Jean-Pierre Brard (24,75 %). Dans cette commune dirigée par Dominique Voynet, les Verts réalisent 15,75 % et le député socialiste de la circonscription ne franchit pas la barre des 10 %.

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