25/10/2014

L'année 1924 voit une recrudescence de l'offensive capitaliste contre les 8 heures.

l'etincelle,les chevaliers du travail,jacques lemaître,cercle louis tayenneLa lutte ouvrière perd de sa vigueur.  Les éléments révolutionnaires sont mis à l'index dans les syndicats.  Les ouvriers désertent l'action syndicale.  Le Conseil général du P.O.B. décide d'exclure communistes et sympathisants des organes affiliés au P.O.B. lors du prochain congrès de la Commission syndicale.

 

La Commission syndicale du P.C.B. donne son avis sur I'inactivité des Chevaliers du Travail dans un rapport daté du 16 juin 1924 et signé par Vandenheuvel.


En voici un extrait significatif:

 

Cette organisation, en voie de regroupement, végète et doit faire de sérieux efforts pour avoir une coordination plus grande dans son action.  Plusieurs sections adhérentes à la Fédération nationale conservent un étroit esprit locatiste.

 

Le P.C. a entrepris une actîon et, par l'organisation des membres affiliés, propose d'établir un programme et des statuts donnant une base unique aux différentes sections - ce travail est en voie d'élaboration.

 

Des organisations des Chevaliers du Travail, vivant en marge de la Fédération, prétextant que cette dernière est sous la tutelle des communistes, tendent à leur regroupement en une Fédération indépendante s'inspirant de l'esprit purement syndicaliste de leur fondateur Jean Callewaert.

 

La Fédération nationale envisage la campagne à mener pour rallier ces syndicats.

 

L'action des Chevaliers du Travail a souffert du manque d'organisation lors de la dernière grève des mîneurs (îl s'agit de la grève des mineurs de maî 1924 - le parti communiste avait lancé l'appel à l'action en commun accord avec les Chevaliers du Travail mais seuls quelques milliers de mineurs avaient répondu à l'appel - après quelques jours, le mouvement échoue) Une action bien préparée aurait apporté de meilleurs résultats.

L'année 1925 est dominée par la crise de la sidérurgie et ses conséquence sociales.

L'épreuve de force s'engage entre patrons et ouvriers. Aux préavis de grève, les industriels répondent par le lock-out.

 

Une campagne électorale offre une relative trêve à l'affrontement.  Le scrutin du 5 mai 1925 se termine par une importante victoire du P.O.B. sauf dans l'arrondissement de Charleroi où il perd 2% de ses voix en gardant ses 7 députés.

 

La situation sociale se dégrade rapidement.  En verrerie, les syndicats acceptent une diminution de salaire de 6,5%.  Les mineurs de leur côté subissent une baisse de salaire de 5%.  L'affrontement paraît inévitable en métallurgie où les ouvriers excédés votent la grève pour le 29 mai.  Les patrons remettent un préavis à 13.000 ouvriers et annoncent le lock-out pour le 16 juin.

 

Dès le 16 juin 1925, grève et lock-out conjuguent leurs effets.

 

Le 5 juillet, 8.085 ouvriers sont en grève dans 30 usines du Bassin de Charleroi, 11.385 dans le Centre ... 40.398 au total pour la Belgique. La solidarité s'organise.  Les comités de grève appellent à des manifestations quotidiennes.

 

Le 31 août, les métallurgistes des constructions mécaniques acceptent une baisse de 2,5% de leurs salaires mais dans la sidérurgie de Charleroi la grève continue et 24 hauts-fourneaux restent couverts.

 

Le conflit en sidérurgie pèse lourdement sur l'économie belge avec des répercussions sur l'industrie charbonnière (montée des stocks).

 

A la fin de l'année 1925, une inondation catastrophique met sous eau toute la Ville-Basse de Charleroi.

 

C'est seulement en février 1926 qu'un compromis est trouvé.  La diminution des salaires reste fixée à 5% mais cette mesure s'accompagne d'un remboursement des sommes retenues, de l'application d'allocations familiales et d'absence de répression pour fait de grève.

 

La grève aura duré 8 mois, dans un dur et long combat sans vainqueurs, ni vaincus.

 

L'absence de collaboration entre le P.C.B. et la Fédération des Chevaliers du Travail est déplorée dans un « rapport sur le travail des communistes belges dans les syndicats » pour le Bureau latin de l'Internationale Communiste, daté du 1 1 octobre 1925 et signé par Vandenheuvel.

 

Lors de la grève des métallurgistes, un comité d'action a été formé entre syndiqués des Chevaliers du Travail et « centratistes », nous avons eu très peu de contact avec ce comité d'action.

 

A l'heure actuelle, il manque même de contact entre le Parti et les Chevalîers du Travail.  Le délégué de cette organisation, le camarade Lahaut, n'assiste que très rarement aux séances du B.E. du Parti.

 

La Commission syndicale devra donc également étudier la forme de rapports plus étroits avec les camarades Chevaliers du Travail.

 

Il sera utile que les Chevaliers du Travail accordent plus d'importance à leur organe « La vie syndicale », qui ne paraît plus depuis des mois et, lors de sa parution, était mauvais comme organe syndical.

 

Commentaires

De toute façon socialiste et communiste ne ce sont jamais entendu.
Les syndicalistes sont juste des planqué pour rameuté des clients au socialiste.

Les communistes eux on complètement oublié Marx.

Écrit par : Ludo | 27/10/2014

Les commentaires sont fermés.